V. ARACHNÉEN
aranéides ^né-i-de] n. m. pl. Ordre d’arachnides , comprenant les araignées proprement dites. S. un aranéide.
aranéiforme adj. (du lat. aranea, araignée, et de forme). Qui ressemble à une araignée.
aranéols n. f. (du lat. aranea, araignée). Nom donné par les pécheurs à la vive quand elle est jeune.
aranéologie [Ji] n. f. (du lat. aranea, araignée, et du gr. logos, traité). Partie de Tentomologic qui traite des araignées.
aranéologlie [lo-ghe] n. m. Celui qui s’occupe d’aranéologic. iOn dit aussi aranéograpue.)
arani n. m. Dans l’Inde védique, ustensile de bois servant à allumer le feu sacré.
Aranjuez (éi’j, v. d’Espagne (prov. de Madrid’;, sur le Tage ; beau château, résidence royale ; 9.800 h.
arantèle ou arantelle [t^'-le] n. f. (du lat. aranea, araignée, et tela. toile). Toile d’araignée. (Vx.) Tissu de lin très léger. (Vx.) Véner. Filandres qui s’entre-croisent comme une toile d’araignée sur les pieds du cerf.
aranteloir n. m. Tète de loup pour balayer les toiles d’araignée.
Arany (Jean), poète hongrois, né à.Nagy-Szalonta, m. à Budapest (1817-1882), auteur du poème : la Constitution perdue et de la trilogie du héros Toldi. — Son fils, Ladislas , né à Nagy-Szalonta, m. à Budapest (1844-1898), auteur du poème patriotique ; la Bataille des Huns, fut aussi un poète de valeur.
Aranzi (Jules-César), anatomiste italien, né à Bologne, élève d’André Vésale (1530-1589). On lui doit de remarquables travaux sur le cerveau.
arapaïma n. m. Genre de poissons des eaux douces du Brésil et de la Guyane, qui peuvent atteindre près de 5 mètres de long et peser jusqu'à 200 kilogrammes ; V arapaïma est le plus grand des poissons d'eau douce.
arapède n. m. Nom donné aux patelles, sur les côtes de Provence.
Arapiles (Les), bourg d’Espagne (prov. de Salamanque). Wellington y vainquit Marmont , le 22 juillet 1812.
arar n. m. Arbre ressemblant au thuya, qui croit dans l’Afrique septentrionale et fournit la gomme sandaraque.
Ararat [rn), massif volcanique d’Arménie, ov’i, suivant la Bible, se serait arrêtée l’arche de Noé (Grand- Ararat, 5.211 mètres ; Petit-Ararat, 3.960 m.)
Aras [rnss], ane. Araxes, riv. d’Arménie, le plus important affluent du Kouv ; environ 800 kil.
arasement [ze-înan] n. m. Action d’araser. Dernière assise d’un mur.
araser [zé] v. a. (de «, et ras). Mettre de niveau les assises d’une [construction. Scier à une certaine épaisseur le bas des planches où l’on veut mettre des emboîtures, et conserver assez de bois pour faire les tenons.
arases [ra-ze] n. f. pl. Pierres qui servent à l’arasement. (On dit aussi pierres d’arase.)
aratoire adj. (du lat. arator, laboureur). Qui concerne l’agriculture : instruments aratoires.
AratUS [tus.s], poète et astronome grec (ni® s. avant J.-C., m. en 213j ; auteur d’un célèbre poème didactique sur les Phénomènes.
AratuS de Sicyone, général grec, né à Sicyone ; fondateur de la ligue Achéenne, dont il voulait faire le point d’appui de l’indépendance hellénique. Il mourut empoisonné à l’instigation de Philippe III de Macédoine (272-213 avant J.-C.).
araucan [roj n. m. idiome des habitants de l’Araucanie, appartenant à la famille des langues agglutinantes.
Araucana (/’), poème épique espagnol, en trentesept chants, par Alonzo de Ercilla, qui avait pris part à l’expédition de Philippe II contre les Araucans (xvi® s.), et qui la célébra avec une brillante imagination,
Arauc anie
'rô-ka-nt], région de l’Amérique du Sud , dans la partie méridionale du Chili, entre les Andes et l’Océan.
Divisée depuis 1887 en quatre provinces :
Arauco, ch.-l. Lébu;
Cautin,ch.-1. Témuco ;
Malleco, ch.-l. Angol ;
Biobio, ch.-l. Los .Angeles ; environ 34LOOO hab. [.Araucaniens ou Araucans.)
araucaria ’rd] n. m. Genre de conifères des régions tropicales de l’Amérique et de TOcéanie,
que l’on cultive coin- Araucai.a.
me plante d appartement dans les régions tempérées. (On dit aussi
.ARAUCARIE n. f.)
Arauco, v. et port du Chili, dans la prov. du même nom ; 3.50ù li. Mines de houille ; port actif.
Araujo-Porto-Aleçre (Manoël d’), architecte et poète brésilien, né à Rio-Pardo en 1806, m. en 1879.
ArauleS, comm. de la Ilaute-Loire, arr. et à 9 kil. d’Yssingeaux ; 2.040 h.
Aratralli (monts', chaîne de montagnes da TInde (Radjpoutana). Gisements d’or et d argent; marbres, etc.
Ara’Vis {chaîne des), chaîne du massif dea Bornes, aux confins de la Savoie et de la Haute- Savoie : point culminant, mont Charvin (2.414 m.).
Araxes, ancien nom de TAras, fleuve d’Arménie.
Arazzi (les) ou Tentures d’.trrns, célèbres tapisseries faites en F’iandre sur des cartons de Raphaël et conservées au Vatican. V. cartons.
Arbâ (L’), comm. du départ, et arr. d’Alger ; 9.000 h. Mines de zinc et de plomb argentifère. Tabac, vignobles ; marché important.
Arbace ou Arbacès [séss], prince légendaire de Médie. Il aurait gouverné ce pays pour le compte de Sardanapale, puis se serait rendu indépendant (vin® s.)
arbalète n. f. (du lat. arcus, arc, et balista, baliste). Arc d’acier, monté sur un fût et se bandant avec un ressort. V. arme.
