V. BAYER
Beernaert [bèrnûrf] (Auguste), homme politique belge, un des chefs du parti catholique libéral, né à Ostende, m.
à Luoerne(1829-1912;. Lauréat du prix Nobel pour la paix (1910).
Beernem, comm. de
Beether-Stowe.
Aug. Beernaert.
Beelhowen.
Belgique (Flandre-Occident., arr. de Bruges) ; 4.500 h.
Beersel, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 2.100 h. — Comm. delà prov. d'Anvers (arr. de Malines) ; 2.050 h.
BearSSe, comm. de Belgique (Anvers, arr.
de Turnhout) ; 2.680 h.
Beeston,v.d'Angieterre(Nottingham);7.0ü0h.
Dentelles, vannerie.
Beethoven [bè.4ovèn'] (Louis Van), célèbre compositeur de musique allemand, né à Bonn, m. à Vienne (1770- 1827) ; auteur de sonates {Sonate pathétique. Sonate à Kreutzer, etc.), quatuors ; des neuf sj-mphonies, de l'opéra Fidelio, d'admirables ouvertures, etc., œuvres d'une profondeur de sentiment et d'une puissance d'expression inconnues avant lui. Il eut une existence souvent difficile et fut, à la fin de ses jours, frappé de surdité.
beffroi [bè-froi] n.m.
(anc. h. allem. bérevrit). Tour roulante, en bois, qui servait à l'attaque des places. Tour ou clocher de Thôtel de ville, où Ton sonnait l'alarme ; la cloche elle-même : sonner le beffroi. Charpente d'un clocher, d'un moulin.
— Encycl. Le beffroi était une tour de ville, dans laquelle on plaçait des gardes, qui faisaient le* guet jour et nuit, pour surveiller la campagne, et une cloche qui servait à la fois à sonner l'alarme et à convoquer les hommes de la commune. Au xive siècle, les beffrois reçurent des horloges, avec des cadrans extérieurs pour marquer les heures.
beffroi [bè-froi] n. m.
Blas. Nom donné à Técu de vair de trois titres seulement.
Bega. (Cornelis). peintre de genre et graveur hollandais, élève de Van Oslade, né et m. à Haarlem '1620-1664,.
Beffroi de Douai.
BEL
BÉG
Bégd>dan, comm. de la Gironde,' arr. et à 7 kil. de Lesparre ; l.lidO h. Vins.
Béganne. comm. du Morbihan, arr. et à SH kil. de Vannes ; 1.980 h.
Bégard ’yhar], ch.-l. de c. des Côtes-du-Nord, aiT. et à lo kii. do Guinganip ; 9.050 h. Commerce de beurre. — l e cant. a 7 comm. et 10.860 h.
begard [pAar', béguard [g/mr], beggard l in}g h-g har] ou béguin [ghin] n. m. Hérétique qui vivait d'aumônes (xiii« s.'.
— Mncycl. Les bégards, qui apparaissent en 1220 à Louvain, étaient des communautés d'hommes qui ne prononçaient pas de vœux. Un certain nombre d'entre eux embrassèrent l'héi'ésie vaudoise ; d'autres adhérèrent à la secte anarchiste et panthéiste du Libre Esprit. Ils furent poursuivis par le pouvoir pontifical. Les derniers furent dissipés vers 1650.
BegaS, famille de peintres et de sculpteurs allemands, dont le fondateur, Charles, eut quatre fils : Oscar, Heinuold, Eugène et Charles (1794-1854). — Reinhold, sculpteur, né et m. à Berlin (1831-1911), a traité d'abord des sujets mythologiques {Mercure et P.sijché], puis de grandes compositions décoratives {Monument de Schiller, à Berlin, etc.), bégaudy e [ghâ, â-de] n. et adj. Sot, nigaud, bégauder [ghâ-dé] v. n. Faire le bégaud. bégayant Ighè-l-an], e adj. Qui bégaye, bégayement ou bégaiement [ghé-man] n. m. Défaut qui consiste à hésiter devant certaines syllabes ou à les répéter plusieurs fois de suite. Langage inintelligible ; le bégayement des bébés.
