ISA
Sceau d’Isabeau de Bavière.
D'une couleur
IsabeaU [bô] de Bavière, reine de France, née en Bavière, m. à Paris (1371 -1435). Fille d’Etienne II, duc de Bavière, elle épousa Charles VI et fut plusieurs fois régente pendant la folie de son mari, mais elle se fit haïr rapidement pour son avarice, sa frivolité et le dérèglement de ses mœurs. Après l'assassinat de Louis d'Orléans, elle s'appuya sur les Bourguignons, et prit parti contre son fils le dauphin Charles.
Le meurtre de Jean sans Peur la jeta dans les bras des Anglais. Sur les conseils de Philippe de Bourgogne, elle donna le royaume de France au roi d’Angleterre Henri V, ainsi que la main de sa fille Catherine (traité de Troyes, 1420). Elle mourut méprisée de tous les partis.
isabelle [i-za-bè-lé] adj. (du n. de l’archiduchesse Isabelle (T Autriche, fille de Philippe II, dont le mari l'archiduc Albert assiégeait Ostende, et qui fît vœu, dit-on, de ne pas changer de chemise avant la prise de la ville ; celle-ci eut lieu après plus de trois ans, et le nom de la princesse serait resté à la couleur que sa chemise avait prise dans cet intervalle. (On a rapporté quelquefois, mais à tort, cette anecdote à Isabelle la Catholique.) café au lait. Cheval isabelle, de couleur isabelle avec les crins et les extrémités noirs.
N. m. Couleur isabelle ; drap d'un isabelle presque blanc.
Cheval de couleur isabelle :
monter un superbe isabelle.
Isabelle. V. à Elisabeth, pour les personnages qui ne figurent pas ici. ,
Isabelle ou Elisabetli (sainte), sœur de saint Louis, fondatrice du monastère de Longchamp (1224-1270). Fête le 6 septembre.
Isabelle de France, fille
de Philippe le Bel; m. au châ- Isabelle la Catholique, teau de Hertford (1292-1358). Elle épousa Edouard II, roi d’Angleterre, qu avec l’aide de son amant Mortimer elle fit déposer et mettre à mort. Le règne d’Isabelle, qui dura jusqu'en 1329, fut marqué par d’effroyables exécutions. Son fils Edouard III la fit enfermer dans un château, et fit pendre Mortimer.
Isabelle de France, -seconde fille de Charles VI, née à Paris, m. à Blois (1382-1409), femme de Richard II, roi d’Angleterre, puis de Charles d’Orléans. Elle mourut en mettant au monde une fille qui fut Jeanne d’Orléans.
. Isabelle F®, la Catholique, reine de Castille, née à Madrigal, m. à Médina del Campo (1451- F erdi-
Ordre d’Isabellela-Catholique.
1504). Son mariage avec nand d’Ai’agon réunit sous le même sceptre les couronnes d’Aragon et de Castille, et facilita la réalisation de l’unité espagnole, qui fut complétée par la chute du royaume maure de Grenade en 1492. Elle gouverna avec énergie et habileté, favorisa l’Inquisition, et soutint constamment son ministre Ximénès. Elle donna à Christophe Colomb les ressources nécessaires pour découvrir le Nouveau monde. Isabelle est regardée comme le plus grand souverain de l’Espa- ■ne et le plus national.
. Ferdinand.
— Iconogr. Isabelle la Catholique dictant son testament, tableau d’Edouard Rosalès. Sur son lit de mort,
Isabelle dicte ses dernières volontés. Œuvre remarquable à tous les points de de vue, (V. p. 1168).
IsabeUe-la-Catholique {ordre royal d’), ordre espagnol institué par P’erdinand VII le 24 mars 1815, pour récompenser les sujets espagnols ayant rendu des services dans les colonies d’Amérique ; mais, depuis le 26 juillet 1847, il récompense tous les genres de services rendus à la couronne, et peut être décernée aux étrangers. Quatre classes ; le ruban est blanc moiré avec bordure jaune.
Isabelle II, d’Espagne.
Isabelle II (Marie-Louise), fille de Ferdinand VII et de Marie-Christine de Naples, née à Madrid, m. à Paris (1830-1904), reine d’Espagne en 1833. Bonne, mais peu instruite, elle fut mariée à un prince sans valeur, François d’Assise ; elle laissa Narvaez et O’Donnell gouverner sous son nom ; elle fut détrônée en 1868 par la guerre civile.
Isabelle II (ordre militaire d’), ordre espagnol créé par Ferdinand 'VU le 19 juin 1833 pour récompenser les services rendus par les armées de terre et de Ordre mililaire mer. Trois classes ; le ruban est d’Isabelle II. bleu ciel moiré ; le bijou est une ,
croix, d’or pour les officiers, d argent pour les sousofficiers et soldats.
Isabelle d’Autriclie (Claire-Eugénie), fille de Philippe II et d’Elisabeth de Valois, née au Bois de Ségovie, m. à Bruxelles (1566-1633). Elle épousa son cousin l’archiduc Albert d’Autriche, prit Ostende mais essaya inutilement de pacifier les Pays-Bas.