‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1162 sur 1225 · ROSSE · texte numérisé non relu

ROSSE

jarbière ou j arrière [ja-ri] n. f. Outil du boisselier,

jard Ijar] ou jar n. m. Sable caillouteux dans le lit des rivières, jard n. m. Techn. Syn. de jarre.

Jard, comm. de la Vendée, arr.

et à 21 kil. des Sables-d’Olonne, au bord de l’Océan ; 1.320 h. Plage de galets, encombrée de grosses pierres.

jarde n. f. (ital. giarda). Tumeur calleuse, en dehors du jarret d’un cheval. (On dit aussi jardon n. m.)

— E.ncycl. C’est sur les jarrets étroits que la jarde apparait le plus souvent ; elle se localise à la partie postérieure inférieure et extérieure de l’articulation, et intéresse la tête du métatarsien et les tendons ; elle peut occasionner une boiterie. On la traite par l’application de pommades fondantes à base de biiodure de mercure, ou bien l’on a recours aux pointes dp feu pénétrantes ; de toute façon, le repos de l’animal est nécessaire.

jardin n. m. (anc. franç. jard, d’orig. german.). Lieu, ordinairement enclos, où l'on cultive des fleurs [parterre), des légumes [potager), des arbres [fruitier ou verger), etc. ; Le Nôtre a dessiné les jardms de Versailles. Fig.

Pays fertile ; la Touraine est le jardin de la France. Jardin d'hiver, sorte de serre en fer ouvragé et en verre. Fayyi. Jeter des pierres dans le jardin de quelqiiun, s’attaquer à lui, le critiquer, etc. Faire d'une chose comme des choux de son jardin, en disposer comme si Ton en était le maître. Mar. Partie extérieure aux bastingages, reliant les demi-tourelles du pont. Théât. Côté de la scène, qui est à la droite de l’acteur. (L’autre côté se nomme ^ cour.'i Pédag. Jardins d''eyifants, v. kindergarten./

— Enoycl. Le jardin d'agrément a existé de toute antiquité, et les jardins suspendus de Babylone, Tune des sept merveilles du monde, ont prouvé de quels soins et de quel art il pouvait être l’objet. L’Egypte posséda ses jardins de plaisances la Grèce et Rome eurent aussi des jardms splendides, où Tif et le buis taillés cachaient de petits temples et des pavillons de repos. Aujourd’hui, on distingue les jardins à la française, qui relèvent surtout de Tarchitecture, et se composent de vastes parterres, de terrasses, de quinconces, et de bassins symétrique-

Jardin d'hiver.

ment disposés en terrain plat : ils atteignirent à la perfection avec Le Nôtre (Versailles, Chantilly, etc. en sont des types remarquables) ; puis les jardins anglais, composés de pelouses, d’eau courante et de bouquets d’arbres disposés sans symétrie apparente sur un terrain vallonné, mais en réservant cependant des échappées de perspectives entre les massifs. Parfois aussi, les deux styles sont combinés, la maison étant entourée de platesbandes. allées et parterres à la française, les massifs d’arbres et les pelouses vallonnées étant réservés pour les lointains.

Le jardin fruitier est ordinairement entouré de

mm

Jardin à la française, d’après Lenôtre. Jardin à l’anglaise : OV, OV’, faites de perspective.

niurs recoupés de murs plus petits et sur lesquels on dispose les espaliers et contre-espaliers; on y cultive les espèces délicates et qui redoutent le plein vent. Les jardins dans lesquels les arbres fruitiers croissent en plein vent sont des vergei's.

Le potager doit être exposé au midi, ou, à défaut, à Test ; la terre doit en être très meuble, très riche ; on doit avoir à proximité une prise d’eau, qui permette des arrosages abondants. Le potager est divisé en carrés qu’on subdivise en planches (rectangles d’environ 2 mètres de large séparés par des sentiers de O™, 30); on peut le clore de haies, ou de treillages en (il de fer.

