GUETTES
béquillage [Ai, U mil.] n. m.
Action d’étayer un navire échoué.
béquillard {ki, U mil., ar], e n. et adj. Personne qui marche avec des béquilles.
béquille \ki, Il mil.] n. f. [àcbec).
Bâton surmonté d’une petite traverse, les infirmes s’appuient pour marcher, aide, soutien.
Dans une canne, etc., poignée arrondie ou perpendiculaire au manche: bûrapiizie il béquille .
T echn. Poignée sur laquelle on app U i e pour ouvrir une serrure. Ratissoire qui sert à donner de légers laboursi Mâtereau servant à étayer un navire échoué. Dispositif, parfois pourvu d’une roue, que l’on adapte sous un véhicule pour le soutenir ou pour alléger la charge du limonier.
béquiller [fti. Il mil., é] v. n. Marcher à l’aide d’une béquille. \. a. Travailler ou étayer avec une béquille : béquiller une plate-bande, un navire.
béquiller [ki, il mil., é] v. a. et n. Pop. Manger.
béquillon [ki, U mil.] n. m. Petite béquille; canne qui sert de béquille.
ber [6ér] n. m. Appareil destiné à maintenir un navire vertical pendant toute la durée de son lancement à l'eau. Autref., berceau.
Béranger [/é] (Pien-e-Jean dej, célèbre chansonnier français, né et m. à Paris :1780-18o7) ; le premier dans un genre qu'il a su souvent élever à la hauteur d'un lyrisme clair, spirituel et vif. Le Boi a Yvetot, le Vieux Sergent, le Dieu des bonnes gens , la Grand' Mère sont longtemps restés populaires entre toutes ses chansons, qui furent successivement d'inspiration légère, patriotique et politique, philosophique et sociale.
Bérar , province de l’Inde anglaise, dans le Deccan septentrional ; 2.754.000 h. Coton, froment, grandes forêts, fer et houille.
Bérard [rar] (Joseph-Frédéric), médecin de l’école vitaliste et spiritualiste et hygiéniste français. né et m. à Montpellier (1789-1828). Correspondant de l'Académie des sciences.
Bérard (Victor), professeur, publiciste et homme politique français, né à Morez (Jura) en 1866. Auteur d’une curieuse étude de géographie et d'archéologie : les Phénicieiu et l'Odyssée, et de nombreux volumes de politique étrangère.
Bérat ]m] (Frédéric), poète et compositeur français, né à Rouen, m. a Paris (1801-1855). Ami de Béranger, il est l'auteur d'un grand nombre de chansons restées populaires : Ma Normandie, la Lisette de Déranger, etc.
Béraud (Antoine-Nicolas, dit Antony), littérateur et auteur dramatique français, né à Aurillac, m. à Paris (1792-1860).
Béraud (Jean), peintre français, né à Pétrograd en 1849, connu par ses amusantes scènes de la vie parisienne (le Cercle, etc.).
Berber [bèr-bèr], ville de la haute Nubie, sur la rive droite dû Nil; 12.000 h. Palmiers, dattiers.
Berbera, v. d’Afrique, capitale de la Somalie anglaise, sur le golfe d'Aden ; 4.000 h. Commerce de café, gomme, parfums.
berbère [6ér] ou berber [bèr-bèr], ère adj. Qui a rapport aux Berbères. N. m. Langue des Berbères : parler le berbère.
Berbères, race de l’Afrique septentrionale, qui comprend les Kabyles, les Touareg, diverses tribus du Maroc, etc. Ils descendent des anciens Numides, et il ne faut pas les confondre avec les Arabes. — Un Berbère.
berbéridacées [bèr-bé,sé] ou berbéridées [bèr-bé-ri-dé] n. f. pl. Famille de dicotylédones dialypétales supérovariées, dont le type est le berbéris. S. une berbéridacée ou berbéridée.
berbéris [6ér-6^-rm] N. m. Syn. de épine-vinette.
berbérine n. f. Alcaloïde jaune et amer, extrait des berbéridacées, des rutacées et de quelques renonculacées.
berbérique adj. Se dit d un acide que l’on obtient par l'action de tapotasse siu' la berbérine.
bercail [bèr-ka. l mll.' n. m. (lat. pop. hei'bicalium: de berbix, brebis). Bergerie. Fig. Ia; scinde l'Eglise: famille, maison paternelle : ramener au bercail une brebis égarée. — N'a pas de pluriel.
