‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 179 sur 1225 · Hr · texte numérisé non relu

Hr

jriii

Voir VÉHICULES

AUT

AUT

autopèdô n. m. {du gr. autos, par soi-mêm6> et du lat. pes, pedis, pied). Troltinette montée sur deux roues pneumatiques , et poui’vue d’un petit moteur.

autophagie [to^fa-jîi n. f.

(du gr. autos, lui même, et pliagein, manger). Entretien de la vie au moyen des ressources propres de l’individu,

autophoilC 11, m. (du préf.

auto, et du gr. voix).

Sorte d’accordéon à manivelle.

autoplastie [pias-tîi n. f,

(du préf. aufo, et du gi\ plasscin, former j. Opération chirurgicale, qui consiste à greffer sur une partie détruite une autre empruntée au même sujet.

— Encycl. L’autoplastie est une véritable greffe animale; elle rend des services pour réparer des difformités, des pl~--avec pertes de stance, etc. On emploie généralement la peau ou la muqueuse de la région voisine : cependant, dans certains cas, on ira chercher sur le bras la peau nécessaire à restaurer un nezou une partie de la figure. Dans tous les cas, le lambeau choisi reste adhérent à son lieu d’origine par un large pédicule, tant que la reprise n’est pas assurée. A ce moment, il*est sectionné (méthode italienne), ou reste en contact avec la partie à laquelle il a été emprunté (méthode française).

autoplastiqUÔ \vla$-ti-ke] adj. Qui a rapport à l’autoplastie : méthode autoplastique.

autopompe n. f. Pompe automobile, autoprojecteur n. m. Automobile pourvue d’un projecteur lumineux.

autopsie [/op-sf] n. f. (du préf. auto, et du gr. opsis, vue). Ouverture et examen d’un cadavre pour connaître la cause de la mort.

— Encycl. L’autopsie cadavérique est la base de l’anatomie pathologique, et, sans' elle, il serait impossible de faire de la médecine légale. On ne peut faire l’autopsie que vingt-quatre heures après la mort. On doit ouvrir successivement l'abdomen, le thorax, le crâne et le rachis, et noter minutieusement les altérations organiques, et. dans certains cas, on doit mettre les viscères de côté, dans des bocaux cachetés, pour les soumettre à l'analyse. C'est grâce aux autopsies répétées que la médecine peut aujourd’hui poser des diagnostics exacts.

autopsier [si-é] V. a. (Se conj. comme pner.) Faire une autopsie.

autoptique [top-ti~ke] adj. Qui a rapport à l'autopsie. (Se dit de ce qui s’aperçoit à la simple inspection-^

autoreducteur, trice adj. Se dit des instruments servant à l'autoréduction : alidade autoréductrice.

autoréduCtiOU [duk-si-on] n. f. Détermination au moyen d’instruments spéciaux, et report sur le papier, à une échelle déterminée, des coordonnées d'un terrain.

autorégulation [sz-on] n. f. Régulation automatique. (Se dit en particulier de l’action, pour une fonction physiologique, de se régulariser elle-même.)

autorisablô [za-hle] adj. Que l’on peut autoriser : legs autorisable.

autorisation [za-si-on] n. f. Action par laquelle on accorde la faculté de faire quelque chose. Ecrit constatant une permission accordée : exhiber une autorisation. Ant. Défense, interdiction.

— Encycl. Dr. 1j' autorisation maritale est l’acte par lequel le mari habilite sa femme, dans les cas où la loi ne donne pas à celle-ci capacité pour agir seule. L autorisation de justice est donnée par les tribunaux aux femmes mariées, à défaut par les maris de pouvoir ou de vouloir les autoriser là où elles ne peuvent agir seules. Ij' autorisation du tuteur est l’assistance du tuteur à certains actes que le pupille ne pourrait légalement faire seul. "L' autorisation administrative émsLne àu chef éie l'Etat, des ministres, des préfets, des sous-préfets, des maires.

