‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 12 sur 1225 · A BD · texte numérisé non relu

A BD

Porte Marguerite

Frison de l'Abbaye

fârquente

-CmtdlgëiT

Tarvis^ .de l’église

Cour intérieure

Avant -cour

Colombier

Zicavo (Corse). Elle a fourni plusieurs personnages remarquables : Jacques Pikrre. général, le constant adversaire de l’aoli (172(11812): — Charles, son fils, également général, né en 1771, lué au siège de Huningue en 179G ; — JACQVES-I’iERRE-CnARLES, neveu du précédent, ministre de la justice sous Napoléon III, mort k Paris (1792-1857).

abbaye [a-bé-f] n. f. (lat. abbatia). Monastère gouverné par un abbé ou une abbesse. Bénéfice, revenu dont jouissait l'abbé. Bâtiments d'un monastère. Prov. : Pour un moine, l’abbaye ne se perd pas (ou ne chôme pas), l'absence d'une personne ne doit pas faire abandonner une entreprise, un projet.

— E.vcycl. On désignait sous le nom d’ u abbaye » un monastère d'hommes ou de femmes, dont les revenus constituaient un bénéfice au profit de l'abbé ou de l'abbesse. L'abbaye réniilih'e était celle dont l'abbé était un religieux, et l'abbaye en commende celle dont l'abbé était un séculier sans autorité sur les moines, mais jovdssant des revenus de l'abbaye. En France, la constitution des abbayes, dont les plus anciennes sont celles de Ligugé et de Marmoutier, fondées par saint Martin de Tours, fut favorisée par les progrès de la règle de saint Benoît. Dans la réforme clunisicnne (de Cluny), il ne devait subsister qu'une abbaye mère ; mais la discipline cistercienne (de Cîteauxj'laissa, au contraire, aux abbayes particulières leur titre et leur personnalité. La présence do douze moines était nécessaire pour qu’une abbaye pût être constituée. Les principales charges, généra¬

abbesse [(j-fié-se) n. f. supérieure d'un monastère de rcligiêuscs ayant titre d'abbaye : le corps d'Abélard fut porté au Paraclet, dont Héloïse était abbesse.

— Encycl. L'institution des abbesses est postérieure à celle des abbés. Leur position et leurs immenses revenus donnaient aux abbesses un rang très élevé dans le monde ; des familles juiissantes, et même souveraines, se montrèrent souvent jalouses d'obtenir ce titre pour une fille de leur maison. Les insignes de l'abbesse sont : la croix abbatiale, Tanneau et la crosse.

Abbesse de Jouarre [t), drame philosojihique en cinq actes, par Ernest Renan ,1886) ; exaltation de l’amour, analyse d'un curieux cas de conscience. Les principales scènes se passent dans une prison, sous la Terreur.

Abbeville, ch.-l. d'arr.

(Somme), port sur laSomme :

ch. de f. du Nord, à 45 kil.

d’Amiens ; 20.400 h. {Abbevillois). Serrurerie ; filatures ; toiles, corderies; entrepôt de

textiles (lin, chanvre, jute, etc.). Patrie de Millevoye, Pongerville, de l'amiral Courbet, etc. — L arrond. a 11 cant., 172 comm.. 129.150 h. : le cant. Nord a 6 comm. et 13.500 h. : le cant. Sud, 6 comm. et 12.010 h.

Armes d’Abbeville.

Chàleau d’Abbolsford.

ère), qui se retira à Salone; du pape Benoît IX 104-5 et 1048) ; du pape Félix V (1449^; de Cliarles-Quint (1556), <^ui alla finir ses jours au couvent de Yuste; de Christine de Suède (1654), qui se retira à Home; de Casimir V, roi de Polog-iie (1667); de Stanislas II, roi de Pologne (1795;; du roi d'Ksjiagne Charles IV (1808); celles de Kapoléon : la première à Fontainebloau, la seconde à l»aris (1814 et 1815); de Bolivar, libérateur de l'Amérique espagnole (1825): de Charles X (1830), qui mourut à Gpritz, en Italie; de Pedro IV, roi de Portugal (1831^ : deiouis-Philijtpe, (1848), qui alla finir ses jours en Angleterre : de Guillaume 1er, roi de Hollande (1840; ; de Charles-Azibert, roi de Sardaigne (1849; : d'Othon, roi de Crrèce (1862 ; d'Isabelle II, reine d'Espagne (1870;; d’Amédée If, roi d'Evspagne fl873j ; du prince Alexandre de Bulgarie (1886;; de Milan Ht de Serbie (1889-: de Nicolas II, tsar de Rusîiie (1917/; de Constcantin, roi de Grèce (1917 ; ; de Guillaume II. empereur d'Allenuagne (1918 : de Cliarles I'*r, empereur (rAulrichc-Hi'niri'ie (1918 ; de Ferdinand, tsar de Bulgarie 1918 .

