Pour les pommea de terrw ; â. Pour les betteraves
L'Arracheur de dents, tableau de Gérard Dov, (Louvre.)
arrachoir ou arracheur [a-ra] n. m. instrument destiné à opérer ou à faciliter l'arrachage des plantes. (On dit aussi arracheuse n. f.)
ArraCOUrt [fcour], ch.-l. de c. (Meurthe-et-Mosellej, aiT. et à 16 kil. de Lunéville ; 650 h. (en 191i). La chute d’un zeppelin y détermina, au printemps de 1914., un véritable incident entre la France et l’Allemagne. — Le cant. a 9 comm. et 2.570 h.
Arradon, comm. du Morbihan, arr. et à 7 kil. de Vannes ; 1.930 h. Ostréiculture.
arraisonnement [a-rè-zo-ne-man] n. m.
Examen de la patente d'un navire, au point de vue notamment de la police sanitaire.
arraisonner a-rè-zo-né] v. a. Raisonner quelqu’un. (Vx.) Arraisonner un navire, constater l'état sanitaire, la nationalité, la composition, etc., du personnel d'un bâtiment, sa destination, etc.
Arran, üe d’Ecosse, près de l’embouchure de la Clyde ; 4.700 h.
Arran (James IIamilton, comte d’), régent d'Ecosse pendant la minorité de Marie Stuart, de 1542 à 1554 ; m. en 1575. .
arrangeable [a-ran-ja-bWl adj. Que l’on peut arranger : une affaire arrangeable.
arrangeant [a-ran-jan}, e adj. Qui est facile en affaires : un homme très arrangeant.
arrangement [a-r<m-je-man] n. m. Action de mettre en iTing, en ordre : arrangement de draperies. Concüiation : l'arrangement d'un différend. Transaction : un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès. Mus. Disposition ou réduction d’un morceau de manière qu'il puisse être joué par un seul instrument, ou par plusieurs, différents de ceux pour lesquels il avait été écrit. Ant. Dérangement, bouleversement. V. procès.
Arrangement des mots ( Traité de 1'}, par Denys d’IIalicarnasse, ouvrage plein d intérêt sur Télocution poétique et oiatoire.
arranger [a-ran-jé] v. a. (de à, et ranger. — Prend un e muet après le g devant a et o ; j'arrangeai, nous arrangeons.) Mettre en rang, en ordre : arranger des livres. Terminer à l’amiable : arranger une affaire. Concilier : arranger des plaideurs. Accommoder : arranger du veau à l'oseille. Fam. .4rranger quelqu'un, le maltraiter. Cela m'arrange, me convient. S’arranger v. pr. Se mettre d’accord. Terminer à l’amiable un différend. Prendre ses dispositions : arrangez-vous pour être toujours prêt. Ant. Déranger, bouleverser.
arrangeur, euse [a-ra^i, eu-ze\ n. Personne qui arrange, donne une forme.
Arras 'a-rass', ch.-l. du dép. du Pas-de-Calais, anc. capit. de l'Artois, sur la Scarpe; 26.100 h. Arrageois ou Artésiens). Ch. de f. N., à 192 kil. de Paris. Evêché. Sucre de betterave, huile d'œillette, de colza ; dentelles ; fonderie. Patrie de Jean Bodel, Maximilien et Joseph Robespierre , Lebon. Trois traités y furent signés : Tun (1414), entre Charles VI et Jean sans Peur; Tautre (1435), réconciliant Charles VII et Philippe le Bon ; le troisième (1462', entre Louis XI et Maximilien d’Autriche. Louis XI s'empara de la ville en 1477. Louis XIII la prit sur les
ARR
Espagnols en 104-0 ; ceux-ci avaient fait graver sur une des portes :
n Quand les Français prendront Arras, lips souris mangeront les rats. »
La ville prise, un soldat français effaça le p du quatrième mot, et on laissa subsister l'inscription ainsi modifiée. En 1034, Turcnne y repoussa Confié et les Espagnols : Vauban fortifia la ville. A différentes reprises, au cours de la Grande G U e r r e, les Allemands ont tenté de s'emparer d'Arras, mais jamais ils n'y sont parvenus. En vain ont-ils monté plusieurs attacpies (dés la fin de 1914, en 1913, 191G et
1 91 7 j et fait sabir à la ville un effroyablebombardement, qui en détruisit le superbe hôtel de ville et les vieilles et pittoi-esques maisons ; ils n'ont jamais pu s'avancer au delà des faubourgs mêmes d'Arras. — L'arr. a 10 cant., 211 comm.. 178.840 h.; te cant. Nord a. 12 comm. et 19.230 h. : le cant. Sud 9 comm. et 23.630 h. ,
Arras 'dentelle d'), dentelle aux fuseaux, genre de la matines, en plus ordinaire.
Arrôâ'U ch.-l. de c. (Ilautes-Pyrénéesl,
arr. et à 36 kil. de Bagnères-de-Bigorre, sur la Xeste : 980 h. Ch. de f. M. Ardoises, maimrcs ; chevaux. ILc val d'Arreau est un des plus beaux des Pyrénées. — Le cant. a 19 comm. et 4.830 h.
Arreboe (Anders Kristensen ). poète danois 1587-1637). Il fut d'abord évêque de Trondhjcm. Aueur d'un poème, les Six jours de la création, imité de la Semaine de du Bartas.
Arrée (monts d'), collines de Bretagne fFinistère); altitude 400 m. Landes arides.
ArrêneS, comm. de la Creuse, arr. et à 23 kil. de Bourganeuf ; 1.180 h.
arrentement [a-ran-te-man n. m. Action d arrenter.
arrenter [a-rati-té] v. a. (de à. et renté . Donner ou prendre à rente : les ecclésiastiques arrentaient leurs domaines.
arrérager [a-ré-ra-jé] v. n. iPrend un c muet après le g devant a et o ; f arrérageai, nous arrérageons.) Se dit des rentes en redevance annuelle qui s’accumulent.
arrérages [a-ré] n. m. pi. fde arrière . Ce qui est dû, échu d'une terre affermée, d'un revenu quelconque.
— Encycl. Fin. Les arrérages des pensions ne peuvent. plus ■être réclamés au bout de trois ans à compter de l’échéance du dernier payement. Les arrérages des rentes sur l’Etat se prescrivent par cinq ans.
arrestation [a-rès-ta-si-on] n. f. Action de se saisir de quelqu'un pour l’emprisonner. Etat de celui qui est arrêté : être en état d'arrestation. Ant. Libération, élargissement, relaxation.
— Encycl. Dr. Les gardes cbampétres et forestiers ont qualité pour arrêter et conduire devant le juge de paix ou devant le 'maire tout individu qu’ils ont surpris en flagrant délit ou qui est dénoncé par la clameur publique, lorsque ce délit emporte la peine de l’emprisonnement ou une peine plus grave.
