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tribut, puis ravagea les cités de la Gaule, épargna Lutcce, dont l'éloigna sainte Geneviève, et fut défait dans les champs Catalauniques, non loin de Chàlons : 4..)l), par Aétius, Mérovée et Théodoric réunis. 11 se retira dans son palais des bords du Danube, où il mourut la nuit de ses noces avec Ildico (453).
Ce roi joue, sous le nom de Etzel, dans les poèmes cycliques des Nihelungen, et sous celui d'Atli dans les traditions Scandinaves, le même rôle qu’Alexandre sous le nom de Ukander dans les légendes fantastiques des Orientaux. Le nom d'un si terrible dévastateur, qui s'intitulait Le Fléau de Dieu, et qui mettait sa gloire à dire que « l'herbe ne croissait plus, partout où son cheval avait passé », est resté proverbial. En effet, il revient souvent sous la plume «les écrivains ; c'est ainsi que La Fontaine a appelé son fameux Rodillard :
L’ n Attila », le fléau des rats.
Attila, tragédie de Corneille (1657), une de celles qui signalèrent la décadence du génie de notre grand Tragique, pièce encore plus faible que Y Agésilas, représentée auparavant, ce qui suggéra à Boileau cette cruelle épigramme :
Après r n Affésilas »,
Hélas !
Mais après 1’ « Attila »,
Holà 1
Attila repoussé par saint Léon, fresque de Raphaël, au "Vatican (Chambres) ; gi-ande composition, une des plus étudiées du maitre. (V. p. 165.)
attique [at-ti-ke] adj. (gr. attikos). Propre aux anciens habitants de l' Attique ; dialecte attique. Qui a de la grâce, de la finesse, une spirituelle délicatesse, comme en avaient les anciens habitants de l'Attique ; écrirain attique. Sel attique, raillerie délicate et fine, particulière aux anciens Athéniens. N. m. Archit. Petit étage supérieur pour orner ou dissimuler le toit.
Attique, contrée de l’ancienne Grèce, située au N.-E. du Péloponèse, en face de File d’Eubée, et qui avait pour capitale A thènes et pour villes principales Eleusis, Marathon, Œnoé. C’est une longue péninsule, au sol rocheux et peu fertile, qui se termine par le cap Sounion. L’IIymette, le Pentélique, le Laurion y sont les principaux sommets. L’At- Tique s'appelait primitivement Acté, d’où le nom d'.lciéeus Sonné à ses habitants. L’Attique forme aujourd’hui avec la Béotie un nome du royaume de Grèce, le nome à.' Attique-el-Béotie ; 313. ÜOO h.
attiquement [at-ti-ke-man] adv. D'après le dialecte attique. Avec une élégance attique.
attirable [a-H] adj. Qui est susceptible d'être attiré ; l'acier est moins attirable à l’aimant que le fer.
attirage [a-tî] n. m. Action d'attirer. (Peu us.) Poids du rouet d'un fileur d’or.
attirail [a-ti-ra, l mll.] n. m. (de attirer). Quantité de choses nécessaires à la guerre, aux voyages, à la chasse, etc. : l'attirail du photographe. Fam. Bagages superflus. Accompagnement fastueux et vain ; la grandeur et son attirail.
attirance \a-ti-ran-sé] n. f. Force qui attire par l'attrait, le vertige, etc. : l'attirance du plaisir; l'attirance du goujfre.
attirant [a-ti-ran], e adj. Qui attire : force ariiruntc. Attrayant, séduisant : douceur attirante. Ant. RTpoussant.
attirer \a-ti-ré\ v. a. (de à, et tirer). Tirer à soi ; l'aimant attire le fer. Fig. Appeler sur soi : attirer les regards. Séduire, charmer : la douceur nous attire. Causer, occasionner : un malheur en attire un autre. Ant. Rspousser, éloigner.
attis'age [a-ti-za-je] ou attisement {a-ti-zeman] n. m. Action d'attiser : l'attisage (ou l'attisement] du feu.
attiser [a-ti-zg] v. a. (préf. ad, et tison). Rapprocher les tisons, débarrasser un fourneau des scories. Fig. Exciter, irriter, envenimer : attiser les passions.
attiseur, euse [a-ti-zeur, eu-ze] n. Celui, celle qui attise.
attisoir [a-tî-zoir] ou attisonnoir [a-ti-zo- Tioir] n. m. Ustensile pour attiser le feu.
