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AnOSte ;os-fej \Lodovico Ariosto, dit V), brillant et fécond' poète de la Renaissance italienne, né à Rcggio, in. à l’errare (I tlttd33): auteur du Roland furieuj; ,>■. Roland), de comédies originales, de satires, de poésies diverses. Il vécut dans l’entourage du cardinal d'Este et de son frère Hercule I''!', duc de Ferrare.
Arioviste [ns-te\
chef des Suèves. Les Scquanes, opprimés par les Eduens, l'appelèrent de Germanie. Il vainquit les Eduens, mais traita ses protégés aussi mal que les vaincus. Les uns et les autres appelèrent César à leur secours, et le Romain vainquit Arioviste près de Resançon, en 58 av. .J.-C.
arisèmo n. m. Genre de plantes de la famille des aroïdées, que l'on rencontre dans toute l'Asie et l'Amérique boréale.
Arispe [ris-pe], V. du Mexique (Etat de Sonora), au pied de la sierra Madré ; 3.500 h. Mines d’or.
Àristagoras [ris-ta-gho-rass], tyran de Milet. Sa révolte contre Darius et l’appui qu’il reçut des Athéniens furent le prétexte de la première guerre médique ; m. en iÿl av. J.-C.
Aristarque de Samos Wis-tar-ke, môss], astronome grec du ni» siècle av. J.-C. Il eut le premier l'idée que la terre tourne sur son axe et autour du soleil ; il fut accusé, pour cette opinion, de troubler le repos des dieux.
Aristarque, célèbre grammairien et critique grec, né dans l'île de Samothrace ; fut précepteur des enfants de Ptolémée Philométor (ii» s. av. J.-C). On appréciait surtout ses travaux sur Homère. — Le nom d'.\ristarque est passé dans la langue ; on dit d un critique sévère, mais juste et éclairé : c'est un Aristarque. Ce nom s'oppose souvent à celui de Zotle, critique envieux et injuste. ’V. Zoïle.
aristé, e adj.(duIat.arista,épi).Munid’unearête.
Aristée Ms-té], flis d’Apollon. Il apprit aux hommes à élever les abeilles. La mythologie raconte qu'il causa involontairement la mort d'Eurydice, et que les nymphes, compagnes de l'épouse d'Orphée, la vengèrent en faisant périr toutes les .abeilles d’.Vristée. Celui-ci, désolé, alla trouver le devin Protée, qui lui conseilla d'immoler quatre taureaux et autant de génisses, pour apaiser les mânes irritées d'Eurydice ; aussitôt, des entrailles des victimes s’échappa un essai m d’abeilles. Cette légende a fourni à 'Virgile le sujet d’un des plus beaux épisodes des ùéorgigues (ch. IV). Les écrivains font allusion à cet événement mythologique, pour caractériser une naissance merveilleuse, qui se produit au sein meme de la mort et de la corruption.
Aristénète [ris-iél, sophiste et romancier grec, né à Nicée, m. en 358 après J.-C.; auteur de Lettreséro- ?i$ues qui contiennent de curieux détails de mœurs.
Aristide [ris-ti~de], fils de Lysimaque, général et homme d Etat athénien, que son iritégrité fit surnommer te Juste {né vers 540, m.vers 468 av. J.-C.). Il se couvrit de gloire à Marathon, mais fut, à l’instigation de 'Wtémistocle, son rival, banni par l’ostracisme. Il sortit d Athènes en formant des vœux pour la prospérité de son ingrate patrie.
On rapporte que, le jour ou cette sentence fut rendue,
Aristide fut invité à tracer son propre nom sur la coquille servant de bulletin de vote à un habitant de la campagne, qui ne savait pas écrire et s'était adressé à lui sans le connaître ; il demanda à cet homme si Aristide l’avait personnellement offensé : « Non, répondit le paysan, mais jte suis las de l'entendre toujours nommer le Juste ». Rappelé plus tard par sa patrie, qu’avait envahie Xerxès, il se réconcilia avec Thémistocle, combattit vaillamment à î^îamine et à Platée, puis participa à la formation de l’empire colonial d'Athènes par la constitution de la • i i j v ,
^Ifédéralion de Delos. H (Mu,«. de Naples.)
géra' les finances de la Grèce avec une inviolable j'i'obité, et mourut pauvre.