— Encycl. L’arbalète permet mieux que Tare un tir prqcis et puissant. C’est de son (principe quedérivent la plupart des balistes et autres machines;
de l’antiquité et du moyen âge. L’arbalète se compose de deux pièces : l’arc et la pièce de bois qui le supporte, Varbrier. L'are, de bois ou de corne, était d’une très grande force ; la corde était tendueau moyen d’une machine (cric, tour). L’arbalète fut. l’arme de jet la plus redoutable du moyen âge. Letrait de l’arbalète (flèche, vireton, carreau, etc.)tuait un homme à plus de deux cents pas. arbalétée [té] n. f. Portée d’arbalète, arbalétrier [tri-éj n. m. soldat armé d'une arbalète. Ornith. Martinet noir. Charp. Pièces de
A, B, arbalétriers (construction).
bois qui soutiennent la couverture d’un bâtiment. ’V’. FERME.
— Encycl. Les armées des Romains, des Cartha-
ginois, ainsi que celles du as-Empire, comptèrent dans leurs rangs des arbalétriers.
Les arbaléti’iers du moyen âge n’étaient pas, dans les armées, un élément aussi utile que les archers, parce que leurs armes étaient d’un maniement plus difficile et plus lent. Ils étaient cependant très redoutables dans la guerre de siège. Le grand maître des arbalétriers était un grand officier de la coiu'onne, qui, au moyen âge, commandait tous les gens de pied, et partageait avec le connétable, chef suprême des gens à cheval, l’autorité militaire.
arbalétrière ou arbalétière n. f. Ouverture étroite, pratiquée dans les murailles des châteaux forts du moyen âge pour tirer de l’arbalète.
Arban (Jean-Baptiste), compositeur français, virtuose du cornet à pistons,, né à Lyon, m. à Paris (1825-1889).
Arbatacbe, comm. du départ, et arromL d’Alger ; 3.500 hab.
ArbelleS [bè-le], v. de l’Asie Mineure, prés delaquelle Alexandre vainquit Darius en 331 av. J.-C.
Arbelles (Bataille d'), célèbre mosaïque romaine trouvée à Pompéi (musée de Naples), un des chefsd’œuvre de la mosaïque antique; -- tableau de Le Brun (Louvre), une des quatre fameuses batailles; peintes en l’honneur de Louis XIV. A gauche, on voit les chariots de Darius renversés, brisés. Au second plan, Alexandre, à cheval, est suivi de son invinciblephalange ; au-dessus de sa tête, plane Taigle de- Jupiter ; à droite, Darius, sur un char en forme detrône, s’avance avec ses éléphants, portant des tours; garnies de soldats (v. p, 119)
Arbicot, Arbi,Bicot ;Ao] n. m. .Arg. Arabe-
A RB
arbitrage n. m. Jugement amiable d’un diffé- Tend par arbitre ; detnander t'arbitraf/e. Sentence rendue par les arbitres ; exécuter un arbitrage. Bnurs. -Opération quiconsisteàremplacer une valeur par une autre qui parait plus avantageuse. V. spéculation.
— Encycl. Dr. L'arbitrage ne peut s’exercer que sur les droits dont on a la libre disposition. L’acte par lequel on consent à recourir à un arbitrage s’appelle compromis. On ne peut compromettre sur les dons et legs d’aliments, logement, vêtements, ni suites séparations, divorces et autres questions d’état civil. Les arbitres, désignés sous le nom d'amiables compositeurs, jugent en équité, et il ne peut être appelé de la sentence. En cas de partage ou de désaccord. le président du tribunal nomme un tiers arbitre ou un surarbitre. Les patrons, employés ou ouvriers peuvent soumettre les questions qui les divisent à un comité de conciliation, et, à defaut d'entente dans ce comité, à un conseil d'arbitrage. dis s'adressent au juge de paix, chargé des détails de la procédure, mais étranger à la décision sur le fond, prise par les arbitres. Des Commissions d'arbitrage •ont été instituées, pour régler les situations particulières qu'avait créées la Grande Guerre entre les propriétaires et les locataires.
Arbitrage international. On appelle de ce nom une procédure pacifique employée pour le règlement des litiges internationaux et qui consiste dans la désignation, par deux Etats en conflit, d’une puissance dierce, d'un corps constitué ou même d'un simple particulier chargé de les départager. Sur l’initiative du tsar Nicolas II, une « Conférence de la paix » s'est tenue à La Haye en 1898, en vue d’assurer le règlement pacifique des conflits internationaux, et a •signé un acte final daté du 29 juillet 1898. Depuis, La Haye fut le siège d’une cour permanente d’arbitrage.
arbitraire [trè-ré\ adj. (lat. arbilrarius]. Qui dépend de la seule volonté, en dehors de toute considération de raison, d’équité, de légalité : des votes arbitraires ; appréciation arbitraire. Despotique ; pouvoir arbitraire. N. m. Despotisme, autorité sans -autre règle que celle du bon plaisir : la tyrannie, c'est l'arbitrhire permanent. Arbitraire légal, faculté d’appréciation laissée par la loi à la conscience du .juge. Ant. Légal, juste, équitable.
arbitrairemeil't [trè-re-man'] adv. D’une manière arbitraire. Ant. Légalement, Justement.
arbitral, e, aux adj. Qui est prononcé par des arbitres : jugement arbitral. Qui est composé d’arbitres : tribunal arbitral.
arbitralement [man] adv. Par l’intermédiaire d’arbitres.
arbitration [si-ow] n. f. Estimation en bloc, arbitre n. m. (lat. arbiter). Qui est choisi par un tribunal ou par les parties pour prononcer dans un différend. Maître souverain ; les arbitres du monde. Qui a une grande influence ; être l'arbitre de la mode. Libre arbitre ou franc arbitre, puissance ■que la volonté a do choisir, de se déterminer.
Arbitre (Traité du Libre), par Bossuet; un de -ses principaux ouvrages de philosophie théologique, ■dans lequel il essaye de concilier la nécessité morale de la liberté avec la prescience divine.
arbitrer [tré] v. a. Juger en qualité d’arbitre : arbitrer un différend. Bours. Soumettre à l’opération de l'arbitrage.
