‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 1188 sur 1225 · JUI · texte numérisé non relu

JUI

Juillet (mois de Jupiter), composition d’Eugène Grasset.

criptible que par trente ans ; créer la présomption de chose jugée entre les parties.

Voies de recours. Les voies de recours contre les jugements se divisent eu voies de rétractation et en voies de réformation.

Les voies de rétractation sont l'opposition aux jugements par défaut (v. opposition), la requête civile (V. REQUETE CIVILE) et la tierce opposition devant la même juridiction. V. opposition.

Les voies de réformation sont l’appel (v. appel), la tierce opposition devant un tribunal supérieur et la prise à partie (v. prise à partie). Il y a enfin le pourvoi en cassation. cassation. ^

I/opposition et l'appel sont les voies ordinaires de recours ; les autres sont dites voies extraordinaires.

L'appel est suspensif, car on ignore quel sera l'arrêt de la cour ; mais, en cas d'urgence, l'exécution du jugement a lieu provisoirement, malgré l'appel.

Jugement de Dieu. On appelait autrefois y«,qesnent de Dieu ou ordalies les épreuves auxquelles on avait recours pour s’assurer de l'innocence ou de la culpabilité d'un accusé, lorsque les preuves matérielles manquaient. Ces épreuves consistaient à plonger le bras dans un vase d'eau bouillante, ou à prendre avec la main une barre de fer rouge, ou bien encore à tenir les bras élevés en croix. Ceux qui restaient le plus longtemps dans ces positions avaient gain de cause. Saint Louis, en n'admettant plus que les preuves par témoins, abolit ces épreuves barbares, ainsi que les combats judiciaires, dans lesquels, de deux adversaires, le vainqueur était proclamé innocent; et, dès lors, disparurent ces sortes de jugements, où la raison et l'équité étaient obligées de céder au caprice du hasard, ou à la fraude.

Jugement dernier [le), fresque de Giotto (Padoue) ; — de Michel-Ange (Vatican) ; — tableau de Rogier Van der Weyden [hôpital de Beaune (Côted'Or)) ; — triptyque de Memling (Dantzig) ; — tableau de Lucas de Leyde (Leydej ; — de Jean Cousin (Louvi'e) ; — de Rubens (Munich), etc.

Jugement de Pâris (le), tableau de Rubens, à la National Gallery ; — du même, galerie de Dresde ; — de Van der 'Werf, même galerie. V. Paris.

Jugement de Salomon [le), tableau de Gaspard de Craver (musée de Gand) ; — de Poussin, au Louvre. V. Salomon.

Jugement du prix de l’arc [le), chef-d’œuvre de Barthélemi Van der Helst (musée d'Amsterdam, 1657). Ce tableau représente, assis autour d'une table, les arbitres de la confrérie (Gilde) des arbalétriers d’Amsterdam. Toile d'un admirable mélange de sentiment délicat de la nature, de perfection des détails et d'harmonie générale. (V. p. 1262.)

jugeoUn© [/o] n. f. Nom vulgaire de diverses plantes (sésames, digitale des Indes, etc.).

jugeote \jo-té\ n. f. Fam. Jugement, bon sens, juger \jél V. a. (lat. judicare. — Prend un e après le g devant a et o : il jugea, nous jugeons.) Décider une affaire, un différend, en qualité de juge : la Cour de cassation juge sans appel les vices de forme. Décider l'affaire, le procès de quelqu'un : juger un criminel. Régler en qualité d’arbitre : juger un coup. Apercevoir entre deux idées un rapport de convenance ou de disconvenance. Enoncer une opinion sur une personne ou sur une chose : mal juger quelqu'xtn. Estimer, croire, trouver : dire ce que l’on juge la vérité. Etre d’avis : juger nécessaire de. S’imaginer : jugez combien je fus surpris. V. n. Juger de, décider de.

juger [jg\ n. m. L'action de juger. Au juger, d’après ce qu’on estime devoir être de telle ou telle manière. Tirer au juger (ou au jugé), dans la direction où l’on suppose que se trouve le gibier.

jugerie [ye-rî] n. f. Dr.

une. Ressort, juridiction.

jugeur, euse [eii-ze] n. Personne qui juge légèrement sans les connaissances nécessaires.

juglandacées [sé] ou juglandées [dé] n. f. pl.