— Encycl. Le bégayement n'existe pas dans la première enfance ; il ne devient apparent que vers la cinquième année, et c'est vers la puberté qu’il est le plus intense, pour diminuer ensuite et disparaître pendant la vieillesse. Ce sont les lettres g, k, t, qui, exigeant la rétraction de la langue, donnent le plus ordinairement lieu au bégayement. Si la consonne est explosive, elle est répétée {ta-ta ta-tapage) ; si elle est soutenue, le son s’arrête {ch . arrette). Les émo¬
tions augmentent la difficulté de parler ou, parfois, suppriment momentanément l’infirmité.
Comme remède, il n'existe que des exercices de gymnastique vocale. Les méthodes de SerredeColombat.de Cornac, et surtout de Chervin.sont les plus usitées pour diminuer et, parfois, pour supprimer le bégayement.
bégayer [ghè-ié] v. n. (de bègue. — Se conj. comme balayer^ Avoir le vice de prononciation appelé bégayement. Commencer à parler. Parler d’une façon inintelligible. Activ. et fig. : bégayer des excuses. Bégayer une science, en connaître à peine les éléments.
bégayeur, euse Ighè-teur, eu-ze] n. et adj. Qui bégaye : une bégayeûse ; un juge bégayeur.
Bégin (Louis-Jacques), chirurgien militaire français, né à Liège, m. à Paris (1793-1859). Son nom a été donné àl'hôpital militaire de Vincennes.
Bègles, comm. de la Gironde, arr. et 4 kil. de Bordeaux, non loin de la Garonne ; 12.590 h. (Béglais). Ch. de f. M. Vins.
bégonia n. m. Genre de bégoniacées, originaire de 1 ’ A m é riquo tropicale et que l'on cultive dans les régions tempérées, pour leur feuillage élégant e t diverse ment coloré.
Quelques espèces sont employées eu Amérique comme succédané de l’oseille.
bégoniaeées
iSé] n. f. pl. Bégonia.
Famille de
plantes dicotylédones, dont le bégonia est lo type. S. une bégoniacée.
bégU, ë adj. et n. Se dit d'un cheval ou d'une jument dont les incisives conservent le cornet dentaire, qui disparaît en général vers 10 ans.
Bégude-de-Mazenc (La), comm. de la Drôme, arr. et à 15 kil. de Montélimar ; 1.520 h. Ch. de f. Filature et moulinage de soie.
bègue \bè-ghe\ adj. et n. Qui bégaye : Louis XIll était bègue.
béguètement [man] n. m. Cri de la chèvre, bégueter [ghe-ti] v. n. (Prend un e ouvert devant une syllabe muette ; elle béguète.) Crier, en parlant de la chèvre. Parler en imitant le cri de la chèvre, béguettes [ghè-te] n. f. Petite pince à main, bégueule [gheu le] n. f. (de bée, et gueule). Fam. Femme prude, d'une réserve exagérée : faire la bégueule. .4djectiv. : censeur bégueule.
bégueulerie ^gheu-le-ri\ n. f. Fam. Caractère, airs de bégueule.
bégueulisme n. m. Syn. de BÉGUEULERIE.
béguin [ghin] n. m. Coiffe à capuchon, que les béguines rabattaient sur leurs yeux.
Bonnet de petit enfant. (V. bonnet.)
Pop. Passion amoureuse et passagère:
avoir un béguin pour quelqu'un. Personne qui en est l'objet ; c'est mon béguin.
béguinage [gki] n. m. Communauté de béguines : le béguinage de Bruges. Dévotion minutieuse : donner dans le béguinage.
béguine ^ghi-ne] n f. Femme qui partageait l'hérésie des bégards.
Nom donné à des religieuses des Pays-Bas, qui, sans prononcer de vœux, vivent réunies dans des sortes de couvents, où chacune a son petit ménage à part. }‘ar ext. Religieuse. Fausse dévote. Bigote.
bégum [ghom'j n. f. (rad. beg, seigneur). Dans l'IIindoustan, titre d'honneur équivalant à princesse et que l'on donne aux mères, sœurs ou veuves des princes hindous.
béhague n. m. (de Béhague, agronome français [1807-1881). Race française de moutons.
Béfçuin.
Bébaim [bé-in) (Martin), cosmographe et navigateur allemand, né à Nuremberg, m. à Lisbonne (1459-1506). Il utilisa l'astrolabe sur les vaisseaux.
