‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 116 sur 1225 · AN T · texte numérisé non relu

AN T

antipatriOtique adj. Contraire au patriotisme. (Se dit des actes, des sentiments, etc., mais non des personnes.)

antipatriotisme n. m. Sentiment opposé au patriotisme.

antipériodique adj. et n. m. Qui préviennes accès d une maladie périodique : le quinquina et ses pi'éparations se placent en tfte des antipériodiques.

autipéristaltique Iris-tal. adj. (de anti, et du gr. peristellein, contracter). Se dit des contractions de l'œsophage et de l’intestin, qui se font de bas en haut.

antipéristase [ris-ta-ze] n. f. (du gr. anti, contre, et peristasis, circonstance). Dans l'ancienne

Fhysique. action de deux qualités contraires, dont une rend l'autre plus puissante ; Vhiver augmente la chaleur du corps par antipéristase. (A.Paré.)

antipesteux, euse ipis-teû, eu-ze) adj. Propre à combattre la peste : sérum antipesteux. N. m. : un antipesteux.

antipestilentiel, elle [pès-ti-ian-si-èl, è-le] adj. Se dit d'un remède employé contre la peste. N. m. ; un antipestilentiel.

Antiphane, auteur comique grec, de la comédie moyenne, né à Rhodes, mort en 3ü6. Ses œuvres sont perdues.

antiphernal, e- aux [fir] adj. du gr. anti, à la place de, et pheme, dot). Se dit des biens donnés par le mari à la femme, par contrat de mariage.

Antipllile, peintre grec, contemporain d'Apelle, de Philippe et d'Alexandre (iv' s. av. J.-C.).

antiphilosophique [zo-ft-ke] adj. Contraire à la saine philosophie.

antiphlogistique [jü-ti-ke] adj. Bon contre les inflammations : la saignée est antiphlogistique . N. m. ; un antiphlogistique.

— Encycl. La médication antiphlogistique est l'ensemble des moyens employés pour combattre l'inflammation et l'élévatio n de température. Dans l'inflammation, on emploie les saignées, la glace, les lotions, etc. Pour combattre l'élévation de température, les meilleurs antiphlogistiques sont les bains froids, les lotions d'alcool, etc.

Antiphon, orateur athénien (tlfl-tll av. J.-C.), maître de Thucydide, dévoué au parti aristocratique. Il dut boire la ci guë, comme traître à sa patrie.

antiphonaire [né-re] ou antiphonierrni-éj n. m. (du lat. antiphona. antienne). Livre d'église, contenant les diverses parties de l'offlee notées en plain-chant : l' antiphonaire de saint Grégoire le Grand. {On dit aussi antiphon al et antiphonibr.)

autiphouie [fo-nî] n. f. Nom que les anciens donnaient à. la consonance de plusieurs voix chantant à l’octave ou à la double octave, par opposition au chant à l'unisson, qu'ils désignaient sous le nom i'homophonie.

antiphrase [fra-ze] n. f. Rhét. Figure qui consiste à employer un mot dans un sens contraire à sa véritable signification. (C'est par antiphrase qu’on a surnommé Philopator [Qui aime son père] celui des Ptolémées qui fit périr son père.)

autiphtisique adj. contraire à la phtisie. N. m. : un antiphtisique.

antiphyslque adj. Contraire à la nature, antipneumococcique [kok-si-ké] adj. se

dit d’un remède propre à combattre les infections à pneumocoques. N. m. : un antipneumococcique.

autipodal, e, aux adj. situé aux antipodes ; points antipodaux.

antipodB n. m. (de anti, et du gr. pous, podos, pied). Lieu de la terre, diamétralement opposé à un autre lieu. Habitant de ce lieu. Par exagér., lieu très éloigné : habiter aux antipodes. Fig! Tout à fait contraire : votre raisonnement est l'antipode du bon sens.

— Encycl. Nos antipodes ont leurs pieds opposés aux nôtres ; mais, comme il n’y a, en réalité, ni haut ni bas dans l’espace, et que le bas est pour tous les hommes la direction du centre de la terre, ils ont comme nous les pieds en bas et la tête en haut. La Nouvelle- Zélande est à peu près l'antipode de la France. Quand il est midi pour l’un des antipodes, il est minuit pour l'autre. L'antiquité et le moyen âge ne croyaient pas aux antipodes ; aussi, Colonrb ne parvint-il qu’avec peine à faire approuver ses projets de voyage.