Famille de plantes dicotylédones apétales, dont le type est le genre noyer [juglans). S.

une juglandacée ou juglandée.

juglandiue n. f. Composé extrait du brou de noix.

Juglar (Clément), médecin et économiste français, né et m. à Paris (1819-1905) ; auteur de travaux remarquables sur les crises Membre de l’Académie des sciences morales en 1892.

JUgOU, ch.-l. de c. (Côtes-du- Nord), arr. et à 22 kll. de Dinan, sur l’Arguenon; 530 h. [Jugotiaist.

Ch. de f. Et. — Le cant. a 8 comm., et 11.050 h.

jugosla've adj. et n. (Dans ce dernier cas, prend la majuscule : un Jugoslave.) V. yougoslave, jugulaire [U-ré] adj. (du lat.

jugulum, gorge). Qui concerne la gorge ; veine, glande jugulaire. N. f.

La veine jugulaire. Courroie ou bande qui passe sous le menton et maintient le casque, le shako, le képi, etc, jugulateur n. m. celui qui jugule, juguler [lé] V. a. (lat. jugulare). Egorger. Fig. Ennuyer, tourmenter à l’excès.

Pressurer. Etouffer, empêcher de se développer : juguler une entreprise.

JugVU’tha, roi de Numidie , neveu de Micipsa.

Il obtint de Rome, après avoir séduit les sénateurs à prix d’or, la plus forte partie des Etats de son oncle, et assassina bientôt son cousin Iliempsal. Appelé à Rome pour se justifier de ce forfait, il osa Jugurtlia.

s*y présenter, et s’écria, en

quittant la ville : r Ville à vendre, tu périrais bientôt si tu trouvais un acheteur ! *< Mais il ne tarda pas à être vaincu par les Romains, orna le triomplie de Marias, et mourut en prison (vors 154-1015 av. J.-C.}.

Jugurtha [Histoire de la guerre de), par Salluste ; composition remarquable par la vigueur du style, la verve du récit et la vérité des portraits, où l'auteur joint à ses habituelles qualités de moraliste et de psychologtie une connaissance personnelle des lieux et des peuplés.

juidR n. m. Genre de passereaux dentirostres, renfermant de jolis oiseaux d'Afrique, noir bronzé, appelés vulgairement merles du Sénégal.

Juif, ive (lat. Judæus ; de Judæa, Judée), nom donné dès l’époque gréco-romaine aux descendants d’Abraham, qui s’appelaient eux-mêmes Hébreux ou Israélites. N. m. Qui professe la religion Judaïque (en ce sens, s’écritavec une minuscule) : il existe beaucoup de juifs en Pologne. Par dénigr. Usurier. Adj. : ta nation juive. Clïronol. Année juive, année lunaire de 534 jours, composée de 12 mois alternativement de 29 jours et de 3ü. (Les 11 jours restants se compensaient par un mois intercalaire de 30 jours nommé adar [second], et que l’on ajoutait tous les trois ans ou quelquefois plus tôt.)

— Encycl. Pour l’histoire ancienne, voir Israël, Palestine, etc. Après la répression de la révolte des Juifs par Adrien (135), la nation juive se dispersa en Babylonie (où se créèrent de célèbres académies théologiques) et dans le monde romain. Les empereurs chrétiens soumirent les Juifs aune législation exceptionnelle. En France, les rois capétiens 'les persécutèrent et les dépouillèrent fréquemment, soit dans un but fiscal, soit par piété ; l’Eglise n'admettait pas le prêt à intérêt, opération à laquelle ils se livraient et qu'ils monopolisèrent jusqu’à ce que les Lombards et les Cahorsins vinssent leur faire concurrence. Les colonies juives parvinrent néanmoins, un peu partout, à un état de prospéiûté incontestable. L’Assemblée constituante leur reconnut les droits civils et civiques ; mais, dans certains Etats, les Juifs sont soumis à un régime particulier, h' antisémitisme les considère comme réfractaires à toute assimilation, comme des étrangers formant, au milieu des régnicoles, un bloc solidaire et dommageable à l'activité nationale : de là, une prop.agande qui s'est traduite par des actes de violence condamnés par les partis libéraux.