Arboga, V. de Suède (Vestmanland), sur le deuve Arboga. affl. du lac Mælar; 4.G00 h. Sources minérales, forges, fonderies de fer.
ArbogaSt [ghast'. Gaulois, général de 'Valentinien II, qu’il fit tuer pour proclamer le rhéteur Eugène. Vaincu par Théodose, il se donna la mort (394).
ArbOgaSt (saint), évêque de Strasbourg, mort vers G78. Fut en grande faveur auprès de Dagobert.
Arbois, ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 10 kil. de Poligny, sur la Cuisance, s. -affl. du Doubs; 4.100 h. (Arboisiens, Arboisins ou Arbosiens). Ch. de f. P.- L.-M. Bons vins. Patrie de Pichegru. — Le cant. a 15 comm. et 8.000 h.
Arbois de Jubainville (Henri d’), historien et linguiste celtisant français, né à Nancy, m. à Paris (18-27-1910), membre de l’Institut. H a publié: Histoire des ducs et des comtes de Champagne; Cours de littérature celtique; etc.
Arboleda (Jules), président de la Nouvelle- Grenade (auj. Colombie), poète et brillant orateur; né en 1817. Chassé du pouvoir, trahi par ses soldats, il fut as.sassiné en 1862.
Arbon, v. de Suisse (cant. de Thurgovie), sur le lac de Constance; 5.700 h. Broderie mécanique; fabrique de machines, tissage.
arborer [re'] v. a. (du lat. arbor, arbre). Planter, ■élever quelque chose droit comme un arbre ; arborer un drapeau. Arborer un pavillon, le hisser, le déployer. Arborer l'étendard de la révolte, se révolter, arborescence [rés-san-se] n. f. Etat d’un végétal arborescent. Forme arborescente.
arborescent [rés-snîi]. e adj. Qui a la forme, le caractère d’un arbre : fougères arborescentes.
arboricole adj. (du lat. arbor, oris, arbre, et colere, habiter). Qui vit sur les arbres.
arboriculteur n. m. Qui s’occupe d’arboriculture, de la culture des arbres.
arboriculture n. f. (du lat arbor, oris, arbre, ■et de culture . Culture des arbres.
— Encycl. La sylviculture étant l’exploitation des arbres considérés en masse, l’arboriculture est l'exploitation des arbres considérés individuellement, L arboriculture est une branche annexe du jardioage. L'arboi-iculture fruitière est un art compliqué, qui exige la connaissance de diverses pratiques (taille, grefl’age, effeuillage, ébourgeonnement, etc.), mais aussi et surtout 1 appréciation de la mesure dans laquelle il importe de pratiquer ces opérations et de l'époque où il faut les pratiquer. L’arboriculture d'ornement consiste à savoir élever en pépinière pu soigner au jardin les arbres ou arbrisseaux d’oinement. Elle demande autant l'œil sûr de l’artiste, que le savoir et l’habileté du jardinier.
arboriforme adj. Qui a la forme d’un arbre, arborisation [ri-za-si-on] n. f. Dessin naturel, représentant des branches d’arbre dans les corps minéraux.
— Encycl. Les arborisations de glace qui recou- ■vrent les fenêtres des appartements, l'hiver, sont dues à la condensation de la vapeur d’eau sur les vitres refroidies jiar la température extérieure. L’or,
l’argent, le cuivre, certains minéraux ont souvent formé, en se solidifiant, des groupes de cristaux dont l’aspect rappelle celui d’un arbre (dendrites des oxydes de manganèse, agates renfermant des arborisations d’oxyde de fer et de manganèse).
arborisé [ri-zé], e adj. Qui représente des arborisations : agate arborisée.
arboriser [ri-zé] v. n. Cultiver des arbres.
arboriste [ris-te] n. m. Syn. peu usité de
PÉPINIÉRISTE et de ARBOUIOULTEUR.
arbouse [bou-ze] n. f. Fruit de l'arbousier.
arbousier [bou-zi-€] n. m. Arbre du Midi, à fruits rouges, assez semblables extérieurement à la fraise, d’une saveur aigrelette.
— Encycl. Les arbousiers (arbutus) ont des fleurs d'un blanc rosé : les fruits, comestibles, sont d'un rouge vif. On emploie lés feuilles pour le tannage des peaux.
arbre n. m. (lat.
arbor}. Bot. Végétal ligneux dont la tige ou tronc, fixée au sol par ses racines, est nue à la base et chargée de branches et de feuilles à son sommet : les arbres sur pied sont immeubles comme le sol qui les porte. Arbres verts, ceux qui conservent leurs feuilles pendant l’hiver : chêne vert, laurier, etc. .-1 rbre de la croix, la croix de J.-C. Arbre de Noël, arbre vert garni de Jouets et de friandises, que l’on dresse dans la nuit de Noël. Arbre généalogique, v. généalogique. Arbre symbolique, ài-bi-e attribué aune divinité, à un culte et que l'on place devant les autels, les monuments, les maisons, sur les places, etc. : arbre de la Liberté ; arbre sacré ; arbre de mai ; etc. AJéean. Axe de bois ou de métal sei-vant à transmettre le mouvement dans les machines : arbre de moulin, de pressoir, etc. Fig. Ce qui peut se comparer à un arbre par ses racines, l’étendue de ses rameaux, etc. ; l'arbre de la science. L'arbre de la science du bien et du mal, celui qui, dans l’Eden, portait le fruit défendu. Prov. ; Entre l’arbre et l’écorce, il ne faut pas mettre le doigt, il ne faut pas intervenir dans une discussion délicate, surtout lorsqu'elle a lieu entre parents, amis, etc. Couper l’arbre pour avoir le fruit, sacrifier sottement l'avenir au présent.
