AUBÉPINE
aubépine n. f. (du lat.
alba, blanche, et de êpme). Arbrisseau épineux de la famille des rosacées, à baies rouges et astringentes, à fleurs blanches ou d'un rose tendre , d'une odeur agréable. (Son nom scicntiflque est cratægus.
— On dit aussi ÉPi.NE.) Sa fleur.
Auber [ftèr]
( Daniel - François ) .
compositeur de musique français, né à Caen, m. à Paris {1782-1871). Il fut,dc- 'piiis 1842, directeur ■du Conservatoire. Il a donnéde nombreux ouvrages, opéras et opéras-comiques, dont la musi- •que, légère et frivole en général, est aussi pleine de
finesse et de grâce. On compte, parmi ses œuvres : la Muette de Portici, le Domino noir, Eaydée, Fra Diavolo, le Cheval de bronze, V Ambassadrice, les Diamants de la Couronne, le Maçon, le Premier Jour de bonheur, etc.
Auberchieovirt [6è)'], comm. du Nord, arr. et à 12 kil. de Douai ; 3.180 h.
aubère adj. (espagn. hobero). Se dit d’un cheval dont la robe est mélangée de poils blancs et de poils alezans.
auberge [bèr-je] n. f. fall. herberge). Maison où l’on trouve à manger, à boire et à coucher, en passant. Prendre la maison de quelqu'un pour une auberge, y entrer sans façon, s’y installer, etc., sans avoir été invité.
Auberge des Adrets (T), célèbre mélodrame en trois actes, de Benjamin Antier, Saint-Amand et Paulyanthe, dont le talent inimitable de Frédérick Lemaître fit le grand succès. Les deux principaux personnages de cette pièce sont Robei*t Macaire et Bertrand, « rOreste et le Pylade du bague », suivant la piquante expression de Th.Gautier(1823).
aubergine [bèr] n. f. (ar. al-badindjan).
Fruit comestible blanc, jaune ou violet, produit par une solanée annuelle [solanum esculenlum), onginaire de l’Inde, et dont on cultive en Europe plusieurs variétés :
les aubergines se mangent farcies, frites, en daube, etc. (On sème les aubergines sur couche, en janvier ou févriex*.) Adj. inv. : des rubans aubergine. aubergiste [bèr-jis-tel tient auberge,
Auberive, ch.-l. de c. (Haute-Mame), arr. et à 27 kilom. de Langres, sur l'Aube ; 710 h. — Le cant. a 29 comm. et 4.340 h.
Aubérive, comm. de la Marne, arr. de Reims; 350 h. (en 1914). Détruit au cours de la Grande Guerre.
auberon n. m. Lame de métal à charnière, qui entre dans la serrure et qui sert à fermer une malle, un coffre, etc.
Aubers [6ér], comm. du Nord, arr. et à 21 kil. de Lille ; i.7G0 h. Ch. de f. N.
Aubert [bèr\ (l’abbé Jean -Louis), fabuliste français, né et m. à Paris (1731-1814) ; professeur au Collège de France.
Aubert (Marie-Jacques-Charles), vice-amiral français, né à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret), m. à Paris (1848-1915): fut à trois reprises chef d’étatmajor de la marine (1906, 1912, 1914).
Aubert— Dubay et [6a-iê] (Annibal), général français, né à la Louisiane, un des défenseurs de Mayence en 1793, m. à Constantinople où il avait été envoyé comme ambassadeur (1759-1797).
Aubertin [6èr] (Charles), professeur et écrivain français, né à Saint-Dizier, m. à Dijon (1825- 1908). Son principal ouvrage est une Histoire de la langue et de la littérature française au moyen âge.
Aubervilliers [bèr-vî4i-€\, ch.-l. de c. de la Seine ; arr. et à 5 kil. de Saint-Denis ; 40.830 h. Ch. de f. N. Nombreuses industries : produits chimiques, filatures, etc.
Aubery (Anto'ne), historien, avocat au Parlement, né et m. à Paris (1616-1693).
Aubeterre [fê-re], ch. de c. (Charente), arr. et à 40 kilom. de Barbezieux, sur le Droiinc, afll. de risle ; 620 h. Ch. de f. O. Truffes, papeteries. Antiquités remarquables. — Le cant. a 11 comm. et 5.840 h.
aubette [bè-te] ou aube n. f. Guérite en bois.
Houe à aube;:.
Auber.
Aubei'jjiues
AUB
aubier [hi-é\ n. m. (du lat. alhus. blanc). Bois tendre et blancliâtre entre l'écorce et le coeur d'un arbre, et qui forme chaque année un cercle nouveau autour du cœur. V. plante.
Aubière, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et <à4kil. de Clermont, sur l’Artière ; 2.860 h.
Aubiers [bi-é] (Les), comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 16 kil. de Bressuire ; 2.690 h. Ch. de f. Et. Toiles fines et mouchoirs,
Aubiet rôi-é], comm. du Gers, arr. et à 17 kiT. d’Auch ; 1.150 h. Ch. de f. M.
aubifoiu n. m. Nom vulgaire du bluct.
Aubiguac [gnak, gn mil.] (François Iîédf.mx abbé d’), critique dramatique français, né à Paris, m. à Nemours (1604-1676;, Dans sa célèbre Pratique du théâtre (1657), ouvrage capital pour l'histoire du théâtre français, il formula la fameuse règle classique des trois unités. Le premier, en France, U émit des doutes sur l'existence d’Homère.