L’entrée de la Turquie dans la Grande Guerre et la nécessité de protéger l'Egy'pte contre les attaques des Turco-Allemands ont d'abord amené les Anglais à l’idée de reconstituer un califat arabe, puis à celle de faire d’une Palestine placée sous leur protectorat un foyer ou home juif. Préconisée par lord Balfour, acceptée avec enthousiasme par beaucoup d'Anglais et d'Américains, cette idée a été enregistrée dans les accords diplomatiques depuis 1916. L’Angleterre travaille à la réaliser sur les plateaux de la Cisjordanie, sous la direction de sir Herbert Samuel, au grand mécontentement des nombreux chrétiens et musulmans de la contrée.

Juif errant. Le juif errant est un symbole du peuple juif condamné, depuis tant de siècles, à errer loin de son pays. On raconte que Jésus, portant sa croix et pliant sous le faix, voulut se reposer devant la porte du Juif Ahasvérus qui le chassa brutalement, et que, pour punir celui-ci, le Seigneur lui dit : « Tu seras errant sur la terre jusqu’à ce que je vienne. » Aussitôt, le Juif se mit à marcher : depuis, poussé par une force irrésistible, il erre continuellement, sans pouvoir trouver un lieu de repos. La légende d\x Juif errant, qui s’est surtout répandue à partir du xvip siècle, apparaît déjà formée au XIII' siècle et semble se rattacher plus anciennement encore à celle de ce Male ou Marc qui. d'après les récits post-évangéliques, aurait frappé le Christ. Le Juif errant apparaît successivement sous les noms de Cartapuilus, Buttadeus ou Boutedieu, Ahasvérus, Laquedem.

Juif errant [lé], roman d’Eugène Sue (1846), histoire d'un héritage que les jésuites, incarnés en Rodin, disputent à la famille Rennepont, issue du Juif errant. Ce roman, où ne manquent pas les incohérences, est intéressant par les caractères des personnages et le pathétique des aventures ; c'est, avec les Mystères de Paris, du même auteur, un des premiers romans-feuilletons. E. Sue en tira un drame qui fut joué avec grand succès à l’Ambigu (i849j.

Juif polonais (/e), drame en trois actes et cinq tableaux, d’Erckmann-Chatrian (1869). Mathis a tue un juif polonais pour lui voler son argent: maire et aubergiste dans un village d'Alsace, il possède la considération de tous, mais il meurt dans un rêve, tué par le remords. Gain et Gheusi en ont tiré le livret d’un conte lyrique en trois actes et six tableaux ; musique d'Erlanger 1900).

Juigné-SUr-Sarthe, comm. do la Sarlhe, arr. et à 31 kil. de La Flèche ; 1.180 h. Ch. de f. Et.

Juillac [(/ mil., ak]. ch.-l. de c. (Cor rèze), arr. et à 30 kil. de Brive ; 2.510 h. Tramways de la Corrèze. Bestiaux. — Le cant. a 10 comm., et 10.530 h.

juillet [ju, il inll.,è]n. m. [lat. julius). Septième mois de Tannée, ainsi nommé de Jules César, qui était né dans ce mois : le i-i-Juillet est la fête nationale de la Fi'ance.

— Encycl. Agric. En juillet s’achève la fauchai son, et commencé la moisson. On continue les labours, hersag-e et roulage des terres qu’on veut ensemencer en colza et navette ; on irrigue les prairies, et Ton fume les jachères. U convient également de biner les cultures sarclées ^carottes, betteraves), et de butter ! les pommes de terre, les topinambours et le maïs ; on herse et bine les navets semés en juin, et Ton sème les mélanges de plantes fourragères hâtives destinées à être données en vert, ou enfouies. Aux vignes, on continue les traitements contre les maladies cryptogamiques, on taille en vert les rameaux (rognage), et Ton effectue encore un binage ; on dégage les raisins pour qu’ils reçoivent la lumière et la chaleur solaires. Au verger, on rogne les arbres fruitiers, on effeuille le pêcher pour favoriser la maturation. Au potager, on sème la chicorée, la raiponce, les navets, les radis, les choux ; on plante les céleris et les choux-fleurs d'automne, les romaines et poireaux d'hiver ; on taille les aubergines, melons, tomates. Enfin, au jardin d’agrément, on récolte les graines, on marcotte les œillets, et surtout on entretient par des arrosages abondants l’aspect des corbeilles fleuries.