— Encycl. Bot. Les végétaux ligneux sont généralement distingués en arbres, arbrisseaux, arbustes et sous-arbrisseaux. Les arbres eux-mêmes sont dits forestiers, d'ornement et fruitiers. Les arbres forestiers fournissent du bois d’œuvre (bois de construction et bois d’industrie), du bois de chauffage, des écorces (tan, liège), de la résine, etc. ; les arbres d'ornement servent à la décoration et à l'ombrage des parcs, des avenues ; quant aux arbres fruitiers, leur culture se fait en plein vent ou eu espalier : c’est une branche annexe du jardinage [arboriculture fruitière). La hauteur des arbres est très variable ; il en est qui n'atteignent que trois ou quatre fois la taille de l'homme, d'autres dépassent souvent 109 mètres (eucalyptus, wellingtonia). Les individus d'une même espèce peuvent, suivant les conditions où ils se trouvent, offrir dans leur développement des différences très considérables. — L’abatage des arbres a lieu pendant l'hiver (fin septembre à fin avril), c’est-à-dire à l’époque où la végétation est en repos ; il se fait, suivant deux méthodes : la coupe à rez de terre, ou la coupe en pivotant. On coupe à rez de terre le taillis et les arbres susceptibles de fournir des rejets. La coupe en pivotant est faite plus profondément par l'ouverture d'une tranchée autour du pied ; on coupe à la hache toutes les racines, puis la souche centrale ; après l'abatage, on comble les trous des arbres déracinés . 'V. abatage.
— Protection contre les rongeurs. Pour prévenir les dégâts que peuvent commettre sur les jeunes arbres certains animaux (lièvres, lapins, etc.), on badigeonne le pied de ces arbres jusqu'à hauteur de 0"',80 à 1 mètre avec un mélange composé en p,arties égales d’huile de poisson et d'ocre brune dont l’odeur éloigne les rongeurs.
— Dr. Il n’est permis de planter des arbres, arbrisseaux et arbustes près de la limite de la propriété voisine qu’à la distance prescrite par les règlements et usages ou, à défaut, qu'à la distance de 2 mètres de la ligne séparative des deux héritages pour les arbres dont la hauteur dépasse 2 mètres, à la distance de 0™,50 pour les autres plantations, y compris les haies vives.
Le voisin peut exiger que les arbres ou haies plantés à une moindre distance soient arrachés ou réduits à la hauteur légale, à moins qu’il n'y ait titre contraire ou prescription (trente ans). Les arbres en espaliers ne doivent pas dépasser la crête du mur ; le propriétaire a seul le droit de yilanter en espaliers, dans le cas où le mur ne serait pas mitoyen. Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres du voisin peut contraindre celui-ci à couper ces branches.
Sur les routes, les plantations sont faites par l’administration des ponts et chaussées, à la distance de 1 mètre au moins du bord extérieur des fossés.
Arbre de Jessé, arbre généalogique de Jésus- Christ. Il a été souvent représenté par la peinture et la sculpture, depuis le xii® siècle jusqu'au xvK. Le patriarche Jessé est représenté couché à terre et endormi. De son corps s’élance un tronc, dont chaque ramification porte un ancêtre du Christ. La branche la plus haute se termine par une fleur épanouie, qui sert de trône à la 'Vierge tenant l’enfant Jésus entre ses bras.
Arbresle [brè-le] (L’),eh.-1. de c. (Rhône), arr. et à 25 kil. de Lyon, sur la Brévenne, s. -affl, du Rhône ; 3.200 h. Ch. de f. P.-L.-M. Soie, pierres de taille. — Le canton a 17 comm. et 17.800 h.
arbreuXj BUSGrOreil, en-se] adj. Planté, couvert d Arbres : pays arbreux ; terres arbreuses.
ARC
Ârbre de Jessé (grav, du xvi* siècle).
arbrior [6r^-é] n. m. .Aî’c/î^o/. Fùldel'arbalètej sur lequel est monté Tare où repose la flèche, et qui porte le mécanisme de détente.
arbrisseau [iW-sd] n. m. Petit arbre qui se ramifie dès sa base, comme le lilas^le sureau, etc.
Arbrissel. V. Robert d’Arbrissel.
Arbroattl, v. d’Ecosse (comté de Forfar) ; 22.000 h. Port actif.
arbrot [éro] ou arbret [hrè\ n. m. Branche d'arbre plantée dans le sol et enduite de glu, qui sert à prendre les moineaux.
arbust© [/ms-ïe] n. m. (lat. arhustum). Plante ligneuse plus petite que l’arbrisseau, comme le groseillier, le chèvrefeuille, les bruyères, certains rosiers, etc.
arbustif [bus-tif], ive adj. Qui appartient à l'arbuste. Qui se compose d’arbustes : plantations arbustives.
Arbutlmot [but-no] (Jean), savant et écrivain écossais, né à Arbuthnot, m. à Londres (1658-1735), médecin de la reine Anne. Il a écrit: l'Art de mentir en jwliiique ; le Procès sam fin ou Histoire de John Bull; etc. C’est de ce dernier ouvrage qu’est sorti le sobriquet de Jo/m donné aux Anglais.
arbutin© n. p. Glucoside extrait des feuilles de busserolle et des baies de l’airelle rouge.
arc [ark] n. m. (lat. arcus). Arme formée d’une verge de' bois ou de métal, que l’on courbe au moyen d'une corde tendue avec effort, et servant à lancer des flèches : bander un arc ; tirer de l'arc, (V. armes.) Par anal. : l'arc des sourcils, des lèvres. Fig. Avoir plusieurs cordes à son arc, avoir plusieurs moyens de réussir. Débander l'arc, donner quelque relâche à l’esprit. Géom. Portion de circonférence (v. ce mot) ou d'une courbe quelconque. Physiq. Arc voltaïque, lumière éclatante qui jaillit entre deux morceaux de charbon reliés aux deux pôles d'un générateur électrique. ^1 /‘c/h'L Courbe que décrit une voûte en pierre taillée, en moellons ou en briques : arc brisé, rampant, etc. Arc de triomphe, monument formant un grand portique cintré, orné de bas-reliefs, etc., consacrant le souvenir d'une victoire, d’un fait mémorable, etc. Arc d'Ulysse, v. Ulysse.