Différentes particularités de la vie d’.tristide donnent lien à des allusions ; d’abord son nom, qui sert souvent à désigner un hojnme d’Etat juste et intègre ; l’ostracisme inconsidéré dont il fut frappé ; les votux qu il forma pour la grandeur de sa patrie, en partant pour l’exil ; enfin et surtout, le motif que l'ombrageux paysan donna de sou vote à Aristide lui-même.
Aristide, peintre gvec, né à Thèbes tjîéotie) contemporain d’Apelle (iv» s. av. J.-C.).
Aristide, né à .âthènes, auteur de la plus ancienne .Apologie de la religion chrétienne. L’empereur Adrieu se trouvant à Athènes en 125, il lui présenta son œuvre, qui contribua à faire rendre l'édit prescrivant de ne faire mourir personne qu’après une accu.sation et une conviction juridique de son crime.Le sort des cliréticns en fut uotahlement adouci.
Aristide de Milet, écrivain grec du ii» siècle av. J.-C. ; auteur des .MiUsiagues, contes licencieux.
Aristide (Ælius), rhéteur grec, né en Bithynie l'an 12t) de J.-C., m. vers 189; auteur de déclamations intéressantes pour l'histoire du temps.
Aristion [ris-ti], tyran d'Athènes, mis à mort par ordre de Sylla (86 av. J.-C.).
Aristippe [}’is-ti-pe], philosophe grec, né à Cyrène, élève de Socrate. Maître en l’art de flatter les tyrans, il passa une partie de sa vie en Sicile à la cour des deux Denys. Il fut le chef de l'école Cyrénaïque. H fondait le bonheur sur le plaisir (iv« s. av. J.-C.l.
Aristippe le Jeune, petit-fils du précédent ; il vivait vers 364 av. J.-C. H enseigna également la doctrine du plaisir.
Aristippe ou la Cour, par Guez de Balzac. Traité sur les mœurs de la cour et les moyens de concilier le devoir avec la politique, dédié à la reine Christine de Suède. C’est le chef-d’œuvre de Balzac (1658).
aristo [ris-to] n. m. et adj. Abréviation familière du mot aristocrate.
Aristobule [ris-to] If. roi de Judée. H régna de 107 à 100 av. J.-C. — Aristobule II, roi de Judée, de 70 à 63 ; assassiné l'an 50 av. J.-C.
aristocrate [ri.s-to] n. Partisan, membre de l’aristocratie. Adjectiv. Syn. de aristocratique.
aristocratie [ri’s-/o-ATa-,sf] n. f. tdugr. aristos, excellent, et kratns. pouvoir). Classe des nobles, des privilégiés. Ant. Démocratie, démagogie.
— Encycl. Etymologiquement, l'aristocratie désigne le gouvernement des meilleurs. Chez certaines peuplades sauvages, le pouvoir est dévolu soit aux guerriers les plus forts, soit aux vieillards les plus expérimentés. J. J. Rousseau, H. Spencer admettent que les sociétés primitives ont été gouvernées par des aristocraties de ce genre. Puis cette aristocratie naturelle et mobile du début s’est transformée en une aristocratie de naissance et héréditaire, qui se distingua de plus en plus par des différences d’habitudes. L’établissement d’une aristocratie a parfois pour cause directe une conquête. L'aristocratie a, d’ailleurs, le pins souvent un rôle militaire impoi'taBt ; parfois, aussi, elle a une origine religieuse, comme au Tibet.
aristocratique [ris-to] adj. Qui appartient à l’aristocratie. Ant. Démocratique.
aristocratiquement rris-to, muit] adv. D’une manière aristocratique. Ant. démocratiquement.
aristocratiser [ris-to, zé] v. a. Rendre aristocratique. Ant. Démocratiser.
Aristodème [ris-to], roi de Messénîe. H fit vingt ans la guerre aux Spartiales, et se tua sur le lombeau de sa fille, qu'il avait sacrifiée pour l’accomplissement d'un vœu ; m. vers 724 av. J.-C. Aristodème, sculpteur grec {iv« s. av. J.-C.). AristOgiton [ris-to], ami de Harmodius, un des meurtriers d’Hîpparque. "V. Harmodius.
aristol n. m. (du gr. aristos, excellent). Thymol biiodé, dont les propriétés sont analogues à celles de l iodoforme, et que l’on emploie en thérapeutique comme désinfectant.
aristoloche [ris-to] n. f. Genre de plantes à tige grimpante :
l'aristoloche est diurétique.