(On dit plutôt TISONNIER.)
attitré, e [a-ti] adj. Qui existe en vertu d'un titre ou de l'habitude : fournisseur attitré.
attitrer [a-ti-tr£\ v. a. Charger en Titre d'une fonction ; attitrer un représentant. Chass. Appareiller les chiens dans les relais, pour attendre le gibier.
attitude [a-ti] n. f. (ital. attitudine ; du lat. aptituUo, aptitude]. Position du corps ; attitude fatigante. Fig. Manifes-^ tation extérieure de scs dispositions, de ses intentions : attitude bienveillante. Attitude militaire, position du garde-à-vous.
— Encycl. Chez les animaux, les attitudes sont les positions diverses qu'ils peuvent prendre au repos ou dans l'inaction. Elles comprennent le coucher et la station. L’attitude permet souvent d'apprécier le caractère et l'état de santé d'un animal.
Chez l'homme, les principales attitudes sont la station verticale, puis celles dans lesquelles il se tient assis, accroupi ou se met à genoux, ou encore se Tient couché {décubitus). Les attitudes ont des influences très marquées sur la santé. Ainsi, la position verticale prédispose aux varices, l’attitude assise aux hémorroïdes, etc. Parfois les attitudes sont le symptôme dominant de la chorée, de l'épilepsie, etc., ou encore indiquent des fractures ou des luxations.
attombisseur [a-ton-bî-seur] n. m. Oiseau de proie qui attaque le héron dans son vol.
attorney [a-tor-nèl n. ra. fmotangl. ;du vxfr. atome, préposé à'. Officier public qui, en Angleterre, remplit les fonctions de procureur ou d'avoué. Attorney général, procureur général.
attouchement [a-tou-che-man] n. m. Action de toucher, principalement avec la main ; tact, contact.
attracteur, trice [a-traft] adj. Qui agit par attraction ; force attractrice.
attractif, i've [a-trak] adj. Qui attire; laforce attractive de l'aimant. Ant. Répulsif.
attraction [a-trak-si-on] n. f. (du lat. attractio, de ad, et trahere, supin attractum, tirer). Action d'attirer, au pr. et au fig. : Paris exerce sur tous une puissante attraction. Spécial. Elément particulièrement intéressant d'un spectacle. PI. Plaisirs, distractions ; les attractions de Paris. Physiq. Puissance en vertu de laquelle les corps et les parties d'un même corps s’attirent réciproquement. Loi de l’attraction universelle ou loi de JVemion, loi par laquelle tous les corps de la nature s'atTirent mutuellement, en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carré de leurs distances. (Cette loi explique donc tous les mouvements si complexes et si variés des astres.) Attraction moléculaire ou force de cohésion, celle qui s'exerce entre les parties d'un même corps par le contact immédiat. Attraction magnétique, celle par laquelle les aimants attirent le fer. ("V. magnétisme.) Attraction électrique, celle par laquelle les corps é ectrisés attirent les corps légers ou s'attirent entre eux). ("V. ÉLECTRICITÉ.) Ant. Répulsion.
attractionnaire [a-trak-si-o-nè-re] n. m. et adj. Nom que l’on donnait aux partisans du système de l’attraction (Newton), alors que ce système était contesté.
attracti'Vement [a-trak, man] adv. Avec attraction.
attraire [a-trè-re] v. a. (Se conj. comme traire.) Attirer au moyen d un appât : le sel est bon pour attraire les pigeons.
attrait [a-tri] n. m. (de attraire). Ce qui plaît, charme, attire ; l'attrait des plaisirs. Penchant, inclination ; suivez votre attrait. (Boss.) Particulièrem. et au pl. Agréments, charmes extérieurs d'une femme ; de chastes attraits.
attr^e [a-tva-pe] n. f. Piège pour les animaux. Fam. Ruse, apparence trompeuse. Petite tromperie faite par plaisanterie. Mar. Cordage qui retient, assujettit.
attrape-lourdaud fdd] n. m. Syn. de attrape-niais. Pl. des attrape-lourdauds.
attrape-minon ou minette [nè-te\ n. Hypocrite, personne ou chose trompeuse. PL des attrapeminons (ou minon).
attrape-mouche ou attrape-mouches
n. m. Nom vulgaire de la dlonée, dont les feuilles se replient lorsqu’un insecte vient s’y poser, et de diverses autres plantes qui engluent ou retiennent de toute autre façon des insectes venant les visiter. Piège pour les mouches. Pl. des attrape-mouche ou attrape-mouches.
