‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 182 sur 1225 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

Auxence, hérésiarque, né en Cappadoce, au début du IV' siècle. II embrassa l'arianisme et fut créé évêque de Milan, en 342, par 1 empereur Constance. Il fut excommunié et remplacé dans son épiscopat par saint Ambroise en 374.

Auxence ou Auxent (saint), abbé de .Sinope, m. en 470. D'origine persane, il suivit d'abord la carrière des armes, puis se flt ermite. Fête le 14 février.

Auxerre rd-sé-re]. ch.-l. du dép. de l'Yonne, sur l'Yonne; ch. de f. P.-L.-M., à 176 kil. S. E. de Paris;

21.930 h. (Auxei'roü). Vins, ocres, machines-outils. Belle cathédrale gothique. Deux conciles furent tenus à Auxerre en 578 et 1098. En 1412. les Armagnacs et les Bourguignons y signèrent la paix d' Auxerre, et en 1432 des conférences s’y ouvrirent entre les représentants de Charles VII et ceux du duc de Bourgogne.Patrie de saint Germain, de La Cuime de Sainte-Palaye, du baron Fou- Armes d’Auierre. rier, de Paul Bert. — L’arr. a

12 cant., 132 comm., 93.600 h. ; le cant. Est a 6 comm. et 11.790 h.; le cant. Ouest 10 comm. et 20.010 h.

AuxerroiS [o-sè-roi ou ô-ksè-roî], ancien pays de France, dont la capitale était Auxerre.

Auxi-le-Cllâteau, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 26 kilom. de Saint-Pol, sur l'Authie ; 2.630 h. Ch. de f. N. Tanneries. — Le cant. a 28 comm. et 14.600 h.

auxiliaire [ôk-si-li-è-re] adj. etn. (dulat. auxilium, secours). Qui aide, porte secours ; commis auxiliaire ; le bœuf est l'auxiliaire du laboureur; dans l'armée romaine les auxiliaires, recrutés parmi les étrangers, étaient joints à la légion, maïs restaient en dehors de ses cadres. Services auxiliaires. Se dit, par opposition au service armé, des obligations imposées par la loi militaire aux jeunes gens atteints d'une infirmité relative, sans que leur constitution générale soit douteuse, fils portent le costume des corps de troupe auxquels ils sont affectés, et sont incorporés notamment comme soldats-secrétaires dans les états-majors, comme ouvriers et manutentionnaires, comme infirmiers, etc. ). Gram. Verbes auxiliaires, se dit des verbes avoir et être, parce qu'ils aident à conjuguer les autres verbes, en se joignant aux formes impersonnelles, pour constituer les temps composés. Les verbes aller, venir, devoir sont dits semi-auxiliaires.

auxiliairement [ô-ksi-li-è-re-man] adv. D'une manière auxiliaire.

auxiliateur, trice [ô-ksî] adj. et n. Qui donne du secours^: un auxiliateur ; dame auxiliatrice.

AUXOIS [d-soi], pays de l’ancienne Bourgogne, capit. Semur. (Hab. Auxois.) Sur le mont Auxois (Côte-d’Or), près duquel s’élevait probablement la ville d'Alésia, se trouve, depuis 1866, une statue de Vercingétorix, due au sculpteur Aimé Millet.

aUXOmètre [d/c-so] n. m. (du gr. auxein, augmenter, et metron, mesure). Instrument servant à mesurer la force grossissante d’un appareil d'optique, l’augmentation de la puissance des muscles dans l’effort, l'augmentation en circonférence du corps ou de quelqu'une de ses paities, etc.

Auxonne [d-son'], ch.-l. de c. (Côte-d’Or), arr. et à 31 kil. de Dijon, sur la Saône; 6,303 h. {Auxonnois). Ch. de f. P.-L.-M. Belle église Notre-Dame. Ancienne ville fortifiée. Culture maraîchère. — Le cant. a 16 comm. et 12.180 h.

auxospore [ôk-sos-po-re] n. f. Spore sexuée des algues diatomées.

Aux'y [ôk-si], comm. de Saône-et-Loire, arr. et à"9 kilom. d’Autun; 1.224 h.

Auzances, ch.-l. de c. (Creuse), arr. et à 32 kil. d'Aubusson, sur l'Etang-Neuf, affl. du Cher; 1.470 h. Ch. de f. Orl. Commerce de laines, cuirs. — Le cant. ail comm. et 8.600 h.

Auzat-Sur- Allier, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 13 kil. d'issoire ; 2.200 h. Houille.

Auzelles , comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 3.S kil. d’Ambert; 1.650 h. Moulinage de la soie.

AuzitS, comm. de l’Aveyron, arr. et à 33 kil. de Bodez; 1.980 h. Ch. de f. O. Houille.

AuZOn, ch.-l. de c. (Haute- Loire ), arr. de Brioude, sur VAuzon du Velay, affl. de l'AlIier; 1.530 h. {Auzonnais). Vignoble; tuilerie. — Le cant. a 12 comm. et 12.420 h.

Auzout (Adrien), mathématicien français, né à Rouen, m. à Paris ; inventeur du micromètre à fils mobiles (1630-1691).

AUZOUX (Ch. -Louis), anatomiste français, né à Saint-Aubin-d'Ecrosville, m. à Paris (1797- 1880), inventeur des modèles anatomiques en pâte inaltérable.

