JOD
Jiü-JlTSü : 1. Armlock ou clef au bras, du coup ; 5. Armlock, debout ; 6. Pour parer clef à la gorge, et, en même temps, coup sur temps, pression du pouce sur
dessus soi, avant de s’être laissé aller à terre sur le dos J d. S uite
. " ” coup de ciseaux » ; 9. Saisie d’un poing.
Bras pris à faux sur le genou et, en même temps, coup sur le jarret.
JoaS ^as.s], fils d’Ochozias, roi de Juda après la mort de sa graiid’mère Athalie. Il fut placé tout jeune sur le trône par le grand prêtre Joad, Plus tard, il fit tuer le grand prêtre Zacharie, fils de Joad, et fut assassiné après un règne de quarante années (ix® s. av. J.-C.). C’est l’Eliacin de Racine. V. Eliacin.
Joathan, fils d'Osiaa, roi de Juda de 752 à 737 av. J.-C. Il délivra son royaume de la suzeraineté d’Israël et releva les murailles de Jérusalem.
job n. m. (abrév. de jobard). Sot, niais, imbécile. Pop. Monter le job à quelqu'un, le tromper. Se monter le job, s'illusionner.
Job, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 9 kil. d’Ambert ; 2.100 h. Eaux minérales, utilisées comme eaux de table.
Job, patriarche célèbre par sa piété et sa résignation, connu par le Livre biblique qui porte son nom. C’était un des hommes les plus riches et les plus puissants du pays de Hus, en Idumée, et le Seigneur se glorifiait de la vertu de son serviteur Job. Satan obtint du Très-Haut de mettre cette vertu à l’épreuve, et Job se vit bientôt accablé de maux, de souffrances et privé de toutes ses richesses. Assis sur un fumier, tourmenté par sa femme, raillé par ses amis, il n’en continua pas moins a bénir la main qui le frappait, disant : « Dieu me l a donné, Dieu me l’a ôté, que le nom du Seigneur soit béni 1 .) Il mérita ainsi que le Seigneur lui rendit plus qu’il ne lui avait enlevé (xv® s. av. J.-C.). Le Livre de Job est l’un des ohefs-d oeuvre de la littérature hébraïque. — Le fumier de Job, sa résignation, les invectives de sa femme, la moquerie de ses amis, sa pauvreté ont passé dans la langue et donnent lieu à de fréquentes allusions. On rappelle souvent aussi le cheveu de Job, allusion à une magnifique description de ce compagnon de l'homme. — Bonnat a représenté Job misérable , décharné et souffrant, accroupi sur son fumier, mais bénissant la main de Dieu, qui l'a frappé. (V. p. 1261.)
Job et d’Uranle (Sonnets de), sonnets célèbres dans l’histoire littéraire du xvii® siècle et qui ont partagé la société précieuse entre les deux campis des jobelins et des uranistes. Le Sonnet d'Uranie était l’œuvre de Voiture, et le Sonnet de Job l’œuvre de Benserade.
Job ( Jacques-Marie-Gaston Onfroy DE Bréville, dit), dessinateur et caricaturiste français, né à Barle-Duc en 1858. Il a illustré avec originalité et fantaisie un grand nombre d’albums pour les enfants.
jobard [éar] n. et adj. m. (du yx franç. fofce, même sens), ram. Crédule à l’excès, niais, naïf; qui se laisse duper facilement.
jobarder \dé\ v. a. (de jobard). Fam. Duper en se moquant : prétendez-vous me jobarder ?
jobarderie [rf] n. f. Crédulité, bêtise de jobard. Paroles d’un jobard.
jobarde’ur, euse [eu-ze] n. Personne qui jobarde.
Jobbé-Duval (Armand-Marie-Félix), peintre français, né à Carhaix, m. à Paris (1821-1889) ; auteur de r Evanouissement de la Vierge, le Jeune Malade, l'Oaristys, etc.
jobelin n. m. Sot, nigaud. Partisan du fameux Sonnet de Job. V. Job.
jober [ié] V. a. Railler, moquer. V. n. Se faire moquer, plaisanter maladroitement.
jobet [ftè] n. m. Fil de fer qui tient la matrice du moule, dans les fonderies.
jOC fjok] n. m. Teckn. Etat de repos du moulin: mettre le moulin à joc.
jocasse [Ua-se\ n. f. Nom vulgaire de la grosse grive, appelée aussi litorne.