Antipodes (îles), petit groupe d'iles inhabitées de l'océan Pacifique, au S.-E. de la Nouvelle-Zélande, ainsi nommées en raison de leur position à proximité des antipodes de Greenwich, antipoétique adj. contraire à la poésie, antipolitique adj. Se dit d'un acte législatif ou gouvernemental considéré comme nuisible à une politique déterminée : mesure antipolitique.

antipopulaire adj. Contraire au peuple, opposé aux intérêts du peuple.

antiprogressiste [grè-sis-fej adj. et n. Contraire aux idées de progrès.

antiprohibitionniste [si-o-nis-fe] adj. et n. Opposé, en matière de commerce extérieur, aux tarifs prohibitifs.

antiprotectionniste [tèk-si-o-nis-te] adj. et n. Opposé au système protectionniste.

antipsorique adj. (de anti, et du gr. psôra, gale). Syn. de antigaleux. N. m. : un antipsorique. antipulsateur n. m. 'v. antifldotuateur.

antiputride adj. Propre à empêcher la putréfaction. N. m. : itn antiputride. "V. antiseptique.

antipyrétique adj. Se dit d’un médicament qui combat la fièvre. N. m. : un antipyrétique. V. fébrifuge.

antipyrine n. f. (du gr. anti, contre, et pur, feu'. Poudre blanche, un peu amère, alcaline, dérivée du goudron de houille, employée comme fébrifuge et analgésique ; l'antipyrine est appelée également analgésine.

— Encycl. L’antipyrine est un analgésique pui.ssant ; elle possède aussi une action sur la température. Elle s’emploie à la dose de 50 centigr. à 3 gr. par jour, par prises de 50 ceutigr. à 1 gr., contre les douleurs névralgiques, les rhumatismes, etc. Son ingestion détermine quelquefois des vomissements, ou des éruptions scarlatiniformes bénignes.

antiquaille [ka, il mil., ej n. f. chose antique et de peu de valeur. Ant. Nouveauté.

Antiquaille (T) ou Antiquailles des), nom d’un hôpital de Lyon, qui occupe des bâtiments construits au début du xvi« siècle par le Lyonnais Pierre Sala pour y réunir des collections d’antiquités.

antiquaire {kè-re] n. m. Celui qui étudie les objets anciens. Celui qui les recueille et les vend.

— Encycl- La Société nationale des antiquaires de France, fondée en 1805 sous le litre A' .icadémie celtique, réformée en 1813. étudie l'archéologie grecque, romaine et gauloise. Elle admet quarante-cinq membres résidents, dix membres honoraires, et un nombre illimité d'associés libres. Elle publie un bulletin trimestriel.

Antiquaire (V), roman de 'Walter Scott, amusante peinture des mœurs et des caractères dans un bourg de l’Ecosse (1816).

antique adj. (lat. antiguus). Très ancien ; vase antique. De mode passée ; habit antique. Qui a les qualités des choses de même genre, chez les anciens : simplicité antique. N. m. L’ensemble des productions artistiques qui nous restent des anciens ; copier l'antique. N. f. Ouvrage d'art produit par les anciens : une belle antique, hoc. adv. A l'antique, à l’ancienne mode : être vêtu à l'antique. Ant. Moderne, contemporain, neuf.

antiquement [ke-man] adv. D'une mamière antique. Anciennement.

antiquer [ké] v. a. Relier à l'antique. Enjoliver les tranches d'un livre de figures coloriées.

antiquité [âi] n. f. (lat. antiquitas). La partie des temps historiques qui a précédé le moyen âge : l'antiquité ignorait les applications de la vapeur. Dans un sens restreint, l’antiquité classique, c’est-àdire les civilisations grecque et romaine. Ancienneté très reculée ; l'antiquité des traditions hébraïques. Statue, médaille, monument antiques : les antiquités de Rome sont célèbres. Ant. Nouveauté, postérité.

— Encycl. On distingue l'antiquité préhistorique, étude des races d'hommes antérieures à l'histoire ; l'antiquité orientale ou histoire des Egyptiens, Chaldéens , Assyriens , Phéniciens , Hébreux , Mèdes , Perses, Lydiens ; l'antiquité classique ou antiquité proprement dite ; histoire des Grecs et des Romains jusqu’aux grandes invasions barbares ; l'antiquité chrétienne, histoire du christianisme pendant les six premiers siècles.

Antiquité expliquée (Z’), vaste ouvrage d'érudition, par le P. de Montfaucon ; c'est un des livres classiques de l'archéologie (1725).

Antiquités grecques et romaines {Dictionnaire des), publié par une réunion d’archéologues, sous la direction de Daremberg et Saglio (1886-1917), ouvrage qui fait honneur à l’érudition française.