BER
BER
berce (6éjv<f(i] n. f. Plante ombellifère, connue sous les noms de grandt-barce, paîte^d'oio^ hrancfiewrsme, et dont le nom scientifique est hc.rac.lenm. (Elle croît dans le noid de l'Europe, et les habitants de la Sibérie et du Kamtchatka l’ u t i 1 isent à différents usages. Sous nos climats, c'est une plante que les bestiaux consomment lorsqu’elle est jeune, mais qui acquiert en vieillissant des propriétés vénéneuses.)
berceau [bêr-sô] n. m. (de bers ou ber).
Lit d’un tout jeune enfant : acheter un berceau. Fig. Enfance : nous souffrons dès le berceau. Ori-
fine : la Grèce fut le erceau de la civilisation. Jard. Treillage en voûte ; berceau de chèvrefeuille. Voûte cylindrique. Large ciseau strié, avec lequel le graveur à la manière noire fait le grain de sa planche, l'artie courbée d'un affût de canon. Table oscillante et inclinée, sur laquelle les orpailleurs lavent les sables aurifères.
Econ. dom. Il est mauvais d’habituer les enfants à ne s’endormir que lorsqu’on les berce ; a u s s i 1 e berceau d o i t - i 1 être employé comme un lit, plutôt que comme un appareil de bercement. Aux berceaux en bois ou en osier il faut préférer ceux en métal, d'un entretien plus facile.
Ils doivent être munis d’un rideau qui protège l'enfant contre la lumière trop vive et les courants d’air. A l’intérieur, une ou plusieurs paillasses de baie d'avoine ou de fougère, souvent renouvelée ; oreillers de plume résistante pour le premier âge, de crin blanc ou de fougère un peu plus tard ; sous le di’ap de dessous, feutre absorbant ou peau d’agneau garnie de sa laine. Toutes les pièces du berceau doivent être entretenues parfaitement propres.
— Hortic. Un berceau peut être constitué par une armature en fer ou en bois (treillage), sur laquelle on fait monter les pousses de plantes grimpantes (capucines, haricots, clématite, houblon, lierre, aristoloches, chèvrefeuille, glycine, vigne, etc.) ; ou bien par les branches entrelacées d'arbrisseaux ou de
Berceaux : A, bercelonnette ; B, mo'iee.
Bercelles.
coucher les nouveau-nés.
jeunes arbres (hêtre, noyer, marronnier d’Inde, platane, charmgs, pommiers, etc.). Eviter de planter le berceau près d’un i*uisseau.
t)6rCGlle bèr~sé~le] n. f. Pince d’émailleur, pour tirer 1 émail à la lampe.
b e rc e 1 0 n-
Hettô [hér-se~iQ~
nè-tc] ou barcelonnette[^o-né-fe]
n. f. (dimin. de berccau). Berceau, lit léger et suspendu pour V. BERCEAU.
bcrCGIUGIlt [hèr-sc-m uii] n. m. Action de bercer.
borCGr [tér-sêl v. a.
(de bers ou ber). — t^rend une cédille sous le c devant a et O : il berça, nous berçons.) Balancer pour endormir, au prop.
et au fig. : bercer un enfant ; bercer son chagrin. Fig. Amuser d'espérances fausses ou éloignées : bercer quelqu'un d'illusions.
berceuse [Wr-se»l- 2e] n. f. Femme qui berce lesenfants.Chansonpour endormir les enfants.
Berceau suspendu de manière que l'enfaiii puisse se bercer de lui-même. Siège sur lequel on peut se balancer.
— Encycl. Mus. Il existe un grand nombre de berceuses populaires, sans forme définie, et aussi dans la musique dramatique des « airs de sommeil » et des berceuses célèbres, dont les plus fameux sont ceux d'.l rmide, de (Fluck) ; de Camille (Dalayrac) : de la Muette de Portici (Auber) ; de VAfrivàine (Meyer-
Berceuse.
Andaatino
- veil.
