IRR
irrévéremment [ir-ré-vé-ra-maji] adv. Avec irrévérence. (Peu us.) Ant. Révéremment.
irrévérence [ir-ré-vé-raii-se] n. f. Manque de respect. Parole, action irrévérencieuse.
irrévérencieusement [ ir-ré-vé-ran-si-euze-man] adv. Avec irrévérence : il ne faut jamais traiter irrévérencieusement les vieillards. Ant. Révérencieusement.
irrévérencieux, euse [ir-ré-vé-ran-si-eù, , €u-ze]adj. Qui manque de respect; remarque irrévérencieuse. Ant. Respectueux, révérencieux, irrévérent, e adj. Syn. de irrévérencieux. irréversible lir-ré-vèr] adj. Autom. Qui ne peut être renversé ; direction irréversible. Ant. Réversible.
irrévocabilité [ir-r£] n. f. Etat de ce qui est irrévocable. Ant. Révocabilité.
irrévocable [ir-ré] adj. Qui ne peut être révoqué : donation irrévocable. Qui ne peut être rappelé, ramené ; le temps iiTèvocable. Attv. Révocable.
irrévocablement [ir-ré, man] adv. D’une manière irrévocable : date irrévocablement fixée.
irrévoqué [ir-ré-vo-ké\, e adj. Qui n'a pas été révoqué.
irrigable [îr-ri-gha-ble] adj. Qui peut être irrigué : vallée facilement irrigable.
irrigateur [ir-ri-ghà] n. m. (de irriguer). Sorte de pompe portative, pour arroser les cours, les gazons, etc.
Méd. Instrument servant à donner des lavements et des injections dans diverses cavités de l'organisme.
— Encycl. Bgg. On se servait jadis d’appaieiis avec des pistons, des ressorts, etc., difficiles à entretenir propres. Actuellement, 1 injecteur ou bock, par sa facilité à être maintenu aseptique, doit remplacer tous les irrigateurs.
irrigation [ir- ri -g ha -sien] n. f. (lat. imgatio ; de irrigare, arroser). Arrosement des prés, des terres, à l’aide de rigoles ou de saignées ; les canaux d'irrigation établis parles Arabes fertilisent encore l'Andalousie. Méd. Action d'arroser une partie malade.
— Encycl. Agric. L’irrigation a pour but de remédier à la sécheresse, et d’enrichir le sol par rapport de limon.
L'eau une fois recueillie (par forage de puits artésiens, captage de sources, dérivation de cours d'eau, création de réservoirs, etc., la distribution peut s'en faire par les systèmes suivants ; par déversement (on coupe le sol de rigoles horizontales, d où 1 eau se déverse sur le plan incliné situé au-dessous) ; par planches (on dispose le sol en gradins successifs, la surface de chacun étant irriguée par déversement) ; par ados (le terrain est préparé en planches à deux pentes ; les rigoles versantes sont creusées au sommet des ados, la rigole d'égouttement à 1 intersection des ados) ; par submersion (l’eau séjourne à la surface des terres un temps plus ou moins long ; on l’y retient par des bourrelets de terre) ; par infiltration (l’eau séjourne dans les rigoles, et par imbibition gagne les intervalles). , ,,
Dans le midi de la France, toutes les cultures sont irriguées ; toutefois, les plantes des prairies, les tubercules et racines (la betterave notamment), le maïs, le chanvre, le lin, le houblon, le tabac et la vigne sont particulièrement sensibles aux effets de l’irrigation. Les prairies naturelles gagnent considérablement à être irrigués.
— Dr. Tout propriétaire qui veut se servir pour l’irrigation de ses propriétés des eaux naturelles ou artificielles dont il a le droit de disposer peut obtenir la faculté d’appuyer sur la propriété du riverain opposé les ouvrages d’art nécessaires à sa prise d’eau, à la charge d’une juste et préalable indemnité. Sont exceptés de cette servitude les bâtiments, cours et jardins attenant aux habitations.
Les propriétaires des fonds inférieurs doivent recevoir les eaux qui s’écouleront des terrains arrosés, sauf l’idemnité qui pourra leur être due. Sont également exceptés de cette servitude les maisons, cours, jardins, parcs et enclos attenant aux habitations. La faculté de passage sur les fonds intermédiaires peut être accordée au propriétaire d'un terrain submergé en tout ou en partie, à l'effet de procurer aux eaux nuisibles leur écoulement.