Aubignaily comm. de Vaucluse, arr. et à 5 kil. de Cai’pentras ; 1.560 h. Ch. de f. P.-L.-M. "Vignoble.
Aubigné, comm. de la Sarthe, arr. et à 31 kil. de La Flèche, près du Loir ; 1.870 h. Ch. de f. Orl.
Aubigné (Théodore-Aprîjppa d’), né près de Pons, m. à Genève (1652- 1630), compagnon d'armes de Henri IV, poète et satirique protestant, au style imagé et violent ; auteur des Tragiques, d’une Histoire universelle (de 1550 à 1601), condamnée au feu par le Parlement de Paris, et des Aventures du baron de Fœneste, roman satirique. Caractère d’une intraitable franchise, il fut deux fois disgracié par Henri IV, dont il ne voulut jamais flatter les caprices. — Son fils, Constant, baron de Siu'incau, Agrippa d’Aubigné. mena une vie désordonnée et trahit les protestants de La Rochelle. Il fut le père de Ma»e de Maintenon (1584-1645).
Aubigny^ ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 19 kilom. de Saint-Pol, sur la Scarpe ; 780 h. Ch. de f. N. — Le cant. a 30 comm. et 11.100 h.
Aubigny, comm. de la Vendée, arr. et à 8 kil, de La Roche-sur-Yon; 1.240 h.
Aubigny (Robert Stewart d’), maréchal de France, d’origine écossaise. H se distingua à Mari gnan et à Pavie et contribua à la défense de la Provence contre Charles-Quint ; m. en 1^544.
Aubigny-Sur-Nère, ch.-l. de c. (Cher), arr. et à 44 kilom. de Sancerre, sur la Hère, s.-aM. du Cher; 4.720 h.; Ch. de f. Orl. Draps, tanneries. — Le cant. a 4 comm. et 7.220 h.
aubiu n. m. (de l'angl. hobby, bidet). Allure défectueuse du cheval qui galope avec les jambes de devant, alors qu'il trotte avec les jambes de derrière : l'aubin s'observe surtout sur les vieux chevaux ou les chevaux fatiguais.
Aubin (saint), évêque d'Angers, né on 468, m. en 549. Il était issu d’une famille noble, anglaise d’origine, mais établie en Bretagne française. Fête le 1er mars.
Aubin, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 35 kil. de Villefranche, sur TEnne, affi. g. du Lot; 10.000 h. Ch. de f. Orl, Bassin houiller: métallurgie du fer. — Le cant. a 4 comm. et 21.750 h.
aubiner [bi-né\ v. n. Aller l’aubin : cheval qui aubine.
Aubiet \blè] (Christophe Fusée^, botaniste français, né à Salon, m. à Paris (1720-1778), 11 effectua un remarquable voyage à la Guyane.
Aubonne [6o-?ie], comm. de Suisse (cant. do Vaud), au-dessus de \' Aubonne et dominant le Léman; 1.800 h. Bons vins.
Auboué, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 6 kil. de Briey ; 2.390 h. Ch. de f. E.
aubour ou aubours [hour] n. m. Nom vulgaire du cytise et de la viorne. Charpent. Bois trop jeune.
Aubrac '( MONTS ), montagnes granitiques et schisteuses des départements du Cantal, de l'Avcyron et de la Lozère, reliées aux monts de la Marg'eride et qui culminent à 1.471 m. (signal de Mailhebiau). Excellents pâturages, qui nourrissent des animaux de boucherie (bœufs) très estimés.
Aubrais [brè] (Les) , station importante de chemin de fer (dans le dép. du Loiret, comm. de Fleury, arrond. d'Orléans), où se fait la biftircation des lignes de Bordeaux, Nantes, Malesherbes, Montargis.
Aubriet [bri-è] (Claude), peintre et dessinateur français d'histoire naturelle, né à Châlons-sur-Marne, m. à Paris (1655-1742).
Aubriot [bri-o] (Hugues), prévôt de Paris sous Charles V, né à Dijon, m. en 1382. Il fit construire la Bastille et le Petit-Châtelet. Son intégrité dans l'administration de la justice lui fit de nombreux ennemis, et il fut disgracié à l'avènement de Charles VI.
Aubry de Montdidier, seigneur de la cour de Charles V, assassiné par un nommé Macaire et. s’il faut en croire la légende racontée par Gaston Phœbus, vengé par son chien. (Depuis la perpétration du crime dans un bois, près de Montargis, le chiende la victime s’acharnait à poursuivre le meurtrier. Celte animosité étrange ayant éveillé les soupçons, le roi ordonna une sorte de duel judiciaire entre Macaire et le chien. Ce combat eut lieu dans l'ile de Notre-Dame, en 1371. Macaire était armé d’un bâton énorme ; malgré cela, il fut vaincu, confessa Sun crime et l'expia sur l'échafaud. On fait quelquefois allusion au chien de Montargis.)
Aubry (François), conventionnel, né à Paris (1750-1802;, membre du Comité de salut imblic après Thermidor; fut déporté à Cayenne par le Dircctoii*e.
Aubry (Charles -Marie -Barbe -Antoine), jurisconsulte français, né à Saverne, m. à Paris (1803-1883). Il a publié avec Rau un remarquable Cours de droit civil (1843-1846).
Aubryet \bri-è] (Xavier), littérateur français, né à Pierry (Marne), m. à Paris (1827-1880), humoriste agréable et spirituel, ün lui doit: Jugoiieuts nouveaux. Chez nous et chez «os voisins, etc.
AUB