h. Charbonnages
Jemmapes, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 13.700 h. Houille, forges. Le 5 novembre 1792, victoire de Dumouriez sur
UiOU.
écrit n. f.
Jenner Inér] (Edouard), E. Jenner,
médecin anglais, qui découvrit la vaccine ; né et m. à Berkeley (1749-1823). On lui doit de nombreux ouvrages sur la vaccination.
jennérien, enne [jé-né-ri-in, è-ne] adj. Se dit du vaccin, de la vaccination inaugurée par Jenner.
jenny [jè-nï] n. f. (n. pr. angl.). Machine à filer le coton, inventée par Ilighs, perfectionnée parllargraves.Arkwright, Crompton, qui en fit la mull-jepny.
Jenny l’Ouvrière, drame de P.Decourcelle et Jules Barbier (1850). C’est l’histoire émouvante d’une jeune fille sur laquelle fondent fous les malheurs, qui est déshonorée par un jeune banquier, puis réhabilitée par son séducteur. Les auteurs du drame y avaient intercalé une romance populaire, paroles d’Emile Barateau, musique d’Etienne Arnaud, datant de février 1848 et qui est restée célèbre. (On fait souvent allusion au jardin de Jenny l'Ouvrière, qui consiste en quelques pots de fleurs disposés sur sa fenêtre.)
Jephté, Tun des Juges d’Israël (xn® s. av. J.-C.l. Avant d’attaquer les Ammonites, il fit le vœu imprudent d’offrir à Dieu, en holocauste, la première
les Autrichiens, comm; par Clairfayt et Beat ( L’annuaire officiel Jemappes.)
jeiik.iusite [jan] ■Variété de serpentine.
personne qui viendrait le saluer après sa victoire. Ce fut sa fille unique qui accourut la première audevant de lui, et le malheureux père dut accomplir son vœu.
jéquirity [to-îl
n. m. Graine de \’abrus à chapelet (légumineuse), de la grosseur d'un grain de poivre, d’une couleur rouge, avec une extrémité noire, et dont la décoction est employée contre la conjonctivite chronique.
jéréméiewite n. f. Borate naturel d’alumine et de fer.
jérémiade n. f.
Plainte fréquente et importune : perdre son temps en d'inutiles jérémiades (par allusion aux Lamentations de Jérémie, Tun des quatre grands prophètes, qui y prédit la ruine de Jérusalem, la captivité de Babylone et déplore éloquemment les malheurs de sa patrie).
Jérémie, Tun des quatre grands prophètes, né vers 650, m. vers 590 av. J.-C. Il ne cessa de conseiller aux Juifs la soumission envers les rois de Babylone. D’après une tradition chrétienne, il aurait été martyrisé par les Juifs, irrités de ses reproches. On a de lui le livre des Prophéties, suivi des cinq Lamentations, admirables élégies sur la ruine de Jérusalem, que l’Eglise catholique a introduites dans la liturgie delà semaine sainte.
jerez ou xérès [fcé-rèss] n. m. Vin récolté aux environs de Jerez (prov. de Cadix).
— Encycl. Le jerez est un vin blanc dont il existe différentes qualités ; le sherry (nom anglais du jerez), sec et alcoolisé, très prisé des Anglais ; le manzanilla, plus léger et plus aromatique ; enfin, le pajarete (du nom du village où il est récolté), analogue aux malvoisies. Conservé quelques années en bouteille, le jerez, et en pai-liculier le manzanilla, acquiert une saveur délicate ; c’est alors l'amontiÜado, de couleur ambrée, qui, à la longue, devient liquoreux et très capiteux.