Le riverain sur le fonds duquel l’appui est réclamé peut toujours demander l’usage commun du barrage, en contribuant pour moitié aux frais d’établissement et d’entretien ; aucune indemnité n’est respectivement due dans ce cas, et celle qui aurait été payée devra être restituée. Lorsque cet usage commun n’est réclamé qu'après le commencement ou la confection des travaux, celui qui le demande doit supporter seul l'excédent de dépense auquel donnent lieu les changements à faire au barrage pour le rendre propre à l’irrigation des deux rives.
irrigatoire \ir-ri-gha] adj.
Qui sert à l’irrigation : appareil imgatoire.
irriguer [ir-ri-ghé] V. a.
(lat. irrigare). Arroser, en par- v
lant des prairies, des terres.
irrision [ir-ri-zi-on] n. f.
(lat. irrisio). Action de se rire de : l'irrision des vieilles choses.
(de irriter). Qui met Qui détermine une Substance irritante.
irritabilisme [ir-ri, lis-me] n. m. Système fondé sur l’hypothèse de l’irritabilité.
irritabiliste [ir-ri, lis-te] n. et adj. Partisan de l’irritabilisme.
irritabilité [îr-n] n. f. Etat de ce qui est irritable. Biol. Propriété de tout élément anatomique, de réagir sous l’influence des excitations extérieures.
irritable [ir-ri] adj. Qui s’irrite aisément ; caractère irritable. Qui est vivement affecté par les impressions reçues : nerfs irritables. Biol. Qui est doué d’irritabilité.
irritament [ir-ri-ta-man] n. m. Ce qui irrite ; irritation. CVx.)
irritant [ir-ri-tan], e adj.
en colère : reproches irritants.
irritation ; seis irritants. N. m.
médicament irritant : employer, proscrire les irritants. Ant. Calmant, adoucissant.
— Encycl. Méd. On donne le nom de médicaments irritants à ceux qui changent rapidement Tétat des milieux internes de l’organisme ; la potasse, la soude, le borax, la chaux, l'ammoniaque, l’acide sulfurique, le nitrate d’argent, le chlorure de zinc, la moutarde, les cantharides, les euphorbiacées, la térébenthine, etc. Les vésications, les cautères rentrent dans la médication irritante.
irritant \ir-ri-tan], e adj. (du lat. irritus, vain, nul). Dr. anc. Qui annule : clause irritante. Dr. can- Décret irritant, clauses insérées dans une bulle, et dont l’inaccomplissement annule la grâce accordée.
irritatif, i’Ve [ir-ri] adj. Méd. Qui produit l’irritation. (Peu us.)
irritation [ir-ri-ta-si-on] n. f. Colère persistante : être en proie à une vive irritation. Action de ce qui irrite les organes, les nerfs, etc. : irritation de la gorge. Etat qui résulte de cette action.
irriter [ir-ri-té] v. a. (lat. irritare). Mettre en colère: irriterun taureau. Fi’p. Augmenter, exciter ; irriter les désirs. Méd. Causer de la douleur dans un organe : cela irrite l'estomac. S’irriter, v. pr. Se fâcher, se mettre en colère. Ant. Calmer, apaiser.
irrorateur [ir-ro] n. m. Fontaine de compression à parfumer les appartements, inventée par Brillat-Savarin.
irroration [ir-ro-ra-si-on] n. f. (lat. irroratio ; de ros. roris, rosée). Action d’exposer à la rosée ou à un arrosement par goutelettes, sous forme de rosée : bain par irroration.
irrorer [ir-ro-re] v. a. (lat. irrorare; du préf. ir, et du lat. roxare, pleuvoir). Action de répandre en rosée, en goutelettes.
irruption \ir-rup-si-on] n. f. (du lat. irruptio ; de irrumpere, entrer brusquement). Entrée soudaine des ennemis dans un pays : Charlemagne arrêta pour toujours l'irruption des barbares. Brusque entrée en général : invités qui font irruption dans un salon. Par ext. Débordement de la mer, d’un fleuve.
Irtych, riv. de Sibérie, affl. de l'Obi ; 3.712 kil. Irun, V. d’Espagne (prov. de Guipuzeoa) ; sur la Bidassoa ; 10.000 h. Source ferrugineuse ; mines de fer.
Ir’Villac, comm. du Finistère, arr. et à 24 kil. de Brest ; 2.290 h.
Irvine, v. d'Ecosse (comté d’Ayr), près de la Clyde ; 10.000 h.
Ir'Ving [vin'gh'] ewashington), écrivain américain, né à New-York, m. à Sunnyside (1783-18.79.) ; auteur d’ouvrages historiques, d’esquisses, nouvelles, etc., d'une haute valeur. Son œuvre principale
■Washington Irving.