Beliaine (Georges Pigneau de), missionnaire français, évêque d’.Vdran, né à Origny-en-Thiérache, m. à Saigon 1741-1799). Par son habile politique et son influence sur l'emijereur d'Annam Gia-Long, il fut un des fondateurs de l’influence franç. en extrême Orient.
behaïsme n. m. Secte persane, dérivation du babisme, fondée par Beha'u'llah, après la mort du Bab.
Béhal (Auguste), chimiste français, né à Lens, en 1859. Membre de l'Académie des sciences (1921).
Béham (Ham Sebald), peintre et graveur allemand, né à Nuremberg, m. à Francfort i,loü0-13o0).
Bélianzin. ou Bédazln, roi du Dahomey, né en 1844, vaincu et détrôné par les Français et interné à Fort-de-France (Martinique), m. à Alger en 1906.
Behar, pays de l'Indeanglaise (gouv. du Bengale).
Béhémotll, animal énorme et mystérieux dont parle Job, et que les Pères regardent comme le symbole du démon.
Behistoun. Géogr. v. Bisoutoun.
Belin [Jén’] (Afra), femme poète anglaise, née à Cantorbéry (1640-1689).
Béliobia, village des Basses-Pyrénées, comm. d’Urugne, arr. de Bayonne, sur la Bidassoa et près de l’Océan. Important bureau de douane.
Behring. Géogr. v. Béring.
Behring (Emile von), bactériologiste allemand, né à Hansdorf en 1854, mort à Marburg en 1917. Connu par ses'travaux sur la sérumthérapie de la diphtérie. Prix Nobel.
beige [bè-je] adj. (de l'ital. bigio, gris, brunâtre). Bis. Laine beige, qui a sa couleur naturelle. De la couleur de cette laine : un pardessus beige.
beignèt [bé-gnè] n. m. (du celt. bigne, tumeur, enflure). Substance alimentaire, trempée dans une pâte à frire et passée à la friture chaude.
— Encycl. On fait des beignets de pommes, abricots, poires, pêches, bananes, ananas, oranges, fraises, de semoule, pain, etc. On prépare une pâte à frire avec 200 grammes de farine fine que l’on délaye avec un peu d'eau tiède, deux jaunes d’œufs, 10 grammes de beurre fondu ou d’huile fine et une pincée de sel. Au moment de l’employer, on incorpore les deux blancs d’œufs battus en neige. Trempés dans cette pâte, les fragments de la substance choisie sont plongés ensuite dans une friture très chaude.
Beignon, comm. du Morbihan, arr. et à l'9 kil. de Ploermel ; 1.200 h.
Beine [6é-ne], ch.-l. de e. de la Marne, arr. de Reims; 600 h. Ch. de f. Etoffes. — Le cant. a 19 comm. et 9.360 h.
Boira,, prov. centrale du Portugal; 1.518.000 h. Cap. Coîmbre.
Boira, V. de l’Afrique occidentale (Mozambique) ; 2.000 h. Au Portugal. Caoutchouc, arachides.
Boirondrecht, comm. de Belgique (prov. et arr. d’Anvers) ; 2.640 h.
Béja, v. de Tunisie, dans la Médjerda ; 5.000 h. Béja, V. de Portugal (Alemtejo) ; 8.500 h. Tanneries, faïenceries.
Bojar, V. forte d'Espagne prov. de Salamanque) ; 12.000 h. Draps et lainages.
Sources minérales.
Bojart, famille de comédiens, à laquelle appartenaient Madeleine Béjart (1618-1672), qui fut la maîtresse de Molière, et sa sœur Armande (1642-1/00), qui épousa le poète en 1662.
■Tous les contemporains de Molière ont cru qu’elle était la fille de Madeleine et, celle-ci ayant été la maîtresse de Molière, les ennemis du grand comique l’ont-accusé d’avoir épousé sa propre fille. Louis XI'V répondit à ces calomnies en Armande Béjart.
tenant sur les fonts baptismaux le premier enfant né du mariage de Molière et d' Armande.
béjaune [jû-né] n. m. (de bec, et jaune). Fauconn. Oiseau très jeune. Fig. Jeune homme ignorant et sot. Nouveau venu dans une corporation. Repas, régal que le nouveau venu offrait à ses compagnons : payer son béjaune. Mésaventure, stupéfaction qui prête à rire. Montrer son béjaune à quelqu’un, lui prouver qu'il est inexpérimenté, sot.
Bekeghem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Ostende) ; 1.050 h.
Békès ou Bekesear, v. de Hongrie, au confluent des deux Kôros ;