V. a. (de ad, et du lat
portarc, porter). Porter où se trouve quelqu'un ; apportez -mni ce livre.
Fv], Fournir, faire apport ; apporter tant en mariage. Alléguer : apporter des raisons. Communiquer, transmettre, annoncer ; apporter une nouvelle. Employer ; apporter des soins. Susciter : apporter des obstacles. Ant. Emporter, enlever.
apposer [a-po-sii] v. a. Appliquer, mettre ; apposer un timbre, une affiche, sa signature. Apposer les scellés, appliquer le sceau de justice sur la serrure d’une porte d'appartement, de meuble, pour qu'on ne puisse soustraire aucun des objets qui y sont renfermés. Apposer une clause, une condition à un acte, Ty insérer.
appositif, ive [a-po-zi] adj. Gramm. Se dit d un mot qui, placé à côté d'un nom, ne désigne avec lui qu’une seule et même personne, une seule et même chose. (Ainsi, dans Jean lapin, sire Grégoire, le second nom est l'appositif, le complément appositif du premier.) N. m. : un appositif.
apposition [a-po-zi-si-on] n. f. Action d'apposer : l’apposition d'un sceau. Gram. Union de deux noms, dont le second sert d’épithète au premier : Foçh, maréchal de France.
appréciabilité [a-pre'J n. f. Qualité de ce qui est appréciable.
appréciable ta-pré] adj. Qui peut être apprécié, assez considérable ; quantité appréciable. Ant. Inappréciable.
appréciateur, trice [a-pré] et adj. n. Qui
apprécie ; il est rare de trouver un juste appréciateur du mérite des autres.
appréciatif, ive [a-pré] adj. Qui marque l’appréciation : l'état appréciatif d'un mobilier. Propre à apprécier : les facultés appréciatives des lèvres et du palais.
appréciation [a-pré-si-a-st-ora] n.f. Estimation, évaluation ; appréciation de marchandises. Jugement : appréciation juste, raisonnée.
apprécier [a-pré-si-é] v. a. (de ad, et du lat. pretium, prix. — Sé conj. comme prier.) Evaluer : apprécier des meubles. Soumettre à un jugement ; ajiprécier un drame. Faire cas de : Henri ÏV appréciait Hully. Ant. Mépriser.
appréhender [a-pré-an-dé] v. a. (lat. apprehendere). Saisir : appréhender au corps un voleur. Craindre, redouter ; / appréhende qu’il ne soit trop tard ; ie’ n’appréhende guère qu’il soit trop tard.
appréhensibilitè [a-2>ré-an] n. f. Qualité de ce qui peut être saisi par 1 esprit.
appréhensible [a-pré-an] adj. Qui peut être saisi par l'esprit.
appréhensif, ive [a-pré-an] adj. Timide, craintif : caractère appréhensif.
appréhension [a-pré-an] n. f. Crainte vague, peur mal définie.
apprendre [a-pran-dre] V. a. (du lat. apprehendere, saisir par l’esprit. — Se conj. comme prendre.) Acquérir des connaissances, étudier : apprendre l’histoire. Contracter une habitude ; apprendre à se taire. Informer, être informé ; aqiprendre une nouvelle à quelqu’un, de quelqu’un. Enseigner ; apprendre le dessin à un enfant. Ant. Désapprendre, oublier. Allus. hist. ; Ils n’ont rien appris, rien oublié, mot prêté à Talleyrand et qui caractérise l’état d’esprit des émigrés à la Restauration.
apprenti, e [a-pran] n. Celui, celle qui apprend un métier, une profession sous un maître : les apprentis sont protégés par la loi. Fig. Personne peu habile, débutant, novice. Prov. ; Apprenti n'est pas maître, il ne faut pas attendre d’un débutant la perfection.
apprentissage [a-pran-ti-sa-je] n. m. Action d’apprendre un état. Le temps qu’on met à l’apprendre : tout art demande un apprentissage. Fig. Premiers essais ; l'apprentissage de la vertu.
— Encycl. Le contrat d’apprentissage est celui par lequel un patron, un chef d'atelier ou un ouvrier s'oblige à enseigner la pratique de son métier à une autre personne ; celle-ci, en retour, prend l’engagement de travailler pour le patron pendant un temps déterminé et à des conditions convenues. Nul ne peut recevoir des apprentis mineurs s’il n’est âgé de 21 ans. Le maître doit surveUIerla conduite de l’apprenti, et aviser ses parents ou représentants des fautes graves qu'il a commises. L'apprenti doit soumission à son maitre. 11 est tenu de remplacer, à l’expiration du contrat, le temps qu il n'a pu employer par suite de maladie ou d'absence ayant duré plus de quinze jours. Les deux premiers mois d'apprentissage sont considérés comme un temps d'essai, pendant lequel le contrat peut être annulé par la seule volonté de l'une des parties, sans indemnité de résiliation de part ou d’autre.
apprêt [nqyré'i n. m. (de apprêter). Manière d’apprêter les étoffes, lés cuirs, etc. Matière qui sert à l'apprêt : étoffe sans apprêt. Assaisonnement : apprêt des viandes. Fig. Affectation dans le discours : style plein d’apprêt. PI. l’réparatifs ; les ajiprêts d’un voyage.
