‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1186 sur 1225 · JUD · texte numérisé non relu

JUD

Don Juan d’Autriche.

de Largentière, au-dessus de la Baume, affl. de l'Ardèche ; 1.900 h. (Joyeusains]. Soieries. — Le cant. a n comm., et 12.810 h.

Joyeuse [joi-ieu-ze] (Anne, due de), favori de Henri III. amiral de France, assassiné après la bataille de Coutras, qu'il venait de perdre (1561-1587); — Joyeuse (François de), cardinal français, frère du précédent, sacra Louis XIII à Reims (1562-1615) ; — Joyeuse (Henri de), frère des précédents, d'abord comte nu Bouchage, capucin, puis chef ligueur, maréchal de France, et de nouveau capucin (1567- 1608).

Joyeuse, nom de l’épée de Charlemagne.

joyeusement [joi-ieu-ze-mmi] adv. Avec joie, dans la joie : passer joyeusement sa jeunesse. Ant.

Tristement.

joyeuseté Ijoi-ieu-ze-té] n. f. Fam. Plaisanterie, mot pour rire.

joyeux, euse [joi-ieü, eu-ze] adj. (de joie). Qui a de la joie : un enfant joyeux. Qui respire ou qui inspire de la joie : msage joyeux ; mine joyeuse. N. m. Arg. Surnom donné aux soldats des bataillons d'Afrique. Ant. Triste.

Joyeux ébats, tableau de Paul Chabas (1899, au musée de Nantes). Dans l’eau d’une rivière baignée de soleil, d'espiègles jeunes Allés se livrent à mille folies. Cette peinture, agréable et hardie, respire la santé et la joie de vivre.

Joyeuses Commères de 'Windsor (les), comédie en cinq actes, de Shakespeare, dont Falstaff est le ridicule héros. Mrs. Fox-d et Mrs. Page, deux riches bourgeoises qu’il courtise, se font un jeu de le mystiûer. Pièce un peu grossière, mais très gaie, et à peu près unique en son genre dans l’œuvre de Shakespeare (vers 1600).

Jozé ou José da Silva (Antonio), auteur dramatique portugais, né à Rio de Janeiro, brûlé vif à Lisbonne par ordre de l’Inquisition (1705-1739).

Juan d’Autriche (don), né àRatisbonne, m. à Namur (15'f7-1578), Als naturel de Charles-Quint et d’une bourgeoise de Ratisbonne. Gouverneur des Pays-Bas, il accepta la pacification de Gand, mais mourut de la peste avant d'avoir relevé les affaires de l’Espagne. Il avait ga gné sur les Turcs la bataille de Lépante.

Juan d’Autriche ( Don ), ou la Vocation, comédie en cinq actes et en prose, de Casimir Delavigne, pleine de verve, qui a pour sujet une rivalité d’amour entre don Juan d’Autriche et le roi Philippe II, son frère (1835).

Juan d’Autriehô (don), ûls naturel de Philippe IV, roi d’Espagne, et de la comédienne Maria Calderon, né et m. à Madrid (1629-1679). Il fut premier ministre de Charles II.

Juan (don). V. Don Juan.

Juan-de-Nova, petite île française du canal de Mozambique, annexée

Juan - Fernandez

[dès’] (ÎLES), archipel du PaciAque, à l'O. du Chili, théâtre des aventures du matelot anglais A. Seldkirk, qui y séjourna de 1704 à 1709, et qui a servi de type au Robinson Crusoé.

juanulloa n. m.

Genre de solanées, originaires de l’Amérique centrale et cultivées dans les ' serres d'Europe comme ornementales.

Juarez [rte’] (Benito), président de la république Mexicaine, né à San Pablo Guelatao, m. à Mexico 1806-1872). Il fut, avec ses partisans les juaristes, l’àme de la résistance nationale contre l’empire de Maximilien, et, appuyé par les Etats-Unis, il obtint l’évacuation du Mexique par la France. H imprima ensuite une vigoureuse impulsion au développement économique du pays.

Juba I®'’, roi de Numidie, du parti de Pompée ; battu par César à Thapsns, m. en 42 av. J.-C. — Son Als, Juba II, roi de Maurétanie, m. en 18. Il At de l’Afrique du Nord un centre brillant de civilisation. Il écrivit en grec des ouvrages d’histoire.

Jubal, personnage biblique antéi-ieur au déluge, Als de Lamech, et descendant de Caïn. La Genèse le présente comme M le père de ceux qui jouent de la cithare et autres instruments ».

Jubaland, partie N.-O. du Kenia (Afrique-Orientale anglaise), séparée par le Heuve Juba de la Somalie italienne.

jubarte n. f. Grande baleine des mers arctiques (baleine d bec, poisson de Jupiter).

jubat [ia] n. m. Brise de mer, qui soufAe souvent le jour et cesse la nuit.

jubé n. f. (lat. juba). Crinière ; crête de serpent; cimier d’un casque. (Vx.)

jubé n. m. (du lat. jubé, ordonne, premier mot d’une prière ; Jubé, Domine, benedicere, qu’on chantait au jubé, avant la lecture des leçons). Tribune en forme de galerie entre la nef et le chœur, dans certaines églises : le jubé avait remplacé l'ambon des basiliques grecques.

