‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 19 sur 1225 · AC A · texte numérisé non relu

AC A

laproprit-io (l'al>s'ji'ber: la auai: t un ah^oyhant,Mfil, Substance' jii-opre à absorber les gaz. les séeri-ti'ins.

absorbsment [num] n. m. ou absorba-

tion n. 1'. Etat d'un esprit absorbé.

absorber hé] v. a. lat. u//sorierel. S'imbiber de. pomper : ie .lâbhi absorba Venu, les raebvs ptunl’S absorbent les sucs nutritifs du sol. Neutraliser, l'aire disparaiti-e, retenir: le noir absorbe la luini' re; la chaux absorbe l'acide carbonique. Hoire, manger : absorber des aliments. Fiij. Dissiper entièrement : le luxe absorbe les richesses. Occuper l'orU'ment: le trarail absorbe Vattention. S'absorber v. pr. Etre absorbé, pompé, h'iq. Se plonger, s'abiiner : s'absorber dans la méditation.

absorption [ab-sorp-si-oii] n. f. Action d'absorber : l'absorption des alcools est nuisible.

— Encycl. Physiol. L'absorption est une action moléculaire qui permet il tout tissu vivant de s'.approprler les matériaux mis en contact avec lui. Chez les animaux supérieurs, l'absorption alimentaire se l'ait par les veines et les vaisseaux lymphatiques, qui prennent les matières élaborées par l'estomac et l’intestin. L'absorption de l'oxygène de l’air nécessaire aux combustions se l'ait par les poumons et un peu par la peau. — Chez les végétaux, l'absorption des sues nutritifs se fait par les racines, pendant que les feuilles absorbent l'oxygène pour la respiration de la plante, l’acide carbonique pour sa nutrition ; elles peuvent même absorber parfois de l'eau.

abSOrptiAfité [ai-sorp-tij n. f. Propriété que possèdent certains corps d'absorber les liquides ou le.s gaz.

absoudre v. a. ipréf. ah, et lat. solvere, dégager. — J'absous, tu absous, il absout, nous absolvons, vous absolvez, ils abscdvetit. J'absolvais, nous absolvions. P.assé déf. manque. [J'absoudrai, nous absoudrons. J'absoudrais, 7ious absoudrions. Absous, absolvons, absolvez. Que f absolve, que nous absolvions. lmp. du subj. manque. .Absolvant. Absous, absoute.) Renvoyer d'une accusation une personne coupable, mais que la loi n'atteint pas : la prescriptioji permet d'absoudre un coupable. Remetti'e les péchés au pénitent. Disculper, pardonner, excuser. Ant. Condamner.

absoute n. f. Liturq. Absolution publique donnée au peuple le jeudi saint avant la messe. Prières dites autour du cercueil après l'offlce des morts : donner l'absoute.

abstème 'abs-tè-me] adj. et n. (lat. abstemius). Qui ne boit pas de vin : les premiers Romains voicla'ient que hs femmes fussetit abstèmes. Prêtre abstitne, celui qui, pendant la messe, est exempté de boire le vin du calice.

AbStémiUS r«ss] (Laurent), littérateur italien du xvp siècle, né à Macerata, auteur d'un recueil de fables latines (Uecatomythium), dont La Fontaine à imité quelques-unes.

abstenir (s’) 'sabs-te] v. pr. (préf. abs. et lat. tenere, tenir. — Se 'conj. comme tenir.) S'empêcher de faire une chose, d'user d'une chose : s'abstenir de jouer. Pratiquer l’abstinence. Ne pas se prononcer : dans le doute, abstiens-toi. Se dit des juges qui se récusent, des citoyens qui ne veulent pas prendre part à un vote, à une délibération. Ajxt. Participer, prendre part.

abstention ’^abs-tan-si-on'] n. f. Action de s'abstenir, de ne pas prendre part à un vote, à une discussion, etc.