L’arrestation d'un inculpé a lieu en vertu d'un mandat d'amener du procureur de la République, sauf le cas de flagrant délit où toute personne est tenue de saisir le prévenu et de le conduire devant ce magmtrat, sans qu'il soit besoin de mandat d'amener, si le crime ou délit emporte peine afflictive ou infamante. — Pour que l'acte qui ordonne l'arrestation d'une personne puisse être exécuté, il faut : 1° qu'il exprime formellement le motif de l’arrestation et la loi en exécution de laquelle elle est ordonnée; 2“ qu'il émane d'un fonctionnaire à qui la loi ail donné formellement ce pouvoir ; 3“ qu'il soit notifié à la personne arrêtée, et qu'il lui en soit laissé copie. Sinon, l’arrestation constitue le crime de détention arbitraire, puni en principe des travaux forcés.
arrêt ’n-ré) n. m. (de arrêter). Action d’arrêter, de s'arrêter : l'arrêt des affai7'es. Jitgemcnt d'une juridiction supérieure: tesa^'rèts de la Cour de cassation, des cours d appel. Décision, jugement quelconque ; prononcer tm arrêt de mort ; les orréfs de la conscience sont ii'i'évocables. Fig. Saisie d'une personne ou de ses biens : faire arrêt sur des marchandises, des appointements. Maison d'arrêt, prison. Mandat darrêt, ordre donné par le juge d’instruction d'arrêter quelqu'un. Chien d'arrêt, fjui " arrête ■ le gibier. Èscr. Coup d'arrêt, coup pris sur une marche avec opposition. PI, Punition qui consiste à défendre à un officier de sortir de chez lui ou de s’éloigner d’un lieu déterminé pendant un certain temps. (On distingue, par ordre de gravité, les a'rrêts simples, les arrêts de rigueur et les arrêts de forteresse.) Par ext.. dans les écoles, punition consistant en privation do récréation ou de sortie : èti-e, mettre aiu arj'éts.
arrêté, e (a-ré, adj. nias. Se dit des quadrupèdes représentés immobiles sur leurs quatre pieds. (S'emploie par opposition àpassftnf.;
arrêté [a-rê' n. m. Décision de l’autorité, ordonnance. prescription ; arrêté du mmistre. du préfet, du sous-préfet, de mairie, de police. Arrêté de compte, règlement de compte.
— Encycl. Le nom d'ai'rêti est donné : 1» aux décisions prises par les ministres, préfets, sou-.s-iiréfels. maires, dans les limites de leurs attrii)utions légales ; 20 aux décisions des conseils de préfecture en matière contentieuse.
arrête-bœuf [a-t'ë] n. m. invar. Nom donné parfois à la bugrane, dont les racines offrent une grande résistance au passage de la charrue.
arrêter [a-^-ê-té] v. a. (du préf. ad, et du lat. re.sfore, rester . Empêcher de marclicr. faire rester
en place ; am'êterrm cheval. Mettre en état d’arrestation, appréhender : arrêter un voleur. Suspendre le cours d'une chose : arrêter une révolte ; arrêter une horloge. Fig. Fixer : arrêter ses i-egards. sa pejisée. Engager à son service : arrêter un doniestigue. Déterminer : arrêter un plan. Régler d’une manière définitive : arrêterim compte, un marché. Interrompre ; arrêter court un cmtiradicteur. Chass.v. a. ou absol. Se dit du chien qui. après avoir approché le gibier, se tient immobile et le maintient immobile jusqu'à l’arrivée du chasseur. Coût. Faire un point spécial qui empêche une couture de se défaire. S’arrêter V. pr. Cesser de marcher, de parler, d'agir. Avec la prépos. à, faire attention à : s'arrêter'' au moindi'e détail. Avec la prépos. sur, insister ; s'ari'êtersur une ch'constance. Loc. prov. : S'arrêter en beau chemin, cesser d’agir quand le succès paraissait assuré. Ant. Mouvoir, remuer; relâcher, relaxer.
arrêllste [a-rè-tis-te' n. m. Celui qui annote et public un recueil d’arrêts : tant vaut l'arrêtiste. tant vaut le recueil.
arrêtoir a-rè' n. m. Saillie qui arrête un mouvement dans un mécariisme. Petite digue qui arrête l'eau, arrlieilieilt 'la-re-man n. m. Action d’arrher. ArrheniUS (Svantc Auguste . r'Iil'Sicien suédois. né près d’Upsal en 1839; connu par sa théorie delà dissociation éleeVrolytigue.
arrber [a-ré' v. a. S'assurer par arrhes : arrher des marchayidises.
arrhes (u-re) n, f. pl. (lat. avrha . Somme d'argent ou valeur mobilière quelconque que l'une des parties remet à l’autre, lors de la conclusion d’un contrat, soit comme moyen de dédit, soit avec la signification que le contrat est définitif ; donner des arrhes. Fig. Gage, garantie : les présettis sont [des arrhes d'amitié. (Pas de singulier. ■
— Encycl. Dr. Les arrhes ne doivent pas être confondues avec l'acompte, somme à valoir sur le prix convenu. C'est surtout en matière de vente et de louage, que des arrhes sont données et reçues. Si une promesse de vendre a été faite avec des arrhes, chacun des contractants est maître de s'en départir ; celui qui les a données, en les perdant, et celui qui les a reçues, en restituant le double. Lorsque, le contrat est exécuté, les arrhes s'imputent sur le prix. V, DENIER A Dieu.
Arriaga (Manoel de . homme d'Etat portugais, né aux Açores, ni. à Lisbonne '1840-1917' : fut élu eu 1911 président de la République portugaise.
arrian [a-ri-a^i] ou arian n. m. Espèce de vautour des montagnes d’Europe et particulièrement des Pyrénées.
Arrie [a-rf ou Arria a-ri-a). dame romaine qui. pour donner l'exemple du courage à son mari Pietus, condamné à mort comme conspirateur par Claude, s’enfonça un poignard dans le sein, puis le présenta à son mari en lui disant froidement : « Pæte. non dolet » (Pætus. cela ne fait pas mal.) Pætus se donna la mort à l’exemple de sa femme.
Arrien [a-ri-in] I Flavius . philosophe stoïcien et historien grec du it' siècle, né à Nicomédie (Bithynie). 11 rédigea les Entretiejis et le Manuel d'Epictèté. son maitre, et composa une précieuse histoire d'.41exandre le Grand, intitulée Atiahase. Il devint consul.
arriération (o-W, si-on, n, f. Etat d’un enfant arriéré : un retard' d'intelligence égal et deux ans constitue une pi'ésomption grave d'arriération.
arrière yi-ri-é-re' interj. (du lat. ad rétro, par derrière'. Au loin : arrière les médisants 1 En arrière. loc. adv. qui marque un mouvement de recul : faire un pas en arrière. En arrière de loc, prép.. derrière. en retard : rester en arrière, en arrière de ses condisciples.
arrière [a-ri-è-re' n. m. Partie postérieure d'un navire ; les voiles de l'arrière. Vent arrière, en poupe. Football. Joueur qui reste près du but pour en écarter le ballon, Ant. Avant.