Loc. prov. ; Venir à jubé, se soumettre malgré soi.

— Encycl. Le jubé appartient â la primitive Eglise ; il a succédé à l’ambon des basiliques grecques et latines, sans en conserver l’aspect. Le jubé est une galerie surélevée, entre le chœur et la nef principale : il forme une sorte de tribune transversale, du haut de laquelle se faisait autrefois la lecture de l’épître et de l'évangile. L’usage des ambons et des jubés cessa vers le xvn" siècle, où Ton adopta

Benito Juarez,

la chaire à prêcher. Le jubé de la cathédrale d’Albi est le plus beau de Técolo gothique et le plus grand qu’il y ait en F’rauce ; on peut encore remarquer celui de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris, qui date de la Renaissance, ainsi que celui de la Madeleine, àTroyes (commencement du xvi» siècle).

jubéa n.

m. Genre de palmiers.

— Encycl.

Le jubea spectab'ilis, qui représente la famille des palmiers au Chili , habite la chaîne des Andes, à une altitude d’environ 1 .200 mètres .

Son stipe atteint parfois plus de 20 mètres ; son fruit contient une graine à albu- Jubéa.

men comestible, dont le goût rappelle celui de la noix de coco. On emploie quelquefois comme plantes ornementales de jeunes jubéas en pots ou en caisses.

jubilaire [ll-re] adj. Qui a rapport au jubilé : année jubilaire. Par ext. Qui a cinquante ans de profession ou d’exercice : docteur jubilaire. (On dit aussi JUBILÉ.)

jubilant [lan], e adj. Qui est dans la jubilation.

jubi^te [t£] n. m. (en lat. ; livrez-vous à la joie). Liturg. Le troisième dimanche après Pâques, parce que l’introït de la messe de ce jour commence par ce mot.

jubilation [si-ou] n.f. Futo. Réjouissance, joie vive et expansive.

jubilé n. m. (de l’hébr. iobel, corne de bélier : instrument qui servait à annoncer l’année sainte). Selon la loi de Moïse, solennité publique célébrée tous les cinquante ans, où chacun rentrait dans son héritage et où les dettes étaient abolies, les esclaves rendus à la liberté. Chez les catholiques, indulgence plénière et générale accordée par le pape en cei’taines occasions, et signalée par de grandes fêtes. Ensemble des pratiques par lesquelles on mérite cette grâce ; faire, gagner son jubilé. Par ext. Cinquantième année de mariage, d^exercice d’une fonction, etc. : évêque qui célèbre son jubilé sacerdotal.

— Encycl. D’après la loi de Moïse (Lévitique, XXV et XXVII), chaque cinquantième année, appelée année de rémission, était spécialement consacrée à Dieu ; pendant toute sa durée, les esclaves devaient être affranchis, et les fonds de terre aliénés retournaient à leurs propriétaires primitifs ou à ceux qui les représentaient. Dans l’Eglise catholique, le jubilé est une indulgence plénière et extraordinaire, que le pape accorde pendant une année, appelée année sainte, à tous ceux qui remplissent certaines conditions, dont les principales sont : i» la visite de certaines églises ; 2» la confession et la communion ; 3» la récitation de prières spécialement ordonnées. L’ouverture de l’année sainte se fait, à Rome, avec une grande solennité. Le jubilé est -d’abord célébré à Rome pendant un an, et c’est l’année suivante qu’il est étendu au reste de l’Eglise. Outre les jubilés ordinaires, les papes ont coutume d’en accorder d’autres, appelés extraordinaires, et qui ne sont, le plus souvent, accordés que pour un ou plusieurs mois.

jubilé, e adj. Qui a exercé pendant cinquante ans la même profession. (Rare.) Syn. de jubilaire.

jubiler [U] v. n. (lat. jubilare). Fam. Eprouver une joie très vive.

Jubinal (Achille), érudit français, né et m. à Paris (1-810-1875) ; auteur de Jongleurs et Trouvères, des Mystères du XV^ siècle.

jubis [6i] n. m. Raisin de Provence, séché en grappes.

Juby (cap), cap de la côte occidentale d’Afrique,

sur l'Atlantique, à l’extrémité sud-ouest du Maroc, jue [juk] n. m. Juchoir. (Vx.)

J UCar ou Xucar, Aeuve de l’Espagne orientale, né non loin du Tage. Il traverse le plateau de la Manche, et Anit au sud de la plaine de Valence ; 500 kil.

juché, e adj. Manèg. Bouleté. Syn. de jointe. juchée [chê] n. f. Lieu où se perchent les faisans.

jucher [ché] v. n. Se dit des poules et de quelques oiseaux qui se mettent sur une branche, sur une perche, pour dormir. Fig. Loger très haut ; y’ucher au sixième étage. V. a. Placer très haut. Se Jucher v. pr. Se percher: les poules se juchent à l'entrée de la nuit.

juchoir n. m. Perche ou bâton préparé pour faire jucher des oiseaux de basse-cour. Endroit d’une ferme, disposé pour que la volaille y juche.