Ava, ano. capit. de la Birmanie, sur l’Iraouaddy ; 8.000 h. environ.

avacHi, e adj. et n. Déformé, fané, usé ; bottes avachies. Pop. Se dit d’une personne sans énergie.

avachir v. a. (de à, et de l’anc. allem. weichian, amollir). Rendre fiasque, mou, au prop. et au flg. : nous avons avachi notre jugement. (Montaigne.) S’avachir v. pr. Fam. Devenir mou, se déformer, au prop. et au fig. : les chaussures s'avachissent par les longues marches; l'homme s'avachit dans l'oisiveté.

avachisSGInent \chi-se-man] n. m. Etat de ce qui est avachi. Fig. Manque d’énergie.

Avadzi, une des huit grandes îles de l’empire du Japon, entre Nippon et Sikok; pop. 1.655.000 h.

Availles-Limouzine, ch.-l. de o. (Vienne), arr. età31 kil. de Civray, sur la Vienne ; 2. 190 h. Eaux minérales aux environs. — Le cant. a 4 coram. et 5.880 h.

avaln. m. (de à valoir). Garantie donnée sur un effet de commerce, par un tiers qui s’engage à payer le montant, s'il n'est pas acquitté par le signataire ; bon pour aval ; donner son aval. PI. des avals.

— E.ncycl. I)r. L'aval se donne sur le billet luimême, ou par acte sépai’é (art. 141, 142, 187 du C. de comm.). Le diinneur d'aval doit avoir la capacité légale requise pour souscrire une lettre de change; il est tenu p.ar les mêmes voies que les tireurs ouïes

endosseurs, et, par conséquent, soumis à la juridiction commerciale. Le donneur d'aval est obligé, solidairement avec tous les signataires, au payement de la lettre de change, sauf stipulation contraire.

aval n. m. (de à, et val). Le côté vers lequel descend la rivière. Loc. 'adv. En aval de, après, en descendant vers l'embouchure : Jtouen est en aval de Paris. Ant. Amont.

avalage n. m. Descente d’un bateau sur une rivière. Descente d'une pièce de vin dans une cave.

avalaison [té-zon] ou avalasse :7a-se] n. f. Cours d’eau torrentiel, qui se forme à la suite de pluies abondantes.

avalanche n. f. (m. romand; de avaler, descendre). Masse considérable de neige, qui se détache

Avalanche.

des montagnes et roule dans les vallées. Fig. Multitude : recevoir une avalanche de lettres.

avalant [lan], eadj. Qui deseend le cours de l’eau : péniches avalantes.

avalé, 6 adj. Se dit de la croupe d'un quadrupède lorsqu’eUe forme un plan incliné d’avant en arrière.

avalée [lé] n. f. Ce qu’un tisserand peut faire sur son métier sans dérouler les ensouples.

avalement fman] n. m. Action de descendre, d’abaisser ; déglutition ; résultat de ces actions.

avaler [U] v. a. (rad. aval). Faire descendre par le gosier jusque dans l'estomac : avaler des huîtres. Descendre dans la cave ; avaler un tonneau. Fig. et fam. Croire : avaler des bourdes. Se soumettre à quelque chose de fâcheux : avaler mainte humiliation. Lire rapidement : avaler un roman. Avaler sa langue : 1“ s'ennuyer beaucoup ; 2“ se taire ; 3» mourir. Avaler des yeux, regarder avidement. V. n. Descendre le courant d'une rivière.

avalereSS© [rè-se] n. f. Nom donné dans les terrains houillers à tout fonçage qui n'est pas encore arrivé au charbonnage.

avale-tout ou avale-tout-cru n. m. Pop.

Gros mangeur-, glouton.

avaleur, euse \eu-ze] n. Fam. Glouton.

Avaleur de gens, fanfaron.

avalies [Hj n. f. pl. Laines de peaux de moutons égorgés à l’abattoir.

avaliser [zé] v. a. Revêtir d'un aval ; avaliser un effet. (On a dit aussi avaler.)

avaliste [lis-te] adj. et n. Se dit de la personne qui donne son aval.

Avallon, ch.-l. darr.

(Yonne), sur le Cousin, s. -affl.

del'Yonne ;3.900h. [Avallonnais) ; ch. de f. P.-L.-M.; à 49 kil. d’Auxerre. Vins, granit, bétail. Patrie do Cousin d' Avallon, de Caristic. — L’arr. a 5 cant., 72 comm., 36.390 h.; le cant. a 16 comm. et 11.000 h. avaloir n. m. (de aval). Sorte de nasse, avaloire n. f. (de avaler). Pop. Bouche, gosier. (Dans ce sens on dit aussi avaloir n. m.) Par anal. Ouverture d'une cavité profonde O ù quelque chose s’engouffre. Pe'ch. Digue à claire-voie, faite pour pêcher des saumons dans les rivières.

avaloire n. f. (de avaler). Pièce du harnais, qui, fixée au brancard, descend derrière les cuisses du cheval de limon, pour retenir la voiture dans une descente. (V. harnais.)

AvaloS [fo.ss] (Ferdinand-François d’i, marquis de Pescaire, d'origine espagnole, né à Naples, un des plus illustres lieutenants de Charles-Quint. H se signala contre les Français à La Bicoque et à Pavie (1489-1625).

AvalOS (Alphonse d’), marquis Del Vasto, cousin du précédent, gouverneur du Milanais ; fut vaincu par les Français à Cérisoles, en 1544 (1604-1546). — Sa sœur Constance, veuve du duc d'Amalfl, a laissé des poésies pleines de grâce et de douceur.

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