‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1132 sur 1225 · h. Ch. de f. P.-L.-M · texte numérisé non relu

h. Ch. de f. P.-L.-M

iris [riss] n. m. idu n. d’une déesse de la Fable). Poét. Arc-enciel. Couleurs imitant celles de l’arcen-ciel. Anat.

Membrane circulaire rétractile, située entre la cornée et la face antérieure du cristallin : l'iris donne la couleur particulière aux yeux de chaque individu.

(V.Œii..) Pot .

Genre type de la famille des iridacées, comprenant des herbes rhizomateuses, à fleurs odorantes et ornementales ; les rhizomes de certaines espèces d'iris sont employés en parfumerie, Poudre de senteur, faite de la racine d’iids.

Pierre d' iris ^ Iris,

pierre qui offre

les cotileurs de l’arc-en-ciel. Diaphragme iris, V. DIAPHRAGME.

— Kncyci.. Anat. L’iris, situé entre la cornée et la face antérieure du cristallin, divise cet espace en deux parties ; la chambre antérieure, et la chambre postérieure. Les mouvements de la pupille règlent la quantité de lumière qui doit entrer dans l’œil. liC nerf moteur oculaire commun, par son action sur le sphincter irien, engendre la contraction de la pupille. Quant à sa dilatation, elle est sous la dépendance du sympathique.

— Bot. Les iris sont des herbes rhizomateuses, à tige simple ou peu ramifiée, à feuilles engainantes, a fleurs grandes, ornementales, odorantes, de l'Europe, du norii de l’Afrique et de l’Amérique du Nord.

On en connaît une centaine d’espèces. parmi lesquelles : l'iris des marais, à fleurs jaunes, 1 ms d AilemciQUQ (flambes), à fleurs bleues j Yiris fétide, K fleurs jaune pale et a odeur désagréable. Les rhizomes de plusieurs espèces, et en particulier de l’iris de Florence, à fleurs blanches, sont employés en parfumerie.

On les cultive aux environs de Florence et dans les départements du Var, du Gard et de 'l’Ain.

Iris [riss], messagère des dieux, changée par Junon en arc-en-ciel. On la représente avec des ailes aux épaules et quelquefois aux brodequins, un caducée et parfois un message à la main. [Myth. Poét. Echarpe d'iris, arc-en-ciel.)

irisable [za-Wel adj. Susceptible de prendre 1 irisation ; les vem'es irisables ne sont pas de bonne qualité.

irisage [za-ye] n. m. Action d’iiùser. Son résultat.

irisation [za-si-on] n. f.

(de iris, arc-en-ciel). Propriété dont jouissent certains corps de refléter des rayons colorés comme l’arc-en-ciel. Reflets*ainsi produits.

irisé fzé], 6 adj. Se dit de ce qui a les couleurs de l’arc-enciel : verre irisé.

iriser [zé] v. a- Faire apparaître l’irisation, donner les couleurs de l’arc-en-ciel ; la lumière irise les lentilles qui ne sont pas achromatiques. S’iriser V. pr. Se revêtir des couleurs de l’arc-en-oiel : le verre s'irise par un long séjour dans la terre.

iritis [tiss] n. m. Méd. Inflammation de l’iris.

Encvol. Les deux principales causes de 1 iritis

sont la syphilis et le rhumatisme. Il peut être dù aussi aux maladies infectieuses, à la tuberculose, au diabète, à l’albuminurie. L’iritis est aigu ou chronique : l’iritis aigu se caractérise par des douleurs, de la diminution de l'acuité visuelle, le changement de couleur de l'iris, etc. ; l’iritis chi-onique succède, en général, à l’état aigu.

Le traitement consiste en révulsions aux tempes, instillation d’atropine sous les paupières, application de compresses chaudes et humides.

IrkOUtsk, V. de la Sibérie orientale, sur l’Angara, ancien ch.-l. de gouvernement ; 130.000 h. Grand commerce de thé et de pelleteries. Irkoutsk a été de 1917 à 1920 le théâtre de nombreux troubles. Occupée par les bolcheviks, prise en 1918 par les Tchécoslovaques combattant pour le compte des Alliés, reprise par les bolcheviks un peu plus tard, le général Semenof y a été nommé en 1920 commandant des troupes opposées aux bolcheviks.

Irlandais, e [dè, é-ze] n. Habitant ou originaire de l’Irlande : les Irlandais. Adjectiv. ; mœurs irlandaises. N. m. La langue de ce pays.

— Enxycl. L’irlandais forme, avec l'erse d Ecosse et le mannois (ile du Man), le rameau gaCdique des

langues celtiques. C’est en irlandais que nous ont été consemés le plus grand nombre de documents sur les Celtes ; mais ces documents ne remontent qu’au vii® siècle de notre ère, et ne doii'ent être utilisés, par analogie, qu’avec une grande circonspection en ce qui concerne les Celtes primitifs.

