‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 246 sur 1225 · TER^ DE BELFORT · texte numérisé non relu

TER^ DE BELFORT

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Belge, habitant ou originaire de la iielgiquc : les Belges. Adjectiv.: les troitpes belges.

belge (cheval), race de che- T'aux de forte taille, à formes massives, type des chevaux de gi*os trait.

Belgica, bâtiment qui, dui*ant les années 1898 et 1899, explora les régions antarctiques, sous le commandement d’A. de Gerlache.

Belgiojoso, famille piincière italienne de Lombardie, à laquelle appartient Christine Trivulzio, princesse Belgiojoso, héroïne et patriote italienne, née et morte à Milan (1808-1871).

Belgique, Etat de l’Europe occidentale, capit.Ôrî^J7e//es.

I. Géographie. La Belgique est bornée au N. par les Pays- Bas, au N. -O. .par la mer du Nord; à l’O., au S.-O. et au S.

par la France ; à l’E. par le grand-duché de Luxembourg et les provinces Rhénanes de la Prusse: au N.-E. par les Pays- Bas. Elle a une superficie de 30.44-7 kil. carr. et une population de 7.660.000 hab. (ReZyes).

Sauf dans la partie sud-est, où commence l’Ardenne, elle est constituée par un pays de plaines ondulées, qu’arrosent la Meuse, la Sambre, l’Escaut, la Lys, la Dyle, la Senne, etc. Les richessse du sol et du sous-sol de la Belgique sont considérables : mines de houille ( Mons , Charleroi ,

Liège), de 1er, dè zinc, de plomb ; carrières d’ardoise, de marbre, de pierre de taille.

L'industrie est des plus actives :

filatures, fabrication de dentelles. métallurgie. Un réseau très développé de èanaux favorise l’essor du commerce. Sous le rapport agricole, la Belgique se divise en cinq zones ; la zone des polders et la zone sablonneuse, dans la basse Belgique; la zone limoneuse, dans la moyenne Belgique ; la zone cond't'usienne et la zone ardennaise, dans la haute Belgique. La Belgique se divise en 9prov. : Anvers, Bradant, Flaad're-Occidentale ^ Flamlre-Orientale, Hainaut, Liège, Limboxirg , Luxembourg et JSamur, administrées par un gouverneur et un conseil provincial et subdivisées en arrondissements. Aux termes de la Constitution du 7 février 1831,1e gouvernement de la Belgique est une monaixhie constitutionnelle. Le pouvoir exécutif appartient au roi, qui l’exerce par l’intermédiaire de sept ministres, et le pouvoir législatif appartient collectivement au roi, à la Ctiambre des représentants et au Sénat. Anvers est la ville principale.

II. Histoire. Les Belges sont cités par César comme l’un des grands peuples entre lesquels la Gaule était partagée (Gaule Belgique) ; ils formaient une assez vaste confédé ration , moitié celtique, moitié germanique .

En 67 av.

J.-C., après la défaite d'Arioviste , ils se liguèrent pour résister à la coïKiuête romaine, et leur pays ne fut défi n i t i V e ment soumis qu’en 51. A partir du ive siècle, la Belgique passa progi'essiv e ment au pou- V O i r des

Francs. Sous

parties inégales entre la Neustrie et l'Austrasie, et le démembrement carolingien eai fit une enclave de la Lotharingie. Quand la féodalité triompha, on vit se constituer les comtés de Ilandre, de Hainaut, de Brabant, etc. ; puis s organisèrent les communes flamandes, avec leurs puissantes corporations et leurs milices, qui, vaincues à Bouvines, victorieuses à Courtrai (1302), furent battues àMons-en-Puelle ^1304), et succombèrent d'abord à Casse! (1328), puis avec Artevelde à la bataille de Rosebecque (1382). Peu après, les Pays-Bas (Belgique et Hollande) échurent à la maison de Bourgogne, que Philippe le Bon et Charles le Téméraire rendirent célèbre ; mais, en 1477, le mariage dè Marie de Bourgogne et de l'archiduc Maximilien fit passer les Pays-Bas à la maison d’Autriche. L’intolérance de Philippe II et les excès du duc d'Albe eurent pour conséquence la révolte, et finalement, l’indépendance des sept provinces du Nord sous le nom de Provinces-ünies (1579), tandis que les provinces du Sud étaient définitivement rattachées à la domination espagnole. La Belgique, théâtre de nombreuses guerres sous Louis XIV, fut donnée à ^Autriche par le congrès de Rastadt (1714), q\ie confirma sur ce point le traité d'Aix-la-Chapelle (1748). La nouvelle organisation que Joseph II voulut appliquer à la Belgique fut mal accueillie et amena une insurrection (1788-1790). De 1795 à 1815, elle fut sous la domination française; en 1815, elle fut réunie à la Hollande. La révolution de 1830 aboutit à l'indépendance de la Belgique, qui se constitua en monai'chie constitutionnelle. La conférence de Londres (1831) lui donna ses limites actuelles.

