SCIENCE
Avensan, comm. de la Gironde, arr. et à 29 kil. de Bordeaux; 1.270 h. Ch. de f.
avent [i-an] n. m. (du lat. adventus, arrivée). Temps do pénitence précédant Noël et comprenant quatre dimanches, dont le premier est celui qui suit immédiatement le 26 novembre. Epoque de Tannée, qui correspond à Tavent. (Dans ce sens, s'emploie surtout au pl. ; c'est aux avents qu'on a coutume de p/anfer.) Ensemble des sermons prèchés àcette époque (dans ce sens, prend une majuscule) : l’ Avent de Bourdaloue. (V. Tart, suiv.)
Avent (('), de Bourdaloue, suite de douze sermons, prèchés de 1670 à 1693 et qui brillent par la force du raisonnement, la sobriété et la vigueur du style.
Avent (V), de Massillon, suite des dix sermons prèchés devant Louis XIV, à Versailles. Début d'un grand talent oratoire, salué par Bourdaloue lui-même.
aventer [van-té] v. a. Placer au bon vent : aventer une voile.
Aventin [van] (mont). Tune des sept collines comprises dans l’enceinte de l’ancienne Rome, près du Tibre. C’est sur ce mont que se retira la plèbe romaine, pendant sa i-évolte contre le patricial. On envoya aux mécontents Menenius Agrippa, patricien d’origine plébéienne, qui les ramena à l'obéissance en leur racontant l’apologue : les Membres et l'Estomac. (La locution Se retirer sur le mont Aventin a passé dans la langue et s’emploie quand il s’agit d’une révolte ouverte contre l’autorité.)
aventistes van-tU-te] n. m. pl. (angl. adventist). Secte américaine, fondée en 1831 par William Miller et professant que le deuxième avènement (advent) du Christ est plus ou moins prochain.
aventure [i-an] n. f. (du lat. advenlurus, qui doit arriver). Evénement, fait inopiné, fortuit, surprenant : les aventures de la vie. Entreprise has-vu-deuse ou événement extraordinaire ; qui cherche les aventures, y périt souvesit. La bonne aventure, la prétendue prédiction de l’avenir. Grosse aventure, contrat do prêt à gros intérêt, avec stipulation de perte totale du capital pour certains cas prévus (naufrage d’un navire, etc.). Loc. adv. : .4 l'aventure, sans dessein arrêté. Par aventure, d'aventure, pai- hasard.
AVE
aventurer [van-tn-ré] v. a. Hasarder, risquer ; aventurer une somme au jeu. S’aventurer v. pr. Se hasarder, s'exposer.
aventureusement [va7i-tu-reu~ze-man] adv.
D'une manière aventureuse.
aventureux, euse [van-tu-reû, eu-ze] adj. Qui s’expose, qui se hasarde : hoinme, esprit aventureux. Abandonné au hasard : existence aventureuse. Ant. Prudent, réfléchi, circonspect.
aventurier [van-tu-ri-é], ère n. Qui cherche, qui court des aventures : nos corsaires étaient d'iiérolques aventuriers. Qui s'abandonne à une vie d'intrigues : les aventuriers abondent.
Aventurière (T), comédie en cinq actes et en vers, d'Emile Augier (1848). Une actrice courtisane captive un riche et vieux seigneur de Padoue, dont elle cherche à devenir la femme ; mais le fils de ce seigneur revient incognito et déjoue les ruses de Y oveniuHère. Cette pièce est écrite en un style franc et .spirituel.
aventurine \yan] n. f. Pierre d’un jaune brun, semée de petits points d’or. Aventurine artificielle, verre ou poterie imitant cette pierre précieuse et obtenu avec du cuivre en paillettes, tenu en suspension dans la masse.
avenu, e adj. Ne s’emploie que dans la locution adjective non avenu (fém. avenue), considéré comme nul.'
avenue [nA] n. f. (rad. venir). Chemin par leqiiel on arrive dans un lieu : les ave7iues d'un palais. Allée d’arbres qui conduit à une habitation. Nom donné à ceilaines grandes voies des villes, plantées d'arbres : l'avtniue des Champs-Elysées, à Paris.
Avenzoar ^Abou-Merwan-ibn-Zohrj, médecin arabe, né à Pefiaflor, près de Séville, m. à Séville (J073-1102,; maître d'Averrhoès.
avérage n. m. (m. angl.l. Moyenne avérée. Petit bétail comprenant chèvres et moutons.
Avercamp dlcndrik Van', paysagiste hollandais, né à Amsterdam vers 1585, m. à Kampen après 1083. Il était muet; on lui doit de remarquables scènes d'hiver.