— Encycl. L’arrière d’un navire s'appelait autrefois j7oupc. Il a été de tout temps réservé au logement du commandant. Les arrières des anciens vaisseaux de ligne étaient couverts de magnifiques sculptures. C’est à l'arrière que se trouvent le gouvernail, la barre, 1 élambot.
arriéré, e [n-rÇ adj. Qui est en retard : payement arriéré. Phg. Qui n'est pas éclairé, instruit comme le voudraient son âge. son époque : peuple arriéi'é. N. m. Ce qui reste dû ; solder Tarrih'é. Ant. Avancé.
arrière-alliance [a-ri. n-/r n. f. Alliance
qui remonte à des temps lointains.
arrièrô-ban n. m. Levée en masse ordonnée par le souverain, et qui englobait les combattants non compris dans la première levée ou han : jiroclal arrière-ban. Par eat. Totalité des personnes qui font partie d'un ensemble : le han et Tarrière-ban cb‘S contins, des actionnaires. Pl. des aj'rièrp-bans.
arrièrG-bôC n. m. Eperon d'une pile de jiont en aval. Pl. des arrière-becs.
arrière-bouche n. f. Le fond de la bouche. Pl. des arrière-hanches.
arrière-boutique n. f. Pièce de plain-pied derrière la boutique. Pl. des arrière-bontiques.
arrièrô-Cliœur n. m. choeur placé derrière le maître-autel dans certaines églises. Pl. des arrière-chœurs.
arrière-corps n. m. invar. Partie placée à l'arrière d'un bâtiment.
arrière-cour n. f. Peüie cour servant de dégagement. Pl. des arrière-cours.
arrière-cousin, ine n. Cousin à un dcgi-è assez éloigné. Pl. des arrière-consins. consin^s.
arrière-faix n. m. Cc qui reste dans la matrice ajirès l'expulsion du fretus. Syn. de délivre.
arrière-fief n. m. Eief relevant d'un autre fief. Pl. des arrière-firfs.
arrière-fleur n. f. seconde doraison. Pl. des arrière-flrnrs.
arrière-foin n. m. Seconde coupe de foin, regain. Pl. dès arrière-foins.
arrière-garde n. f. partie d une troupe c]ui ferme la marciic. IM. des arrière-f/ardefi.
— Encycl. La composition cl le rôle de larrièregaule varient beaucoup suivant les circonsinnces. Quand une troupe se porte en avant, rarrière-garde n'a guère qu’un rôle de surveillance à exercer sur
ARR
les frainards. les éclopés, les malades, etc.: mais, en cas de retraite, son rêde devient cajiiial. C’est elle qui doit protéger la colonne, en retardant le plus possible la poursuite : dans ce but, elle livre sur des positions choisies une série de petits combats, qu'elle doit savoir rompre à temps, ou couper de retours offensifs, selon l'attitude do l'ennemi. La cavalerie et l'artillerie ont la part principale dans celte tactique.
arrière-gorge n. f. Portion du pharynx, située derrière les amygdales et le bord mobile du voile du palais. Pl. des arrière-go7'ges.
arrière-goût n. m. Goût qui revient dans la bouclie après qu'on a absorbé un mets, une boisson,. et qui, le plus souvent, diffère de celui qu’on avait d'abord trouvé! Pl. des arrière-goflts.
arrière-grand’mère [ffran-mé-rc’ n. f.
Mère du grand-père ou de la grand'mère. Bisaïeule. Pl. des arrière-grand'mères.
arrière-grand-oncle [gran-ton-kie'^ n. m.
Frère de l’arrière-grand-père ou de l’arrière-grandmère. PI. des arrière-grands-oncles.
arrière-grand-père [grmP n. m. Père du grand-père ou de la grand’mère. Bisaïeul. Pl. des arrière-g7'nnds-pères.
arrière - grand’tante (gran) n. f. Smur de l'arrière grand-père ou de l’arrière-grand'mcrc. Pl. des arrièi'e-grand' tantes.
arrière-main n. m. Revers de la main. Partie postérieure du cheval. Pl. des ari’ière-jnahis.
arrière-neveu ou arrière-nièce lî. f.
Le fils, la fille du neveu ou de la nièce. Pl. des arrière-neveux, des a^'vière-ni'eces. N. in, pl. Descendants, postérité ; nous paraîtrons bien ignorants à nos arrih'e-neveux.
arrière-pensée n. f. Pensée, intention que l'on cache, tandis cju’on en manifeste une autre. Pl. des arriéi’e-pensées.
arrière-petit-fils n. m., arrière-petite-
fille n. f. Le fils, la fille du petit-fils ou de la petitefille: Louis X V était V arrière-petit-fils de Louis XÎV. Pl. des arrière-petits-fils, des orydère-petites-filles.
arrière-petits-enfants ti-zan-fan' n.m.pi.
Enfants du petit-fils, de la petite-fille.
arrière-plan n. m. Ligne de perspective la plus éloignée du spectateur. Pl. des ai’rière-plans.
arrière-point n. m. Point d'aigullle, empiétant sur le précédent. Pl. des aimiére-points.
arrière-port n. m. La partie d'un port la plus éloignée de l’entrée. Pl. des arrîère-jior/s.
arriérer [a-ri-é-ré'] v. a. (Se conj. comme nccéléi’er). Mettre en retard : arriérer un payement. S’arriérer v. pr. Demeurer en arrière.
arrière-rang .n. m. Dernier rang d'une troupe en bataille. Pl. des arrière-ra7igs.
arrière-saison n. f. Fin de l'automne. Iiernière période, en général. Pl. des «rrfêre-snisotîs, arrière-train n . m . Partie dun véhicule porté parles roues de derrière. Train postérieur d’un animal. Pl. des nimière-trains.
arrière-vassal n. m. Celui qui relevait d'un seigneur vassal d’un autre seigneur. Pl. des arri'erevassaux.
arrière-vo-üssure n. f. Sorte de voûte r.raüquée derrière une porte, une fenêtre, pour coiiron ner l'embrasure, Pl. des a7-rière-voussui'es.
Arrieta 'don Juan Einilio'. compositeur espagnol, né à Puente-la-Reina en 1823, m. à Madrid en 1894. Il a fait fleurir en Espagne les zarz7(elas [genre d'opérettes propi-e à son pays).
Arrighi (Toussaint,, créé duc de l’adoue, né à Corte, m. à Pai’is (1778-1853) ; un des généraux de Napoléon.
arrimage 'a-rî] n. m. Action d'arrimer.
— Encycl. Dans les navires de guerre, chaque objet a sa place indiquée à l'avance. Sur les uai ires ds commerce, les marchandises sont mises dans de grandes cales. De la symétrie de leur arrimage dépendent les qualités nautiques du navire ; elles doivent être également réparties.
arrimer [n-rt-mé) v. a. Arranger méthodiquement et solidement la cargaison d'un vaisseau, arrimeur [«-rf) n. m. Celui qui arrime, arrioler (s’) [sa-W-o-M: v. pr. rad, 'ris . Se calmer, en parlant d’une mer clapoteuse. Voguer d'après le cours du vent.
arrisser ou ariser (a-ri-zé v. a. (de à. et -ris). Amener les vergues ou les voUes hautes, pendant un grain.
ArriuS [a-ri-uss' (Aper), préfet du prétoii-e, qui assassina son gendre, l’empereur Numérien, piuir s'emparer du pouvoir (284), et fut tué par Dioclétien.
arrivage [a-n'l n. m. Atterrage, abord des navires dans un port ; lieu d'ai'rivage. Arrivée de inaroliandises : l'a7'rivage des légiwies aux halles de Pa7'is offi’e un coup d'œil pittoresque. Les marchandises elles-mêmes : de beaux artivages.
arrivant .van], e n. Celui, celle qui arrive: les arriva7its et les partatUs.
arrivée ’a-'ri-vé n. L Acticin d’arriver: moment I»récis de cette action ; saluer l'atmivée de gio’lgu'un. Ant. Départ, partance.
arriver 'a-ri-vé v. n. (de à. et rive. — Prend toujours lauxiliaire èfre,. Parvenir dans un lieu ; ni'river à Pau. Atteindre : aimiver à la vieille.sse. Venir : la nuit arrive. Mar. Laisser arriver, venir de telle façon que l’avant du navire s'éloigne du lit du vent. V. lmp. ; il 7n'est arrivé un 777alheur. Prov. ; Cela arrive comme mars en carême, aus.si nécessairement que le mois de mars se trouve nu lemps du carême. Cela arrive comme marée en carême, fort à propos. Ant. Partir.
arrivisme [vis-77ie] n. m. Manière d’être, tendances de l'arriviste.
arriviste [a-7'i-vis-ie' n. Pereonne qui veut rêiis sir. arriver à tout prix : ambifieux sans scrupule, arrobe \a-7'0-be' n. f. v. arobe.
arroche a-ro-che' n. f. Nom vulgaire di- j'iusieurs espèces de plantes chénopodêes! souvent cultivées dans les jardins, et consommées ;i la façon des épinards [a)'7'oche Innnie dame'i.
arrogamment ' a7’-7'0-gha-7nn77' .adv. Avec arrogance : dévisager tyttc/r/it’tt'n evm'ùga/n/nettt.