— Encycl. Ba/tsh Les hommes de l’âge de pierre SC servaient déjà de l'arc. C’était l'arme préféx’ée des peuples orientaux de l’antiquité : les Romains, les
Grecs et Gaulois se servaient plutôt de javelines et de frondes. Les monuments figurés de l'ancien Orient classique portent l'arc à deux ccurbui’es appelé, au moyen âge, arc turquois. Le vrai type de l'arc occidental est le grand arc droit, employé à la chasse et à la guerre. Son usage devint courant au xve siècle. C'était alors une longue verge delà hauteur d’un homme ; la corde était de chanvre, parfois de boyau. On appelait archais l’étui des archers, qui renfermait leur arc et les cordes de rechange.
— Géom. Sur une circonférence de rayon R. un arc de n degrés a une longueur l donnée par la formule : l — ^ -TC étant le nombre 3,1416. L’arc de n grades a pour longueur »
— Archit. L’origine des arcs de triomphe remonte à la coutume qu'avaient les Romains d en dresser
Arboiihi**!’ des Alpes :
a, fruit (le l’arbousier commun.
AUC
ARC
sur le passage de leurs triomphaleurs. Les cinq arcs de triomphe existant encore à Rome sont ceux de Drusus, Titus, Septime-Sévcre. Galien, Constantin. En France, on trouve les arcs de Saint-Rémi, de Carpentras, d'Orange. I>ans les temps modernes, on peut citer ceux que la ville de Paris édifia à la gloire de Louis XIV, et auxquels on a donné depuis les noms de Porte Saint-Denis et de Porte Saint-Martin, Sous Napoléon Ier, les arcs du Carrousel et de l'Etoile furent dédiés à la Grande Armée.
Arc de triomphe de l’Etoile, le monument le plus cousid4i'able qu'on ait construit en ce genre : il s'élève sur une éminence qui termine la promenade des Champs-Elysées, à Paris, au milieu d'une place circulaire, d'où rayonnent douze avenues. Son érection fut décrétée par Napoléon le 12 février 180fi. Construit d’après le plan de l'architecte Chalgrin, l'édifice fut inauguré le 29 juillet 183C. Sa hauteur est de 49“, 3S, sa largeur de 4t“,82 et son épaisseur de 22 10. Des décorations superbes ornent
le monument ; entre autres, les figures de la Renommée par Pradier, le Départ ou la Marseillaise de Rude, le Triomphe de Cortot,la. RésistanceetlaPaix d'Etex. 11 porte inscrits les noms de 386 générau.x ayant figuré dans les guerres de la République et de l'Empire et ceux des principales victoires de l'Empire.
Arc de triomphe du Carrousel, sur la place de ce nom à Paris ; élevé en 1806 d'après les plans de Percier et Fontaine. Richement décoré, il rappelle l'arc de Constantin à Rome.
Arc, comm. de la Haute-Saône, axT. et à 1 Idl. de Gray ; 2.900 h.
Arc, riv. des Bouches-du-Rhône, tributaire de l',étang de Berre ; cours 70 kil. — Toi'rent de la Savoie, qui passe à Modane, Saint-Jean-de-Maurienne, et se jette dans l'Isère (r. g.) ; cours 150 kil.
Arc (sainte .Teanne d’) ou Darc, surnommée la Pucelle d’Orléans, héroïne française, née à Domrémy, m. à Rouen (1412-1431). Elle appartenait à une famille de villageois. Extrêmement pieuse, il lui arrivait fréquemment de tomber en extase. Fille entendait, disait-elle, des voix, notamment celles de saint Michel et de sainte Catherine, qui lui ordonnaient d'aller sauver la F" rance, désolée par l'invasion anglaise. Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, ne voulut pas d'abord déférer au désir
de Jeanne d'éli’e conduite auprès do Charles Vil : il ny Consentit qu’à l'époque du siège d'Orléans (1429). Jeanne vit le roi de France à Chinon, le découvrit au milieu de ses courtisans, réussit à le convaincre, fut mise à la tête d'une petite troupe armée, obligea les Anglais à lever le siège d'Orléans, les vainquit à Patay et fit sacrer Charles VU à Reims. Elle essaya ensuite de prendre l’aris, mais elle dut renoncer à son projet sur l'ordre du roi luimême, après avoir été blessée dans un assaut. Abandonnée, trahie peut-être par les siens devant Compiègiie, elle tomba aux mains des Bourguignons, qui la vendirent à leurs alliés, les Anglais. Ceux-ci la firent juger par un tribunal ecclésiastique, que présidait l'évêque de Beauvais, Pierre Cauchon. Elle s'y défendit avec autant d'habileté que de simplicité et de courage-.
Déclarée hérétique et relapse, elle fut brûlée vive, sur la place du Vieux-Marché, à Rouen.
Jeanne d'Arc, personnification du patriotisme populaire français, qui arracha aux Anglais la terre nationale, est restée la gloire la plus pure de notre histoire. On fait souvent allusion aux traits les plus caractéristiques de sa vie : son voyage à Chinon, la divination avec laquelle elle reconnut Charles Vil, sa fière et simple réponse à ceux qui lui demandaient pourquoi elle avait porté son étendard à l’église lors du sacre du roi à Reims : « 11 avait été à la peine, il était bien juste iiu'il fût à l'honneur ! » sa réponse à Pierre Cauchon, qui lui demandait si elle se croyait enétatdegràce:
« Si je n’y suis, que Dieu m y mette ; et si j'y suis, que Dieu m'y tienne, »
enfin, à son courage devant la mort, qui fit dire aux Anglais ; ir Nous avons brûlé une sainte ! >■ Jeanne fut, dès le moyen âge, l’objet de la vénération populaire ; elle a été béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Fête le 2e dimanche de mai.
Arc {représetitations diverses de Jeanne <r . Les peintres et les sculpteurs ont célébré à l’eiivi lu gloire de la bonne Lorraine. Parmi les oeuvres qui lui
sont consacrées, citons les tableaux de Paul Delaroche (1824): — d’Eug. Devéria (1831), musée d'Angers; — d’Ingres (1854); — de Bastien- Lepage (1880) ; — VEntrée de Jeanne d'Arc à Orléans, beau tableau de Scherrer(1887)’, [v. p.
