‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1154 sur 1225 · JAP · texte numérisé non relu

JAP

P. Janet.

bordée de

J. Janin,

Pierre, né à Paris en 1839, professeur au Collège de France, a écrit des travaux estimés sur la psychologie expérimentale et pathologique Automatisme psychologique, les Névroses).

Membre de l'Académie des sciences morales ii913).

Janet-Lange (Antoine-Louis), peintre et illustrateur français, né et m. à Paris (1816-1872) ; doué d’une grande facilité.

jangada n. f. Radeau formé de bois très léger, en usage sur les rivières et les côtes de l’Amérique du Sud.

Janicule (mont), l’une des sept collines de Rome, sur la rive droite du Tibre.

Il est aujourd'hui en partie converti en une belle promenade villas.

janie \nl]n. f. Genre d’algues chlorophyoées, à fronde filiforme très fragile.

Janin tJules), critique dramatique et romancier français, d’une verve étincelante, né à Saint-Etienne, m. à Paris (1804-1874). Citons de lui : Contes fantastiques, la Religieuse de Toulouse, l'Ane mort et la Femme guillotinée, Histoire de la littérature dramatique, etc.

Janina ou lanina,

V. de la Grèce, au N. de l'Epire (en Basse-Albanie), sur le beau lac de Janina ;

25.000 h. Commerce de tissus et de céréales. Ville conquise par les Grecs, sur les Turcs après un long siège (12 nov. 1912-5 mars 1913!, et annexée ensuite à

la Grèce. C’est l'antique Dodone, et la résidence du célèbre pacha Ali de Tepelen. Elle fut le chef-lieu d'une province turque, et est celui d’un district grec (245.000 h.). Janina fut occupée pendant un temps par les Alliés, pendant la Grande Guerre.

Janina (lac de), petit lac de Grèce (Epire), 10 kil. de longueur. Ses déversoirs, en partie souterrains, TAchéron, le Cocyte, etc., sont devenus dans la mythologie grecque les fleuves des Enfers.

janissaire [ni-sè-re] n. m. (du turc ieni, nouveau, et Icheri, milice). Autrefois, soldat de l’infanterie turque, garde du sultan.

— Encycl. Cette milice d’élite, créée au xiv® siècle, se rendit bientôt redoutable par son insubordination, faisant ou défaisant à son gré les sultans. Le sultan était considéré comme le père nourricier des janissaires, dont les grades étaient empruntés aux fono tions de la cuisine ; une marmite était leur drapeau. A l’occasion d’une insurrection que les janissaires excitèrent en 1826, Malimoudll prononça la dissolution de cette garde dangereuse. Ils furent massacrés pour la plupart sur une place de Constantinople. La milice des janissaires est souvent comparée a la garde prétorienne sous l’empire, aux strélitz en Russie et aux mameluks en Egypte.

Jan-May en, ile de l’ooéan Glacial du Nord, au N. -O. de l'Islande; à la Norvège. Terre improductive, habitée par les oiseaux de mer.

Jannequin (Clément), compositeur français du xvi® siècle, auteur de messes, psaumes, inventions (la Bataille de Marignan, le Chant des oiseaux, etc.).

jannière lja-ni-è-re\ n. f. Lieu planté de jan ou d'ajonc.

Janot [no], type comique, personnifiant la bêtise piteuse et grotesque, et qui est resté populaire ; sa façon de parler elle-même (janotisme) est comique par les inversions qu’il fait à tort et à travers (meGez votre chapeau sur votre tète à trois cornes). Il y a aussi le couteau de Janot, dont le manche et la lame ont été successivement renouvelés et qui, pour lui, est toujours le même .couteau,

janoteriB [rï\ n. f. Niaiserie, simplicité extrême.

Janissaires

Soldats ;

janotisme [tis-me] n. m. Construction vicieuse de la phrase produisant, par l’interversion des membres, des amphibologies ridicules. (Ex. : Aller chercher une oie chez le pâtissier qu'on a fait rôtir.)

jansénisme [nis-me] n. m. Doctrine de Jansénius sur la grâce et la prédestination : le jansénisme fut défendu par les théologiens de Port-Royal.