ARR
ART
arrogance a-ro'n. l'. ,Iat. arrojanthi .'SlorgiK'. hauteur luépi’isanic et iiHuIlaiite : l'ai'i'OnnuM des parvenus. A.nt. Modestie, humilité, affabilité.
arrogant 'a-ro-qhnn . e adj. Qui a ou qui indique de l'arrogance : laaitre arroyant ; air arroijant. Ant, Modeste, humble, courtois, affable.
arroger (s’) sa-ro-^ë] v. pr. lat. arroqare. — Prend un e muet après le y devant n et u : je m'arroyeai. nous nous arroyeons:- S'attribuer avec hauteur une chose sans y avoir droit: ils se sont arroyè des pouvoirs excessifs.
arroi a-roi] n, m. 'même origine que corroyerë Equipage, appareil, train. (Vieux mot que l'on trouve encore parfois dans la loc. lam. : être en mauvais ari-oi. en piteux équipage, et dans le mot désarroi.)
Arromanchies-les-Bains, comm. du Caivadiis. arr. et à 10 kil. de Bayeux, sur la Manche, en face des rochers du Calvados ; 380 h. Ch. de f. Bains de mer plage de sable fin).
arrondir 'a-ron' v. a. Rendre rond : arrondir une meule. Par anal. Donner une forme courbe : arrondir son bras. l'iy. Arrondir son bien. Va.ug~ menter. Arrondir une période, lui donner du nombre, de l'harmonie.
arrondissement a-ron-di-se-man' n. m. .Vction d'arrondir : état de ce qui est arrondi : l'arrondissement du globe terrestre est l'effet de la yravitation. Circonscription administrative : les départements français sont divisés en arrondissements.
— Encycl. Dr. L'arrondissement n'est pas, eoinine le département et la commune, une personne civile. Il n'a pas qualité pour acquérir et posséder.
Dans chaque arrondissement, l'administration active est aux mains d'un sous-préfet; l'administration délibérative et consultative y est représentée par un conseil d'arrondissement, se réunissant au cheflien, on le sous-préfet a sa résidence, et où se trouvent également un tribunal de première instance, un receveur particulier des finances, un conservateur des hypothèques.
— Mar. Les côtes de France et d’Algérie-Tunisie sont divisées en six arrondissements maritimes, qui sont : Cherbourg, Brest, Lorient, Hoehefort, Toulon et Bizerte. Chaque arrondissement est sous les ordres d'un vice-amiral, commandant en chef, préfet maritime. Les arrondissements sont divisés en secteurs de défense, et aussi en sous-arrondissements, quartiers et syndicats, au point de vue administratif.
arrondissementier ïa-ron-di-se-man-ti-é', n. m. Polit. Partisan du scrutin d'arrondissement.
arrondisseur [a-ron-di-seur] n. m. Outil pour arrondir les dents des peignes, un corps de lime, etc.
Arros 'a-ross', riv. des Hautes-Pyrénées, aftl. de l'Adour ; cours lOtl kil.
arrosable a-ro-^a-bie'iadj.Queron peuiarroser.
arrosage :a-ro-za-je]oix arrosement n-roze-man'j n. m. Action d arroser : arrosage d'une prairie, des fleur.-, des rues. Argot milit. Bombardement méthodique.
— Enoycl. Hortic. L’eau est indispensable à la végétation ; lorsque celle-ci est activée, comme dans le jardinage, par tous les moyens possibles, il faut humecter le sol artificiellement. L'eau d'arrosage doit avoir une température égale à celle de l’atmosphère. 11 faut arroser avec un arrosoir à pomme, pour éviter de former une mare ; arroser modérément et peu fréquemment les plantes grasses ; arroser plus fréquemment les plantes à fibres sèches et ligneuses. Au printemps, éviter les arrosages trop copieux et trop fréquents. En été, arroser plus fréquemment, le soir de préférence. Une terre légère, pauvre en humus, a besoin d'étre arrosée souvent, à moins qu'elle ne repose sur un sous-sol imperuiéable. L'eau, qui est en elle-même l'aliment le plus utile à la plante, renferme en outre des principes minéraux sous une forme éminemment assimilable. Elle favorise dans le sol des réactions chimiques.gràee auxquelles certains éléments minéraux, naturellement inassimilables, le deviennent.
— Hgg. L'arrosement de la voie publique, au tonneau ou à la lance, est le complément du balayage. Il existait déjà à l’aris en 1 173. Mais les ordonnances qui fimposaient tombèrent en désuétude jusqu'en 1777, A Paris, depuis 1789, le service d'arrosement de la voie publique ressortit à la préfecture de police.
arroser n-
r 0-3 é] V. a. ’d u piëf. ad. et du lat.
ros, rosée). Humecter par irrigation ou par aspersion : arroser les fleurs. Couler à travers : la Seine arrose Paris. Fam.
Faire une libéralité, ofl'rir à boire à l'occasion d'un succès, etc. ; arrosersesgalons. Distribuer de l'argent pour obtenir une faveur ou un service : arroser quelqu'un. Argot milit. Canonner, bombarder méthodiquement, couvrir de projectiles.
Arroseuse hippomobile.
.\rro3euse-balayeus« aulomobile.
arroseur, euse 'a-ro-zeui\f!Xi-ze' n. Personne préposée à l'arrosage. N. f. Machiné à arroser : arrostu&e automobile ; arroseuse hippomobile.
arroseuse-balayeuse n. f. Machine automobile pour arroser et balayer les rues. V. BALAYEUSE.
arrosion ’Ai-ro-zi-on, n. f. Action de ce qui ronge ; l'arrosihn de la rouille.
arrosoir .a-ro-zoir] n. m. Récipient auquel on donne dilTércntcs formes et dont on se se rt p o u r a xl'oser.
Arrou, com.
d'E u r e-e t-L o i r, arr. et à 18 kil. de Chàteaudun , stxr l’Yèi’es, afrt. du Loir; 2.710 h. Llrroutains). Ch. de f. Etat.
riv. de France, q u i naît dans la Côte-d’Or, arrose
Autun et se jette Arrosoirs,
dans la Loire
(rive di'oite), en aval de Digoin ; cours 120 kil.
arrow-root a-rô-rouf} n. m. eix angl. racine à /léc/te). Fécule comestible, tirée de diverses racines maranta, cùrcuma, etc.).
arroyo [a-ro-io'i n. m. (motespagn.. En divei’s pays (Indochine, Bi-ésil. etc.), canal naturel ou artificiel, l'eliant des coui's d'eau
arrugie n-ru-jf n. f. Canal pour l’écoulement des eaux dans les mines.
ars '’«?• ou arss] n. m. du lat. artus, membre':. Point d'union du niembre antérieur du cheval avec le poitrail ; saigner un cheval à l'ars.