...L’abbaye de Sainl-Cîermain-des-Prés (Paris), au xviiie siècle : 1. K^liseï — '2. Chapelle de la Vierçe; — 3. I*etit cloître; — 4. Gruiid cfoîlre; •— 5. Bibliothèciue ; — G. Dortoir ; — 7. Réfectoire; — S. luQrmerie e4,Jardin de riiifirmene, — 9. Palais abbatial et jardiu: — 10. Appariements des officiers; — II. BaiUiag,’e ; — o, cjn.muns.

arabe, né à Bagdad, auteur d une curieuse Description de VEnyjite (1161-1231).

Abd-ai-Moumen [mèn . premier calife almohade (1100-1163). Il régna sur le Maroc, qu’il conquit sur les Almoravides -1146 et sur une partie de l'Espagne. Il fut le protecteur d'Aviconue et d’Averrhoès.

Abd-el-AziZ (Moulai), sultan du Maroc-, né à Marrakech en 1880. Il succéda à son père Moula't- Hassan en 1894. Sa mauvaise administration provoqua des révoltes, entre autres celle de Bou-Hamara, et motiva l'intervention de la France, consacrée par la conférence d’Algésiras (1906). Il fut détrôné (1908) par son frère MQulaï-IIafid.

Abd-el-Kader [dér] (el Hadji, célèbre émir arabe, né prés de Mascara, mort k Damas (1807- 1883). Il soutint pendant quinze ans la guerre contre les Français. Proclamé émir en 1832, il prêclm la guerre sainte, attaqua Cran, fut repoussé, mais demeura redoutable et conclut avec le général Dcsmichels un traité qui lui assurait un véritable royaume, avec Mascara pour chef-lieu (1834 i. Continuant néanmoins la lutte, il remporta à la Macta, sur le général Trczel. une victoire qui redoublale fanatisme de ses parti- ■sans (1835). Le maréchal Claiizel brûla Mascara et prit Tlemcen, où Abd-el-Kader vint bloquer le général Cavaignac. L'avantageux Abcl-ei-Kiid.-i'.

traité de la Tafiia ! 1837 ,

que le maréchal Biigèaud accorda à Témir, n'cuipêcba pas ce dernierde recommencer les hosiilités deux ans plus tai-d. Mais, apres la prise de sa smala par le duc d'Aumale (1843) et la défaite de ses alliés marocains à risly (1844), il dut se rendre en 1847 au général Lamoricière, fut interné à Toulon, à Pau, enfin à Amboise, et rendu à la liberté en 18.53. 11 devint dès lors notre fidèle ami, selon la parole donnée.

Abd-el-Mélik (Moulai), empereur du Maroc de 1576 à 1578. Il périt dans la victoire qu'il remporta sur son neveu Mouhammad et sur le roi de Portugal Sébastien II. près d'Alcazar-Quivir.

Abd-el-Wahab, réformateur musulman, né sur les bords de l’Fluphrate, fondateur de la secte des wahabis ou wahabites (1692-1787).

Abdéramc, émir d'Espagne. Il ravagea l'Aquitaine cl lut battu par Charles-Martel à Poitiers, où il périt dans la mêlée, en 732.

Abdérame I", le Juste, premier calife ommiade d'Espagne ; il ruina dans la péninsule la puissance des Abbassides (756-787'. — Ahdkrame II, le Victorieux, quatrième calife ommiade ; il prit Barcelone et. chassa les, pirates normands ; il protégea les sciences, les lettres et les arts (821-852). — Abdérame in. huitième calife ommiade; il fonda l'école de médecine de Cordoue (912-961).

Abdère, v. de ranc. Thrace, sur la mer Egée, à l'embouchure du Nestos. Ses habitants {Alxléritains) étaient renommés pour leur sottise. I*atrie de Démocrite, d’Anaxarque et de Protagoras.

Abd-er-Rahman, Biogr. v. Movlky Abder-Rahman.

Abdias [us5],le4e des douze petits prophètes, juifs.

abdicable adj. Qui peut, qui doit être abdiqué : fonctions ahdicables ; pouvoir, charue, titre, dignité abdicable.

abdicataire [tè-re? n. et adj. Se dit d'une personne qui a abdiqué : Charles-Qiiint, abdicataire, se retira au monastère de Yuste.

abdication n. f. Action d'abdiquer, de

renoncer à.

— Encycl. Les plus célèbres abdications sont celles de Cincinnatus, qui retourna deux foi.*: à sa charrue (458 et 438 av. J.-t'.' : de Sylla -.80 av. J.-C'.), qui .se retira à Pouzzoles ; de Hioclétien 305 de notre

lement h. la nomination de l’abbé, étaient celles de . prieur, sacristain, aumônier, infirmier, cellérier, etc.

Le développement de la vie monastique rendit de bonne heure nécessaire la construction de bâtiments spéciaux pour les abbayes. Celles-ci contenaient, au centre, une église entourée d'un cloître et, tout autour, les jardins et les bâtiments de servitude. Quelques abbayes, comme celle du Mont-Saint-Michel, étaient de véritables forteresses.

Abbaye {prison de V), construite à Paris en 1631 et 1635. pour servir de prison seigneuriale à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Affectée après 1789 aux détenus militaires, elle fut le principal théâtre des massacre des 2 et 3 septembre 1792 ; démolie en 1854.