Sorte d’étagère placée à une certaine hauteur du mur, près de la pâture quotidienne , et sur laquelle on installe , sans qu’ils puissent e n descendre, les lapins destinés à l’engraissement.

Syn. de perchoir.

J U d a , quatrièmeAls de Jacob et de Lia ; c’est lui qui conseilla à ses frères de vendre Joseph aux

Madianites, au lieu de le tuer. La Bible en fait l’ancêtre de la tribu de Juda.

J uda, la plus nombreuse des douze tribus du peuple d’Israël, au sud de la Palestine, et groupée autour de Jérusalem.

Juda (royaume de), formé des tribus de Juda et de Benjamin à la mort de Salomon, avec Jérusalem pour capitale, et détruit par Nabuchodonosor. Ses rois 'se montrèrent en général plus Adèles que les rois d’Israël au culte de Jéhovah (962-587 av. J.-C.).

judaÏQue [da-i-ke) adj. (du lat. judæus, juif). Qui appartient aux juifs ; la loi judaïque. Qui s’attache mesquinement à la lettre en négligeant l’esprit, comme le faisaient les pharisiens juifs : interprétation judaïque.

judaïçiueilieilt (da-i-ke-man) adv. D’une manière judaïque : appliquer judaïquement une loi.

judaïsant [da-i-zanj, e adj. Quijudaïse: chrétien judaîsant.

judaïser [da-i-zél V. n. Pratiquer les cérémonies judaïques. Interpréter d’une manière judaïque.

judaïsme [da-is-me] n. m. Religion des Juifs : la dispersion des Juifs n’a guère entamé le judaïsme.

Judaïte ou Judéeu, enne [dé-in, è-ne], habitant ou originaire du royaume de Juda : les Judaîtes ou Judeens. Adjectiv. ; histoire judaïte.

judas [da] n. m. Traître. Petite ouverture à un plancher, a une porte, pour voir ce qui se passe de l’autre côté.

Judas [da], surnommé Iscariote parce qu’il était né à Scarioth, celui des douze apôtres qui trahit à prix d’argent Jésus- Christ et dont le nom est passé dans la langue pour désigner un traître. H promit aux princes des prêtres de leur livrer Jésus moyennant trente deniers d’argent. Le soir du jeudi saint, il vint saluer Jésus dans le jardin des Oliviers, et lui donna un Judas,

baiser. C’était le signal convenu pour l’arrestation du Christ. Après la condamnation, raconte l’Evangile, Judas alla jeter au Temple les trente deniers qu’il avait reçus, et se pendit. Baiser de Judas, baiser de traître, caresses tr'ompeuses. Judas Macchabée, v. Macchabée.

Jude (saint), l’un des douze apôtres, frère de Jacques le Mineur et cousin de Jésus. H prêcha l’évangile sur les bords du Tigre et de l’Euphrate, ainsi qu'à Edesse. Fête le 28 octobre.

Judée, pays des Juifs, comprenant la paidie de la Palestine entre la mer Morte et la Méditerranée ou, plus généralement, la Palestine tout entière. (Hab. Juifs.)

Judée (ARBRE de). V. GAINIER. ’

judelle n. f. Chase. Syn. de jondelle. judéo-allemand adj. et n. m. Se dit d'un idiome hybride dont se servirent, à partir de la seconde moitié du xiv» siècle, les descendants de juifs expulsés d’Allemagne. (On l’appelle aussi yiddish et quelquef. yddosh.)

— Encycl. L’élément essentiel de cette langue est 1 allemand, mais les mots hébreux et les hébraïsmes y abondent. On y rencontre encore des formes allemandes archaïques ou surannées, des mots latins, italiens, français, etc., à demi germanisés. Le judéo-allemand est usité chez les juifs d’origine allemande établis dans beaucoup de pays (Russie, Hongrie, Yougoslavie, Amérique). Il est même devenu une langue littéraire dans la première moitié du xvic siècle, et il se publie encore dans cette langue plusieurs journaux et revues.

judéo-chrétien, enne [kré-ti-in, è-ne] adj. Qui appartient au judéo-christianisme.

judéo— ctiristicHliSIÏl© n. m. Doctrine professée dans les premiers temps du christianisme et d’après laquelle l’initiation au judaïsme était nécessaire pour entrer dans l'Eglise de Jésus-Christ : saint Paul combattit le judéo-christianisme.

— Encycl. Fidèles a l’exemple que leur avait donné Jésus pendant sa vie, les apOtres, qui étaient tous juifs et circoncis, continuèrent à fréquenter le temple de Jéi'usalem, même après la Pentecôte, et à observer les prescriptions de la loi. Cependant, à mesure que les païens commençaient à entrer dans l’Eglise, on se demandait s’il fallait imposer Tobli-

Juchoirs : 1. A dindons ; 2. A poules; 3. A engraisser les lapins.

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