Berche.
beer) ; de Lakmè (Delibes) ; de Jocelyn (Godard), etc. Chopin, Schubert, Schumann, Rubinstein, Gounod, Paladilhc,etc., ont écrit pour le piano ou pour la voix de charmantes berceuses.
berche n. f-
Sorte de bouche à feu de petit calibre, en usage aux ,xv» et xvi® siècles.
Berchem, v.
de Belgique (prov.
et arr. d’Anvers) ;
Berchem,
comm. de Belgique (Flandre - Oriental e, arr. d’Audenarde) ;
Berchem (Nicolas), peintre hollandais. V.Berghem.
Berchem- Salnte-Agathe,
comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.000 h.
Berchet [chè] (Giovanni), poète italien, né à Milan (1783-1881); le meilleur lyrique de la Lombardie, que ses poésies patriotiques ont fait surnommer le Tyrtée italien.
BerchoUX \chou] (Joseph), poète français, né à Lay-lès-Saint-Symphorien (Rhône), m. à Marcigny (1765-1839): éci'ivain agréable et spirituel, auteur du poème la Gastronomie.
Berchtold (Léopold, comte), diplomate et homme d'Etat autrichien, né à Vienne en 1863. Il a succédé à d'Aerenthal comme chancelier de l’empire austro-hongrois et continua sa politique balkanique, qui aboutit à la déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie, en 1914. Berchtold démissionna en 1915.
Berch, comm. du Pas-de;Calais, arr. et à 14 Idl, de Montreuil; 9.640 h. (fierkois). Bains de mer (plage de sable), sanatorium pour enfants débiles, rachitiques et convalescents. On distingue Berck-vüle et Èerck-plage.
Bercy, anc. comm. voisine de Paris, sur la rive droite de la Seine, réunie à la capitale en 1860. Grand entrepôt pour les vins et les eaux-de-vie.
Berditchef, v. d Ukralne (gouv. de Kiev), sur un affluent de la Tetcref ; 54.000 h. Fonderies de fer, tabac, commerce de chevaux.
BerdOUlsit (Pierre-Emlle), général français des troupes coloniales, né à Pinsaguel (Haute-Garonne) en 1861 ; se distingua comme commandant de corps d'armée pendant la Grande Guerre et fut nommé gouverneur militaire de Paris en 1919.
Bérenger [ran-Jè] frère d'Eberhard et petitfils de Louis le Débonnaire par sa mère,
Gisèle; roi d'Italie en 888. Habile général, mais détesté à cause de ses abus, il fut assassiné à Vérone (924). — Bérenger 11, petit-fils du précédent, roi d’Halie en 9,80. H fut détrôné deux fois par Othon le Grand, qui l'envoya prisonnier à Bamberg (964), où il mourut en 966.
Bérenger, dit de Tours, célèbre hérésiarque français, né à Tours (998-1088). H nia la transsubstantiation, fut condamné par plusieurs conciles et abjura sadoctrine.
Bérenger (Thomas), dit Bérenger Drôme, criminaliste et magistrat français, né à Valence, m. à Paris ( 1785-1866). H dirigea les débats dans les procès politiques jugés à Bourges (1848) et à Versailles (1849). — Son fils René, homme politique, né à Valence m. à Arlincourt (Oise)
(1830-1915], à fait voter la loi sur le sursis des pénalités, dite loi Bérenger. (V. sursis.) Il a mené d'actives campagnes contre l’immoralité ( surnommé familièrement pour cela le Père la Pudeur).
Bérengère [ran], reine de Léon et de Castille, fille de Raymond IV, comte de Barcelone, femme d'Alphonse VIII ; morte en 1149.
Bérongèro, mie de Sanche VI. roi de Navarre, et de Béatrix de Castille. Elle fut épousée par Richard Cœur de Lion et mourut vers 1230.
Bérengère, fllle d'Alphonse le Noble, roi de Castille et sœur de Blanche de Castille. Elle épousa Alphonse IX, roi de Léon ■(! 171-1244).
Bérénice (sainte), vierge et martyre en Mésopotamie, Tan 304. Fête le 14 avril.
Bérénice, princesse juive, de la famille d'Hérode, née en 28. Titus l’emmena à Rome et voulut Tépouser; mais il fut obligé de la renvoyer en Judée, pour ne pas méconienter le peuple romain.