— Encycl. L'abstention politique qui a pour cause la' négligence ou l'indifférence prouve un oubli égoïste et blâmable des devoirs du citoyen. Quelquefois elle est pratiquée systématiquement comme un mode de protestation, soit contre le gouvernement établi, soit contre un mode de suffrage qui n'offre pas des garanties jugées suffisantes.

abst 3ntionnisme ou abstentionisme

tabs-tan si-o-7iis-me] n. m. Doctrine qui préconise l'abstention en matière électorale.

abstentionniste ou abstentioniste [aJs-

tan-si-o-nis-te] n. Qui s'abstient, qui veut qu'on s'abstienne de prendre part à un vote, à une discussion, etc. Adjectif. : doctr'nie abstentionniste.

abstergsnt [abs-tèr-Jati], e adj. Se dit des médicaments propres à nettoyer les plaies : remèdes al stenjenls. N. m. : les antiseptiques sont de bons abst 'rqcnts.

absterger [abs-tèr-jé] v. a. (préf. abs, et lat. terij ire, essuyer. — Prend un e muet après le y devant a et O : il absteryea, 7ious absteryeons). Méd. Nettoyer : absterger une plaie.

abstersif, itre [ais-tér] adj. itéd. Propre à nettoyer. Abstergent. (On dit mieux détersif.)

abstersion ahs-ter] n. f. Action d'absterger, de nettoyer ; l'abstersion d'une plaie.

abstinence abs-ti-tiaii-se] n. f. Action de s'abstenir. surtout en parlant d'aliments. Diète, jeûne.

— Encycl. Presque toutes les religions ont prescrit l'abstinence, soit comme moyen hygiénique, soit comme moyen de mortifier les sens. Dans l'Eglise catholique, l'abstinence, distincte du jeûne, consiste dans la privation .sauf les cas de dispense) d'alinient.s gras à certains jours ; vendredi, vigile, quatre-temps.

abstinent 'abs-ti-nan], e adj. Sobre dans le boire et le'mangêr : le peuples du Midi sont abstitents. Qui s'abstient de voter dans les élections.

abstracteur abs-trak] n. et adj. m. Celui qui abstrait. .Abstracteur de quititessetice, celui qui extrait cc qu'il y a de plus subtil dans une chose.

abstractif, l'Are [abs-trak] adj. Qui sert à exprimer les idées abstraites ou qui est formé par abstraction : termes abstractifs.

abstraction abs-lrak-si-oti' n. f. de abstractif . Opération de l'esprit, par laquelle dn considère les qualités indépendamment des substances dans lesquelles elles résident : quand on cu7lsidére la blancheur, en général, sans l appliquer à U7i objet, on opère une abstraction. Faculté d'abstraire : l'attentio)i et l'abstraction sont nécessaires au penseur. Faire abstraction de ou abstraction faite de, laisser de cùté. en ne tenant pas compte de : pour juger sainement, il faut faire abstraction de la haine et de l'amour. Par abstraction loc. adv., dune manière abstraite. PI. Idées vagues et confuses, préoccupations : les esprits chiinéeiqu-s se perdent dans les abstractions.

— Encyci . Pâi/o.s. L’abstraction consiste à séparer une chose d'une autre dont elle faisait partie : les

idées abstraites sont donc dc's idées partielles séparées de leur tout et l'abstrai'tion est la faculté qu'a l'esprit de produire ces idées. L'abstraction est sootitanée, lorsqu’elle vient des sens, de l'attention involontaire, etc. ; réfléchie, lorsqu'on fixe à dessein son attention sur une certaine propriété en négligeant les autres. Tant que les idées représentent une qualité particulière d’un objet, elles sont abstraites; elles deviennent générales, lorsque, par un nouveau point de vue, elles représentent une qualité commune â plusieurs objets. L'abstraction e.st la condition de la science, parce quelle permet d'isoler chacune des qualités dont la somme forme un objet, et Ton peut dire que chaque science est un système d’alistraotions : Tarilhmétique abstrait le nombre: la géométrie, Tétenduc; la mécanique, le mouvement, etc.

abstraetivement [abs-trak-ti-ve-mati] adv.

Par abstraction.

abstractivité ;aA.s-tra/c] 114 f Faculté d'abstraire, de faire des abstractions.

abstraire [ab.s-trè-re] v. a. :'préf abs, et lat. trahere, tirer.» — Se conj. comme traire.) Faire abstraction. S’abstraire v. pr. Etre complètement absorbé dans; s'isoler entièrement des choses environnantes.

abstrait [a/w-trè], e adj. Qui est le résultat de. l'abstraction; qui est considéré comme une propriété isolée, séparée de l'ensemble des propriétés : idées, notions abstraites. Gram. Nom abstrait, nom qui exprime une qualité, une manière d'étre, et non des objets existants par eux-mêmes, comme amitié, courage, sagesse. Qui opère sur des qualités pures et non sur des réalités : sciences abstraites. Difficile à comprendre : écrivain abstrait. Préoccupé : esprit abstrait. .Arith. yombre abstrait, nombre dont la nature des unités n'est pas exprimée ; 3, B, 40 sont des nombres abstraits, tandis que 3 chevaux, 8 chevaux, 40 chevaux sont des nombres concrets. L’abstrait n. m. Ce qui est abstrait : considérer l’abstrait et le. concret. Ant. Concret.