Ars (nr-ss) ou ArS-en-Ré, ch,-l. de c. et poi't dans l’iléde Ré Chai'ente-Inféx’ieui'e', aiT. et à 33 kil. de La Rochelle ; 1.430 h. — Le cant. a .3 comm. et 4.710 h. — Comm. de l'Ain, arr. et à 10 kil. de Tx'évoux ; 481 hab. Résidence du curé d’Ars (v. Yiaxney). Pèlerinage.
Arsace [«î'-in-se'', seigneur pai-the, fondateur de la monarchie des Parthes (233 av. J.-C.) et de la dynastie des .irsacides.
Arsacides ^ar-zaj, dynastie pai'the, fondée par Arsace. Elle a foxirni 28 rois, qui ont régné sur la Perse pendant 468 ans, de 2.36 av. J.-C. à 226 de notre èi'e. Le dernier des Ai-sacides, Ai-taban W, périt dans une gueiTe conti'e les Romains (226), ti’ahi par son lieutenant Ardeshir Babegan, mii fonda la dynastie des Sas.sanides. — Un .Irsaciae. Adjectiv. : dynastie arsacide.
arsenal n. m. lital. arsenale). Fabx-ique et magasin d'armes et de munitions de guei're. Etablissement maritime où se construisent, se réparent et s’arment les bâtiments de guerre : les arsenaux de l'Etat. Par anal. Tout ce qui fournit des moyens d'attaque et de défense : l'arsenal de l'érudition, de ta coquetterie, etc.
— Encycl. Dans l'ax'mée de texu-e, les ax'senaux sont sui'tout les ateliers de construction, et portent ce titre. Dans la marine, il existe, dans chaque poi-t de guei-re, un arsenal où l’on arme, construit, répare et i-avitaille la flotte de guei-re en vivres, munitions, chai'bon et personnel. Le major général est, en px'incipe, directeur de l’arsenal.
Arsenal Bibliothèque de l'), à Pai-is, la plus importante de Fx-ance après la Bibliothèque nationale, logée dans la demeure de l’ancien grand maître de Tai'tillei'ie, qui fut habitée par Sully. Parmi ses administi'ateurs, il faut citer Chax'les Nodier et J.-M. de Hei’edia.
Arsène (saint , né à Rome, px-écepteur d’Ai'cadius, fils de 'Théodose. Désespérant de vaincre Tox'gueil et l'opiniàti’eté de son élève, il se x-etii'a dans les déserts de la Thébaïde, où il mourut :330-443> . Fête le 19 juillet.
arséniate n. m. Chim. Sel déx-ivant de l'acide ax'sénique ; arséniate de plomb, de soude, de chaux, de fer, etc.
arsenic 'ni, nik' devant une voyelle] n. m. idu gr. arsenikos, viril'. Coi-ps simple, d'apparence métallique, qu'on rencontre fréquemment dans certains minei’ais.
— Encycl. Cftim. L’ai'senic (As) est un corps solide à la température ordinaire, couleur gx-is d'acier, cassant, se sublimant sans fondre à 400», en répandant une fox'tc odeur d'ail ; à l'état ci'istallin, il a pour densité 5,72 et 4,71 à l'état amorphe. Il s’oxyde à Tair, et brûle avec une flamme bleue quand on le chauffe suffisamment. On le pi’épare en chauffant le mispickel (Fe As S), ou par le giùllage des sulfures. Le plus impoi'tant des composés de l'arsenic est l'anhydride arsénieux ,As' O"), plus connu sous le nom d’acirfe arsénieux, et appelé aussi mort aux rats, oxyde blanc d'arsenic, arsenic blanc, ou simplement arsenic ; c'est lui qui cause le plus souvent les empoisonnements par l’arsenic. D’ailleux-s, tous les composés ai-senicaux sont toxiques, et peuvent pi’oduire soit un empoisonnement l'apide quand on les ingère à foi-te dose, soit un empoisonnement lent quand on en absoxbe souvent et à petites doses. Dans le premier cas, le tx'aitement consiste en vomitifs. puis on fait absorber au patient de la magnésie calcinée ou du sesquioxyde de fer hydraté ; enfin, des diui-étiques et stimulants.
L'ax’senic est employé pour la fabx'ication de cei’tains verres, du plomb de chasse, etc. L'acide arsénieux sei't à l’impi'ession des indiennes, à la fabrication des papiei’s peints, du vei't de Scheelc et du vei’t de Schweinfurth, etc. L'acide ai-sénique est employé dans la fabx'ication de la fuchsine, etc. L'arsenic et les sels ai'senicaux sont employés aussi en agi'iculture, soit seuls soit associés aux sels de cùivx'e, et sous foi'ute de bouillies pour combattre cei'tains insectes phytophages (altises, cochylis, hyponomeute, etc.), ou des maladies ci-yptogamiques (mildiou, notamment).
— Méd. On emploie, en médecine, l’acide ai'sénieux, Tai'sénite de potasse, l'ax-séniate de soude, ce dei'nier à la dose de 2 à 10 milligx'ammes. On utilise aussi de plus en plus difféx'ents composés organiques sous les noms de cacodylates, de méthylai'sinates et d'ai'sénobenzols. Quelle que soit la forme phai'niaceutique choisie, l'arsenic s’ordonne pour combattre les affections cutanées, la scrofule, l’hei'pétisme, la chloi'ose, et pour activer la convalescence des fièvres gi'aves. L’empoisonnement par l'ax'senic se pi-oduit. de nos joux-s surtout, par imprudence ; il est facile à diagnostiquer, et la giiéi'ison, quoique longue, ari-ive
pi'esque toujoui's. Jadis, il fut employé par des empoisoiineui's célèbx'cs des Boi'gia, la Brinvilliers, etc.).
arsenical, e, aux adj. Qui contient de l'arsenic : sels arsenicaux ; pâte arsenicale.
arsenicisme [sis-me] n. m. intoxication arsenicale. lOn dit aussi ARSENtciASE.)
arsenicophage n. et adj. (de amenic, et du gr. phagein, m&nger). Se dit de ceux qui absoi-bcnt souvent de l’arsenic : une partie de la population de Styrie est arsenicophage.
arsénié, e adj. Qui renferme de Tai'senic : hydrogène arsénié.
arsénieux ni-eû] adj. m. Se dit d'un anhydride dérivé de l'arsenic. iPar acide arsénieux, on désigne impx'opx'ement un oxyde d'arsenic appelé aussi arsenic blanc ou mort aux rats.) V. arsenic.
arsénique adj. m. Se dit d’un acide qui est une combinaison de l'arsenic avec l’oxygène et l'hydi'ogéne : acide arsénique.
arsénite n. m. Sel dérivant de l’acide arsénieux. V. arsenic.
arséniure n. m. Combinaison de Tai'senic avec un autre métal ; arséniure de nickel.
arsénobenzol [bin] n. m. Composé arsenical oi'ganique, employé pour combattre certaines maladies parasitaii'es et notamment la syphilis : les ar.sènobenzols le plus souvent utilisés ont été primitivement désignes sous les chiffres 606 et 914.