Abbaye-au-Bois (/’), communauté de religieuses, établie à Paris, rue de Sèvres, en 1667, célèbre parle séjour qu’y fit, à partir de 1814, M“e Récainier. qui attira auto\ir d'elle toutes les illustrations de l’époque. Le couvent a été démoli au début du xxe siècle.

Abbe (Cleveland), météorologiste et astronome américain, né à Nèw-York, m. à Washington (1838- 1916; ; véritable créateur des services météorologiques aux Etats-Unis.

abbé [a-bé] n. m. (du lat. obbas, père). Supérieur d'une abbaye : abbé nutré. Titre donné atout homme portant l habit ecclésiastique : U7i jeune abbé. Abbé de cour, abbé qui fréquentait plutôt la cour queféglise.

— Ency4'l. Seuls, les bénédictins et les chanoines réguliers de Saint- Augustin ont appelé leurs supérieurs de ce nom ; les autres ordres religieux les nommaient pideur, gar- , dien. pi'ovincial, etc.

Abbé du peuple, nom que l'on donna, au xiiie siècle, au chef de la république de Gènes, à qui Ton conférait toutes sortes d'honneurs, sans lui déférer de pouvoir bien réel.

Les abbés du peuple furent remplacés au siècle suivant par les doges.

Abbé (/’), roman historique de Walter Scott; 1820-, dont le sujet est 1 évasion de Marie Stuart du château de Lochleven.

Abbé Constantin {V) , roman, par Ludovic Halévy (1882). L'abbé Constantin est la providence des pauvres de son village. Mme Scott, riche Américaine, proiufétaire du château voisin, 1 aide généreusement dans ses œuvres charitables. Sa sœur, Suzy, après des péripéties intéressantes, épouse le capitaine »iean Renaud, filleul de l'abbé. Récit agréable, où l'auteur met délicatement en scène des gens vertueux et charmants. — l’ne comédie en trois actes, en prose, en a été tirée par Crémieux et Decourcelle (1887),

AbbéHlgl (Louise,, femme peintre français'’-, née à Etainpes en 1858. On lui doit des portraits et des peintures décoratives d'une facture franche et souple.

Abbéokouta ou Abéokouta, v. d'Afrique (.Guiuée, colonie anglaise de Lagos; ; liU.OUti h.

Abbé de cour au xviu* siècle.

Abbey [èèl, v. d'Ecosse (Reufrewshire, ; 35.00ûli. Mines de houille et de fer.

Abbiategrasso, v. d'Italie (prov. de Milan), sur le Naviglio Grande, et près de laquelle fut tué Bayard en 1524 ; 10.700 h.

Abbon, dit le Courbe, moine de Saint-Germaindes-Prés, auteur du üièqe de Paris par les fiorinands, poème latin d’un grand intérêt historique (850-923).

Abbon, abbé de Fleury-sur-Loire, chroniqueur du x® s., tué à La Réole, dans une émeute, en 1004; auteur d'un Abréjé de la vie des papes.

Abbot (George), archevêque de Cantorbéry et célèbre théologien anglican ; il prit une part active à la traduction de la Bible (1562-1633).

Abbotsford, magnifique manoir d'Ecosse, constiaiit sur la rive méridionale de la Tweed, par M’aller Scott, dont il fut la résidence.

a b C n. m. Livre où Ton apprend les lettres et les premiers éléments delà lecture ; alphabet. Fiy. Premiers éléments d'un art, d'une science :

l'ai'iltnnéti'qiie est l'a b c des mathématiques. Ài'en être qu'à l'a bc d'un art. d'une science, n'en posséder que les premières notions.

abcéder [dé] v. n. (Se conj. comme accélérer.; Dégénérer en abcès, se transformer en abcès : tumeur qui abcède.

abcès ; sé] n. m. (lat. abscessus). Amas de pus dans une cavité accidentelle ou naturelle du corps : [tacine mourut d'uti abcès au foie.

— Exxycl. On distingue les abcès chauds ou inflammatoires et les abcès froids, d'origine tuberculeuse. Les abcès chauds sont douloureux et doivent être ouverts au bistouri dés que le pus est collecté, c'est-à-dire vers le troisième ou quatrième jour; auparavant, on applique sur la région enflammée des compresses imbibées d'un antiseptique (sublimé). Les abcès froids sont à marche indolente ; on essayera tout d'.abord les régimes reconstituants : l'iode, la cure .saline, solaire et marine ; si la fluctuation aiiparaît, on vide Tabcès par iionction fine, et on injecte dans la poche des modiflcateui-s énergiques, comme l'éther iodoformé.

abeisse n. f. Cwéom, V. ABSCISSE, abd, mot arabe qui signifie .serviteur et entre dans la composition de nombreux noms iiroiires : -1 6(/-el-Kader, Aàd-cTMélik, etc.

Abd-Allah, père de Mahomet, né à La Mecque (545-670..

Abd- Allah, pimce vaillant, mais cruel, oncle d'Aboul-Abbas, à Télévalion duquel il contribua; il fut lué dans un combat en 755.

Abd-al-Latif, savant médecin et géographe

Rue deTarane

Petit Marche

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