Jerez ou Xérès de la Frontera, v. d’Espagne (Andalousie, prov. de Cadix) ; 62.600 h. Alcazar et mui-ailles anciennes du temps des Maures. Les Arabes y vainquirent, en 711, Roderic, le dernier roi des ’Wisigoths d’Espagne. Grand commerce et préparation de vins. '
JéricllO [A;ol,v.de Syrie, demandât britannique, en Palestine, auj. Er-Rcfta, à 23 kil. de Jérusalem, sur un affl. du Jourdain, la première que rencontrèrent les Hébreux à leur entrée dans la Terre promise. Elle était fermée de hautes murailles. Par Tordre de Dieu, Josué fit faire à son armée le tour de la ville pendant sept jours. L’arche d’alliance était portée en grande pompe et précédée de sept prêtres qui sonnaient de la trompette ; tout le peuple suivait en silence.
Le septième jour, on fit sept fois le tour de la ville, et tout le peuple, sur Tordre de Josué, jeta un grand cri ; à l’instant même, les murailles tombèrent avec fracas. {Bible.)— 'En littérature, on fait allusion aux murailles de Jéricho pour désigner un échafaudage de difficultés qui s’écroule tout d’un coup comme par enchantement.
Jéricho a été prise le 21 février 1918 par Jéricho ; a, rameau ; h, fleur,
les trounes du general Allenby, après un combat heureux de ses soldats contre les Turco- Allemands, aux environs de la ville, du 27 au 30 décembre 1917.
JéricllO (rose de) n. f. Petite espèce de crucifères, de Syrie et de Palestine.
— Encycl. Dès que les graines de la rose de Jéricho sont mûres, elle se dessèche ; mais, transportée sur un sol humide, eUe s’étale de nouveau, s’ouvre et s’épanouit.
jéroboam [bo-am'] n. m. Grosse bouteille de Champagne, contenant environ quatre litres.
Jéroboam [bo-am’] P’’, fondateur et premier roi du royaume d’Israël, d’environ 960 à 930 av. J.-C. ; — JÉROBOAM II, roi d’Israël de 826 à 773 av. J.-C. Il persista dans la conduite impie de ses prédécesseurs et battit les Syriens.
Jérôme (saint). Père de l’Eglise latine, né à Stridona (Dalmatie) vers 331, m. à Bethléem en 420 ; apologiste vigoureux et violent, à qui Ton doit la traduction de la Bible en langue latine, appelée Vulgate ; de nombreux traités d’exégèse et d’histoire ecclésiastique et des Lettres, peinture fidèle de son temps.
Son style clair, vigoureux, tombe parfois dans Tenflure.
Fête le 30 septembre.
— Icon. La figure de saint Jérôme a inspiré de nombreuses œuvres d’art : la Communion de saint Jérôme. de Carracheetdu Dominiquin, plusieurs tableaux de Ribera.septestampesd’A.Dûrer.SaintJérdmedansiede'sertde’VanDyck les Saint Jérôme de Henneret de Benner. (V. p. 1247.)
Jérôme de Prague, disciple de Jean IIus, né
Jérôme de Prague.
Ile de Jersey.
à Prague vers 1374, m. à Constance en 1416, condamné par le concile de Constance à être brûlé vif. Il mourut avec un admirable courage. Comme une vieille femme s’approchait de son bûcher pour y ajouter un fagot, il prononça les mots restés célèbres ; « Saneta simplicitas ! »
Jerome (Jérome Rlapka), écrivain humoristique anglais, né à "Walsab en 1859, auteur des Pensées oisives d'un oisif, de Trois hommes dans un bateau, ouvrage extrêmement comique, etc.
Jérôme Paturot à la recherche d’une position sociale, roman satirique et critique spirituelle des mœurs de la société française sous la monarchie de Juillet, par Louis Reybaud (1842). — Jérôme Paturot est le type de ces personnages ignorants qui se croient propres à tout, mais ne sont bons à rien. On doit au même auteur Jérôme Paturot à la recherche de la meilleure des républiques (1848).
Jérôme Coignard {les Opinions de), par Anatole France (1893), où l’auteur, par d’ingénieuses transpositions, fait exprimer à un abbé du xviii® siècle ses opinions sur les événements d’aujourd'hui.
Jerrold (Douglas), auteur dramatique et essayiste anglais, né et m. à Londres (1803-18571.