— Encycl. Le jansénisme apparut, comme doctrine, en 1640, avec le livre intitulé Augustinus, où Jansénius déclarait reproduire les vrais sentiments de saint Augustin sur la grâce ; à savoir que la volonté de 1 homme, depuis la chute, n'est jamaip vraiment libre intérieurement, car elle est soumis'e soit à la concupiscence, soit à la grâce, et que la grâce de salut n'est accordée qu'aux seuls élus, car Jésus-Christ n'est mort que pour eux. Cette doctrine était contraire à celle que professe l’Eglise catholique. En 1649, Nicolas Cornet soumit à l'examende la faculté de théologie de la Sorbonne cinq propositions qu'il avait extraites de Y Augustinus, ouvrage déjà condamné par Urbain VIII en )6'i2. La Sorbonne censura les propositions ; le pape Innocent X les condamna par la bulle Cum occasione (1653). Les jansénistes, conduits par Antoine Arnauld, tout en

Janvier (mois de Janus), composition d’Eugène Grasset.

reconnaissant en droit que les propositions étaient condamnables, nièrent qu’elles se trouvassent en fait dans l’AMÿMsimits. Les jansénistes étaient soutenus par le Parlement et par les solitaires de Port- Royal, hommes remarquables par leurs vertus et leur talent. Après une foule d’incidents, dont la publication des Lettres provinciales de Pascal fut un des principaux, la lutte s'apaisa, quand tous les jansénistes consentirent à signer le formulaire de foi imposé par le pape Alexandre VII. Ce fut la paix de l'Eglise ou de Clément IX (1669).

Mais la lutte se ralluma au début du xviiie siècle et devint plus ardente encore en 1713, sous le règne du pape Clément XI, dont la bulle ünigenitus censura le Nouveau 'Testament avec des réflexions morales du P. Quesnel. Quatre évêques appelèrent de la bulle au prochain concile et furent imités par un grand nombre de jansénistes, qui dès lors prirent le nomd' appelants. L'agitation causée parle refus des sacrements aux appelants et entretenue par la résistance du Parlement dura pendant la plus grande, partie du xviii® siècle. Les scandales des convulsionnaires autour de la tombe du diacre Pâris firent du tort au jansénisme. Toutefois, son influence persista ; il conserva en France quelques adhérents jusque dans le xix» siècle. Aujourd hui encore, il forme en Hollande une petite Eglise, composée d'un archevêque résidant à Utrecht et de deux évêques, dont l’un siège à D even ter , l’autre à Haarlem.

janséniste [ju's-te] adj.

Qui appartient au jansénisme.

Se dit d'une reliure pleine, sans ornement. N. m. Partisan du jansénisme : Pascal partageait les idées des jansénistes.

Jansénius [uss] (Cornélius Jansen, dit), théologien hollandais, évêque d'Ypres, né près de Leerdam, m. à Ypres (1585-1638). Son principal ouvrage, V Augustinus, dans lequel il exposait à son point de vue les doctrines de saint Augustin sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination, donna lieu à la doctrine dite jansénisme.

Janson (Paul), homme politique belge, né à Herstall, m. à Bruxelles (1840-1913). Il fut l'un des chefs du parti libéral.

Janssen Han'-sen] (Jean), historien catholique allemand, né a Xanihen, m. à P'rancfort (1829-1891). Son ouvrage le plus remarquable est une Histoire du peuple alleinand depuis te moyen âge, hostile à l'esprit de la Réforme.

Janssen (Jules), physicien et astronome français, né à Paris, m. à Meudon (1824-1907) ; membre de l'Académie des sciences, et directeur de l'observatoire de Meudon. On lui doit l'invention du compas aéronautique et de nombreux travaux d’astronomie, d’analyse spectrale , etc ■

En 1891, il fit, malgré son grand âge, l’ascension du Slont-Blanc, pour y étudier l’installation d'un observatoire.

J anssens [ian'-sèn’s]

(Abraham), pein re flamand, né à Anvers (157.5- 1632), Ses toiles (l'Adoration des mages, la vierge soutenant le corps de son fils, etc.) sont d’un riche coloris.

jante n. f. Partie circulaire, de bois ou de métal, qui forme la périphérie d’une roue de voiture, de cycle, etc., et sur laquelle on fixe différents accessoires, en vue du travail à effectuer ; jante amovible, jante démontable. V. roue.

jantlline n. f. Genre de mollusques gastéropodes de haute mer, à coquille très mince et d’une couleur violette ou verdâtre qui les rend presque invisibles dans l’eau.

jantier [ti-é] n. m. ou jantière n. f. instrument pour assembler les jantes et les roues.

jantille [ll mil., e] n. f. Chacune des aubes de la roue d’un moulin à eau. Syn. de palette.

jantiller '\ll mil., é] v. a. Garnir de jantilles.

janual, e, aux adj. Qui a rapport à Janus. N. m. Gâteau que l'on offrait à Janus, au mois de janvier.

januales n. f. pl. Fêtes en 1 honneur de Janus.

janUS [nuss] n. m. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant des animaux nus, allongés et ovales, avec des tentacules feuilletés, qui vivent dans les mers d’Europe.