— Encycl. l’our les étoffes de soie ou de laine et pour les gazes, l'aiiprêt est une dissolution de colle do poisson ou de gomme adragaute. On mouille les étoffes de laine ou de soie au moyen d’une éponge fine imbibée de cette dissolution. On fait ensuite sécher l'étoffe, tendue, le plus promptement possible.
Pour les gazes, on tend sur un châssis, et l’on passe une seule fois l’éponge imbibée de la dissolution de gomme. Pour les dentelles de fil, même procédé avec un apprêt différent : faire dissoudre dans un litre d’eau bouillante 4Ü grammes de borax ; quand la dissolution est terminée, on ajoute 200 grammes de gomme laque. Faire bouillir jusqu’à fusion complète, apprêtage [a-prè] n. m. Emploi de l’apprêt, apprêté [a-prè-té], e adj. Affecté, dépourvu de naturel : style apprêté; langage apprêté.
apprêter [a-prè-té] v. a. (du lat. ad, à, et præsto, près*. Donner l'apprêt : apprêter despieaux. Préparer : apprêter ses armes. Accommoder : apprêter des aliments. S'apprêter v. pr. Se disposer, se préparer.
apprêteur, euse [eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui donne l'apprêt aux étoffes, etc. Peintre sur verre. N. f. Modiste qui pose les ornements du chapeau.
Apprieu, comm. de TIsère. arr. et à 28 kil. de La Tour-du-Pin ; 1.720 h. Aciéries.
apprivoisable [a-pri-voi-za-ble] adj. Qu’on peut apprivoiser.
apprivoisement [a-pri-voi-ze-man]n. m. Action d apprivoiser ; résultat de cette action.
apprivoiser [a-pri-voi-zé] v. a. (de ad, et du lat. privus, privé). Rendre un animal moins farouche, : apprivoiser un ours. Fig. Rendre une personne plus sociable : Rien ne p>ut apprivoiser Alceste. S’apprivoiser v. pr. Se familiariser, s'accoutumer ; s'apjirivoiser avec le danger. Ant. Effaroucher.
apprivoiseur, euse [a-pri-voi-zeur, eu-ze] n. et adj. Qui apprivoise.
approbateur, trice [a-pro] adj. et n. Qui approuve : sourire approbateur ; un approbateur ; l’approbateur d’un médisant devient son complice. Ant. Dépréciateur, dénigreur, désapprobateur.
approbatif, ive [a^roj adj. Qui marque l'approbation : geste approbatif. ANT.Critique, improbatif.
approbation [a-pro-ba-si-on] n. f. (lat. approbatio). Consentement, acquiescement, adhésion : un mineur ne contracte pas valablement sans approbation. Jugement favorable : l’approbation des honnêtes gens est précieuse. Ant. Désapprobation.
approbativement [a-pro, man] adv. D une manière approbative.
approbativité [a-pro] n. f. Phrénol. Désir de plaire, d’étre louange.
approchable \a-pro] adj. Abordable, accessible : les gens irascibles ne sont pas approchables.
approchant [a-pro-chan], e adj. Peu différent, presque semblable ; le singe a des traits approchants de ceux de l’homme. Approximatif : les calculs astronomiques ne sont jamais guère qu'approchants.
approchant [a-pro-chan] adv. Environ, à peu près ; mille francs ou approchant.
approche [a-pro-che] n. f. Action d'approcher, de s'approcher : s'enfuir à l'approche de l’ennemi. PI. Abords, accès : les approches d'une ville. Travaux d’approche, travaux de terrassement, etc., au moyen desquels l'assiégeant s’avance vers 1 assiégé.
approchement [a-pro-che-man] n. m. Action d’approcher. Etat de ce qui est approché.
approcher [a-pro-ché] v. a. (de à, et proche). Mettre proche : approcher une chaise. V. n. Devenir proche ; l’heure approche. S’approcher v. pr. S’avancer, se mettre auprès de. Ant. Ecarter, éloigner.
