JEAN-FOUTRE
jean-foutre n. m. invar. Pop. Terme injurieux et grossier qui s’adresse aux individus coupables de lâcheté morale, de bêtise, d’indélicatesse, d'ingratitude, etc.
jean-jean n. m. invar. Fam. Niais, nigaud.
jean-le-blanc n. m. invar. Espèce de circaète.
Jean-Louis, célèbre maître d'armes français, né à Saint-Domingue, m. à Montpellier (1785-1865). Il a été considéré comme un des créateurs de la nouvelle escrime française au xixs siècle.
Jeanne (la Papesse), personnage féminin qui, d'après une légende longtemps accréditée mais aujourd'hui universellement rejetée, aurait occupé, à une date d’ailleurs mal fixée, le trône pontifical. L’imagination populaire broda autour de ce nom tout un roman, dont l'origine remonte vraisemblablement à l’influence qu’exercèrent au x® siècle sur les élections pontificales les princesses toscanes Théodora et Marozia.
Jeanne, reine de France, fille de Guillaume XIII d'Auvergne, née vers 1326, m. en 1360. Elle épousa d'abord Philippe de Bourgogne, qui la laissa veuve vers 1348, puis le roi Jean le Bon.
Jeanne P® [ya-ne], reine de Naples de 1343 à 1382. Elle eut une existence des plus agitées, se maria quatre fois, et fut mise à mort par ordre de son cousin Charles de Durazzo, qui s'était emparé du royaume de Naples ;
— Jeanne II, reine de Naples de 1414 à 1435, célèbre par ses désordres et par ses luttes contre Alphonse, roi d’Aragon.
Jeanne d’Albret, reine de Navarre, femme d'Antoine de Bourbon et mère de Henri IV, née et m. à Paris ( 1528-1572).
D’un caractère à la fois viril et tendre, elle gouverna habilement ses Etats, et fit épouser à son fils Marguerite deFrance.
Venue à Paris, pour les noces de son fils, elle fut prise de fièvre, et mourut deux jours après. Cette mort presque subite, due à une maladie de poitrine, donna lieu à une légende d'empoisonnement.
Jeanne d’Aragon, dame napolitaine, femme d'Asoanio Colonna, célèbre par sa beauté. Raphaël a peint son portrait.
Jeanne d’Arc. v. Arc.
Jeanne de Bourbon, reine de France, née à Vincennes, m. à Paris (1338- 1378), femme de Charles V, qui l’appelait « le soleil de son royaume».
Jeanne de Bourgogne, reine de France, épouse de Philippe V, m. à Roye en 1325. Elle fut impliquée avec ses belles-sœurs, Marguerite et Blanche de Bourgogne, dans un procès d'adultère, et quelque temps emprisonnée. V. Nesle (lour de),
Jeanne de Flandre, duchesse de Bretagne, épouse de Jean IV, duc de Bretagne et comte de Montfort. Elle disputa le duché de Bretagne à Jeanne de Penthièvre, ce qui fit donner le nom de guerre des Deux Jeannes à la guerre de la succession de Bretagne.
Jeanne d’Albret.
Jeanne la Folle.
Jeanne Seymour.
Jeanne de France, duchesse d'Oriéans, fille de Louis XI, née en 1464, m. à Bourges en 1505. Charmante, mais contrefaite. Louis XI l'imposa comme femme à Louis d'Orléans, qui, devenu roi sous le nom de Louis XII, s’empressa de faire annuler son mariage. Jeanne vécut comme une sainte et fonda l’ordre des annonciades de Bourges.
Jeanne de Navarre, reine de France, née à Bar-sur-Seine, m. au château de Vincennes (1273- 1305), femme de Philippe le Bel, sur qui elle exerça une grande influence.
Jeanne de Penthièvre, nièce de Jean III, duc de Bretagne, fille du comte de Penthièvre et femme de Charles de Blois. Elle fit valoir par les armes ses droits à la succession de Bretagne contre Jean IV, son oncle, époux de Jeanne de Flandre; mais, en 1365, elle dut y renoncer par le traité de Guérande.