119]; — Jeanne d’Arc à Reims.
peinture murale de Lcnepveu, au Panthéon [v. p. 119 1, etc., et, parmi les statues, celles de Barrias, à Rouen ; — de Gois (1804), à Orléans ; — de la princesse ïlarie d’Orléans ; — de Rude (1832), au Louvre ; — de Foyatier (1855), à Orléans ;
— de Chapu (1872), au Luxembourg ; — de Erémiet (1874).
sur la place des Pyramides, à Paris ; — de Roulleau, à Chinon ; — de Chatrousse, à Paris ;
— d'Albert Lefeuvre (1875) ; — de Paul Dubois (1889), sur la place Saint-Augustin, à Paris; de Péchiné, etc. Sa maison natale, à Domrémy, est devenue un musée, où sont réunis des souvenirs et des œuvres d'art.
Arc [Procès de condamna- 4’'^^?’ l, P”
■tion et de réhabilitation de ane a Oricai.s,. Jeanne d'i, par Jules Quicherat (1841-1849:. — Le tome lar contient les pièces du procès de condamna-
Jeaune d'Arc, tableau d'Ina-rea (Lou're).
lion. les tomes II et III celles du procès de réh.abilitalion, les tomes IV et V un choix de témoignages contemporains de la Pucelle. C'est une des œuvi-es
A r\f* rto I nraftsratanlD/^ m n t
LAR. U.MV., 'i V. T. I
Statues équestres de Jeanne d’Arc ; 1. De Paul Dubois; 2. De f'rémlel-
Oriflamme de Jeanne d’Ar<v
ARC
ARC
qui honorent le plus rénuliiion frani;aise. Quicherat l a complétée par des Aperçus Hûicceaux sur Chistoire de Jeanne d'Arc (183dj.
Arc {Jeanne d'] à Domrémy, par Simeon Luoe. Recherches critiques et originales sur l'enl'ance de la Pucelle et sur les origines de sa mission.
Arc {Jeanne d'), mystère représenté à Orléans en 113.3, — drame en cinq actes et sept tableaux de J. Barbier, musique de Ch. Gounod >1873) ; — opéra en quatre actes et six tableaux, livret et musique de Mormet (1876) ; — poème de Southey, conception simple et noble (1793) ; — tragédie de Schiller 1801) ; — épopée d’Alex, Soumet (1845).
Area (Niccolo dell’). sculpteur italien du xv' siècle, né il Bari, mort à Bologne en 1494, connu par ses belles sculptures du toit du sarcophage de saint Dominique.
ArcactlOn, ch.-l. de c. de la Gironde, arr. et à 69 kil. de Bordeaux, sur le bassin cC Arcachon, formé par lo golfe de Gascogne ; 9.280 h. Ch. de f. M. ).4reachonnais). Station balnéaire et sanatoria. Parcs à huîtres. — Arcachon est, en même temps que le ch.-l., la seule comm. du cant.
arcade n. f. ouverture en forme d'arc dans un
'juvrage d'architecture. Par anaC. Courbe décrite par certaines parties osseuses, etc. ; !es arcades sourcitiires.
Arcadelt Uacques), compositeur hollandais du xve siècle, m. sans doute à Paris. Il a lai.ssé de nombreuses et diverses œuvres musicales.
Arcades ambo, mots lat. signif. Arcadiens tous deux, que Virgile {JlijlOj/ues, VII, 4) applique aux deux bergers Tircis et Corydon, tous deux Arcadiens et. par conséquent, habiles à, chanter.
Arcadie di-, région montagneuse de la Grèce ancienne, dans la partie centrale du Péloponése, habitée par les Arcadiens, peuple de pasteurs, et dont les fictions des poètes antiques avaient fait le séjour de l'innocence et du bonheur. Au figuré, nom que l'on donne au pays imaginaire des bergers purs dans leurs mœurs, au séjour du bonheur pastoral. ^V. Arc.iuie, {les Benjers d'). Les villes principales de r.Vrcadie étaient Tégée, - Orehomène, Manlinée.
Arcadie {V) pastorale italienne de Sannazar 13Ù2!, qui a eu une grande influence littéraire et artistique ; — roman pastoral anglais de Philippe Sidney posthume, 1391).
Arcadie des Bergers d’), tableau de Poussin Louvre , chef-d'œuvre dans lequel l'artiste a voulu exprimer la fragilité du bonheur. Quatre personnages ibcrgcrsl, groupés devant la tombe d'un pasteur, déchiffrent cette inscription : Et in Arcadia ego, < Et moi aussi, j'ai vécu en Arcadie », par laquelle le mort semble leur dire : >1 Comme vou.s j'ai vécu heureux en Arcadie et, maintenant, je ne suis plus ». >V. p. 78 ‘.
Arcadien, enne [di-in èn'] n. Habitant de r.Vrcadie : les Arcadiens. Adjectiv. : jeunesse arcadienne.
Arcadius («.ss], fils de Théodose, né en Espagne en 376, m. en 408 ; empereur d'Orient de 393 à 408. 11 fut le jouet de deux ministres ambitieux. Rufin et Kutrope, et de son épouse Eudoxie, et laissa dévaster l'empire par les Barbares.
ArcæUS .[,s(i-uss] (François), chirurgien espagnol, dit l'Ambroise Paré de l'Espagne '1494-1576;.
arcane n. m, du lat. arcanus, secretl. Opération mystérieuse des alchimistes. Fig. et iron. Chose mystérieuse ; secret : les arcanes de la diplomatie.
arcanne ka-ne] n. f. de l'ar. alhennu, racine de henné'. Craie rouge délayée dans l'eau et avec laciuelle les charpentiers font des tracés sur les pièces de bois. (On dit aussi arcaux n. m. pi.,
arcanseur n. m. Sorte de levier en forme de pied-de-biche.
arcanson n. m. Résine jaunâtre, obtenue par la distillation de la térébenthine et appelée plus souvent colophane.
Areas, fils de .lupiter et de Calli.sto. Il donna son nom à l'Arcadie ; métamorphosé en ourse ainsi (pie sa uu'u'e, il forme avec elle les con3tellation.s de la grande et de la petite Ourse.
arcasse ka-se' n. f. prov. arcassa;. Charpente de l'arrière d'ûn navire en bois.
arcature n. f. suite de petites arcades, réelles ou simulées , dans une construction.
arc-boutant [ark-bou-tan' n. m. Pilier qui se termine eu demi-arc, et qui sert à soutenir un mur, une voûte. Fig. .Vppui.
défenseur (se dit même des choses) : le travail, c'est l'arcboutant de l'ordre. PI. des arcsboutants.