Arsiero, v. d’Italie (Vénétie, prov. de Vicencel, sur la Posina, affluent dx'oit de l’Astico (bassin du Bacchiglione) ; 3.200 h. Carrières de marbre ; papetex'ies. Ville prise par les Auti'ichiens au cours de leur «expédition de châtiment i> de mai 1916, et incendiée par eux le mois suivant, lors de leur l'eti-aite.
arsiu n. m. (du lat. ardere, supin arsum. brûler). Bois détruit ou endommagé par le feu. Chez les anciens Saxons, exécution de justice qui consistait
à brûler la maison du condamné.
arsine n. f. Combinaison de l’arsenic avec des radicaux alcooliques.
Arsinoé, px-incesse égyptienne, fille de Ptolémée Lagiis. Elle épousa successivement Lysimaque, Ptolémée Céraunos et Ptolémée III Philadelphe, son frère, après avoir fait égorger les enfants qji'elle avait eus d'un précédent mariage. — Le nom d’Arsinoé a été donné à plusieurs princesses égyptiennes et à plusieux'S villes anciennes.
Arsinoé, personnage du Misanthrope, de Molière, type de la coquette surannée, qui se jette dans la fausse dévotion. — Ce nom s’emploie quelquefois comme nom commun ; les arsinoé s sont nombreuses.
arsis [stss] n. m. (m. grec). Métriq. anc. Lo levé, par opposition au fx-appé. Temps faible, chez les Gx-ecs ; temps foi't, chez les Latins. Syllabe accentuée.
ars longa, vita brevis, loc. lat. signif.: L'art est long, la vie est courte.
C'est la traduction latine du premier aphoi'isme d'Hirôùcrate'Ho biosbrakhus.hède tekhnè makrè).
Arsonval (Arsène
d’), physicien et médecin français, professeur au Collège de Fx-ance, né à Laborie ;Haute-Vienne), en 1831, inventeur de di- d’Arsonval.
vers appareils électriques
et surtout connu par ses applications médicales de l'électricité. Membx-e de l’Académie des sciences 1893) et président 1917),
arsonvalisation [za-si-on] (d’) n. f. Traitement de diverses maladies et, en particulier, de l'artérioscléi'ose par les courants de haute fréquence.
arsouillé 'sou, il mll.,e] n. et adj. Pop. Débauché ci'apuleux : un arsouillé ; l'air arsouillé.
Ars-Sur-Moselle, v. du dép. de la Moselle, arr. de Metz, sur la Moselle ; 3.330 h. Ch. de f. E. Forges et haut fourneau.
art )ar] n. m. (lat. ars. artis). Application de connaissances l'aisonnées et de moyens spéciaux à la l'éalisation d’une conception 's’oppose à science théorique et à pratique spontanée) : l'art s'acquiert par l’étude et Texercice. Ensemble des règles d'un métier, d’une pi'ofession ; Tart de l'ébéniste, de l'avocat. Ensemble des moyens que l'homme emploie pour exciter des sensations, des sentiments, en pax'ticulier le sentiment du beau : les Joies de l'art. Travail de l'homme, par opposition à Natux-e ; ville fortifiée par la nature et par l'art. .Ydx-esse : avoir Lart de:.. PI. Arts libéraux, où l'espi'it a plus de part que la main. L'acuité des arts, dans l'ancienne univei'sité, celle où l’on enseignait les humanités et la philosophie, .irts mécaniques, qui dépendent de la main. Èeaitx-arts, V. à son ordre alph. Arts d'agrément, la musique, le dessin, la danse, considérés comme des moyens de plaii'e et d'étx'e agréable. Art nouveau ou art moderne, nom donné au mouvement d'art décox'atif qui s’est manifesté dans TEui'ope occidentale à partir de 1892. (V. NOUVE.AU, décoratif.)
Art chez les anciens [Histoire de l'>, ouvrage de Winckelmann, qui i-enouvela la connaissance de la civilisation antique ,1764).
Art Philosophie de i’I.un des pi'incipaux ouvi-ages de Taine (1863). Il y établit que Toeuvi'C d'art est déterminée par le milieu intellectuel et moi'al où elle se produit.'
Art {Histoire de T), ouVi-age entrepris en 1903 sous la dii'ection d’Andi'é Michel, et qui s’étend depuis les premiei'S temps chrétiens jusqu'à nos jours.
Art d’aimer /'), poème d'Ovide, théorie de Iq galanterie ; œuvre élégante, aimable, souvent piquante dans sa futilité.
Art dans l'antiquité (Histoire de T\ par PeiTot et Chipiez ; œuvre remarquable, dont les auteurs montrent ce que furent lart ancien, ses origines et son développement en Egypte, en Gi'èce, etc. pr volume paru en 1883'.
Art au XVIH» siècle (U , par E. et J. de Goncourt ! 1881-1883), ensemble de ti'eize études sur les peinti'es et gi-aveurs du xviip siècle, traitées avec beaucoup de compétence et de goût.
Art de la guerre [Discours de V), par Machiavel, un de ses plus l'emai'quables ouvrages.
ART
ART
Art de penser, traité philosophique de Condillac. Il y étudie les sensations en tant qu’origine des idées, la mémoire, l’association des idées, l'origine de nos erreurs. Cet ouvrage forme, avec YArt de raiso7i7ier et YArt d'écrire, le Cours d'études de Condillac (1775).
Art d’être grand-père {/’), poésies dédiées par V. Hugo à ses petits-enfants, Jeanne et Georges, et qui toutes sont pleines d émotion et de sentiments exquis (1877).
Art de vérifier les dates »./), savant ouvrage chronologique, par les bénédictins (xviiie s.)
Art militaire {De V), traité de Végèce, judicieux, instructif et concis (iv« s.).
Art poétique (T; dllorace, ou mieux Epitre aux Pisojis, causerie pleine de charme, de finesse et de jugement (i®r s. av. J.-C.), où se trouvent un grand nombre de vers restés proverbes, et dont beaucoup ont été iuiités par Boileau. Ceux qu’on cite le plus souvent ont été reproduits dans ce dictionnaire à leur ordre alphabétique.
Art poétique, par Vauquelin de La Fresnaye, calqué sur celui d'Horace. Œuvre de bon goût, d'une langue saine et correcte (1604-).
Art poétique {/'), poème didactique de Boileau, imité d’Horace, en quatre chants ; excellent ouvrage de saine et judicieuse critique, qui a fait appeler son auteur le Législateur du Parnasse (1674). En règle générale, il y recommande, dans tous les genres, le respect de la nature, de la vérité, de la raison et de la grammaire. D’ailleurs, Boileau n’a pas méconnu la nécessité du génie et de l’inspiration. Son Art poétique est une oeuvre de bon sens et de bon goût. Un gi*and nombre de vers de YArt poétique sont cités comme de véritables proverbes. Voici les principaux :
La rime est une esclave, et ne doit qu’obéir.
Ce ne sont que festons, ce ne sont qu ‘astragales.
Passer du grave au doux, du plaisant au sévère.
EnBn, Malherbe vint.
Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement,
Elles mots pour Le dire, arrivent aisément.
Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant t crivain.
Vingt fois sur le métier remettes votre ouvrage;
Polissez-le sans cesse et le repolissez.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer.
Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire.
Chez elle (l'ode), un beau désordre est un effet de l’art.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème,
Le latin, dans les mots, brave l'honnêteté :
Mais le lecteur français veut être resp.^cté.
Le Français, né malin, forma le vaudeville.
Il n’est pas de serpent ni de monstre odieux
Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux.
Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.
O le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui de tant de héros va choisir Childebrand?
Il n’est point de degré du médiocre au pire.
Soyez plutôt maçon, si c’est votre talent.