Antiquités judaïques, histoire des Juifs, par Flavius Josèphe, ouvrage d'un grand intérêt historique, mais où l’auteur a trop sacrifié au goût de ses lecteurs grecs et romains.

Antiquités romaines, ouvrao-e de Denys d'Halicarnasse, renfermant, dans un style un peu prolixe, des renseignements précieux (Tan 8 av. J.-C.).

antirabique adj. Se dit d’un remède employé contre la rage. N. m. : un antirabique,

antiraisonnable [rè-zo-na-ble] adj. contraire à la raison.

antirationalisme [si-o-na-Us-me] n. m. Doctrine opposée au rationalisme.

antiréalisme [Zis-me] n. m. Doctrine opposée au réalisme.

antiréformiste [mis-te] adj. etn. Opposé à la réforme ou aux réformistes.

antiréglementaire [man-Zè-re] adj. Contraire au règlement.

antireligieux, euse [ji-eü, eu-ze] adj. Contraire à la religion ; hostile aux opinic-s religieuses.

antirépublicain, aine [kin, è-ne] adj. et n. Opposé à la république et aux républicains.

antirépublicanisme [nis-me] n. m. Système opposé aux doctrines républicaines.

antirévolutionnaire [si-o-nè-re] adj. et n. Opposé à la révolution. Syn. de contre-révolutionnaire.

antirbumatismal [tis-mai\, e, aux adj.

Employé contre le rhumatisme.

antirouille [rou, il mil., eJ n. m. Substance destinée à protéger le fer de la rouille, à l’enlever.

antirrlline [ti-ri-ne] n. f. Genre de plantes de la famille des scrofulariacées, dont l'espèce principale, communément appelée muflier ou gueule-de-loup, est cultivée dans les jardins.

Antisana, ramification des Andes péruviennes (Equateur), présentant deux volcans en éruption, dont l’un est à 5.800 m. d'altitude.

antiscarlatineux, euse [Us-kar-la-ti-neîi, eu-ze] adj. Propre à combattre la scarlatine. N. m. ; un antiscarlatineux.

antiscien, enne [(i-sf-in, è-ne] adj. et n. (de anti, et du gr. skia, ombre). Se dit des peuples qui habitent sous le même méridien, mais de chaque côté et à égale distance de l’équateur et dont, à midi, les ombres sont opposées.

antiscléreux, euse [sklé-reù, eu-ze] adj. Se dit d'un remède destiné à combattre la sclérose, et en particulier l'artériosclérose : sérum antiscléreux. N. m. : un antiscléreux.

antiscorbutique [ffs-Aor] adj. Propre à guérir le scorbut. N. m. : un antiscorbutique,

— Encycl. Presque toutes les crucifères sont antiscorbutiques ; tels sont le cochléaria, le cresson de fontaine, le raifort, la gentiane, etc. Mais le meilleur moyen de prévenir ou d'arrêter le scorbut consiste dans Tusage des légumes frais et des citrons.

antiscrofuleux, euse [skro-fu-leù, eu-ze] adj. Propre à guérir les scrofules : les toniques sont antiscrofuleux. N. m. : un antiscrofuleux. antisémite n. Partisan de l'antisémitisme.

Antipodes.

ANT

antisémitique adj. Qui est contraire, qui est hostile aux Sémites, aux Juifs.

antisémitisme [a's-me] n. m. Mouvement d'opinion opposé à l'influence des Juifs.

antisepsie [s^-sZ] n. f. fpréf. anti, et gr. sêpsis, putréfaction). Ensemble de méthodes thérapeutiques qui détruisent les microbes.

— Encycl. L’antisepsie cherche à détruire les microbes par des substances toxiques et, par suite, no doit pas être confondue avec Tasepsie, la stérilisation et la désinfection. On doit l’employer dès qu'on soupçonne la présence d'un agent infectieux, mais cependant on ne doit pas l'exagérer, car on détruirait en même temps les organes qu’on cherche à protéger. Aussi, dans bien des cas, elle doit faire place à Tasepsie.

antiseptique [sèp-ti-ke] adj. Se dit des agents propres à arrêter la pullulation microbienne, qui préviennent où ari-êtent la putréfaction. N. m. ; un antiseptique.