approfondir [a-jn’o] v. a. Rendre plus profond : approfondir un puits. Fig. Examiner à fond : approfondir une question.
approfondissement [a-pro-fon-di-se-man] n. m. Action ( d'approfondir, au pr. et au fig. : l’approfondissement d’un puits, d'une question.
appropriable [a-pi-o] adj. Qu'on peut s’approprier : l’air, l'eau, la lumière ne sont pas approqiriables.
appropriation [a-pro, si-on] n. f. Action de rendre propi-e à ; l'appropriation du sol à la culture. Action de s’approprier une chose : le chasseur possède par appropriation le gibier qu'il a tué.
approprier [a-pro-pri-£] v. a. (de ad, et du lat. proprius, convenable. — Se conj. comme prier.) Rendre propre à une destination : approprier tes lois aux mœurs. Mettre en état de propreté : approprier un appartement. Fig. Conformer : approprier le style au sujet. S’approprier v. pr. S’attribuer, usurper : s’approprier un héritage, une pensée.
Approuague, territoire de la Guyane française (2.000 h.), arrosé par le fleuve du même nom ^300 kil.). Gisements aurifères. Atelier disciplinaire.
approuvablô [a-prou] adj. Qui peut, qui doit être approuvé : plan, conduite approuvable.
approuver [a-prow-né] V. a. (du lat. approbare, prouver). Agréer une chose, y consentir : approuver un mariage. Juger bon, louable t approuver un orateur, un discours. Ant. Désapprouver.
approuvé, e adj. Qui a reçu l'approbation : prêtre approuvé. S’emploie adverbialem. (avec ellipse, et invar.) ; approuvé l’écriture ci-dessus.
approvisionnement [a-pro-vi-zi-o-ne-man] n. m. Action de munir de provisions une ville, une armée, une Hotte, etc. Provisions réunies : recevoir des approvisionnements frais.
approvisionner [a-pro-vi-zi-o-né] v. a. Garnir, munir de provisions : la terre entière approvisionne Paris. S'approvisionner v. pr. Se munir de provisions. Ant. Démunir, dénantir.
approvisionneur, euse [a-pro-vi-zi-oneur, eu-ze] n. Celui, celle qui approvisionne.
approximatif, ive [a-pro-ksï] adj. Fait par approximation : calcul approximatif ; évaluation approximative. Ant. Exact, précis.
approximation [a-pro-ksi-ma-si-on] n. f. (du lat. approximare, approcher). Estimation, évaluation par à peu près. (Se dit de tout ce qui n’offre pas une exactitude rigoureuse.) Ant. Exactitude, précision.
approximativement [a-pro-ksi, man] adv.
l’ar approximation. D’une manière approximative.
appui [n-jmi] n. m. (de appuyer). Soutien, support ; mettre un appui à un arbre. Fig. : être l’appui du faible. Archit. Qui sert à s'appuyer : appui de fenêtre. A hauteur d’apjnii. à la hauteur ordinaire du coude. A rt vétér. Temps pendant lequel le cheval a le pied en contact avec le sol, pendant la marche. Mécan. Voint d'apjnii, point fixe autour duquel la
Georg’es Apponyi.
puissance et la résistance tendent à se mettre en équilibre. (V. levier.) A l’apjmi de loc. prépos, pour appuyer, prouver ; les exemples viennent à l’appui des règles.
appui-main [a-jiui-min] n. m. Baguette dont se servent les peintres pour appuyer la main qui tient le pinceau. PI. des appuis-main.
appui-tête [a-puï] n. m. Appareil destiné à soutenir immobile la tête des personnes que l’on photographie. PI. des appuis-tête.
appulse [a-pul-sé] n. f. (du lat. appulsus, voisinage;. Rapprochement de deux astres, permettant de les voir dans la même lunette.
appuyer [a-pui-ié] v. a. (du lat. ad, vers, et podium, base). — {J’appuie, tu appuies, il appuie, nous apjmyons, vous appuyez, ils appuient, juppuyais, nous appuyions. Xappuyai, nous appuyâmes . J’appuierai, nous appuierons. Appuie, appuyons, appuyez. J’appuierais, nous appuierions. Que j’appuie, que nous appuyions. Que f appuyasse, que nous appuyassions. Appuyant. Appuyé, e.) Soutenir par le moyen d’un appui ; appuyer un mur par des contreforts. Accoter, appliquer contre ou sur : appuyer une échelle contre un mur; appuyer ses coudes sur la table. Fig. Soutenir de son influence, de son crédit : appuyer une [demande. V. n. Peser : appuyer sur la plume. Fig. Insister ; appuyer sur une circonstance. Prendre une direction : appuyer sur la droite. S’appuyer v. pr. S’aider comme d'un appui, d’un soutien : s’appuyer sur une canne.
appuyoir [a-pui-i-oir] n. m. Outil en bois, dont se sert le ferblantier pour appliquer l'une sur l’autre deux pièces à souder.