abstraitement [abs-trè-te-man] adv. D'une manière abstraite.

abstrich [striA-] n. m. Nom donné aux substances pâteuses formées d’oxydes métalliques autres que le plomb et l'argent, et qui surnagent sur le bain pendant la coupellation des plombs argentifères.

abstrus, e Abs-tru, u-ze] adj. (lat. abstrustis'ç Abstrait, obscur, 'difficile à comprendre : raf otmement, philosophe abstins.

absurde adj. préf. ab, et lat. surdus, sourd). Contraire à la raison, au sens commun ; raisonnement absurde. Stupide, insensé. L’absurde n. m. : tomber dans l'absurde. Ant. Sensé.

— Encycl. On seppcWe démonstrationparl'atisurde un procédé qui consiste à prouver une vérité p.ar les absurdités qui s'ensuivraient si on ne l'admettait pas.

absurdement [man] adv. D'une manière absurde ; parler, raisomier absurdement.

absurdité n. f de absurde). Défaut des personnes ou des choses qui vont contre la raison, le bon sens : la quadrature du cercle est une absurdité.

Chose absurde : conter des absurdités.

Absyrte, frère de Médée, qui le mit en pièces et dispersa ses membres sur la route pour arrêter ceux qui la poursuivaient dans sa fuite avec Jason. {Myth.)

ab uno disce omnes m.

lat. signif. D'après un seul, connaissez tou les autres, ci que "Virgile [Enéide, II, 65), place dans la bouche d'Enée, racontant à Didon comment Sinon, le Grec perfide, persuada aux Troyens de faire entrer dans leurs murs le cheval de bois. Se cite à propos de quelque trait distinctif, servant à caractériser une classe d'individus.

ab urbe condita m, lat.

signif. Depuis la fondation de. la ville. Les Romains dataient les années de la fondation de Rome : ab urbe condita ou urbis conditæ, qui correspond à 753 av. J.-C.

Ces mots se marquent souvent par les initiales U. C. ; l'an i3S U. C., c'est-à-dire l'an 53ê de la fondation de Rome.

abus [bu] n. m. préf ab,

et lat. usii , usage). Usage mauvais, excessif ou injuste ; faire abus de sa force est un acte coupable. Erreur ; c'est un abus de croire aux revenants. Abus d'autorité, acte d'un fonctionnaire qui outrepasse son droit. .Abus de cotifiance. action d'abuser de la confiance de quelqu'un. Dr. .Appel comme d'abus, recours contre les abus de pouvoir de l'autorité ecclésiastique dans ses rapports avec l'autorité civile, et vice versa, n. Pratiques injustes : la Révolution supprima des aines.

— Encycl. Dr. .Abus de con/iance. Le Code pénal punit de peines plus ou moins graves ; 1» l'abus de confiance de la part des préteui’s d'argent contre les mineurs: 2» l’abus de blanc-seing; 3» le détournement d'objets confiés ; 4-o la soustraction des pièces produites en justice.

.Abus d'autorité. La loi les divise en deux classes, suivant qu'ils ont été commis contre les particuliers ou contre la chose publique. Dans la première catégorie, on range la violation de domicile, le déni de justice, les violences des fonctionnaires, la siqipression ou la violation du secret des lettres : dans la seconde, l'emploi de la force publique pour empêcher l'exécution des lois ou l'action en justice, la perception illégale des impôts.

abuser [zé] v. a. rad. abus). Tromper, égarer ; abus un esprit faible. V. n. User mal : de

son crédit. .Abuser de quelqu'un, iirofiter rans aucune discrétion de sa complaisance, de sa crédulité, i^éduire, déshonorer une femme. S’abuser v. pr. So tromper : il s'abuse étrangement.

abuseur, euse 'zeur, eu-ze] n. et adj. l'am. Se dit de celui, de celle qui abuse, qui trompe, qui séduit.

ab'USif zif . i'Ve adj. Trompeur : espérance abusive. Contraire aux règles, aux lois, à la justice. Excessif ; usage abusif.

abusi'venient zi-rc-maïf adv. D'une manière abusive,

abusseau 'bu-sA n. m. Nom vulgaire d'une espèce d’atherine. poisson très commun dans T.Vtlautique, sur les côtes de la Uoehelle : l'abusseau, a des raies arg ntées, et sa chair est estimée.