Jocaste, femme de Laïus, roi de Thèbes. Mère d’Œdipe, elle épousa ce dernier sans savoir qu il fût son fils, et elle en eut Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène. Après la révélation de l’inceste, elle se pendit de désespoir. (Myth.)
Jocelyn [lin], poème de Lamartine (1836). C’est le journal et la confession d’un pauvre curé de campagne, Jocelyn, qui sacrifie à un devoir religieux un amour ardent et pur. Grand et noble poème, plein de vie, de passion et d’élévation morale, avec d’amples descriptions de la nature et des épisodes de toute beauté. — De ce poème Armand Silvestre et Victor Capoul ont tiré un livret d’opéra en quatre actes, musique de Benjamin Godard (1888), dont on cite souvent la berceuse.
joebmus (Auguste-Jacques), général et homme d’Etat allemand, né à Hambourg, m. à Bamberg (1808-1881). 11 servit successivement en Grèce, où il fut ministre de la guerre du roi Othon, en Espagne, pour le compte de la reine Christine, en Syrie, pour le compte des Turcs.
jochrome [kro-mé\ n. f. Genre de solanées, comprenant des arbrisseaux originaires de l'Amérique méridionale et cultivés en Europe pour leurs grandes fleurs bleues, pourpres ou violettes.
jocketann. m. Carbonate naturel impur de manganèse.
jockey [jo-kè] n. m. (m. angl.). Professionnel dont le métier est de monter les chevaux de course :
Jockeys.
le jockey porte les couleurs du propriétaire pour lequel il monte. Domestique qui conduit la voiture en postillon, ou qui monte derrière. Sellette munie de tringles, auxquelles on attache les rênes, et que 1 on emploie pour dresser les chevaux. PI. des qoekeys.
jockey-club [jo-ki-kleub'] n. m. (m. angl. si- ■nif. club des jockeys). Association formée pour 1 améioration de la race chevaline et qui s occupe spéialement de l’organisation des courses de chevaux,
— Encycl. a l’imitation du Jockey-Club anglais, réé au milieu du xvni« siècle, le Joekey-Club franais fut fondé en 1833.
jocko [jo-ko] n. m. Un des noms de Voranglutan. Pop. Boulanger. Pain jocko, pain long.
jOCOUde n. m. (de Joconde, nom d’un personnage lu Roland furieux de l’Arioste), Galant séducteur. Peu us.)
Joconde, nouvelle racontée par 1 Arioste au tXVIIIe chant de son Roland furieux, et mise en ^ers par La Fontaine dans un de ses Contes. Cette ilaisante histoire a pour objet de montrer quil est mpossible de prévenir les tromperies des femmes.
Joconde ou les Coureurs d’aventures, opérajomique en trois actes, paroles l’Etienne, musique de Nicolo 181i). Le livret est tiré de la nouvelle précédente. La partition est s.bondante, colorée, élégante. Ou y îignale l’air de Joconde : J'ai longtemps parcouni le monde ; la romance : Et l'on revient toujours à ses premiers amours ; etc.
Joconde (la), chef-d’œuvre de Léonard de Vinci (Louvre). C’est le portrait de la belle Monna Lisa, femme du Florentin Francesco del Giocondo. Léonard de Vinci travailla, dit-on, quatre années à ce panneau, vers l’an 1500, sans l’avoir fini à son gré, et François I»'' l'acheta 12.000 livres. Devant le mystérieux sourire de cette Joconde, devant son regard chargé d'une indéchiffrable pensée, on demeure inquiet et comme troublé. U en existe plusieurs répétitions. (V. p. 124-8.)
joeosité [ko-si] n. f. (du lat. joeosus, joyeux). Joie, gaieté, esprit badin.
jocrisse [fcri-se] n. m. (de Jocrisse, nom d’un personnage de théâtre).
Benêt qui se laisse duper.
Valet niais, maladroit et ridicule.
Jocrisse , personnage de nos anciennes farces, qu'on retrouve encore dans les parades de saltimbanques. Jocrisse est le niais par excellence, crédule et naïf à l'excès, le jouet de ses compagnons.
jocrisserie [kri-ser£] n. f. Niaiserie, mala dresse.
jocrissiade [fcrt-si] n. f. Farce ou autre composition littéraire, met- ,
tant en scènelaniaiserie et la maladresse d’un jocrisse.
Jodelet [lè] (Julien Bedeac. dit), acteur comique français (1590-1660). 11 fit longtemps partie de la
Jocrisse.
Jodelet.