Jardin d’amour [le), chef-d’œuvre de Rubens (musée du Prado, à Madrid). Dans un jai’din tout en fleur, de belles dames, fort décolletées, et de jeunes hommes vêtus avec élégance conversent amoureusement. Rubens y a mis en scène sa femme, lui-même, ses principaux disciples et leurs épouses.

Jardin de Bérénice [le), roman de Maurice Barrés (1891), essai de psychologie pénétrante et de subtile idéologie.

Jardin des racines grecques [le], livre scolaire dû à Lancelot, solitaire de Port-Royal (1637). Le Maistre de Sacy mit sous forme de vers mnémoniques les racines recueillies par Lancelot.

Jardin des Roses [le). V. Gclistan.

Jardins (les), poème sur l’horticulture, de Delille; œuvre harmonieuse et brillante, mais froide (1782).

jardinage n. m. Art de cultiver les jardins : entendre parfaitement le jardinage. Terrain en jardin. Plantes potagères cultivées dans les jardins : une voiture de jardinage. Mode d exploitation des futaies, qui consiste à enlever çà et là. outre les arbres les plus vieux et les bois dépérissants, quelques sujets en pleine croissance. Tache dans le diamant.

jardinatoire adj. Sylvie. Coupe jardinatoire, coupe des bois d'une lorêt, d'après la méthode du jardinage.

jardincmcilt [man] n. m. Action de jardiner, jardiner [îzé] v, n. Travailler à un jardin, jardinet [né] n. m. Petit jardin, jardineux, eusc [nefi, eu-ze] adj. Se dit d’une pierre fine qui offre des pointes opaques.

jardinier [ni-é], ère n. Qui fait son état de cultiver les jardins. Jardinier fleuriste, celui qui s’occupe spécialement de la culture des fleurs . Jardinier maraîcher, celui qui s’occupe de la culture des légumes. Nom V U 1 g a i r e d u bruant ortolan. Adj. Qui a rapport aux jardins ; culture jardinière. Loc. prov. :

Faire comtyxe le chien du jardinier , ne pas vouloir qu’un autre jouisse dune chose dont cependant on ne veut pas jouir

Jardinière : 1. A quatre roues ; 2. A deux roues.

soi-mème. (Le chien du jardinier défend ses légumes bien qu’il n’en mange pas.)

jardinière n. f. Meuble d’ornement, qui supporte une caisse où Ton cultive des fleurs. Surtout de table en métal ou en céramique, dans lequel on place des fleurs. Mets composé de flageolets. petits pois, haricots verts, carottes et navets, Nom vulgaire du carabe doré et de la courfilière. Voiture à deux ou à quatre roues, couverte ou découverte, employée surtout par les maraîchers pour le transport des légumes.

jardiniste [nis-te] n. m. Artiste qui dessine des jardins. (Peu us.)

jardon n. m. Art vétér. V. jarde.

jargauder [ghâ-dé] v. n. Couvrir la femelle, en parlant du jars, mâle de l’oie domestique.

Jardinière.

JargeaU [jS], ch.-l. de o. (Loiret), arr. et à 17 kil. d’Orléans, sur la Loire ; 2.280 h. Ch. de f. Orl. Chaux, plâtre. Victoire de Jeanne d’Arc sur les Anglais (14-29). — Le oant. a 9 comm., et 9.B10 h.

jargon [ghon] n.m. Langage corrompu, et, abusivement, langue étrangère qu’on n’entend pas. Langage particulier à certains milieux : La Bruyère areproché à Molière d'avoir abusé du jargon. Cri du jars, mâle de Toie.

jargon [gfton]n. m. (de Tital. giargone). Espèce de diamant jaune, d'une valeur inférieure. Petite pierre d’Auvergne, qu’on faisait jadis passer pour une hyacinthe.

jargonapliasie [jar-gho-na-fa-zt] n. f.