abuRus non tollit usum loc. lat. signif. l'abus n'enlèv < )ias l'iua /e C'est une maxime de Taucipn droit. Dans Ta|>pliçation, l’abus qu'on pourrait faire d'une chose n'eiiiraine pas néces.sairement l'obligation de s’en abstenir.

abuter Té] v. a. fde à, et but). Tendre, viser à un but ; abuter un emploi. "V. n. Lancer le iialet. la, boule, etc., le plus près possible du but. pour jouer le premier. Joindre deux pièces de bois par leurse.xtrémités, pour quelles se servent d'appui.

abutilon n. m. Genre de plantes malvacées des régions chaudes et tempérées, dont la tige et Técorce ont des fibres textiles, les feuilles des jiropriétés émollientes, et les graines des propriétés apêritives et diurétiques.

AbydoS ’doss], v. d’Asie, sur Tllellespont, vis-àvis de Sestos, en Europe ; fameuse par l'aventure de Héro et Léandre, et par le pont de bateaux que. Xerxès y fit jeter sur le détroit '480 av. J.-C.). )llab. Abgdéniens ou .Abydiens.]

AbydOS, v. de la Haute-Egypte, où furent trouvées, en 1817, les tables dites d'.Aliydos, sur lesquelles sont gravées deux séries de noms de pharaons.

Abyla, cap du N.-O. de l'Afrique. Avec le mont Calpé. situé sur la côte d'Espagne, le promontoire d'Abyla formait les colonnes a. Hercule (détroit dé. Gibraltar).

Abymes (Les), comm. de la Guadeloupe, arr. et à 2 Kil. de la Pointe-à- Pitre ; G.oiK) h.

abyssal [bis-sal], e, aux adj. Dont la profondeur est ou paraît insondable. Qui concerne les abysses ; la fautie et la flore abyssales.

abysse [bi-se; n. m. (du gr. a priv., et bussos, fond). Grande profondeur sous-marine.

— Encycl. Les conditions de la vie dans les profondeurs abyssales donnent naissance à une faune très intéressante. Outre que la pression s'accroît avecla profondeur, la lumière diminue progressivement, d'intensité, pour disparaître tout à fait vers 300 m.. Placés dans ce milieu spécial, à l'abri des bouleversements qui agitent la surface de la mer, les animaux qui peuplent les aby'sses ‘(foraminifères. cœlentérés,, échinodermes, petits, crustacés aux vives couleurs, poissons phosphorescents) revêtent la plupart du temps des formes étrangement tourmentées. — Les-

plus grandes profondeurs abyssales relevées par les sondages sont comprises entre 8.500 et 0.000 m.

Abyssinie ibi-si-nP, contrée de Test de T.Lfrique, faisant partie de l'empire éthiopien. Région montagncu.se, arrosée par TAtbarah et ses affluents ; 10 millions d'h. environ [Abyssins o\x Abyssiniens). "V. pr. : Addis-Abéba, .Adoua, Gondnr, .Addis-.Alam '(résidence). Coton, indigo, café, oranges, citrons, sucre, dattes et gomme, v. Ethiopie.

Abyssinien, enne [ bi-si-ni-in , è-ne] ou Abyssin, e [bi- in, i-ne], habitant ou originaire de l'Abyssinie : les Abyssins ou Abyssiniejts. Adjeotiv. : syllabaire, abyssin. (On dit aussi abyssinich-e.)- N. m. : parler l'abyssin (ou l'abyssinien.)

abyssus abyssum invocat m. lat. signif L'abime appelle l'abîme. C’e.st une expression figurée d'un psaume de David (ps. xli, 8), que Ton emploie pourexprimer qu'un malheur, une faute en entraînent d'autres.

Abzac, comm. de la Gironde, arr. et à 15 kil. de Libourne ; 1.570 h. Ch. de f Et.

Abzac, comm. de la Charente, arr. et à H kil. de Confolens, sur la Vienne; 1.280 h. Sources minérales. Tuileries, fours à chaux.

abZUg n. m. (m. allem., de abzîehen. tirer). Matières pâteuses, qui surnagent à la surface du. bain de plomb en fusion au di'-but de la couiiellaiion et précèdent la formation des abstrichs dans l'affinage des plombs argentifères.

acab.t [5t'l n. m. Qualité bonne ou mauvaise d'une chose ; drap d'un bon acabit. Fum. Nature, caractère : deux coquins du même acabit.

.\)nts-cau.

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