Bérénice, tragédie en cinq actes et en vers, de Racine (1670), composée, dit-on, à la demande de Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans. C'est une véritable élégie historique, inimiiable pour l'élégance harmonieuse du siyle et la beauté exquise des sentiments. — Tragédie musicale, en trois actes, d'Alb, Magnard (1911).
Bérénice (la Chevelure de), constellation de l’hémisphère boréal, siiuée entre le Bouvier etle Lion, Beresford (William Carr, vicomte de), général anglais (1768-1854). II combattit en 1813-1814 en Portugal à côté de Wellington et vainquit Soultà Albuera.
Beresford (Charles-WilliamOELA Poér, lord), amiral et homme d’Etat anglais, né à Waterford (Irlande), m. à Langwell (1846-1919), se signala dans la campagne contre les mahdistes (1885).
Berceuse, par Claude Augé.
tes jo - Ils jeux. Bel an - ge des
Vell-le-ra tonsom •
mell Et tu verras en - CO - re Ta mère à tonné-
Oors.dors.sous la
TaUf
ca-res-se Dunchantde ten -dres-se PP Pius lent
Ter- me
tes Jo- lis yeux, Bel an- ge des deux. Dors, dors .dors.bé-bé char-mant ,
PPP .
J fiijti .1. 1 J. I
Dors , dors.dors bien gen - tl - ment . Dors . dors . dors
béret [rè] ou herret \bè-rè] n. m. (lat. birrus).
\ue-i
Espèce de toque ronde et plate ment les Béarnais,
1 e s chasseurs alpins, les enfants.
Bérézina (la), riv. de la Russie d’Europe, affl.
de droite du Dniéper, tristement célèbre par le passage, du 26 au 29 novembre 1812, de l’armée française, qui ne dut son salut qu’au dévouement des pontonniers du général Rb lé. Violents combats sur ses rives, entre Polonais, et bolcheviks en 1920.
Berg [bèrgh]
(ANC. DUCHÉ de), partie de la Prusse- Rhénane (prov. de
que portent notam-
Béret: 1. Béarnais; 2. D’enfanl; 3. D’étudiaot; 4. Militaire*
Dusseldorf;. Appartint à la France de 1806 à 1815.
Berg, comm. de Suisse (cant. de Thurgovic) ; 1.650 h, vacherie modèle.
Berg (Ludvig Rudolph Sophus), naturaliste da-
René Bérenger.
Bergamasque*
nois, n. et m. à Copenhague (1824-1909). Correspondant de l’Académie des sciences. II s’est fait connaître par des travaux sur Tanatomie comparée des mollusques.
Bergaigne (Abel), sanscritiste français, né à Vimy (Pas-de-Calais), mort dans les Alpes, à La Grave (1888-1888). H s’est distingué par ses études sur la langue et la littérature sanscrites.
bergamasque [ ber-gha-mas-ke ] n, ' f. (de Bergame, ville). Ancienne danse populaire italienne, qui était particulièrement en usage à Bergame.
Bergamasque [le) [bèr-yha-mas-ke], nom donné au territoire de Bergame.
bergame [bèr-glm-me] n. f. Sorte de tapisserie très commune, formée d’une trame de fil écru et d’une chaîne en laines de couleurs diverses. (On la fabriquait à Bergame.)
Bergame, v. d’Italle (prov. de Bergame); 40.000 h. [Bergamasgues). Patrie de Donizetti. Tiraboschi. Vins, sériciculture ; minerai de fer.
bergamote [ièr] n. f. (Ital. bergamotta). Espèce d’orange, dont on tire une essence d’une odeur très agréable.
Poire fondante, très estimée.
— Encycl.
Les bergamotiei's ou bergamotes sont des orangers à petites fleurs blanches, exhalant une odeur suave; les fruits sont d'un jaune pâle et à saveur légèrement acide. „
On se sert des Berg.moie.
fleurs pour fabriquer de Teau de fleurs d'oranger, et de la pulpe du fruit on retire Tessmee de bergamote, utilisée en parfumerie ; elle entre en particulier dans la préparation de Teau de Cologne.
bergamotiGr ou bergamottler [bcr-g/iamo-ti-é] ou bcrgainotG n. m. Citronnier qui produit la bergamote.