autoriser [d, ri-zéj v. a. (lat. auctovirare). Donner pouvoir : autoriser un mandataire. Accorder permission : autoriser quelqu'un à chasser, à 'pécher. Se construit aussi avec un complément d’objet : autoriser une manifestation. Justifier, fournir prétexte à : la dissimulation autorise la défi.ance. S’autoriser v. pr. S'appuyer sur ; s'autoinser de l’exemple. Ant. Défendre, Interdire.

autoritaire [tè-re] adj. et n. Qui use avec rigueur de toute son autorité. Qui ne souffre pas la contradiction : caractère autoritaire ; un autoritaire.

autoritairement [îè-re-mari\ adv. D'une manière autoritaire.

autoritarisme [rîs-yne] n. m. Caractère, système autoritaire.

autorité n. f. (lat. auctorîtas). Puissance légitime ou légale, droit d'obliger à faire ou à ne pas faire: l'autorité des lois, d'un père, d'un chef. "Représentant de la puis.'îance publique, haut fonctionnaire : aller saluer les autorités. Influence prépondérante résultant de l'esprit, de l’admiration : invomier l'autorité de Platon ; écrivain qui fait autorité. D'autorité, san.s consulter personne, sans employer aucun ménagement, en usant de tout son droit. De pleine autorité, avec tout le droit qu’on a. De son autorité privée, sans droit.

Autorité en matière de philosophie {De V), par Pascal. Ce fragment, composé entre 1648 et J661, devait servir de préface à un Traité du vide. Pascal se propose d'y tracer la démarcation du domaire'de rautorité, qu'il considère comme préférabL. en théologie par exemple, et de la raison. Il considère la suite des hommes comme un même homme qui subsiste toujours, bénéficie de l'expérience des siècles, et doit accroître son patrimoine « sans fin et sans interruption ».

autoscaphe [tos-ka-fe] n. m. (préf. auto, et gr. skuphos, navire). Canot automobile.

autosérothérapie [té-ra-pî\ n. f. Méthode

thérapeutique qui consiste â soustraire à un malade une petite quantité de l’épanchement séreux ( u’il présente (pleurésie) et à la lui réinjecter sous la peau.

autOSite \6-to-zi-te] adj. (du préf, auto, et du gr. sitos, nourriture). Se dit d'un monstre qui peut se nourrir et vivre par le jeu de ses propres organes. N. m. : un autosite. Ant. Parasite.

autos sacramentales n. m. pi. {actes ou drames du Saint-Sacrement). Représentations dramatiques qui avaient lieu autrefois en Espagne, le jour du Saint-Sacrement.

autosuggestion [sugh-jès-ii-on'\ n. f. (du préf. auto, et de suggestion). Suggestion que l’on exerce sur soi-même!

autotomie [mî] n. f. /du préf. auto, etdugrtomè, section). Mutilation spontanée, que pratiquent sur eux-mêmes ceiiains animaux, pour échapper à l'ennemi qui les tient.

— Encycl. L'autotomie est surtout un réflexe produit par la crainte, et pour échapper à un danger. On l’observe chez les crabes, certains insectes, chez des araignées et quelques reptiles. Le membre coupé met un temps plus ou moins long à repousser ; chez les crabes, pne ou plusieurs mues suffisent.

ailtotypie [pî] n. f. (du gr. autos, soi-méme, et îupos, caractère). Ancienne dénomination de la photographie.

autour adv. (de au. et tour). Marque ce qui entoure, environne : viande avec des légumes autour. Loc. prép. Autour de, même sens ; marque aussi le mouvement de ce qui fait le tour : la terre tourne autour du soleil ; ceux qui vivent autour de nous. Fam. Environ, à peu près : posséder autour d'un million. Loc. adv.

2'out autour, de tous côtés. { V. ALENTOUR.)