En 1908, l’Etat indépendant duCongoest devenu colonie de la Belgique. V. Co'NG'O, flamand {Art}. Brabançonne et p. 224.

Au cours de la Grande Gucitc, la Belgique a été le théâtre de deux grandes batailles d'ensemble. La première a été livrée en 1914 et la seconde en 1918.

Celle de 1914 fait partie des opérations par lesquelles les armées du kaiser devaient contraindre la

Soldats belg-es ; 1. Guide; 2. Lancier; 3. CarabiuieT; L Officier et soldat d'iafauterie*

France à signer rapidement une paix « allemande ». Elle débute dès le 4 août et a pour principaux épisodes le siège et la capitulation de Liège et de ses forts (5-17 août), les combats de Dinant (15 août), puis, les passages de la Meuse une fois forcés, l'invasion de la Belgique et ses horreurs (sac de I..ouvain) et la prise de Bruxelles, à la suite de laquelle, dès la fin de septembre, commence la bataille des Flandres. La deuxième bataille de Belgique, qui a duré du 28 septembre au 11 novembre 1918, fait partie de la grande « campagne offensive », s’étendant deimis le 18 juillet jusqu'à l'armistice. Les batailles des crêtes de Flandre, de Roulers; de la Lys et de l'Escaut en sont les principaux épisodes, et le générai français Dégoutté en fut le grand chef pour l'armée française, qui agissait en coopération avec l'armée belge. — De 1914 à 1918, la Belgique presque tout entière fut occupée par les troupes allemandes.

Par le traité de Versailles (28 juin 1919) l'Allemagne a dû céder à la Belgique les territoires d’Eupen et de Malmédy.

belgiquo adj. Qui est de la Belgique, qui appartient à la Belgiqive ou à ses habitants : ‘provinces belgiques; annales belgiques. (Auj. on dit mieux belge.)

BelÇCXièr©, ch.-l. de c, (Corse), arr. et à 43 kil. de Calvi, non loin de la mer : 850 h. Sériciculture. — Le cant. a C comm. et 3.120 h.

Arm(jirie5 de Belyiqiue.

les Mérovingiens, elle fut divisée en

BEL

Belgrade, capit. du royaume des Serbes-Croates-Slovenes (ou Yougoslavie), à a.flil kil. S.-E. de Paris ; place forte sur le Danube ; 90.000 h. Armes, étoffes, objets de cuir. La ville est devenue, depuis l'amélioration du Danube aux Portes de Fer, un port fluvial assez fréquenté, parce qu'il est à la tête de ligne du chemin de fer de Salonique. Belgrade eut à soutenir de nombreux sièges et fut prise, notamment, par Soliman le Magnifique (1512), par le prince Eugène ( 1717 ), par les Autrichiens (1789).

Pendant la Grande Guerre, la ville fut prise en 1914 par les Autrichiens et reprise par les Serbes. En 1915, elle tomba de nouveau aux mains des Austro-Allemands et ne fut reprise qu'en 1918.

Belgrand (Eugène), ingénieur français, né à Ervy (Aube), m. à Paris (1810-1878); auteur de travaux sur l'assainissement et l’alimentation en eau potable de Paris. Membre libre de l'Académie des sciences (1871).

Belgrave, v. d’Angleterre (Leicester), sur la Soar ; 12,000 h. Bonneterie.