— Encycl. Les aristoloches sont des plantes vivaces ; l'espèce la plus connue est V aristoloche clématite, qui croit dans tous les lieux incultes.
ar istolo-
chiacées [ris-to, séj n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre aristoloche. S. une aristolochiacée.
, Aristomène
[ns-?o], chef des Messéniens, célèbre par sa lutte contre les Spartiates pendant la deuxième guerre de Messénie (683 av. et par sa résistance de onze ans sur le mont Ira (vue s. av. J.-C.); m. exilé à Rhodes.
ariston n. m. instrument de musique, à
manivelle.
— Encycl. L’ariston donne à peu près les sons de l’orgue de Bai'barie, mais adoucis. La manivelle commande un engrenage qui met en mouvement un carton circulaire, pei'foré suivant le rythuie et la notation du morceau à exécuter.
La partie essentielle du mécanisme est une tige métallique, mqnie de dents correspondant chacune à un tuyau sonore, et que le carton placé sur la tablette de rinstrument actionne des trous.
Ari-^toloche.
.\i’Plon.
suivant la succo.ssion
AriStonie, fils naturel d’Euméne II, roi de Pergame. H battit Crassus. mais fut vaincu par l’crpenna et étranglé à Rome (129 av. J.-C.).
Aristonoüs [ris-to] [les Aventures d'), conte dans le genre antique, par Fénelon ; récit touchant et écrit avec un charme exquis.
AristopllElIie [ris-to], le plus célèbre des poètes comiques grecs, né vers 450, m. vers 386 av. J.-C. Il écrivit cinquante-quatre comédies, dont onze seulement nous sont parvenues: les .Acharnieas, lu Paix, les Chevaliers, les yuées, où il attaquait Socrate; les Ciseaux. Lysistrata, l'.Asseinblée des femmes, les Thesmophories, les Grenouille < (celle-ci dirigée contre Euripide), les Guêpes (satire do l'organisation des tribunaux atliénien.s), Plutus. Elles appartiennent au genre de la comédie ancienne. Ce sont des satires politiques et sociales, parfois litté¬
raires. où le poète se fait le champion du parti aristocratique contre la démocratie. Aristophane a une verre incroyable et une étonnante fantaisie poétique.
Aristophane de Byzance, grammairien d'Alexandrie. H travailla à l’établissement du texte d’Homère, et fut le maître d'.Aristarque.
aris
fa-nés-ke] âdj.
poète grec Aristophane : fantaisie aristophanesque.
Aristote [riss], célèbre philosophe grec, né â Stagire, en Macédoine, m. à Chalcis, en Eubée (384-322 av. J.-C). Fils de Nicomaiiue. médecin du roi de Macédoine, -il fut le précepteur et l’ami d’Alekandre le Grand et le
fistophanesque [ris-tois-AeJ adj. Dans le genre du
AP12TGcMN-î (|)iAinniADT AHHNAIDS:!
Aristophane.
fondateur de l'école péripatéticienne, et l’une des intelligences les plus vastes qui aient jamais existé. Il a été surnommé le Prince des philosophes et mérite d’être considéré comme le véritable créateur de l'anatomie et de la physiologie comparées, de la logique et de l’histoire de la philosophie. Son Histoire des animaux, sa Rhétorique, sa Politique, sa Météorologie, etc., abondent en vues originales et profondes. Pendant tout le moyen âge, il resta l’oracle des philosophes et des théologiens scolastiques, qui, d’ailleurs, le connaissaient et l’interprétaient mal. H est l’auteur d’un grand nombre de traités de logique, de politique, d’histoire naturelle, de physique, dont les progrès de la science mo- ] derne ont démontré la valeur.
Le nom d’Aristote est souvent cité comme la person-
Ai'istolA.
nification de l'esprit philosophique et scientifique. A propos de ce nom, on raimelle aussi ces deux vers, qui se trouvent dans le Pestin de Pierre, comédie de Thomas Corneille-:
Quoi qu’eu dise Aristote et sa docte cabale.
Le tabac est divin, il n’est lien qui i’éjçale.
(Dans l'application, le mot tabac se prête à de faciles variantes.)