Averdy :François de L'), jurisconsulte et financier fran(;.ais, contrôleur des finances, né à Paris, décapité sous la Terreur (1723-1793).
avéré, e adj. ^de avérer). Reconnu vrai : fait avéré. Ant. Contesté, controversé.
avérer [ré] v. a. (du préf. ad, et du lat. reru.<5, vrai. — Se conj. comme accélérer.) Vérifier et démontrer comme vrai ; avérer une nouvelle. S’avérer v. pr. Etre avéré, confirmé, reconnu vrai.
AvereSCO (Alexandre), général et homme politique roumain, né en Bessarabie en 1859, fut chef du grand état-major pendant la guerre balkanique de 1913. et commanda les troupes roumaines pendant la Grande Guerre. En 1920, il fut nommé pré^^ident d u conseil.
Averne, lac d'ita-
lie, près de Naples, d’où s'échappent des émanation.s sulfureuses ; il était regardé comme l’entrée des Enfers. Sur ses bords se trouvait l'antre de la S i b V 1 1 e de C u m e s .
.{Enéide.)
Averrlioès ou Averroès \èss] (ibn- Roschd), illustre médecin et philosophe arabe, né à Cordoue, m. à Maroc (commenccm. du xiie s. -1198): commentateur d'Aristote. Ses doctrines philosophiques inclinaient vers le matérialisme et le panthéisme, et elles furent condamnées par l'Université de Paris, puis par le saint-siège.
averrhoïsme ou averroïsme [vé-ro-isme\ n. m. Doctrine philosophique d’Averrhoès, très répandue dans les écoles du moyen âge et, à la Renaissance, dans le nord de l’Italie. Elle est caractérisée par la croyance en l'éternité de la ^natière et par la théorie de Vintellect actif, sorte d'intermédiaire entre Dieu et les choses.
avers [uér] n. m. (du lat. adversus, tourné vers). Côté d'une monnaie, d’une médaille, qu'on appelle communément la tète, le droit, la face. Ant. Revers.
Aversa, v. d ltalie (prov. de Caserte) ; 21.200 h. Ce fut le premier établissement des Normands en Italie.
averse [rér-se] n. f. (rad. verser). Pluie subite, abondante et souvent de peu de durée : essuyer une averse. Fig. ci fam. Multitude : une averse de discours, de croix. A verse loc. adv. V. verse (à).
aversion [vèr] n. f. (lat. averslo; de avertei'e, supin aversum, détourner). Antipathie, haine, répulsion, répugnance extrême : prendre en aversion. Ant. Sympathie.
averti, e [vèr] adj. Qui a reçu un avis ou un avertissement : se tenir pour averti. Instruit, expérimenté, avisé : un critique averti. Se disait, sous le second empire, d’un journaliste ou d’un journal ayant reçu un « avertissement ». Prov. : Un homme averti en vaut deux, quand on est prévenu d’avance, on se tient doublement sur ses gardes.
avertin [vèr' n. m. (du lai. averïere, détourner). Maladie de l’esprit qui rend emporté, furieux ; personne atteinte de ce mal. (Vx.) Art vétér. Syn. de TOURNIS, maladie des moulons.
avertir fvê?’] v. a. (du lat. advertere, faire remarquer). Informer, prévenir, instruire : un ami véritable nous avertit de nos fautes. Je vous en avertis! se dit par menace ou par défi.
avertissement [vèr-ti-se-man] n. m. Appel fait à l'attention de quelqu'un. Avis, information, fait ou objet qui produit un effet : les avertissements de la conscience. Courte préface : avertissement ait lecteur. Avis adressé aux contribuables pour le payemejit de l'impôt. Sous le second empire, avis officiel de Tautorité à un journal : au troisième avertissement, le journal était supprimé.
— Encycl. Dr. V. contributions.
avertisseur [vèr-ti-seur] adj. et n. m. Personne ou chose qui prévient, qui donne un avertissement; les infirmités humaines sont les avertisseurs de la mort. Tnch^i. Appareil, de toute nature, et en particulier de sûreté, employé pour transmettre en certains points des avis, ou des signaux convention-
Avârtisâeurs d’incendie : F ace extérieure de la boîle du poste avertisseur; 'i. Intérieur de la boite ; 3. Poste avertisseur.
nels. Adjectiv. Qui est destiné à donner un signal : le sifflet avertisseur a été appliqué à la navigation.
— Encycl. Les avertisseurs sont très employés dans l'industrie et l’exploitation des chemins de fer et portent divers noms, suivant le but auquel ils sont destinés. La Ville de Paris possède dans tous ses quartiers de nombx*eux avertisseurs d'incendie, qui permettent de prévenir à la .
moindre alerte la caserne de sapeurs-pompiers la plus proche.
Avesnelles, comm. du Nord, arr. d'Avesnes, sur THelpe-Majeure ; 2.520 h. Ch.
de f. N. Filatures.
Avesnes [ué-?ie], ch.-i.'
d'arr. (Nord), sur l’Helpe- Majeure, affl. delà Sambre;