Bélial, idole des Phéniciens. Ce mot, qui, en hébreu, signifie nuisible, mauvais, est celui qu’emploie l’Ancien Testament pour désigner le génie du mal, le chef des démons. Le nom de Bélial i-evient souvent sous la plume des écrivains sacrés ; leurs ennemis sont des fils de Bélial ;vom eux, le culte de Bélial esfie culte des démons, du roi des enfers.

belier [li-é\ n. m, (du flam. bell, clochette). Mâle non émasculé de la brebis. Ancienne machine de guerre pour battre ou renverser les murailles, les portes des villes assiégées, Navire cuirassé. Bélier hydraulique, machine à élever Teau.

— Encycl. Econ.

rur. Le bélier est apte à la reproduction de 18 mois à S ou 0 ans. Il doit présenter les caractères de sa race telle qu’on doit la concevoir, modifiée par une culture intelligente, c’est-à-dire le squelette réduit, les gigots développés, les membres assex courts : la laine longue et fine autant que la race le permet. Le bélier doit être vigoureux et sain, avoir le dos et les reins larges, la poitrine profonde, des testicules bien développés, l’œil vif, les veines de l'œil d'un rouge clair, la croupe très résistante. La première année de lutte, on ne lui donne que 30 à 40 brebis ; entre 2 et 5 ans, de 60 à 60.

— Art milit. Le bélier se composait d’une forte poutre terminée à l’une de ses extrémités par une tête de bélier en fer et suspendue à une cliarpentê

Bélier.

Béliers : 1. A tour ou suspendu ; 2. A lortue ; 3. A bras.

supérieure par des cordages ou des chaînes, ou montée sur des coulisses. La machine et les hommes qui la manoeuvraient étaient ordinairement protégés par une chaimente.

— Trchn. Le bélier hydraulique, inventé par Montgolfler en 1796, utilise le cliuc de l’eau dans une conduite qui se ferme brusquement {coup de bélier)

pour forcer une partie de la masse liquide à remonter à une hauteur plus considérable que la hauteur de chute. Le principe du bélier est le suivant : l’eau du niveau d'amont arrive par un tuj-au muni de deux soupapes, A ei B : l'une (A) est surmontée d'un réservoir d'air, la soupape B fonctionnant par son propre poids. Lorsque 1 eau ai'rive dans le tube, la soupape A ferme le réservoir d'air et Teau s'échaiipe par 1 orifice que découvre B ; la vitesse du liquide augmentant jieu à peu, B sc ferme brusquement, et A s'ouvre de même (coup de bélier). L'air comprimé du réservoir agit bientôt pour refermer A: aussitôt. B se roinTe ; la vitesse d'écoulement en B augmentant, B se referme à nouveau. A se rouvre, et ainsi de suite. L'eau accumulée dans le réservoir est refoulée sur les réservoirs supérieurs.

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REF.GIQüE

1. Eglise collégiale Sainte-Giidule, à Bruxelles. — 2, Le Maniieken-Pis « in naturalibiis », statuette de Buquesnoy ^IGttl'r, fort populaire à Bruxelles et dénouimée » le|dus vieux bourgeois de Bruxelles ». — 0. Hôtel de ville de Bruxelles. — .'k Quai du Rosaire et Beffroi, à Bruges. — 5. Laitière anversoise et sa voiture attelée de chiens. — G. Quai aux Herbes, à Gand. — 7, Halle des Drapiers et Beffroi.. à Ypres (complètement détruits par les Allemands au cours de la Grande Guerre . .s. Hôtel

de ville de Louvain. — 9. Cathédrale Notre-Dame, d'.Vnvers. — 10, Hôtel de ville d'.Yudenarde. — 11. Citadelle et église Notre-Dame, à Dînant. 12. Palais des

Prinees-Evéques, actuellement l'alais de Justice, à Liège.

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B Kl.

Hélior^ constellation de rhémisphère boréal et l’un des douze signes du zodiaque, correspondant à

Le Bélier s 1» D’après l’atlas de Flamsteed; 2. Représentation dans les calendriers et annuaires.

la période de temps qui s'écoule du 21 mars au 21 avril (environ.)

bélière ou, selon l’Acad., beliere n. f. (du flam. 6e//, cloche).