— E.ncycl. L'arc-boutant est une invention propre à l'architecture ogivale, nécessitée par la poussée des voûtes sur les murs latéraux, poussée qui ne cessait de s'accroitre à mesure que les plus vastes, tandis que les murs, percés de fenêtres plus hautes, offraient moins de résistance. L'arc-boutant, qui nait à peine au xiis siècle, est arrivé à l'abus au xiv'. Tantôt l'arc-boutant est simple, tanti'it il est double, tantôt il est renforcé par des rayons.
arc-boutement [ar-boute-man] n. m. Arrêt du mouvement des roues dentées, patsuite d'un défaut de eoïKîtruction des dents.
Arc-houtant.
églises devenaient
arc-bouter {ar-boit-te, v. a. Arcature.
Soutenir au moj’cn d'un arcboutant : arc-boule r un mur. S’arc-bouter v. pr. S'appuyer, se raidir en pesant sur les pieds : .s'arcbouter sur ses jambes.
arc-de-cloître n. m. Voûte formée par la pénétration de deux cylindres ayant même base.
arc-doubleau ar-dûu-bl6'< n. m. Arc en saillie. PI. des arcs-doutileawx.
Arce (Gaspar Nunez de', poète lyrique et dramatique, et homme d'Etat espagnol, né à Valladolid, m. à Madrid '1839-1 9U3). Ses Cris de combat 1874) sont dirigés contre des républicains. Il a publié encore: la Dernière Plainte de lord Bgron ; Idylle et Elégie.
arceau sô) n. m. l'artie cintrée d'uné voûte. Petite arche : arceaux d'un jeu de croquet.
Arc - en - Barrois,
ch.-l. de c. : Haute-Marne I, arr. et à 26 kil. de Chaumont, sur T.Vujon, affl. de l'Aude ; 870 h. .Arquais'. Tanneries, scieries; pierres de taille. — Le cant. a 9 comm. et 3.780 h.
arc-en-ciel 'ar-kun, même au plur.] n. m. Météore en forme d'arc, présentant les sept couleurs du spectre et résultant de la réfraction et de la rériexion des rayons solaires sur les nuages. PI. des arcs-en-ciel. (Dans la Bible, l'arc-en-ciel fut le gage de réconciliation donné par Dieu à Noé après le déluge. Les païens en avaient fait l'écharpe d'iris, messagère des dieux.)
— E.ncycl. Ce météore, un des plus beaux des phèn(jmènes qui se rapportent à la lumière, s'observe quand nn nuage se résout en pluie : l'arc-en-ciel est
Arc-en-ciel.
généralement situé dans la partie du ciel opposée au soleil par rapport à l'observateur. La lumière venant du soleil a été réfractée et dispersée par le nuage, puis, après avoir subi des réflexions à l'intérieur des gouttelettes, est renvoyée dans l'œil de l’observateur. Les sept couleurs de l'arc-en-ciel se succèdent dans l'ordre, suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. (V. spectre, couleurs.)
Arc-en-ciel l'}, paysage de Rubens, musée de l'Ermitage, à l’ctrograd, — du même, au Louvre ; — tableau de Millet i)Louvre}.
arc-en-terre '^ar-kan] n. m. Phénomène analogue à l'arc-en ciel et qui est produit sur la terre par la pluie ou la rosée. PI. des arcs-en-terre.
Arcésilas philosophe grec, né à Pita-
ne Eolide , rival de Zenon, fondateur de la Xouvelle Académie. H s'abstenait de toute affirmation et se contentait pour critérium de la vraisemblance rationnelle. Son système consistait à ne trancher aucune question. La célèbre maxime : SU admirari en est sortie 316-241 av. J.-C'.).
Arc-et— Senans, comm. du Doubs, arr. et à 33 kil. de Besan(;on, .sur la Loue, affl. du Doubs ; 1.200 h. Scieries.
areb. n. m. Nom de la propriété de la terre indigène musulmane en .Algérie, lorsque l'usufruit appartient collectivement a une tribu ou à une famille.
arebaïque ka-l-ke' adj. Qui a rapport à l'archaïsme : mot, tournure, style archaïque.
arebaïsme ka-is-me] n. m. 'du gr. arkhaios. aneienh Mot. tour de plirase .suranné, comme dans l'abord, treure. peur d'abord, trouve. : dans Tab<n'd il se met au large... Dans la citrouille /e- /n tre'ive.
La Koiu. Ainsi encore étrait, s'éjouir, faire l'août.
peu ni prou, aucuns, etc., pour étroit, se réjouir, faire la moisson, peu ni beaucoup, quelques-uns, etc. Imitation de la manière des anciens : l’archaïsme du dessin. Ant. Néologisme, modernisme.
arebaïste [fta-is-fe] n. Celui, celle qui se sert d'archaïsmes.
arcbal [chai] (lil d’) n. m. (du lat. auriehaleum, laiton). Fil de laiton passé à la filière : fl d'archal.
arebange [kan-je] n. m. (du gr. arkhos, chef» et de ange). Ange d’un ordre supérieur. ( If Ecriture dit qu’il y a sept archanges, mais elle n'en nomme que trois: Gabriel, Michel, Raphaël.)
arebaugélique [fcanl adj. Qui tient de l'archange : âme archangétique.
arebe n. f. (de arc). Voûte en forme d'arc» supportée par les piles d’un pont. Vei'r. Se dit des fours accessoires qui entourent le four prin-ûpal.
âtrCÏlC n. f. (du lat. arcay coffre). Grand bateau que, selon la Bible, Noé construisit sur l’ordre de Dieu pour échapper au <léluge, et dans lequel il mit, outre lui-méme et sa famille, des couples de tous les animaux alors existants. (V. déluge). C'eut l'arche de Noéy se dit, par plaisanterie, d’une maison où. vivent toutes sortes de gens, de bêtes. Arche d'alliance ou arche sainte^ coffre où les Hébreux gardaient les tables de la loi.