Bergara. Géogr. v. vergara.
Bergasse (Nicolas), avocat et publicisfe, né et mort à Lyon; célèbre par ses démêlés judiciaires avec Beaumarchais; auteur d'un Essai sur lapiopriété (1750-1832).
BER
berçât nèr
pécher 1 anguille et le piii>sun de rivière. (On écrit aussi bni'ija et on dit l/erijot.)
berge féér ji; n. 1'. du celt.
bârijod, bord).
Bord exhaussé liergat.
d'une rivière.
Talus d'un chemin, d'un fosse, d'un ravin. Chaloupe étroite.
— Kncycl. Les berges étant soumises à des corrosions dues au glissement annuel des eaux contre leurs parois, il est nécessaire de les consolider, ün arrive par des endiguements et des revêtements, .es premiers comprennent des digues longitudinales et des digues transversales. Les revêtements sont naturels ; arbres à racines traçantes ou artificiels ; perrés en pierre sèche ou maçonnés, clayonnage, quais inclinés ou verticaux,
— Dr. La berge est considérée comme l'accessoire du cours d'eau, canal ou fossé, qu elle borde, et son entretien incombe, dès lors, au propriétaire de la partie principale.
Bergelmer [mér], dans la mythologie Scandinave, géant qui naquit du déluge causé par le sang d'Ymer, le père de sa race, assassiné par les trois fils de Borr : Odin, Vile et Vé. C’çst le Noé de la mythologie seandinave,
Bergen [f//ién'], v. de Norvège, sur la haie de Bergen: 93.000 h. Port très actif. Poissons secs; huile de foie de morue ; constructions navales.
Bergen, village de Hesse-Cassel, où les Français battirent les l?russiens, le 3 avril 1759. — Village des Pays-Bas (Hollande septentrionale), où une armée anglo-russe fut battue par Brune (19 sept. 1799).
Bergen (Thierry ou Dick van), peintre hollandais, né à Harlem (16t5-1690).
bergénite n. f. Composé extrait des rhizomes, du saxifrage de Sibérie,
berger [bèr-jé], ère n. (du lat. berbix, brebis). Pasteur, pâtre qui garde les moutons. Chef d’une nation, directeur d'âmes, etc. ; les bergers des peuples. Chien de berger, chien employé à la garde des troupeaux ; leschiejis de Brie sont de retnar- ^lables chiens de berger.
fY. CHIEN.; Poétiq. Amant, amante; chanter pour sa bergère. L'heure du berger, l'heure favorable à i'amant. Le berger de Syracuse, Théocrite. Le berger de Mantoue, Virgile.
Etoile du berger, la planète Vénus. Prov. : Est mauvais berger qui aime le loup, on n'ari’ive pas au but si l'on conserve du .
penchant pour ce qui Chien de berger,
peut en détourner. Bon berger tond et n'écorche pas, il faut user, non abuser des personnes qui nous servent ou nous aident
— Encycl. C'est de la vigilance du berger, et surtout de sa scrupuleuse honnêteté, que dépend la prospérité du troupeau. Le berger doit donner la nourriture à des heures fixes ; il est utile qu'il possède quelques notions de médecine vétérinaire, afin de pouvoir donner aux bêtes les premiers soins, dans les cas urgents. Deux écoles de bergerie ont été créées : l’une à Rambouillet, l'autre à Moudjebeur (Algérie). L'enseignement, qui est gratuit, dure deux ans à Rambouillet et trois ans à Moudjebeur. Les élèves reçoivent, en sortant, une prime qui varie de 150 à 500 francs.
Berger (ÉTOILE du), nom vulgaire de la planète Vénus, que les bergers observent faeilement, parce qu elle se montre le soir de très bonne heure ou très tard dans la matinée.
Berger kabyle [le), tableau de Fromentin (1861). Remarquable par la richesse des tons harmonieux. Bergers d’Arcadie (les), v. Arcadie.
Berger de Xivrey (Jules), érudit français, né à Versailles, m. à Saint-Sauveur-lez-Bray (1801-1863) ; auteur d'ouvrages sur les littératures anciennes.