Loc. prdv. Tourner autour du pot, ne pas vouloir oa ne pas pouvoir aborder la vraie question, la difficulté, il ne faut pas confondre autour avec alentour, se dit plaisamment pour indiquer à quelqu'un qu’il prend l'une pour l'autre deux choses différentes.

autour n. m. (du lat. astur, oiseau des As- «-u^our.

’turies). Genre de rapaces appartenant à la famille des accipitridés, et qui comprend les éperviers et formes voisines : Vautour chasse en rasant Le sol.

autourserie [se-î’fl n. f. Art d'élever et de dresser les autours pour la chasse.

autoursier [si-^] n. m. Eleveur, dresseur d’autours et autres oiseaux de proie.

autovaccin n. m. Vaccin dont le sérum est emprunté au sujet lui même. Syn. autosérum.

Autran (Joseph), poète français, né et m. à Marseille (1813-1877) ; autour des Poèmes de La mer, de Laboureurs et Soldats, de la Vie rurale, etc., œuvres d’une inspiration sévère et d’une forme soignée. Il fut élu membre de l’Académie française en 1868.

autre adj. indéf. (lat.

aller). Distinct, différent :

on se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain. Egal, ressemblant :

c'est un autre moi-mème.

Antérieur : l'autre jour.

Aucun, nul : on aime parce qu'on aime sans Aoiran.

autre raison. Autre

part, ailleurs. D'autre part, en outre. De temps à autre, pai'fois. Ant. Identique, pareil, semblable. Pr. indéf. Une autre personne, les autres personnes : un autre ; les autres; une moitié du monde rit de l'autre. Absol. L autre, moyen âge, le diable; sous la Restauration, Napoléon 1er. a d'autres! loc. interj. et elliptique qui signifie : adressez-vous à d'autres ; pour moi, vous ne me ti'omperez pas. Prendre quelqu'un pour un autre, se tromper sur des sentiments, son caractère. En avoir vu bien d'autres, avoir vu des choses beaucoup plus extraordinaires, plus tristes, etc. Sans autre, sans rien de plus. L'un dans Vautre, l'un portant Vautre, en compensant le mauvais par le bon. Comme dit Vautre, comme on dit généralement. Il n'en fait pas d'autres, se dit de quelqu’un qui commet souvent des fautes, des bévues. C'est tout un ou tout autre, il n'y a pas de milieu. En voici bien d'une autre! voici quelque chose de plus inattendu, de plus étonnant. Qui voit l'un, voit l'autre, les deux se valent. Autres temps, autres mœurs, les habitudes changent avec les époques.

Autreau \iro] (Jacques), peintre et auteur dramatique français, néàParis (1657-174.5). Il se distingua comme portraitiste et donna au théâtre quelques pièces, qui eurent un succès de vogue, et un opéra Platée, dont Rameau écrivit la musique.

Autre Danger iV), comédie en quatre actes, de Maurice Donnay (1902) peignant la situation cruelle d’une femme obligée de donner son amant comme mari à sa fille, qui aime cet homme jusqu’à en mourir.

autrefois r/’oi] adv. Anciennement, jadis. N. m. Temps passé : t aujourd'hui des pères devient V autrefois de leurs enfants.

autrement [man] adv. D’une autre façon : beaucoup parlent autrement qu'ils ne pensent. Sinon, sans quoi : travaillez, autrement nous ne réussirez pas. Fam. Pas autrement, guère : n être pas autrement fâché.

Autrey-lès-Gray, ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. et à 9 kil. de Gray, sur la Sousfroide, affl. de la Saône ; 790 h. Ch. de f. E. Forges, pierres de taille. — Le cant. a 17 comm. et 6.070 h.

Autriche, Pltat du centre de l’Europe, ayant une superficie de 82.000 kilom. carrés environ, et une

population d’environ 6.500.000 h. {Autrichiens). Capi* taie Vienne.