— Encycl. Bibl. L’arche d’alliance, faite sur les ordres de Moïse, était garnie de lames d'or. La garde fen était confiée aux lévites, qui, pour la transporter, passaient deux bâtons dorés dans les anneaux d’or fixés aux extrémité'?. Le couvercle, appelé pro- •pitiatoire., formait tout autour une espèce de couronne d’or, et supportait deux chérubins en or baitu. Les Hébreux la portaient dans leuis expéditions militaires comme gage de la protection divine. Elle t'jmba entre les mains <les Philistins; rendue aux Isx*aélites, elle resta dans la maison du lévite Abinadab, puis fut placée dans le palais de David, et ensuite dans le temp e de Salomon.
3rrcllé6 [c/^é] n. f. Anciennem. Principe immatérie. de la vie. Matière ignée, au centre de la terre.
aretlé©H, enne [ké-in] adj. et n. (du gr. arkhaios, ancien). Géol. Se dit du terrain primiiif, f«>r- ! mant la partie fondaniimtale de l’écorce terrestre {gnoAss. micaschiste).
\ arcllégone [Aé] n. m. (du gr. arkhê, principe, et gonoSy rejeton). Organe reproducteur femelle des mousses, des hépatiques et des fougères.
arcHégOSaXire [ké-gho-zâ-rel n. m. (du gr. arkhêgoSy premier, et sauroSy lézard). Grand amphi bie aujourd’hui disparu, mais dont on trouve les vestiges dans les terrains houiller et permien.
ArcllélaÜS [ké-la-uss] de Milet, jihilosophe grec du ve siècle av. J.-C., un des maîtres de Socrate. Selon lui, le juste et l’injuste n’existent que par la loL ArcllélaÜS, roi de Macédoine (4-13-400 av. J.-C.). Il accueillit Euripide exilé et fut assassiné par son favori Cratère.
ArcllélaÜS, roi 'de Judée, fils d'Hérode, banni pai’ Auguste à cause de sa cruauté ; m. l’an U apr. J.-C.
ArcllélaÜS le Cappadocien, un des généraux de Mithridate. Il fut vaincu par Sylla à Cliéronée et à Orehomène, mais obtint de lui une paix honorable (87 apr. J.-C.). ^
ArcllélaÜS, sculpteur grec, né à Prîcne. qui vécut à Rome du temps de Claude ; auteur du basrelief V Apothéose d'Homere.
arclielet 'che-lh]n. m. Petit archet d'horloger.
archenda [kin] n. m. Poudre de henné, dont les femmes d’Egypte se servent pour peindre en rouge la paume de leurs mains et la plante de leurs pieds.
arcHéograplie [hé] n. m. (du gr. arkhaios,, ancien, et graphein, décrire:. Celui qui reproduit I par la peinture ou la sculpture des scènes ou des paysages anciens.
arclléologie [ké-o~lo-jî] n. f, ^du gr. arkhaios, ancien, et logos, discours;. Science des monuments et des arts de l'antiquité.
— Encycl. Dans son sens large, le mot archéologîe désigne l’étude de l’antiquité tout entière : langues, religions, arts, institutions, mœurs. Mais» dans son sens le plus usuel, elle est la science des monuinents . figurés de l’antiquité: (!<> monuments artistiques; 2» armes ; 3o objet.s domestiques). L'archéologie date de la Renaissance des lettres en Europe. De grands humanistes tels que Pétrarque on sont les promoteurs. Elle est servie pai* les grands artistes italiens, puis par les antiquaires tels que Spon, Ernesti, Montfaucon et entre dans sa période scientifique avec Winckelmann. La découverte d’IIerculanum et de Pompéi, le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens par Champollion lui préparent de magnifiques trouvailles. Elle se divise alors en archéologies égyptienne, assyrienne et chaldéenne, phénicienne et carthaginoise, juive, perse, grecque et romaine, chrétienne, du moyen âge, etc. La science des monuments antérieurs à l’histoire écrite est appelée archéologie préhistorigue.
Archéologie française Manuel d’} depuis les temps uiéro.v.bigieyis Jusguà la Benaissance, par Camille Enlart, 3 vol. 1902-1920 . Excellent instrument de travail, qui abonde en renseigneuients sur l’architecture, la sculpture, la peinture, les arts mineurs, le mobilier, le costume.
arcbéologique :ké{ adj. Qui a rapport à l'archéologie : découverte archéologique.
arebéologue ’ké-o-lo-ghel n. m. Celui qui est versé dans l'arcliéolôgie, qui s’occupe d'archéologie.
archéoptéryx ké-op-té-riks] n. m. du gr. arkhaios, ancien, et pterùx, aile). Animal fossile, qui tient de l'oiseau et du reptile.
areber \ché] n. m. soldat armé de l'arc. Agent de justice ou de police. Francs archers, première troupe d'infanterie régulière instituée en France par Charles VII en 1448, et supprimée par Louis XI en 1480. (Ces archers étaient apjpelés francs parce qu'ils étaient exempts de tout impôt.)
— Encycl. Hist. A mesure qu'on avance dans le moyen âge, on voit les gens de guerre armés d'arc tenir une place de plus en plus prépondérante dans les armées. C'est surtout durant la guerre de Cent ans que les archers, f rincipalement les archers anglais, brillèrent du plus vif éclat. En Franco, il n'y eut pas d'archers nationaux régulièrement orga-
ARC
ARC
nisés. avant Charlos VII. Ce roi réorganisa aussi les arehors à cheval. Les archers à cheval de la maison du roi étaient une ti’oupe d élite. Api’ès le règne de Louis XII.
leur armement fut reformé , mais ils gaidérent bien plus longtemps leur nom.
Archers (/(«unioii des Officiers et des Archers de :ÿaint - Adrien ) , tableau de Franz Hais Ilaarlem ), un des chefs-d'œuvre du peintre, remarquable par le naturel des attitudes, l’habileté de la composition et la puissance du coloris ,l(i33) ’v. p, 120 .
Archer (William', critique dramatique anglais, né à Penh en 1350. 11 a contribué à faire connaître dans son pays les dramaturges étrangers.
archère n. f.