■ jersey [jér-zé] n. m. (de Tîle de Jersey, où Ton fabriqua primitivement le genre de lainage fin employé à ce vêtement). Sorte de corsage en laine maillée, qui moule exactement le buste. Tissu avec lequel est fait ce vêtement.
Jersey [zé], la plus grande des îles anglo-normandes ; 116 kil., carr. ; 52.000 h. {Jersiais). Capit. Saint-Hélier. Climat très doux, attiédi par le Gulf- • Stream. Minerai de fer et de manganèse. Pêche. Magnifique bétail {jersiais).
Jersey-City, v. des Etats-Unis (New-Jersey), sur le fleuve Hudson, dans l’agglomération newyorkaise ; 312.000 h.
jersiais, e [jer-zi-è, è-ze] adj. Bace jersiaise, nom donné à une race de bovins que Ton élève dans les îles anglo-normandes et en particulier à Jersey.
— Encycl. Les vaches jersiaises, obtenues par croisement entre individus de la race irlandaise et de la race germanique, sont très appréciées des Anglais et des Américains, qui les appellent alderney (nom anglais d’Aurigny) ; on les rencontre de plus en plus en France. Elles sont bonnes laitièi'es et excellentes beurrières, mais les vaches de Normandie et de Bretagne possèdent les mêmes qualités et sont d’un prix moins élevé.La robe est fauve, à extrémités noires.
Jérusalem [lèm], viUe de la Syrie, de mandat britannique, capitale de la Palestine, sur le plateau de Juda, reliée au port de Jaffa par un chemin de fer de 87 kil. ; 115.000 h. {Hiérosolymites ou Eiérosolymitains). Cette ville sainte des juifs et des chrétiens fut aussi la capitale de la Palestine dans l’antiquité. Salomon y fit bâtir un superbe temple. La ville fut prise par Pompée (63 av. J.-C.) et par Titus, qui la détruisit (70 apr. J.-C.) ; relevée de ses ruines, elle fut occupée par les Ai'abes en 637, reprise par les croisés en 1099 et resta jusqu’en 1187 la capitale du royaume de Jérusalem. Saladin la reprit alors et, sauf de courtes périodes, elle resta aux mains des Turcs Seldjoukides. De nombreux touristes et pèlerins s’y rendent chaque année, pour visiter les Beux illustrés parla Passion du Christ {Lieux saints). Jérusalem se divise en qiiartiers : 1» des chrétiens ou Francs au N.-O., renfermant le Saint-Sépulcre ;
2® des Arméniens au S.-O. ; 3® des musulmans au N.-E., renfermant la mosquée d’Omar : 4® des juifs au S.-E., sur la montagne de Sion. Fig. Dans le style mystique. Eglise catholique. La Jérusalem nouvelle, la Jérusalem céleste, le ciel, le séjour des élus.
Prise par les AUiés, commandés par Allenby, le 9 décembre 1917. Cette conquête a été consolidée et complétée par celle de Béthel, le 30 décembre.
Jérusalem (royaume de), fondé en 1099 par les croisés au profit de Godefroy de Bouillon. Cet Etat, exclusivement féodal, peu discipliné, fut détruit en 1187 par Saladin ; mais le titre royal subsista et, jusqu en 1291, les ehrétiens possédèrent des fragments de leur conquête en Palestine.
Jérusalem {conciles de). Il y eut, à Jérusalem, dès Tan 33, deux assemblées que Ton pouvait appeler conciles. Dans la première, Mathias fut choisi et associé aux onze apôtres pour remplacer Judas ; dans la seconde, on désigna sept diacres. Mais la plus célèbre de ces assemblées eut lieu en 50 ou 52, pour décider de l’attitude à tenir à l’égard des judéochrétiens.
Jérusalem délivrée {la), poème épique en vingt chants, par le Tasse, publié en 1575. Il a pour sujet la croisade de Godefroy de Bouillon et la conquête du Saint-Sépulcre sur les infidèles. Ses héros, surtout ses héroïnes (Clorinde, Herminie, Armide), sont des caractères bien tracés. Des épisodes gracieux et
Armes du royaume de Jérusalem.