Art universel (V) ou le Grand Art (Ars. magna), ouvrage de Ilaymond Lulle, premier essai d'encyclopédie qui a été longtemps célèbre (xiii' s.)
Art du dessin {Grammaire, des), par Ch. Blanc ; exposé précis des principes élémentaires des beauxarts (181)7), complété par une Grammaire des arts décoratifs (1882j.
Arts et ManuJactures, Arts et Métiers [Ecole des). V. ÉCOLE.
Arts décoratifs (Union centrale des), société fondée en 1877 dans le but de favoriser en France la culture des arts appliqués à l'industrie. Elle a au Pavillon de Marsan (Tuileries) un musée et une bibliothèque.
art [ar] n. m. Sorte de filet appelé aussi baulier.
Arta, V. de la Grèce, port sur le golfe d'Arta (jadis golfe Ambracique), formé par la mer Ionienne, 9.000 h. Commerce actif ; vins, chanvre, bétail. C'est l'ancienne Am h rade.
Artaban (Ardevan), capitaine des gardes de Xerxès (465 av. J.-C.), qui tua ce prince pour s'emparer du trône, mais il fut tué à son tour par Artaxerxès I»'', fils de Xerxès. — Nom de quatre rois des Parthes du iii' av. J.-C.
Artaban, héros d'un roman de La Calprcnède, (Cléopâtre), dont le caractère plein de fierté a passé en proverbe : fier comme Artaba7i.
Artabaze, un des généraux de Xerxès ; il combattit à Platée (v' s. av. J.-C.).
Artabaze, nom de plusieurs rois d’Arménie, dont le plus célèbre est le fils de Tigrane le Grand (50 ans av. J.-C.). Il trompa Antoine, et causa en partie ses désastres dans Texpedition contre les Parthes. Cléopâtre le fit mourir en Tan 30.
Artagnan (Charles DE Baatz, seigneur d’), genülhomme gascon, né à Lupiac (Gers) entre 1610 et 1620. capitaine aux mousquetaires du roi (Louis XIV), tué au siège de Maëstricht en 1673, type de l’officier de fortune, incarnation de la valeur et de la droiture militaire. I.es romans d’A. Dumas, notamment Zes Trois Mousguelaires, Vingt ans après, le Vicomte de Bragelonne, Tout rendu fameux. Ses prétendus Mémoires ne sont qu’un roman historique de Courtilz de Sandras.
Artak.i, v. de Turquie d'Asie (Anatolie, prov. de Khodavendikiar) ; 6.500 h. Vignobles, oliviers.
Artamène ou le Grand Cyrus, roman du genre précieux, jadis fameux, par Md® de Scudéry. Tous les beaux esprits du temps, y compris Tautcur luimême, y figurent sous des noms d’emprunt (1650).
Artfipberiie, générai perse, neveu de Darius pe, dont il commandait Tarmée avec Datis, à Marathon (490 av. J.-C.).
Artaud (Nicolas-Louis-Marie), helléniste français, né et m. à Paris, à qui i on doit d'inestimables traductions des poètes dramatiques grecs (1794 1861).
Artaxate, anc. capitale de la Grande-Arménie, sur l’.4raxes (auj. Aras).
Artaxerxès [Jsér-fcsêss] It Longue Maiir, roi de l’crse. fils de Xerxès. Il régna de 465 à 425 av. J.-C., fut battu par Cimon, et aecueillit Thémistocle exilé , qu'il combla d'honneurs. — Akta- XERXÈs II Mnémon, roi de Perse de 405 à 359 av.
J.-C., vainquit et tua à Cunaxa (401) son frère Cyrus le Jeune, révolté contre lui. En 387, il conclut avec le général Spartiate .\ntalcidas le traité qui brisait toutes les confédérations Iielléniques. — ARTAXERXÉ.S III Ochus, fils du précédent, roi de Perse de 361 à 338 av, J.-C., conquit l'Egypte en 345.
Arteijo, v. d’Espagne (Galice) ; 7.770 h. Eaux minérales.
artel [téZJ n. f. société coopérative russe d’artisans et d'ouvriers. (Les membres des artels s'appellent artelstchik.)
ArtèniC (saint), général romain, qui commandait en Egypte sous le régne de Constance ; martyr en 362. Fête le 20 octobre.
Artémis [mùss], divinité de la mythologie grecque, correspondant à la Diane des lloraains. C’est une déesse lunaire, fille de Zeus et de Létô, et sœur d'Apollon, dont elle est, pour ainsi dire, l'équivalent féminin. V. Diane.
Artémise, reine d'IIalicarnasse. Elle prit part à l'expédition de Xerxès contre les Grecs, et combattit à Salamine (480 av. J.-C.). — Arté.mi.se II, reine d'IIalicarnasse en Carie. Elle éleva à son époux Mausole un tombeau, qui fut Tune des sept merveilles du monde (3.53 av. J.-C.), d’où le nom de mausolée donné aux riches monuments funéraires. Ai'tèmise est souvent représentée comme un symbole de la fidélité conjugale.
artemisia [t£\ ou artémisie [zf] n. f. Nom scientifique de rarmoise.
Arténiisium [jst-om’], promontoire de la côte nord de l’île d'Eubée, près duquel les Grecs défirent la flotte de Xerxès, en 480 av. J.-C.
Artenay [né], ch.-l. de c. (Loiret), aiT. et à 20 kilom. d'Orléans; 1.150 h. Ch. de 1’. 6rl. Grains et fourrages. Combats entre les Français et les Allemands (10 oct. et 3 déc. 1870). — Le cant. a 11 comoi.
artère n. f. (gr. artèria). Vaisseau qui porte le sang du cœur aux extrémités. (V. la planche homme.) Fig. Grande voie de communication.
— Encyul. Les artères émanent des ventricules du cœur. Il y a par suite deux sortes de systèmes ai’tériels : le premier formé par l’ai'tèrc pulmonaire et ses divisions, le second par l'aorte. Ce dernier renferme le sang artériel qui, par des subdivisions de plus en plus petites, va porter le sang à tous les organes, puis par les capillaires communique avec le système veineux. Les artères sont composées de trois tuniques distinctes : externe, moyenne et interne ; elles jouissent d’une élasticité qui emmagasine- la force d'impulsion cardiaque, laquelle peut ainsi se transmettre dans tous les organes ; on la perçoit nettement dans le phénomène du pouls. Les maladies des artères sont fort nombreuses ; les plus dangereuses sont les plaies, qui nécessitent souvent la ligature, et les inflammations. V. ARTHRITE.
SirtéricllisartîOIL [za-sî-on] n. f. Oxygénation du sang, dans son passage à travers les poumons.
3>rtéri£lliser [zé] v. a. Transformer le sang veineux en sang rouge ou artériel.
artériel, elle [ri-él, é-/e] adj. Qui appartient aux artères : sang artériel.
artérieux, euse [ri~eà, eu-ze] adj. Qui tient de l’artère. Veine artérieuse, la veine pulmonaire artériograpllie [fî] n. f. (de artère, et du gr! graphè, description). Description des artères, artériole n. f. Petite artère, artériologie [/fj n. f. (du gr. artêria, artère, et logos, discours). Partie de l’anatomie, qui traite des artères.
artériologique adj. Qui a rapport à l’artériologie.
artériomalacie \sî] n. f. (du gr. ay'tèria. artèi'e, et malaxis, ramollissement). Ramollissement d’un tissu artériel.
artériopatllie rrf] n. f. (de artère, et du gr. imihos, maladie). Maladie des artères.
artériori-agie [m-o-ra~jî] n. f. (de artère, et du gr. rhagè, rupture). Hémorragie par une artère.
artérioscléreux, euse [s/.-/e:-?’eî7.,ew-:;ejadj. Qui concerne l'artériosciérose. N. Qui est atteint d'artériosclérose.
artériosclérose [os-A/é-î’J-jSfi' n.f. (du gr. artèria, artère, eiskléros, dur). Durcissement (sclérose) des artères.