Janus [riMSSj, divinité romaine. Janus aurait été le plus ancien roi du Latium. Ayant accueilli favorablement Saturne chassé du ciel, le dieu, reconnaissant, doua Janus d’une sagacité si merveilleuse que l’avenir aussi bien que le passé étaient toujours présents à ses yeux. Cette double faculté a conduit à le représenter avec deux visages, et l’on fait souvent allusion à ce privilège du dieu. A Rome, le temple de Janus n’était fermé que lorsque la république était en paix, ce qui n’arriva que neuf fois en mille ans.

jan'V'ier [ui-é] n. m. (lat. januarius). Premier mois de Tannée, qui tire son nom de Janus, roi du Latium, à qui ce mois était consacré : une ordonnance de 1564 fixa le commencement de l'année au 1er janvier.

— Encycl, Agric. Durant ce mois, les travaux du dehors sont à peu près suspendus, mais les agriculteurs profitent de ce répit pour mettre en état leurs instruments aratoires et outils, visiter les clôtures, recharger les chemins, nettoyer les fosses, établir ou restaurer les drainages. On peut cependant effectuer quelques labours et défrichements, transporter les fumiers et composts, et, si le temps le permet, faire des semailles précoces. Dans les vignes, on pratique les labours de déchaussement, on creuse les provins, on aiguise et sulfate les échalas. Au jardin, on taUle les arbres fruitiers en espaliers si la température est douce, on nettoie les écorces ; on défonce le potager et Ton y transporte les fumiers et composts; on sème sur couches des légumes hâtifs (carotte, chicorée frisée, laitue, radis, aubergine, concombre, céleri, chou) ; on récolte encore mâche, épinards, persil, poireaux, choux de Bruxelles, scorsonère, etc.

Jan.'V'ier [vi-é] (saint), évêque de Bénévent, né vers 250, martyr en 305 ; il est resté le patron de la ville de Naples, où l’on conserve une fiole de son sang coagulé, lequel se liquéfierait, dit la légende, le jour de la fête du saint, et aussi dans les circonstances jugées graves pour la ville. Fête le

19 septembre.

Janvier (Bonhomme), personnage de la légende enfantine, sorte de saint Nicolas qui apporte aux enfants des joujoux au premier de Tan.

Janvier (édit de), édit en date du 17 janvier 1562, par lequel Catherine de Médicis accorda aux protestants certaines concessions, notamment l’autorisation de célébrer leur culte hors des villes, de jour et sans armes.

Janvier de la Motte

(Eugène) , administrateur et homme politique finançais sous lè second Empire, né à Angers, m. à Paris (1823-1884).

— Son fils, Ambroise, né à Angers, m. à Paris (1832-1905), auteur dramatique spirituel etaudacieux, a fait jouer Marraine, Francine, le Prestige, etc.

Janvier (Marie-Albert, le Père', dominicain français, né à Saint-Méen (Ille-et-'Vilaine), en 1860 ; s’est distingué comme prédicateur dans la chaire de Notre-Dame de Paris.

Jan ville, oh.-i. de o.

(Eure-et-Loir), arr. et à 40 kil. de Chartres ; 1.280 h.

{ Janvillois) . Ch. de f.

Et. Patrie de Colardeau.

— Le cant. a 22 oomm.,

Janzé, ch.-l. de c.

(Ille-et-Vilaine), arr. et à

20 kil. de Rennes ; 4.480 h.

(Janzéens). Ch. de f. Et.

Clouterie, corderie, tannerie.— Le cant. a 6 comm., et 12.210 h.

Japet (pé], un des Titans, fils (TOuranos et de Gæa, frère de Kronos, père de Prométhée, Atlas, Epiméthée, Ménétios ; considéré comme Tancêtre de la race grecque, et aussi de tous les hommes.

JapLet [fèt'], troisième fils de Noé, après Sem et Cham. Il reçut en partage l’Europe et l’Asie Mineure, et fut le père de la race blanche. (Bible.)

japhétiqu© adj. Qui a rapport à Japhet ou à ses descendants : le rameau japhétique.

japon n. m. Porcelaine du Japon. Bois employé pour teindre les textiles en rouge. Syn. de sapan ou sappan.

Japon ou Nippon, empire insulaire de TAsie orientale, composé naguère des quatre grandes terres de Tarchipel du Japon : Peso, Nippon, Sikok et Kiou-Siou, et de leurs petites dépendances (iles Riou-Iviou, iles Bonin-Sima). Il y ajoute aujourd'hui

Jansénius,

Jules Janssen.

Bonhomme Janvier.

Le P. Janvier.

LaK-OUSSE universel.

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