Jeanne la Folle, reine de Castille de 1504 à 1555, flUe de Ferdinand et d’Isabelle, épouse de Tarchidue d’Autriche Philippe le Beau, et mère de ChaiTes- Quint, née à Tolède, m. à Tordesillas (1479-1555).
Après la mort inopinée de son mari, la douleur troubla sa raison, et elle promena pendant de longues semaines, de ville en ville, le cadavre de Philippe le Beau. Elle passa la fin de sa vie dans une réclusion presque complète.
Jeanne Seymour,
reine d'Angleterre (vers 1509-1537),troisième femme de Henri VIII, qui paraît l’avoir aimée plus que ses autres femmes. Elle mourut des suites de couches, après avoir donné le jour à un fils, qui fut Edouard VI.
jeanneton [ja] n. f. Pop. servante d’auberge, de mœurs peu farouches.
jeannette [ja-nè-té] n. f. (du n. pr.). Petite croix d’or suspendue au cou, comme en portent les paysannes. Planchette de bois montée sur pied, et utilisée par les repasseuses.
Jeannin [y’a-nt’n] (Pierre), dit le Président Jeannin , magistrat français, né à Autun, m. à Paris (1540-1623), ministre sous Henri IV; il signa Talliance entre la France et la Hollande ( 1608 ) , et obligea l’Espagne à reconnaître l’indépendance des Provinces-Unies.
Ün a publié ses négociations.
Jeannot [ja-n6]. V. Janot.
Jeannot. et Colin, titre d'un conte charmant où Voltaire met en contraste l’instabilité de la fortune et les avantages d’une éducation solide (1674). —
De ce conte, Florian a tiré une comédie en prose (1780), et Etienne un livret d'opéra-comique en trois actes, sur lequel Nicolo a écrit une des plus aimables partitions (1814).
Jeanron fyan] (Philippe-Auguste), peintre paysagiste français, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Comborn (Corrèze) [1809- 1877]. Citons de lui : le Port abandonné d'Ambleteuse, l'Attente, etc.
Jeanroy (Alfred), professeur français, né à Alangiennes (Meuse), en 1859 ; s’est consacré à la littérature du moyen âge : les Origines de la poésiedyrique en France, etc. Membre de l’Acad. des Inscr. (1922).
Jeaurat (Etienne), peintre français, né à Vermentois, m. à Versailles (1699-1789) ; auteur de tableaux de genre vifs et spirituels ; la Couturière, i Accouchée, etc.
Jeaurat (Edme-Sébastien), astronome français, né et m. à Paris (1725-1803). Membre de l’Académie des sciences.
Jeberos, Jibaros. v. Jivaros.
Jébuséens [zé-in] ou Jébusiens [zi-in], peuple de Chanaan soumis par David.
Jéchonias. v. Joachim.
Jecker (Jean-Baptiste), banquier suisse, né à Porrentruy, fusillé par la Commune en 1871. L'intervention du duc de Morny dans les spéculations financières de Jeeker au Mexique fut l’occasion de la malheureuse expédition que le second Empire fit dans ce pays.
jécoraire [rè-re] adj. 'du lat. jecur, oris, foie). Méd. Se dit d'une veine de la main droite, qu’on supposait autref. en rapport avec le foie.
jécoral, e, aux
adj. Méd. Syn. de hépatique.
jectisses [y'èîc-li-se] ou jetisses [li-sej adj.
f. pl. (de jeter). Se dit des terres remuées ou rapportées. Maçonn. Pierres jectisses, qui peuvent se poser à la main dans toutes sortes de constructions.
jelferisiten.f. sorte
de mica hydraté.
Jefferson [son’]
(Thomas), troisième président des Etats-Unis, né à Shadwell, m. à Monticello (1743-1826). Ambassadeur
A, croix jeannette.
P. Jeannin.
Jefferson.