(de jargon, et du gr. a priv., et phasis, parole). Troublé du langage, voisin de l’aphasie et où le sujet énonce des syllabes et des mots qui n’ont aucun sens.

jargonner [gho-né] v. n. Parler un jargon. Crier comme le jars ; le jars jargonne.

jargonnesque [gho-nès-ke] adj. Qui tient du jargon.

jargonneur, euse [gho-neur, eu-ze] n. Celui, celle qui jargonne.

jarl n. m. V. lARj:,.

jarlot n. m. Mar. Syn. de râblure.

Jarnac [nak], ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 14- kil. de Cognac, sur la Charente ; 4..890 h. [Jamacais). Ch. de f. Et. Eaux de- vie renommées. Victoire des catholiques commandés par le duo d’Anjou (Henri III), sur les protestants commandés par le prince de Condé (1369). — Le cant. a 14- comm., et 12.4-30 h.

Jarnac (Guy Chabot, baron de), capitaine français. Il é;ait capitaine d’une compagnie d’ordonnance. Il tua La Châtaigneraie en duel, en 1547, par un coup imprévu, d’ailleurs loyal, en lui tranchant le jarret d’un revers d’épée ; d’où est venue l’expression coup de Jarnac, qui sert à désigner, dans tout ordre d’idées, un coup décisif, et surtout inattendu, porté à un adversaire. Il devint gouverneur de La Rochelle, et mourut après 1372.

Jarnages, ch.-l. de o. (Creuse), arr. et à 19 kil. de Boussac ; 710 h. [Jamageois). — Le cant. a 12 comm., et 7.780 h.

jarni Interj. (corrupt. de je renie). Espèce de juron jadis très usité. On disait jamibleu ou jarnidieu pour : je renie Dieu.

jarnicoton interj. v. coton [le Père).

jarnidieu interj. sorte de juron. V. jarni et Coton Ile Père).

jarosite [zï] n. f. sulfate ferrico-potasslque naturel.

Jaroslau ou larosla’W, v. de Pologne (Galicie), sur le San, affluent droit de la Vistule ; 23.000 h. Ch. de f. de L-wow (Lemberg) à Cracovie. Fabriques de toiles et de draps ; foires. Ch.-l. de district. l’endant la Grande Guerre, Jaroslau fut prise par les Russes le 21 septembre 1914 après leur victoire de Lemberg (12 sept.), reprise par les Autrichiens le 11 octobre suivant, reconquise quelques jours après (23 oct.)par les Russes vainqueurs à nouveau, et enfin abandonnée par eux aux Austro-Allemands de Mackensen (14 mai 1915) après que celui-ci eut forcé le passage du San.

jarOSSe [ro-se] ou jarOUSSe [rou-se] n. f. Nom vulgaire de la gesse chiche. V. gesse.

jarre \ja-re] n. f. (ar. djarra). Grand vase de grès pour conserver Teau. Jarre électrique, nom donné à de grandes bouteilles de Leyde, dont on utilise un certain nombre pour former des batteries.

jarre [ja-re] n. m, Poil long, blanchâtre, dur et grossier, qui se trouve mêlé à la toison des moutons de race commune. (On écrit aussi jard, jars.)

jarré [ja-ré\, e ou jarreux, euse Ija-reû, eu-ze] adj. Qui contient du jarre ; toison jarrée.

jarrebosse ya-re-io-se] n. f.

Corde garnie d’un crampon, qui sert à accrocher l’anneau de Tancre lorsqu’on la sort de Teau.

jarret y’a-rè]n. m. (du celt. parr, jambe). Partie de la jambe située derrière 1 articulation du genou. V. HOMME. Endroit où se plie la jambe de derrière des quadrupèdes. Coude formé par la jonction de deux tuyaux. Défaut consistant dans une saillie qui rompt la régularité d’une courbe dans une figure, une voûte, etc.

— Encycl. Art vétér. Chez le cheval, le jarret est la région du membre postérieur qui est comprise entre la jambe et le canon, le calcanéum et la partie

Jarre.

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