Apraxine, nom d’une famille noble russe, qui joua un rôle considérable au xvni» siècle. Un de ses membres les plus fameux, Etienne-Fédorovitoh (1702-1758), se distingua pendant la guerre de Sept ans contre les Prussiens.
âpre adj. (lat. asper). Rude au goût, au toucher : fruit âpre. Fig. Avide : âpre au gain. Violent, plein d'aigreur : caractère âpre. Ant. Doux.
âprement [man] adv. Avec âpreté : réprimander quelqu'un âprement.
Apremont, comm. de la Vendée, arr. et à 33 kil. des Sables-d'Olonne ; 1.660 h.
Apremont, comm. et forêt du dép. de la Meuse, arr. et à 18 kil. de Commercy ; 511 h. (en 1914). Violents combats au cours de la Grande Guerre. — Comm. et bois du dép. des Ardennes, arr. et à 22 kil. de ’Vouziers, sur Aire, près de la lisière de la forêt d’Argonne ; 624 h. (en 1914). Ch. de f. E. Le bois d'Appremont fut aussi le théâtre de luttes sanglantes pendant la Grande Guerre.
après [pré] prép. (de à, et près). A la suite : entrer après quelqu’un. Contre : crier après quelqu’un. A la poursuite de : courir après un lUvre. Ensuite : mangez d’abord, buvez après. D’après loc. prép,, à l'imitation, à la manière : peindre d’après nature. Ajirès coup loc. adv., trop tard, après qu'une chose est faite. Après tout, au surplus, quoi qu’il en soit. Ant. Avant.
après-demain [prè-de-min] adv. Le second jour après celui où l'on est. N. m. ; des après-demain après-dîner [prè-di-né] n. m. Temps qui suit le dîner. PI. des apres-diners. (On écrivait autref. APRÈs-DiNÉ n. m., et aprés-dinée n. f.) (Ecrivez -.je viendrai cet aprés-diner, ou je viendrai après dîner.)
après-guerre [prè-ghè-re] n. m. invar. Temps, régime qui a suivi la Grande Guerre.
après-midi fprèj n. m. ou f. invar. Partie du jour depuis midi jusqu’au soir. (Ecrivez : je viendrai cet ou cette après-midi, ou je viendrai après midi.)
après-souper fj>ré-sou-pé] n. m. Temps entre le souper et le coucher. PI. des après-soupers. (On écrivait autref. aprés-soupé n. m. et aprés-soupée n. f.). (Ecrivez : je viendrai cet après-souper ou je viendrai après souper.)
âpreté n. f. Etat de ce qui est âpre : l’âpreté des fruits verts. Fig. Sévérité, rudesse ; l'âpreté des reproches. Avidité : l’âpreté des créanciers.
AprièS [é.ss], roi d'Egypte de la xxvi' dynastie, fils de Psammétik II ; il eut des démêlés avec Nabuchodonosor, et fut détrôné par un de ses généraux, Amasis.
, à priori, v. priori (à).
apriorisme [ris-me] n. m. Méthode de raison-, nement à priori.
aprioristique adj. Qui procède à priori : méthode aprioristique.
apriorité n. f. Caractère de ce qui est à priori : l’apriorité des formes intuitives de la sensibilité.
apronn. m. Genre de poissons acanthoptères, de la famille des percidés, mais à corps plus allongé que ceux-ci, et qui vivent dans les eaux douces d’Europe ; l'apron atteint de 0™, 15 à 0™, 05 de long ; sa chair est très estimée. (On le pèche comme la perche.)
à-propos [piî] n. m. Chose dite ou faite en temps et lieu convenables : V à-propos donne du prix à tout. Pièce de théâtre, poème de circonstance: des à-propos en vers. V. propos (à).
ApsaraS. Mythol. hind. Déesses inférieures, musiciennes et danseuses chargées de distraire les dieux. S. une Apsara.
apsichet [c/iè] n. m. Rebord saillant ménagé sur fa surface extérieure des portières, et qui sert à maintenir les glaces d'une voiture.
apsidal, e adj. Se dit, en géométrie, d'une surface que Ton peut dériver d’une autre, d’après une loi de géométrie spéciale ; une surface apsidale d'une autre.
apside n. f. (gr. apsis, idos). Astron. Chaque extrémité du grand axe de l’orbite d'une planète : la ligne des apsides.