Berger (Georges), ingénieur, homme politique et esthéticien français, né et m. à Paris (1844-1910); organisa l'Exposition de 1889 et fut l’un des fondateurs du Musée des Arts décoratifs.
Berger (Paul), chirurgien français, né à Beaucourt (Haut-Rhin), m. à Paris (1845-1908). Membre de l'Académie de médecine, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Paris, il a considérablement amélioré la technique opéi'atoire des hernies.
Berger (Philippe), érudit et homme politique français, né à Beaucourt en 1846, m. à Paris en 1912. professeur d'hébreu au Collège de France, successeur de Renan â l'Académie des inscriptions, il fut aussi sénateur du Haut-Rhin. H a rédigé le Corpus inscriptionum semiticarum et publié de nombreux ouvrages.
Berger (Elie), paléographe français, né en 1850, membre de l'Acàdirmie des inscriptions et belleslettres (1905).
Bergerîte Irak], ch.-l. d'an’. (Dordogne . sur la Dordogne ; 16.200 h. (Bergeracois). Ch. de f. Orl., à 48 kilom . de Périgueux.
Truffes , vins , tanneries , draps, etc. Patrie du maréchal de La Force, de Maine de Bilan, de Faugère .
Traité de Bergerac, en 1577, entre les représentants de Henri 111 et les princes protestants. — L'arr. a 13 cant., 173 corn.. 98.020 h. : le cant. a 11 coin, et 21.680 h.
Bergerac (Cyrano
de V. Cyrano.
(Emile), lit-
lis, né et m. à Paris (1845-1923). Sa verve s'est répandue dans tous les genres, spécialement dans ses clironiques signées ('ai.iban et dans Ses Siiurenirs d'un enjunl de i'aris.
"Bergerat
térateur franc!
bergère n. f. v. berper. Nom vulgaire de la grande pervenche. Ornith. Bergeronnette.
bergère n. f. Fauteuil large le fond est garni d'un coussin.
Bergère avec son troupeau (la), tableau de F. Millet ( 1864, Louvre). Tableau réaliste, et cependant poétique, d'une belle exécution (v. p. 282).
Bergère endormie (la), tabl.
de F. Boucher (1783, Louvre). Une bergère s'est endormie à l'ombre d'un bouquet d'arbres. A gauche, un jeune berger, la houlette à la main, la regarde. Sujet pastoral, traité avec beaucoup de grâce (v. p. 282).
et profond, dont
berjçère.
Bergeret (Monsieur), type de professeur érudit et sceptique, créé par Anatole France, dans sa série Histoire contemporaine.
bergerette [bèr-je-rè-te] n. f. Jeune bergère. Omith. Bergeronnette. Conim. Liqueur composée de vin et de miel, dite aussi œnnmiel. Ethol. Fête réligieuse accompagnée de chants et de danses, que l'on célébra à Besançon, le jour de Pâques, jusqu'en 1738. Mus. Sorte de pastorale.
bergerie \bèr-je-rî] n. f. Lieu où 1 on enferme les moutons ; les moutons eux-mêmes. Fig. Poésie pastorale : une bergerie de Racan. Loc. p'rov. ; Introduire le loup dans la bergerie, introduire sans défiance quelqu un au milieu de gens auxquels il peut être nuisible.
— E.ncycl. La bergerie doit être vaste et bien aérée, bien éclairée, bien abritée contre la pluie et les variations de température. On l'établit économiquement, mais solidement, sur un sol imperméabilisé, un peu p|us élevé que les terres environnantes. Les divers-ammaux (béliers, brebis, portières, bêtes à l'engrais) sont séparés par catégories dans des compartiments établis au moyeu de claies mobiles. Les portes sont à coulisses, "souvent rétrécies dans leur partie inférieure ; les montants sont fréquemment pourvus de rouleaux verticaux, qui, tournant au passage du troupeau, empêchent que ies moutons ne détériorent leur toison. A l'intérieur de la bergerie, on dispose des auges pour la boisson, des râteliers et des crèches pour les aliments (fourrages, racines, etc.). Une grande propreté est indispensable, et la litière doit être renouvelée fréquemment. On enlève le fumier tous les deux ou trois mois, plus souvent si c'est nécessaire, et toujours après l'agnelage. Les écoles d'agriculture (et notamment Grignon) possèdent des bergeries modèles, mais il existe également des bergeries nationales (Rambouillet), installées aux frais de l’Etat pour l'élevage de eertaines races de moutons.
