BAU
battrô [ba-tre] v. a. 'du lat. battuere, frapper, comprimer. — Je bats, nous battons. Je battais. Je battis. Je battrai. Je battrais. Bats, battons, battez. Que je batte, que je battisse, qu'il battît. Battant. Battu, e.] Frapper, donner des coups à ou sur : iaifre un chien, un tapis. Frapper sur un tambour : battre la caisse ; battre la charge. Mêler, gâcher : battre des œufs, le beurre. Battre l'air : agiter les bras, particulièrement au moment d'une chute. Vaincre : /jrtfD’e Z'emi/’???/. Se heurter contre : la mer bat les rochers. Travailler en frappant : battis le fer. Attaquer à coups de projectiles : canon qui bat les mwrailles. Parcourir en cherchant : la cavalerie bat le vays. {Battre du pays, signifie parcourir, mais sans le sens de recherche : /es chemineaux battent du pays.) Battre la campagne, explorer les champs et, au fig., divaguer. Battre les buissons,\e.s frapperpour en faire partir le gibier, et, au fig., se livrer à des recherches actives. Battre le pave, aller et venir par désœuvrement ou pour chercher une occupation. Battre des mains, applaudir. Battre monnaie, fabriquer de la monnaie et, au fig.. chercher à se pi*ocurer de l’argent. Battre la mesure,\s. marquer. Battre les cartes, les mêler. Fig. Battre en retraite, se l’etirer devant l’ennemi. Battre froid à quelqvJun, lui témoigner de la froideur. Mar. Battre tel vavillon, l’arborer. V. n. Frapper; la grêle bat contre les vitres. Ballotter, être secoué : volet qui bat. Fig. Battre de l'aile, ne battre que d'une aile, être en piteux état. Prov. : Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, il faut saisir l’occasion favorable. Se battre v. pr. Combattre, lutter, se frapper mutuellement : se battre à coups de poing., à l'épée, au pistolet. Ant. Caresser, flatter.
battu [ba-tu], e adj. Foulé, durci par une pres« sion répétée : sot battu. Fréquenté, en parlant d'un chemin : route battue. Fig. Vulgaire, banal : auteur qui suit les sentiers battus. Yeux battus, fatigués, au-dessous desquels se voit un demi-cercle bleuâtre.
battue [ba-tà] n. f. Chasse que l’on fait, à l’aide de rabatteurs ou traqueurs, aux loups, renards, sangliers, etc. Bruit du pas du cheval.
— Encycl. Chass. On distingue la battue en place Bt les battues marchantes. Dans le premier cas, les tireurs sont postés sur des points déterminés d’avance, placés sous le -vent, et les rabatteurs délogent le gibier en frappant les taillis à l’aide de bâtons et en poussant des cris ; ils conservent toujours entre eux une distance régulière ; en plaine, quand les rabatteurs font défaut, on emploie parfois des cordeaux sur lesquels sont fixés
Etendue du batyphon.
B&typhoii.
des
grelots et des bandelettes de papier qui font fuir le gibier. Dans les battues marchantes (en lignedroiteouencercle) chasseurs et rabatteurs marchent ensemble.
— Dr. Les battues (àl'aide de rabatteurs) sont permises aux particuliers sur leurs terres, en tout temps, contre les animaux nuisibles désignés comme tels par le préfet, après avis du conseil général. -De leur côté, les maires peuvent ordonner des battues, avec l’assentiment des propriétaires ou des preneurs du bail de chasse; ils peuvent faire appel aux habitants. Enfin, des battues préfectorales ont lieu en tout temps, sous la surveillance des agents forestiers.
batture {ba-tu-rel n. f. Dorure au miel, à la colle et au vinaigre,
battuta \ha-tou] (a). V. a battüta.
batyçHon [fon] n. m. (du gr. bathus, profond, et pfionè, voix). Sorte de clarinette contre-basse en ut, d’une sonorité très égale et pleine d'ampleur sur toute l'étendue de son échelle.
batz [batss] n. m. Monnaie suisse ou allemande, valant environ 15 centimes.
Batz (ÎLE de), île et comm. du Finistère, dans la Manche, en face de Roscoff ; 1.400 h. (Batziens, Batzalns ou Paludiers.) Bêche. Bains de mer.
Batz ou Bourg-de-Batz, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 20 kil. de Saint-Nazaire ; 2,440 h. Ch. de f. O. Bains de mer (plage de sable).
Batz (Jean, baron de), conspirateur, né à Goutz (Gers), m. à Chadieu (ruy-de-Dôme) [1761-1822]. Il essaya d'enlever Louis XVI pendant le trajet du Temple à l'échafaud ; puis, vainement, de délivrer la reine, le Dauphin, les princesses. Il fut mêlé à toutes les conspirations ourdies contre la Convention et fut assez habile pour sauver sa tête.
bail n. m. ((anc. ail. balcho). Chacune des poutres transvei‘sales qui soutiennent un pont de navire. Maître bau, le plus large. PL des baux.
Bauebe (La), comm. de la Savoie, arr. et à 28 kil. de Chambéry ; 330 h. Source ferrugineuse et bicarbonatée, contre la dyspepsie, les gastrites, l’anénüe, la chlorose.
Baucis [siss], V. Philémon.
baud [bô] n. m. Race disparue de chiens courants provenant de Barbarie et appelés aussi chiens muets.
Baud [6ô], ch.-l. de c. (Morbihan), aiT. et à 3 kil. de Pontivy, près de l’Evel, affl. du Blavet; 4.850 h. Ch. de f.
Etat. — Le canton a G comm. et 18.590 h.
Baud-Bovy (Auguste', peintre suisse, né à Genève, m. à Æschi cant. de Berne) [1844- 1899]. Il a rendu avec une saisissante vérité les aspects gi'andioses des Alpes suisses et, en particulier, des Alpes Bernoises.
Baudelaire ^chal•les), poète français, né et m. à , Paris (1821-1867); auteur des Fleurs du mal, poésies souvent étranges,
compliquées, mais d'une forme savanle, sonore, et tl'une forte condensation de pensée. Traducteur fidèle des principales oeuvres d’Edgar Poe.
Baudelaire.