Situé au centï’e de l'Europe, et complètement isolé de toute mer, cet Etat comprend des régions très différentes d’aspect et inégalement réparties : plus des deux tiers de sa surface sont montagneux et couverts par les Alpes ; le reste est occupé par des plaines. Il est constitué par les anciennes provinces de Basse et de Haute-Autriche, de Salzbourg et de Vorarlberg tout entières et par une partie de la Styrie, de la Carinthie et du Tyrol. Il est arrosé par le Danube de Passau à Presbourg, et par ses affluents ou sous-affluents l’Inn, la Salzach, l'Enns, la Leitha, la Mür et la Drave. La population est presque exclusivement allemande. L'Autriche poS' sède dans les Alpes une série de petits centres industriels (vallées de l’Inn et de la Salzach), et surtout les régions industrielles de Linz, de Krems, de Vienne et de Graz, enfin les centres métallurgiques de Vienne, de "VV^iener-Neustadt, de Briick-Leoben ; ses deux parties agricoles sont la vallée du Danube entre Bohême et Alpes, et la région subalpine de la plaine pannonique, de Graz à Vienne. — Villes principales : Graz, Linz, Innsbruck, Salzbourg et Wiener-Neustadt Le gouvernement de l’Autriche est une république.

Histoire. Lorsque Charlemagne eut conquis l'empire des Avars, séparé par l’Ems de la Bavière germanique, il confia la garde de \2LMarchiaAustriaca. (Marche orientale) à des comtes, qui, peu à peu, accrurent leur domaine primitif par des annexions i n cessantes dans le Tyrol, la Styrie. etc., et se firent conférer par les empereurs 1 e titre de « duc héréditaire ».

Rodolphe de Habsbourg. élu empereur d’Allemagne en 1273, délégua à ses fils la possession de l'Autriche, de

Armoi lies de l’Autriche.

de la Carniole,

et la dynastie de Habsbourg fut fondée. Elle occupa sa!ns interruption le trône impérial à partir du xve siècle. En 1522, Charles-Quint céda les possessions allemandes de la maison d'Autriche à son frère Ferdinand, qui quatre ans plus tard hérita de sa femme le royaume de Bohême et de Hongrie. En 1699, la Transylvanie vint accroître ce puissant domaine, contre lequel les Turcs avaient inutilement combattu. Bien qu'affaiblie par la guerre de la succession d’Autriche et par la guerre de Sept ans, l'Autriche reçut, en 1772 et en 1795, par les premier et ti’oisième partages de la Pologne, la Galicie. L’Illyrie, la Dalmatie, la Lombardie et la Vénétie lui furent cédées en 1814. L’Aulriche, gouvernée par Metternich, occupa, après les traités de 1815 (traité de Vienne), dans la Confédération germanique, une situation prépondérante, qui fut entamée par la perte de la Lombardie (1859) et de la Vénétie (1866). Ecrasée par la victoire de la Prusse à Sadowa, et exclue de la Confédération germanique (1866), TAutriche adopia une constitution dualiste, c'est-à-dire qu'elle partagea le pouvoir avec la Hongrie, au détriment des populations slaves, notamment des Tchèques, qui n'ont cessé, depuis lors, de réclamer leur autonomie. Dès lors, l'histoire intérieure de TAutriche-Hongrie se résume tout entière, jusqu'en 1914, dans les luttes incessantes des diverses nationa-

Soldats autrichienfl ; 1. Dragon ; 2. Hussard; 3. Chasseur; Artilleur ; 5. Officier et soldat d’infanterie. -

lités qui la composent. Depuis lors, elle n'est plus que celle de la guerre, qui s'est terminée par son effondrement et par son morcellement (au traité de Saint-Germain-en-Laye. le 10 septembre 1919/ entre différents Etats, dont Tun est la république Autrichienne, dont nous avons indiqué plus haut les grands traits géographiques.

— Littér. Il n'y a pas à proprement parler de littérature autrichienne. Les écrivains de l'Autriche appartiennent, suivant la langue qu'ils emploient, aux littératures allemande, hongroise, tchèque, italienne, polonaise, etc. Les Autrichiens de langue allemande occupent une place importante dans la lit-

AUT

Page 1