attrape-niais [nf-éj ou attrape-nigaud
[gôj n. m. Ruse grossière. PL des attrape-nigauds.
attraper [a-tra-pé\ v. a. (de à, et trappe). Prendre à un piège : attraper un loup. Atteindre en courant; attraper l'omnibus. Prendre sur le fait ; ah ! je vous y attrape ! Fig. Tromper ; se laisser attraper par un fripon. Obtenir pa.r hasard, recevoir; attraper une place, un rhume, un coup. Imiter ; attraper la manière d'un auteur. Fam. Gronder virement-, attraper un écolier. Ellipt. Attrapé! se dit familièrement à quelqu'un qui est l'objet d’une malice ou que l'on vient de châtier. S’attraper v. pr. Se heurter, s'accrocher ; s'attraper à un clou. S’attaquer ; ne t'attrape pas à plus fort que toi. Se saisir ; s'attraper aux cheveux. Se coller, adhérer ; la bardane s'attrape aux habits.
attrape-science n. invar. Fam. Apprenti, dans divers métiers.
attrapeur, euse [a-tra, eu-ze] n. Personne qui attrape ; qui obtient par ruse, par inirigue.
attrape-'vilain [Im] n. m. Moyen pour soutirer de l’argent à un avare. Pl. des attrape-vilains.
attrapoire [a-tra] n. f. Piège pour les animaux. Fig. Fourberie, ruse pour trompei’.
attrayant [a-trè-i-an], e adj. Qui attire agréablement ; manières attrayantes. Ant. Repoussant.
attrempage [a-tran] n. m. Chauffage d’un four jusqu’à sa plus haute température. Trempe de l’acier.
attremper [a-tran-pé] v. a. (de à, et tremper). Chauffer par degrés insensibles. Attremper l'acier, lui donner la trempe.
attribuable [a-tri] adj. Qui peut, qui doit être attribué ; découverte attribuable au hasard.
attribuer [a-tri-bu-éj v. a. (préf. ad, et lat. tribuere, accorder). Assigner, conférer ; attribuer des émoluments à un emploi. Fig. Imputer ; attribuer au hasard. Bx-arts. Déterminer par conjectures Fauteur d’une œuvre d'art anonyme ; on attribue le Concert champêtre du Louvre au Giorgione ou au Titien. S’attribuer v. pr. Revendiquer, s’airoger ; la vanité s'attribue tous les mérites.
attribut [a-tri-bu] n. m. (de attribuer). Ce qui est propre, particulier à un être ; la parole est un attribut de l'homme. Emblème distinctif, symbole ; un glaive et une balance sont les attributs de la Justice. Log. et gramm. Troisième terme de la proposition. (C’est la qualité que l’on accorde ou que l'on refuse au sujet.)
attributaire [a-tri-bu-tè-re] n. Dr. Celui, celle à qui a été attribué un lot, un héritage, etc.
attributif, i've [a-trï] adj. Gramm. Qui indique ou énonce un attribut ; proposition attributive. 'Verbe attributif, verbe qui contient l’attribut et le verbe substantif être, comme aimer, pour être aimant. Dr. Qui donne un droit qu’on n’avait pas antérieurement ; acte attributif de propriété.
attribution [a-tri-bu-si-on] n. f. Action d’attribuer ; l' attribut iori d’une fonction à un employé, d'un rôle à un acteur. Fonction, compétence attribuée à quelqu’un (s’emploie généralement au plur.) ; les attributions d’un préfet, d'un maire. Gramm. Bapport d'attribution, celui qui est marqué par la préposition à ; sac à papier, sauce à l'ail.
attristant [a tris-tan], e adj. Qui attriste ; souuenirs attristants. Ant. Réjouissant, consolant.
attrister [a-îris-ii;] v. a. Rendre triste, affliger; assombrir ; l'hiver attriste la nature. S’attrister v.
I pr. Devenir triste. Ant. Réjouir.
: attrit [a-tri], e adj. Qui a Fattrition.
I attrition [a-In'-.Ti-on] n. f. (lat. attritio ; du préf. ad, et terere, supin tritum, broyer). Action de deux
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A, aLlique.
corps qui s'usent par un frotlement mutuel ; on polit tes métaux par attrition. Théol. Syn. de contrition