Sonnette attachée au cou du bélier qui conduit un troupeau. Anneau qui supporte le battant d'une cloche. Anneau mobile de suspension, en général. Morceau de cuir servant à accrocher le sabre au oein- De cloche; 2. Démontré;

turon, ^ 3* De lampe d’église.

Beliet, comm.

de la Gironde, arr. et à 15 kil. de Bordeaux; 1.430 h. Hauts fourneaux et forges ; constructions mécaniques.

Belin, ch.-l. de o. (Gironde), arr. et à 42 kil. de Bordeaux, "sur la Leyre; 1.710 lî. {Belinois). — Le cant. a 6 comm. et 9.670 h.

Bélisaire [lè-re], général byzantin, né vers 494, m. en 565. Sous Justinien, il apaisa la sédition Nika. vainquit les Perses, les Vandales, les Ostrogolbs, et repoussa les Huns. Jaloux de ses succès, Justinien le disgracia à plusieurs reprises, mais il le rappelait toujours lorsque les malheurs de l'empire rendaient utile son concours. Une tradition, aujourd'hui reconnue fausse, veut qu' U ait été même privé de la vue et réduit à mendier. Aussi le nom de Bélisaire est-il employé pour désigner un pauvre aveugle ayant quelque chose de noble, de distingué dans les manières :

Jusque sous ses haillons desséchés et poudreuXj Efîrangés par le temps, cardés par la misère,

L’Arabe qui mendie a l'air d’un « Bélisaire ».

Babthélemy.

Bélisaire demandant l’aumÔne a inspiré de nombreux artistes. Les tableaux les plus connus sont ceux de : Van Dyck. Salvalor Rosa, Gérard, à Munich. (Ce dernier artiste monti-e le vieux guerrier

Bélisaire, tableau de Gérard (1795).

portant son jeune guide, près d'cxpircr : un serpent, encore enroulé dans ses jambes, lui a fait une blessure mortelle) ; de David, au Louvre (Bélisaire, assis à la porte d un- temple, tient dans ses bras son jeune guide, qui tend le casque du vieux général aveugle pour recevoir l’aumône que lui fait une femme. Derrière elle, un soldat témoigne sà surprise en reconnaissant son ancien général). [V. p. 282. j Bélisaire, tragédie de Hotrou (1643). Le nœud de la pièce est la haine de l'impératrice Théodora contre Bélisaire, qui a dédaigné son amour, et qui cherche à le faire assassiner. K'y pouvant réussir, elle le perd, par ses calomnies, dans 1 esprit de Justinien, qui ordonne la mort de Bélisaire. Tragédie trop romanesque. — Le meme sujet a été traRé par La Calprenède (1639). — Darligny en tira un livret en trois actes, dont Philidor écrivit la musique (1796).

Bélisaire {Bi-limrio), opéra en trois actcs.paroles de Cammaranp, musique "de Donizetti (1836); la partition renferme quelques morceaux remarquables.

Bélise, personnage des FK.mmes savantes, de Molière ; elle forme, avec Armande et Philaminte, un trio de précieuses dont le nom a passé en proverbe.

bélître ou, d'après l'Acad., belître n. m. (de l’ali, hettie.r, mendiant). Homme ^ de rien ; coquin, gueux, cuistre ; c'est iin franc bélître. '

Bell (Charles), physiologiste écossais, né à Edimbourg, m. près de'Worcester (1774-1842). Il a découvert la distinction entre les nerfs sensitifs et les nerls moteurs.

Bell (André). Ecossais, né à Saint-Androws, m. à Cheltcnham (1753-1832), qui introduisit en Europe la luétlioae de l'enseignement mutuel, qu’il avait vu pratiquer aux Indes.

Bell (Alexandre-Graliam), physicien américain, nn des inventeurs du téléphone, né à Edimbourg, m. à Halifax (Canada) [1847-1922J.

Bella (Stefano délia), graveur italien, 'n. et m. à Florence (1610-1664) ; a gravé des épisodes militaires du règne de Louis XIII Bellao [bèl-lak], ch.-l.

d’arr. (Haute-Vienne);

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