— Encycl. Les antiseptiques les plus employés sont : le sublimé corrosif, le biiodure de mercure, le permanganate de potasse, le chlorure de zinc, Tacide borique, les phénols, le menthol. Tiodoforme, le salol, Teau oxygénée, le nitrate d’argent, le formol, le chlore, etc. Pour l’antisepsie du tube digestif, on fait usage surtout du charbon et du naphtol-3.

antiseptiser [sèp-ti-zé] v. a. Rendre antisep- tique : antiseptiser un liquide, une plaie,

antisociable adj. Qui ne peut ou ne sait pas vivre en société.

antisocial, e, aux adj. Contraire à l’organisation de la société.

antisocialiste [Zf.s-fe] adj. et n. Adversaire du socialisme, de ses partisans, de ses théories.

antispasmodique [spas-mo] adj. Se dit des remèdes qu’on emploie contre les spasmes. N. m.: un antispasmodique.

— Encycl. Les antispasmodiques ont des effets rapides, mais peu durables, et encore l'accoutumance est-elle prompte ; aussi doit-on les changer souvent. Les principaux sont : la valériane, le camphre, Tassafœtida, le galbanum, le musc, tous les bromures, etc.

antispastique adj.Syn. de antispasmodique. antispiritualisme [spî, Us-me] n. m. Doctrine opposée au spiritualisme.

antispiritualiste [spf, Zis-ZeJ adj. et n. Adversaire du spiritualisme.

antisportif, ive adj. Qui est opposé au sport; qui méprise les règlements sportifs.

Antisttlène, philosophe grec, né à Athènes, disciple de Socrate, chef de l’école cynique, et maître de Diogène (444-365 av. J.-C.). H faisait consister le souverain bien dans la vertu, qu'il plaçait dans le mépris des richesses, des grandeurs et de la volupté. C’est lui qui, le premier, prit la besace et le bâton du mendiant comme symbole de la philosophie ; mais ce mépris des convenances sociales et des choses extérieures n'était pas exempt d'affectation. Socrate lui dit un jour ces paroles, dont on fait souvent l’application : Il O Antisthène, j'aperçois ton orgueil à travers les trous de ton manteau ! n

antistrophe [tis-tro-fe] n. f. Seconde stance de la poésie lyrique, chantée par les chœurs sur le. théâtre grec. (La première se nommait strophe.]. Sorte d'anagramme constitué par une permutation de lettres qui altère le sens en conservant la consonance. (C’est faire une antistrophe que de dire à un ivrogne ruiné : "Vous avez Vendu votre 'l'erre pour avoir trop Tendu votre Verre.)

antisudoral, e, aux adj. Qui empêche la sueur, ou diminue sa sécrétion. N. m. : un antisudoral.

antisyphilitique adj. Propre à prévenir ou à combatre la syphilis. N. m. ; un antisyphilitique.

Anti-TauruS [fd-n«ss], chaîne de montagnes formant le talus septentrional de l’Asie Mineure. Son point culminant, le Tchorsch- Dagh, a 2.450 m.

antitétanique adj. Qui est employé contre le tétanos ou les convulsions. N. m. : un antitétanique.

antithéàtral, e, aux adj. Qui ne convient pas au théâtre, à la scène.

antithénar adj. Syn. de hytothénar. (Vx.) antithermique [ter] adj. Qui abaisse la température. N. m. : la quinine est un antithermique.

antithèse [tè-ze] n. f. (du gr. antithêsis, opposition). Figure de rhétorique par laquelle, dans la même période, on oppose des pensées, des mots ; la nature est grande dans les petites choses. Toute espèce d’opposition frappante : Charlemagne est l'antithèse de Néron. Proposition qui forme le second terme d’une antinomie, dont le premier s’appelle la thèse.

antithétique adj. Rempli d’antithèses : le style de Victor Hugo est souvent antithétique.

antithrombine n. f. (préf. anti, et gr. thrombos, caillot). Substance existant dans le plasma sanguin, et qui s’oppose à la coagulation du sang dans les vaisseaux.

antitoxine [tok-si-ne] n. f. Substance qui détruit ou annihile les toxines.

antitoxique [tok-si-ke] adj. Qui agit contre les toxiques.

antitrinitaire [tè-re] n. m. Qui refuse d'accepter le dogme de la Trinité. '

antituberculeux, euse [bèr-ku-ieà, eu-ze] adj. Qui est propre à combattre la tuberculose : stirum antituberculeux.

Antium [si-o»T], ano. ville du Latium, où se réfugia, dit-on, Coriolan exilé. Patrie de Caligula et de Néron. C'est dans les ruines d'Antium qu'ont été diconverts l'Apollon du Belvédère et le Gladiateur combattant, (llab. Antiates.) Auj. Porto d'Anzio.