Juillet [édit de), édit rendu le 11 juillet 1561 et qui fixa la jurisprudence à Tégard des protestants.

Juillet 1789 {journée du 14), première insurreo* tion des Parisiens pendant la Révolution, provoquée par Camille DesmouUns, et qui eut pour résultat la prise de la Bastille.

Juillet 1830 {révolution ou journées de), insurrection des Parisiens contre Charles X. Elle fut provoquée par le.s ordonnances impolitiques que le minisire Polignao avait sollicitées, et aboutit, après deux jours de lutte dans Paris, à Texil de la branche aînée des Bourbons, et à Tavèuement de Louis-Philippe qui succéda à Charles X.

Juillet (monarchie de), nom donné au gouvernement de Louis-Philippe, issu de la révolution de juillet 1830.

Juillet [décorations de), créées par une loi du 1 3 décembre pour perpétuer le souvenir de la révolution de 1830, et pour accorder un signe de distinction aux citoyens qui s’étaient signalés dans les Trois glorieuses 121, 28, 29 juillet 1830). Il y avai* une croix et une mé daille, mais le ruban était le même pour les deux décorations :

bleu.avecliséré rouge.

JuiUet ( colonne de), sur la place de la Bastille, à Paris. Colonne en bronze, de 50 mètres de hauteur, élevée en commémoration de la révolution de juillet 1830. Une statue en bronze doré, représentant le génie de la Liberté, la surmonte. \. colonne.

Juillet 1840 [traité du 15), traité qui termina le conflit turco-égyptien, signé sous la pression de TAngleterre, de la Russie et de la Prusse. Il ne laissait à Méhémet Ali, malgré ses victoires, que l'Egypte et la possession viagère du pachalik de Saint-J'eand’Acre. Il faillit déchaîner la guerre entre les puissances signataires et la France, qui avait été tenue à l'écart des négociations.

Juilly [(( mil.], comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 18 kil. de Meaux ; 910 h. (Juliaciens). Ch. de f. N. Collège célèbre, fondé en 1638 par les oratoriens, et qui renferme le tombeau du oai’dinsd de Bérulle.

juin n. m. (lat. junius, le mois consacré à Junon). Sixième mois de Tannée.

— Encycl. Agric. Juin est l’époque delà fenaison et, en certaines régions, le commencement de la moisson. On butte les mais et les pommes de terre, on bine et éclaircit les pavots, les betteraves, les féveroles ; on sarcle les céréales, repique les chou.x, le tabac ; on pratique les labours, hersages, fumures et écobuage des landes ; on enfouit les engrais verts, et Ton commence les ensemencements du sarrasin et du navet ; on récolte encore le colza et la navette d'hiver. Aux vignes, c'est le moment où Ton pratique Téboiirgeonnement et Tépamprage, où se font les labours et binages légers : on traite la vigne pour le mildiou, le black-rot. Toïdium ; on détruit les chenilles de pyrale et Taltise, on accole les rameaux, et Ton efiectue le pincement. Au verger, on éclaircit les arbres fruitiers, on taille en vert ; on enlève les coulants au fraisier, et Ton commence à récolter cerises et fraises hâtives. Au potager, on continue les semis (chicorée, scarole, choux fleurs, choux-raves, cerfeuil, pois) ; on ne plante que le soir, et l'on couvre de paillis les terres nouvellement ensemencées. On récolte de nombreux fruits et légumes. Au jardin d'agrément, on taille en vert les arbres et arbustes d'ornement, on forme des massifs, et Tou

Croix MédaiMe.

de Juillet. de Juillet.

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