— Encycl. L’artériosclérose est due à l’épaississement de la tunique inlerne des artères, qui transforme le vaisseau en un tube dur, souvent flexueux, donnant au doigt la sen.sation d'un tuyau de pipe. Sur les plus grosses artères, il existe, en général, simultanément, de l'athérome. L’artériosclérose se manifeste par de l'hypertension sanguine, des vertiges. des hémiplégies tran.sitoires, des troubles fonctionnels du c(eur, de l’angine de poitrine, de la néphrite, etc. Certains considèrent l’artériosclérose comme la phase ultime de l’arthritisme; elle constitue, en tous cas, un vieillissement plus ou moins précoce de l’appareil circulatoire. Le traitennmt est surtout affaire d'hygiène ; on donne généralement de l’iode à ces malades et l’on a préconisé, dans ces cas, les-courants de haute fréquence, qui semblent agir surtout sur l'hypeidension.
artériotomie [mî] n. f. (du gr. artèria, artèi'e, et /orné, section). A naï. Saignée faite siu* les artères.
artériotomique adj. Qui conceime l'artériotoinie.
artérite n. f. inflammation d'une artère.
— Encycl. Les artérites sont infectieuses, traumatiques ou chroniques. Les artérites infectieuses, de beaucoup les plus fréquentes, surviennent au cours de maladies générales ; les lésions portent surtout sur la tunique interne, qui est l'ouge, puis s’épaissit peu à peu et parfois oblitère l’artère, provoquant la gangrène.
Les artérites titunnatiques proviennent d’un foyer purulent, qui enflamme la tunique externe; elles ne se révèlent que par l’hémorragie. Les aiiérites chroniques sont les athérouies et l’arténosclérose.
Artésien, enne [zi-m, è-îie], habitant ou originaire de l’Artois : les Artésiens. Adjectiv. : histoire artésien^ie. Puits artésien, puits creusé à la sonde et qui donne de l’eau jaillissante (ainsi nommé pai'ce que le premier puits de ce genre fut creusé en Artois).
— Encycl. Dans les puits artésiens ou forés à la sonde, l'eau s'élève et jaillit d’clle-inème au-dessus du sol. Celte ascensioH de Teau est une conséquence
1 et 2. Puits artésiens; 3. Puits ordinaire*
de la loi des vases communicants. On ne peut, en effet, obtenir d’eau jaillissante qii'autant que l'on rencontre une couche aquifère en communication avec des rcservoii*s naturels plus élevés que la surface du sol où l'on fore le puits. Les puits artésiens sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle supei’posés. On a percé à Paris trois puits artésiens : le puits de Grenelle, dû à Mulot, et sur remplacement duquel s’élève aujourd’hui la statue de Pasteur, le puits de Passy. dû à Kind, et le i)uits de la Butte-aux-Cailles, dû à Arrault. Le forage ckj puits de Grenelle, profond de Les puits artésiens sont utilisés en Algérie pour alimenter d'eau certaines contrées qui en sont dépourvues. L'étude de la géologie saharienne a fait reconnaître une nappe d’eau souterraine suivant toutes les ondulations du sol.
Grâce à l'eau abondante fournie par les puits artésiens, de nombreuses oasis se sont relevées. — On creuse quelquefois des puits artésiens pour en employer l'eau comme force motrice.
Artevelde (Jacques d’), brasseur et éohevin de Gand, chef des Flamands révoltés contre la France. 11 périt dans une émeute. Son grand titre de gloire est d'avoir essayé de réaliser, dés le xiv® siècle, Tunion des grandes provinces qui forment aujourd’hui la Belgique (1345). — Son fils Philippe, né à Gand (1340-1382), capitaine des Gantois, combattit vaillamment et fut tué à la bataille de Rosebecque.
Artli, comm. de Suisse (cant. de Schwyz), sur le lac de Zoug ; 4.800 h, Distilleries de kirsch, filature de soie.
Arthenice, surnom poétique et anagrammatique de la marquise de Rambouillet (Catherine de Yivonne).
Arthez [tèz], oh.-l. de c. (Basses-Pj-rénées), arr. et à 15 kil. d'Orthez ; 1.270 h. (Arthésiens). — Le cant. a 21 comm. et 7.640 h.
ArtlieZ [téz], comm. du Tarn, arr. et à 7 kil. d’Albi, sur le Tarn; 1.340 h. Cascade.
Arthon-en-RetZ [ré], comm. de la Loire- Inférieure, arr. et à 24 kil. de Paimbœuf; 2.300 h. Tuileries.
artliralg’ie [jf] n. f. (du gr. arthron, articulation, et algos, douleur). Douleur articulaire.
artliralglque adj. Qui appartient à Tarthralgie,
arthrite n. f. (du gr. arthritis, goutte). Infiammation d'une ai'ticulation : arthrite aiguë, chronigue.
— Encycl. Les arthrites sont chroniques ou aiguës. Aiguës, elles peuvent frapper toutes les articulations; elles s'observent à la suite de contusions, de plaies, d entorses, ou relèvent de la blennorragie, de la variole, de la scarlatine, du rhumatisme, etc. L'arthrite aiguë débute par une douleur très vive, qui s'exaspère par la pression ou par le moindre mouvement. Rapidement, l'articulation est envahie par un liquide ou du pus. La terminaison se l'ait par résolution ou passage à l'état chronique. Le traitement consiste en immobilisation, révulsions, compressions, applications de baumes analgésiques. On veillera surtout à placer le membre dans une bonne position, pour permettre un bon usage, si Tankylose se produit. Les arthrites chroniques sont les hydarthroses, les tumeurs blanches et les arthrites sèches. L'arthrite sèche dite déformante se rencontre surtout à la hanche, au coude, à Tépaule, etc. Sa durée est illimitée, car le traitement est peu efficace. On conseille néanmoins la teinture d’iode, les douches sulfureuses, Tiodure de potassium, les eaux minérales de Plombières, de Néris, de Bourbonne et d’Aix,
arthritique adj. Qui a rapport à l’arthritisme : phénomènes arthritiques. Douleurs arthritiques, douleurs de goutte, d'arthi'ite. Plus rarement, qui a rapports aux articulations. N. Qui est atteint d'arthritisme.
arthritisme [tis-me] n. m. Diathèse consülutionnclle, appelée aussi herpétisme ou neuro-arthrit isme. ' I
— Encyci.. L’arthritisme se traduit par un grand nombre d'affections : les principales sont la goutte, le rhumatisme chronique, le diabète, l'obésité. Les affections cutanées sont fréquentes (eczéma, psoriasis, calvitie), ainsi que la migraine, les coliques hépatiques, etc. L'ai'thritisme, dont la cause est un ralentissement des phénomènes nutritifs, semble sous la dépendance d'un surmenage soit générel, soit nerveux, soit d un appareil important et surtout de Tapparcil digestif. L'artliritisme se transmet héréditairement. Un recommande, comme Irai-
648 mètres, dura huit ans-
Statuv d« Jacques ci'Artevelde, à uaiid.
lyAROUSSE UNIVERSEI..