Antitzari, v. de Yougo-Slavie(Monténégro); près de l’Adriatique ; 4.000 h. Petit port à l'embouchure de la Bojana, qui sert d’émissaire au lac de Scutari.

antivénéneux, euse [neh, eu-ze] adj. se dit des substances propres à combattre les poisons. N. m. : un antivénéneux.

antivermineux, euse [vèr-mi-neii. eu-ze] adj. Se dit des remèdes contre tes vers. N. m. ; un antivermineux.

antiviviseefion [sêZc-st-on] n. f. Doctrine des adversaires de la vivisection.

ANT

AOÜ

antizyniique adj. (de anti, et du gr. zumê, levain). Qui empêche la fermentation. N. m. : un antizymique.

AntOiagasta, v. du Chili, ch.-l. de la province d'Antofai/asta, sur le Pacifique ; 35.Ü00 h. Port très actif. — Là prov. a 40.000 h. Riches mines de cuivre, argent, nitrates.

Antog'aSt, village du grand-duché de Bade, à 18 kilom. E. de Offenburg; 1.200 h. Eaux minérales, efficaces pour les maladies de la peau.

Antoine (Mare), l’Orateur, grand-père du suivant, né en 143, mort en 87 av. J.-C. Son éloquence était telle que Cicéron dit qu’il fit de l’Italie l'égale de la Grèce.

Antoine (Marc), neveu et vaillant lieutenant de César (83-30 av. J.-C.). Il battit Brutus et Cassius à

Philippes en 42, organisa avec Octave et Lépide le deuxième triumvirat (43), et obtint de ses collègues la tète de Cicéron, qui avait écrit contre lui les Philippiques Ayant eu en partage la Grèce et l’Orient, il se laissa subjuger par les charmes de la reine d'Egj'pte Cléopâtre, se brouilla avec Octave, et fut vaincu par celui-ci à la bataille navale d'Actium, enSl.Assiégédans Alexandrie, il se donna la mort.

A n t O i II C et Cleo* Marc A.nloine,

pâtre, tragédie de

Shakespeare, évocation pittoresque, romanesque et poétique d’un des plus dramatiques épisodes de 1 histoire ancienne.

Antoine et Cléopâtre, belle fresque murale de Tiepolo ; elle représente Cléopâtre recevant à dîner Antoine (palais Labbia, 'Venise) [v. p. 78].

Antoine (sainll, le Grand, célèbre anachorète de la Thébalde (251-3S6). Il fonda plusieurs monastères, puis se retira dans la solitude. Il résista à un grand nombre de tentations, que les légendes ont popularisées. Il est souvent représenté avec son compagnon familier, le cochon. (V, antonins.) Patron des bouchers, des charcutiers, des grainetiers, des vanniers. — Fête le 17 janvier. V. tentation.

Antoine de Padoue (saint), frère mineur, né à Lisbonne, m. h Padoue (1195-1231). Il prêcha l’évangile aux Maures d'Afrique. Les Espagnols et les Italiens ont pour lui une grande dévotion. On l'invoque spécialement pour retrouver les objets perdus, etc. — Patron des faïenciers. Il est ordinairement figuré tenant à la main un livre, sur lequel est posé l’enfant Jésus. — Fête le 13 janvier.

Antoine de Padoue [saint), tableau de Murillo, à la cathédrale de Séville ; — de Ribera (Madrid).

Antoine de Palerme. V. Panormita.

Antoine (Faubourg et Porte Saint-). V'. Saint- Antoine.

Antoine (Jacques-Denis), architecte français, né et m. à Paris (1733-1801). Il exécuta le grand escalier de la voûte du Palais de Justice et l’Hôtel des monnaies de la ville de Paris, etc,

Antoine (Dominique), honlme politique lorrain, né à Sierck en 1843. député au Reichstag. 11 se signala par son attachement à la France, et vint se fixer à Paris en 1889.

Antoine (André), acteur et directeur de théâtre français, né à Limoges en 1858, à qui l’on doit, avec la fondation du Théâtre libre, d’intéressantes innovations dans l'art dramatique.

Antoing, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai), sur l’Escaut: 3.620 h. Carrières. Près de là, se trouve le champ de bataille de Fontenoy.

antoisor [zé] v. a. Mettre le fumier en tas. antoit [toi] n. m. Instrument de fer recourbé et pointu, dont se servent les charpentiers de navires pour rapprocher et fixer les pièces de bois.

Antokolski (Mark), sculpteur russe, d'un talent fougueux et expressif, né à Vilna, m. à Hambourg (1842-19Û2|. On lui doit une statue colossale de l’ierre le Grand.

Antommarclli (C.-François), dernier médecin de Napoléon l'r, né en Corse, m. à Cuba (1780-1838).

Antonell© (marquis d’), révolutionnaire français, né et m. à Arles (1774-1817). Il présida les procès de Marie-Antoinette et des girondins.