Aristote [Commentaires sur), ouvrage, resté longtemps célèbre, du philosophe arabe Averrhoès (xii's.l.
aristotélicien, enne [ris-to-té-li-si-in, è-ne] adj. Conforme à la doctrine d’Aristote. N. Partisan de ce philosophe.
aristotélique [ris-to] adj. D’Aristote ; doctrine aristotélique.
aristotéliser [ris-to, zé] v. n. Etre partisan d’.âristote ; soutenir ses principes, les suivre.
aristotélisme [ris-to- té-lis-me] n. m. (du gr. Aristotelès, Aristote). Doctrine d'Aristote.
Aristoxène de Tarente [ris-fo-Asè-itei. pliilosophe et musicien grec jiv» s. av. J.-C.), disciple d'Aristote ; auteur des Eléments harmoniques, le plus ancien traité de musique connu. H voulait que l’on donnât à l'oreille et au sentiment une place beaucoup plus large qu’au calcul et à la science.
arithméticien, enne [rit-mé-ti-si-in, è-ne'n. Qui sait, qui pratique l’arithmétique.
arithmétique [rit-mé] n. f. (du gr. aritkmos, nombre). Science des nombres. Art de calculer. Adjectiv. Fondé sur l’arithmétique : calcul arithmétique.
— Encycl. D’après les travaux récents de P. Tannei-y, la numération décimale et ses principales règles sont originaires de l'Inde et ont été introduites en Occident vers le xi» ou xii» siècle par les Arabes. Les tirées de l’école d’Alexandrie avaient d’ailleurs une notation très systématique et sc sont fort attacliés à la recherche des propriétés des nombres: mais il faut remonter au xvi» siècle, avec Yiète et Baohet, puis enfin à Fermât, pour voir cette science faire des progrès considérables. "V. addition, division, fraction, multiplication, nombre, numération, racine carrée, soustraction, etc.
arithmétiquement [rit-mé-ti-ke-man) adv.
Conformément à l’arithmétique.
arithmographe [rit-mo] n. m. (du gr. arithmos, nombre, etgraphein, écrire). Appareil pour effectuer mécaniquement les opérations arithmétiques.
arittimographie [rit-mo, fî] n. f. (rad. arilhmo<iraphe). Art d'exprimer par des signes conventionnels les quantités dont la composition est connue.
arithinolog^îe \rit-mo,jî] n, f. -'gr. aritkmos, nombre, et lonos, discours). Science générale des nombres, de la mesure des grandeurs.
aritlrniomancie [n'I-nio-jnnn-sf] n. f. ,dugr. arithynos, nombre, et ynanîeia, divination). Divination au moyen des nombres. (On dit aussi arith.mancie.)
aritlUïlOlllètrô [rz^-nioln. m, .du gr. arithynos, nombre, et meD’on, mesure). Calculateur mécanique.
AriuS [uss], prêtre, né à Alexandrie, m. à Conslantinople (280-336) ; fameux hérésiarque, fondateur de la secte des ariens. V. arianisme.
Arizona^ Etat de runion américaine, fu’nié en 1906 de la réunion des anciens territoires d«‘ l'Arizona (204.000 h.) et du Nouveau-Mexique (327.000 h.) ; 531.000 h. Ch.-l. Phâiix. Or, cuivre, plomb ; élevage.
Arjuzanx zankss], comm. des Laudes, arr. et à 22 kil. de Moiit-dê-Marsan ; 650 h. ; ch. de f. M. Marne.
Arkansas un des Etats unis de l’Amé¬
rique du Nord ; l’5T5.000 h. Ca.pH. Little-Ilock. Grandes richesses minérales.
Arkansas, riv. d Amérique, qui sort dos Rocheuses (Etat de Colorado), passe à Little-Rock, et se jette dans le Mississipi (r. dr.) ; cours 3.470 kil.
Arkliangel, V. de la Russie d'Europe, port sur la Dwina, près de son embouchure dans, la mer Blanche ; 30.0<)0 h. Toiles, cordages, cuirs. Grand mouvement maritime et commerciale ; ch.-l. du (jouv, dWy'khangel ou Arkhayigelsk, peuplé de 437. (H)0 h. Au cours de la Grande Guerre, Arkhangel a été pendantunelonguepériode(J915-1917) le port de ravitaillement de la Russie par les Alliés. En même temps, des troupes y ont débarqué pour défendre le chemin do fer de la côte mourmane contre les attaques des