Irlande, une des îles Britanniques, limitée par le canal du Nord au N.-E., le canal Saint-George au S.-E., et l’océan Atlantique sur les autres points ; 4.390.000 h. (Irlandais).

Terre granitique, marécageuse, parfois boisée, sous un climat égal et brumeux, réchauffé pai- le Gulf-Stream. De petits massifs montagneux (plateau d’Antrim, monts de Connemara) y dominent une plaine centrale arrosée de nombreux cours d’eau, dont le principal est le Shannon. Magnifiques pâturages, richesses minérales, mais peu d’industrie, sauf dans l’LTster ; industries mécaniques, fabrication de toiles, tanneries, etc. L’Irlande, peuplée primitivement par les Celtes et convertie au christianisme pendant le moyen âge, fut conquise par Henri II, roi d'Angleterre, au xii» siècle et soumise petit à petit dans les siècles suivants. L'Angleterre. ayant embrassé le protestantisme, persécuta, surtout au temps de Cromwell, les Irlandais catholiques et les soumit aux plus choquantes iniquités. La plus grande partie des terres fut confisquée au profit des grands seigneurs anglais, qui exploitèrent avec la plus grande dureté leurs fermiers ou tenanciers. Lors de la Révolution française, l’Irlande chercha à tirer parti de l’hostilité existant entre la République et le cabinet de Londres ; elle n’y put réussir, et en 1800 l’acte d' Union, voté par le Par^ lement britannique, aggrava la situation déjà si misérable des vaincus. Les Irlandais n’ont cessé de protester contre le joug dont ils souffrent : grâce à O’Connell, à Parnell et à Gladstone, ils ont obtenu quelques concessions, surtout en ce qui concerne le régime foncier, mais ils réclament aujourd’hui un Parlement national, et une large autonomie ou home raie, que leur refuse le parti libéral unioniste. De là des luttes nouvelles, qui ont atteint une acuité extrême depuis la Grande Guerre, les soldats irlandais qui ont pris part à la lutte ayant été sacrifiés par les Anglais, et quelques patriotes irlandais ayant pactisé avec TAllcmag ie et ayant été punis en conséquence. Depuis la paix, les aspirations irlandaises ont été formulées avec une énergie toujours croissante. Un semblant d’autonomie accordé par le Government of Ireland Act de 1920 (deux Parlements, l’un pour le Nord, l’autre pour le Sud du pays), les Sinn Feins

opposent la République irlandaise, quils d’une Constitution élaborée par eux, et en appellent aux nations libres du monde. De là, et aiissi^des sympathies témoignées à l’Irlande par les Etats-Unis, résulte pour le gouvernement anglais un énervement qui se traduit par l’établissement du régime de coercion, auquel répond aussitôt le terrorisme des Sinn Feins. C’est alors une véritable guerre, marquée par l’état de siège, des meurtres, des assassinats, des incendies, des fusillades, des exécutions, et aussi par le martyre et la mort volontaire du lord-maire de Cork, Mao Swiney. Finalement, la résistance obstinée des Irlandais a obligé Lloyd George à entrer en conversation avec de Vaiera, le « président de la République irlandaise ». Après de longues discussions. l’Angle- Armes de l’Irlande, terre reconnut l’Irlande comme ■

Etat libre, sous le régime des autres dominions (Canada, Australie, etc.), le G décembre 192).

Irlande (mer d’), nom donné au bras de mer formé par l’Atlantique entre la Grande-Bretagne et l'Irlande, et communiquant avec 1 Océan ; au N., par le canal du Nord, au S., par le canal Samt George.

Irlande (Nouvelle-), v. Nouvelle-Irlande.

Irles, comm. de la Somme, arr. et à 29 kil. de Péronne, au-dessus de l’Ancre; 245 hab. (en 1914i. Conquis par les Anglais le 10 mars 1917, Irles a été repris par les Allemands en mars 1918. puis reconquis par les Britanniques le 24 août suivant. Complètement détruit.

Irmak, mot arabe, signif. fleuve, qui entre dans la composition des noms de différents fleuves d’Asie Mineure et d’Anatolie, dont les principaux sont le Kizil-lrmak elle lékil-lrmak.

Irmino, divinité des anciens Saxons, qui lui avaient élevé une statue (Irminsul) sur la montagne d’Eresberg, sous les traits d’Arminius.

Irminoil, abbé de Sa nt-Germain-des-Prés de 812 à 817, célèbre par son Polyplique, état des biens et revenus de son monastère, document précieux pour l’histoire de l’économie rurale et sociale au ix« siècle, publié par Benjamin Guérard.

Irminsul. ’v. Irmino,

IRO

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