Antonelli (Jacques), cardinal italien, né à Sonnino. m. à Rome (1806-1876), premier ministre de Pie IX. Sa rigueur et son imprévoyance contribuèrent à la chute du pouvoir temporel des papes.

Antonello de Messine, peintre italien, né à Messine, m. à Venise (1444-1493). Il apprit de Jean Van Eyck le secret de la peinture à Thuile. Coloriste remarquable, il triomphe surtout dans le portrait.

Antongil, grande baie Madagascar. Les Français y fondèrent, en 1774, l’établissement de Port-Choiseul.

Antonin le Pieux, empereur romain, successeur ^'Adrien, qui l’avait adopté, né. en 86 ; il régna avec modération et justice, de 138 à 161.

Il J'aime mieux, disait-il, conserver la vie d'un seul citoyen, que de faire périr mille ennemis. » Il diminua les impôts, réforma la législation, et toléra les chrétiens. Il mourut laissant l'empire plongé dans le deuil, après avoir désigné le vertueux Marc-Aurèle pour son successeur.

Antonin. (saint), archevêque de Florence, né et m. à Florence (1389-1459'i. H a composé la Chronique tripartite, des Sermons, des Traités de morale, etc. Fête le 10 mai.

Antonin (Itinéraire d'). important travail géographiq\ie ancien, dont on ignore la date de publication. C’est une énumération des lieux de l'empire romain et de leurs distances.

sur la côte N.-E. de

Antonin (muraille d’) {Valium Antonini], mur de défense construit sous Antonin en Grande-Bretagne. entre le golfe de la Clyde et le golfe de Forth. 11 en subsiste des vestiges, connus sous le nom de Graham's Dyke.

Antonin©, femme de Bélisaire et amie de Théodora, fameuse par le dérèglement de sa conduite.

Antonins (les), nom donné à sept empereurs romains [Nerva, Trajan. Adrien, Antonin le Pieux, Marc-Aurèle, L. Verus, Commode), qui régnèrent de 96 à 192, période de paix et de prospérité, désignée sous le nom do siècle des Antonins.

antonins n. m. pl. Religieux de Tordre de Saint-Antoine, voués au soin des malades atteints de la maladie pestilentielle nommée feu de Saint-Antoine. Supprimés en 1790. Ils avaient mis dans leurs emblèmes un cochon comme symbole de la maladie qu’ils soignaient. Ce serait là l’origine du fameux compagnon attribué à saint Antoine. — S. un antonin.

Antonio da Murano, peintre vénitien du XV» siècle. Son chef-d’œuvre est une Madone trônant, en collaboration avec Giovanni Alamanni (Académie de Venise).

antonomase [j»«-xe] n. f. (du gr. anti, contre, et onoma, nom). Figure de rhétorique, par laquelle on emploie un nom propre pour un nom commun ou une périphrase, et réciproquement, comme Aristarque pour critique, ï Apôtre des gentils pour saint Paul.

Antony, comm. de la Seine, arr. et à 5 kil. de Sceaux, sur la Bièvre ; 3.480 h. Ch. de f. Orl.

Antony, drame romantique d’Alexandre Dumas père (1831), glorification de la passion mélancolique et fatale, et qui souleva d’ardentes polémiques. C'est dans cette pièce que se trouve le mot fameux : « Elle me résistait... je l'ai assassinée ».

antonyme n. m. (du gr. anti, contre, et onoma, nom). Contraire ; mot qui a un sens opposé à celui d’un autre : laideur et beauté sont des antonymes. Ant. Synonyme.

antonymie \mî] n. f. (rad. antonyme). Opposition de noms ou de mots ayant un sens contraire ; un honnête fripon. Ant. Synonymie.

AntraigUeS (Emmanuel de Launay, comte d’), [trè-ghe,. publiciste, constituant, puis aventurier politique, né à Villeneuve-de-Berg [Ardèche] (1755-1812). Il mourut assassiné à Barnes-Terrace, près de Londres, en même temps que sa femme, la fameuse Saint- Huberty.

AntraigUeS [trè-ghe], ch.-l. de c. (Ardèche), arr. et à 20 kil. de Privas, au-dessus de la Volane, et à 3 kil. de Vais ; 1.360 h. (Antraiguins). Eaux minérales ferrugineuses. — Le cant. ail comm. et 9.140 h.

Antrain [triri\, ch.-l. de c. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 26 kil. de Fougères, sur le Couesnon ; 1.440 h. (Antrainois). Ch. de f. Et. Tanneries. — Le cant. a 10 comm. et 14.550 h,

antr© n. m. (lat. antrum). Caverne de bête féroce : l'antre d'un tigre. Tanière profonde et sombre ; les antres jouent un grand rôle dans les cultes antiques. Fig. Lieu où Ton court un risque : l'antre de la chicane. Loc. prov. L'antre du lion, lieu dangereux, d’où il est très difficile de sortir.

Antrim rtrïm’], comté du N.-E. de l’Irlande (prov. d'Ulster) ; 422.000 h, Ch.-l. Antrim; 3.700 h. C’est dans le comté d’Antrim que se trouve la coulée basaltique dite Chaussée de Géants.

antrustion [trus- tï-onj n. m. (de Tanc. ail. trust, fidèle). Chez les Francs mérovingiens, Teude lié vis-à-vis du roi par un serment plus particulièrement étroit, et à qui le souverain promettait en retour une protection spéciale et des honneurs nombreux. L’antrustion faisait partie de la trustis (de la foi) du roi, le suivait a la guerre, etc.

Antsirabé, ville

de Madagascar, sur le plateau central, au pied du massif volcanique de TAskaratra ; 2.000 h.

Eaux thermales.

Antsirane, ville maritime du nord de Madagascar, près de Diégo-Suarez ; 8.000 h.

Port.

AUtUCO, volcan du Chili; hauteur.

2.250 m. Il a, dit-on, des mouvements éruptifs tous les quarts d’heure.

Antully, commde Saône-et-Loire, arrêt à 13 kil. d’Autun ;

AnubiS [iiss], AnubU.

dieu de l’ancienne

Egypte, figuré avec le corps d'un homme et la tête d’un chacal. Il présidait à la sépulture et à Tembaumement.

anuer v. a. Tirer à propos : anuer une perdrix.

anuiter (s’) ^sa-nu-i-té] v. pr. Se laisser surprendre par la nuit ; il est dangereux de s’anuiter dans les montagnes.

anuri© [rfj ou anurès© [ré-zej n. f. (du gr. an priv., et ouron, urine, ou bien ourêsis, action d'uriner).

Diminution, suppression de l’élimination urinaire.

anus [nuss] n. m. (m. lat.)

Orifice du réctum.

Anvers [vèr ou uérs,’], place forte et ville de Belgique, ch.-l. de la prov. homonyme ; port très fréquenté, sur l’Escaut ;

302.000 h. (Anversoisi. Industrie très active ; raffineries, fonderies . fabrication de lainages et de tapis, chanücrs de constructions navales. Patrie de Rubens. Van Dyck. des deux Teniers, Snyders. Jordaens, Edelinck.'Lcs Français s’en emp.v rèrent en 1746 et en 1792 ; Bernadotle y repoussa les

Armes d'Anven [ville).

Anglais en 1809 ; Carnot la défendit glorieusement on 1814. Enfin, en 1832, après l’émancipation de la Belgique, les Français, commandés par le maréchal Gérard, s’emparèrent de la citadelle d'Anvers, occupée par les Hollandais. En 1914, lors de Tinvasion de la Belgique par les Allemands, Anvers commença à être investie le 26 septembre.

Dès le 6 octobre, la première ligne des forts construits naguère par Brialmont était forcée :

Tarmée belge évacua alors la ville, et gagna la côte de la mer du Nord sous la protection de troupes franco - britanniques.

Le 9 octobre, les Allemands

Armes d' Envers (province).

étaient les maitres d’Anvers, où ils restèrent jusqu'en novembre 1918. — La prov. d’Anvers a un million d'h.

Anvers (le Siège de la citadelle d’), tableau d’Horace Vernet (Versailles).

Anvéry, célèbre poète persan, né à Badané (Khoraçan), m. vers 1200. On a de lui des éloges, des satires et des ghazels ou poésies amoureuses. Son Elégie sur la captivité de Sandjar est un des plus beaux poèmes de la langue persane.

Anvill© (Jean-Baptiste Bourguignon d’), géographe français, né et m. à Paris (1697-1782), auteur de remarquables études sur la métrologie et la géographie anciennes. La cartographie lui doit d importants progrès. H était le frère du graveur Gravelot.

anxiété fan-ftsi] n. f. (lat. anxietas). Angoisse causée surtout par l’incertitude : attendre avec anxiété l'arrivée d'un navire. Ant. Confiance, sécurité.

anxi©'as©nient [an-hsi-eu-ze-man] adv. Avec anxiété : attendre anxieusement.

anxi©UX, eus© [ksi-eü, eu-ze] adj. Qui éprouve ou qui marque de Tanxiété ; mère anxieuse ; regards anxieux.

Anytos [toss], citoyen d’Athènes, un des chefs de la démocratie, le principal accusateur de Socrate, avec Mélitos et Lykon. Après la mort du philosophe, il fut, dit-on, exilé à Héraclée, où les habitants Tassas- ■sinèrent à coups de pierres.

Anzac, mot formé des initiales de Australian [and] New Zealand Army Corps, et désignant les Australiens et Néo-Zélandais qui servaient dans Tarmée britannique, pendant la Grande Guerre.

Anzat-le-Luguet, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 41 kil. dlssoire ; 1.170 hab. Mine d’antimoine.

Anzême, comm. de la Creuse, arr. et à 12 kil. de Guéret, au-dessus de la Creuse ; 1.520 h.

AnziU. V. du département du Nord, arr. et à 2 kil. de Valenciennes, sur l’Escaut ; 14.440 h. (Anzinois) [en 1914]. Ch. de f. N. Riches mines de houille exploitées depuis le commencement du xviii» siècle, en grande partie détruite par les Allemands pendant la Grande Guerre.

Aod OU mieux Shoud^ l’un des juges d’Israël, qui, selon la tradition, délivra les Juifs de la tyrannie d’Eçlon, roi des Moabites.

aoriste [ô-ris-te ou a-o~7'is-té] n. m. (du gr. aoristoSy indéterminé). Temps de la conjugaison grecque, qui indique une action passée.

aorte [a-or-^ej n. f. (du gr. aortê, veine). Artère qui est le tronc commun des artères portant le sang rouge dans toutes les parties du corps.

— Encycl. L’aorte part de la base du ventricule gauche du cœur, se dirige en haut, puis se recourbe en crosse {crosse de l'aorte) pour descendre le long de la colonne vertébrale jusqu’au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, où elle se divise dans les deux iliaques. Les maladies de .l’aorte sont surtout chroniques, et doivent être considérées comme des artérites ; seul, Yanévrisme de l'aorte est une affection spéciale, qui ne se traite que par des moyens palliatifs.

a.ortiq'Ue [a-orj adj. Qui a rapport à l'aorte.

âortisniô [a-or-tis-me] n. m. Ensemble des phénomènes consécutifs à l'artériosclérose de l’aorte.

aortite [a-or] n. f. Inflammation de l'aorte.

AOSte^ comm. de l'Isère, arr. et à 14 kil. de La Tour-du-Pin ; 1.220 h. Bandages herniaires.

Aoste, V. du roy. d'Italie, dans le val d'Aosîe^ formé par la Doire Baltée, affl. du Pô ; 7.800 h. Fourrages, cuirs, vins. Nombreuses antiquités romaines.

Aoste evittorio Emmanuele Torino Giovanni, duc d’), fils du prince Amédée, néà Turin en 1870. Il commanda pendant la Grande Guerre une armée italienne.

Aoudh. ou Oude, anc. roy. de l’Inde anglaise; 11 millions d’hab. ; rattaché aujourd'hui au vice-gouvernement des provinces du Nord-Ouest, et considéré dans les légendes hindoues comme le berceau de la race aryenne. Capit. Laknau.

Aoudjelaïl, oasis et ville de la Tripolitaine, au S. du plateau de Barka ; 12.000 h. Dattes renommées.

Aouellimidexi) fraction importante des Touareg du Sud.

Aoustô, comm. de la Drôme, arr. et à 3i- kil, de Die ; 1.230 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pâtisserie.

août [ou] n. m. (lat. augxistus). Huitième mois de l'année : août a 31 jours. Moisson : faire l'août. Prov.: Ce sont faucilles après août, se dit d’une chose qui arrive quand on n’en a plus besoin. Qui dort en août, dort à son coût celui qui ne profite pas du temps, de l'âge favorable, pour travailler, s’en repent.

— Encycl. Le mois d’août est le mois des moissons, et, surtout, le mois des fruits. Aux cham'ps : Déchaumer les terres moissonnées : épandre les engrais et commencer les labours pour les semailles d'automne ; semer le colza, la navette, le trèfle incarnat. faire quelques cultures dérobées ; pratiquer l'irrigation des prairies avant d’y mettre des bestiaux en pâture, etc. Aux uû/ncs: Dernier traitement contre les maladies cryptogamiques (oïdium, anthracnose, mildiou), aération des ceps par rognage et épamprage. Au jardin : Arroser matin et soir : semer les derniers haricots et toutes les salades (1 hiver ; semer aussi des carottes, des navets, pour I hiver. et des épinards. Au verger : Uécoltcr les

Page 1