Bergerie (Intérieur de), tableau de Ch. Jacque (1870, Louvre).' L'artiste reproduit la placide physionomie du troupeau en indiquant les sensations qui l'émeuvent et le font vivant comme la nature (v. p. 282).
Bergerie (la), l’ecueil de Remi Belleau, prose et vers, dont plusieurs pièces dénotent un sentiment délicat de la vie rurale (1565 et 1572).
Bergeries (les), pastorale de Racan, en cinq actes. Il y règne ce ton de galanterie à la mode au xvii' s. et cette métaphysique amoureuse qui faisaient les délices de l'hôtel de Rambouillet ; mais un juste sentiment de la nature n'en est point absent (1628).
Bergeron (Etienne-Jules). médecin français, né à Moi-et, m. à Paris (1817-1900) ; il se spécialisa dans les maladies infantiles.
bergeronnette [bèr-je-iv-né-te] n. f. Genre
d'oiseaux passereaux dentirostres, communs dans les régions tempérées, renfermant de gracieux pe lits oiseaux noir et blanc, très utiles à l'agricult U r e , nommés aussi bergerettes.
hoche-queues, lavandières, et qui vivent au bord des eaux et dans le voisinage des t r O U pemix, ^ Bergeroiiiiette.
Berges (Aristide), ingénieur français, né à Toulouse, ra. à Lancry (Isère) [1833-1904], Il eut le premier l'idée d'utiliser la force des chutes d'eau, la houille blanche.
Berget (Alphonse), professeur et physicien français, né à Sélestat en 1860 ; créateur de l'enseignement de l’océanographie phvsique.
Bergh, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bru.xelles) ; 1.230 h.
Bergb (Richard), peintre suédois, né à Stockholm (1858-1919) ; un des peintres les plus réputés de son pays.
Berghaus [.çAdss] (Henri), géographe allemand, né à Clèves, m. â Stettin (1797-1884) ; auteur d'un très remarquable Atlas physique.
Bergbeim, comm. du Haut-Rhin, arr. et à 17 kil. de Colmar ; 2.500 h.
Berghem [ÿâém'] ou Bercbem (Nicolas),
peintre paysagiste hollandais, né à Haarlem, m. à Amstcr'dam (1620-1683). Auteur des tableaux le Gué,
V Abreuvoir, le Bac, etc.
Bergier fji-é] (Nicolas), théologien français, né à Darney (Lorraine), m. à Paris ; auteur d'un Dictionnaire théologique très estimé (1718-1790).
bergin [bér-jin] n. m.
Sorte de filet de pêche'
Bergmann (Torbem Olof), chimiste suédois, né à Cathariueberg, m. à Medevi (1734-1784). On lui doit une céièbre classification Bergiiem.
chimique des minéraux.
Borg— op— Zoom [rom'], v. du royaume des l’ays-Bas (Nord-Brabant), sur la Zoom : 20.000 h. Ostréiculture, préparation d'anchois ; poterie fine. Ville prise par les Français en 1747 et en 1795.
Bergsœ { Guillaume -Jœrgen), naturaliste ei écrivain danois, né et m. à Copenliague ^1835-1911), a écrit des romans pleins d'imagination.
Bergson (Henri), philosophe français, né à Paris en 1859, membre de l'Académie des sciences morales et de l'Académie française (1914). Auteur de remarquables études psychologiques : Essai sur les données immédiates de la conscience.
Matière et m é ntu) ire , i Evolution créatnee. Sa philosophie est fondée sur la distinction de la durée concrète connue par l'intuition, création continue et libre, et de l'espace mathématique , lieu de déterminisme.
bergue n.
f. Un des noms de l’aune.
Bergues [bèr-ghe], B.rg.on.
ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 9 kil. de Dunkerque ; 5.030 h. (Berguois). Port sur les canaux de la Colme et de Bergues. Ch. de f. N. — Le cant. a 13
Bergusien, enne [Zi-în, è ne], habitant ou originaire deBourgoin (Isère) ; les Bergusiens. Adjectiy. -. produits bergusiens.
béribéri n. m. Maladie des pays chauds, endémique et épidémique, caractérisée par des paralysies et des œdèmes multiples. (H est classé parmi les avitaminoses.) V. avitaminose.
béricle n. f. Loupe de cristal, de béryl ou do verre, que l'on fixait sur les châsses et les reliquaires et qui permettait de voir les reliques y renfermées, Béring ou Behring (détroit de), entre l'Asie et l'Amérique septentrionale, réunissant l’océan Pacifique à l’océan Glacial. Découvert en 1728 fiar le navigateur danois Vitus Bering (1680-1741).
Béring ou Behring (mer de), partie nord du Pacifique, entre l’Asie, l'Amérique et les îles Aléou- .tiennes.
Bériot [n'-o] (Charles de), violoniste belge, né k Louvain, m. à Bruxelles (1802-1870). Second mari de la célèbre cantatrice Marie Malibran. On lui doit de remarquables pièces pour violon.
béris [riss] n. m. Genre d'insectes diptères, renfermant de petites mouches d'Europe, qui habitent de préférence les bois.
Berislaf, v. de l’Ukraine (gouv. de Kherson) ; 12.000 h. Céréales ; minoteries.
Berkeley [iè] (George), philosophe idéaliste irlandais, né à Kilkrin, m. à 0.xford (1684-1753); auteur d'un célèbre Traité de la connaissance humaine et du Dialogue entre Hylas et Philonoûs.
Il s'est proposé de combattre l'incrédulité et le matérialisme en r é s o 1vant le monde extérieur en pures idées éternelles, qui ont leur origine dans l'intelligence idéale et divine. Parlant de la distinction établie par Locke entre les quaütés premières et les qualités secondes des corps, il montre que toutes se ramènent à ees dernières, qui n'ont de réalité que dans l'esprit.
Berkshire ou Berks (comté de), comté du centre de l’Angleterre ; 238.450 h. Ch.-l. Reading. Elève de bétail et, en particulier, de porcs.
Berlad ou Berlat, v. de Roumanie (Moldavie) ; 25.000 h. Savon ; distillerie ; céréales.
Berkelev.
Berlaer, eomm. de Belgique (Anvers, arr. de Malines) ; 4.850 h. Dentelles, toiles.
Berlaere, comm. de Belgique fFlandre-Orientale, arr. de Vermonde) ; 4.580 h. Filature.
Etang.
Berlaimont
[bèr-lè-mon], ch. de c.
(Nord), arr. et à 14 kil.
d’Avesnes.sur la Sainbre ; 2.610 h ,— Le cant.
a 14 comm. et 11. 500 h.
berlandieri [di-é] n. m. Variété de vigne américaine, qui esi employée comme porte-greffe.
berle [6è7--/e] n.
f. (lat. brrula). Nom de Vache d'eau, regardée autrefois comme Gœtz de Berlîchingen.
antiscorbutique ; la
berle communique un mauvais goût au lait des vaches qiii la consomment.
Berlichingen (Gœtz de), chevalier allemand, surnommé Main de fer (1480-1562). Il servit le duc Ulrich de Wurtemberg et commanda l'armée des paysans, avant de passer au service de Charles-Quint. Gœthe en a fait (1773) le héros d’un de ses drames.
Berlier (Jean-Baptiste) , ingénieur français, né à Rive-de-Gier, m.à Dianvilie (1843-1911).
Auteur du réseau pneumatique souterrain, qui assure dans Paris la transmission des «petits Berlier,
bleus •■, du grand sipjhon
collecteur de Clichy, du tram-si-ay tubulaire complétant le réseau du Métropolitain de Paris.
Berlin, capitale de la Prusse et de l'empire allemand, sur la Sprée, à 1,070 kilom. de Paris ; 2.070.000 h. [Berlinois). Grande et belle ville, très
BER
BER
rante am, le (Gentilhomme campwjnard, la chasse aux amants, etc.
B6rilâ.r(l 'Claude\ célèbre physiologiste^françai^, néà Saint-Julien (Rhflnel, m. à Paris (1813-1878), Il découvrit le rôle du pancréas dans la digestion des corps gras et démontra que le foie transforme en sucre certains éléments du sang t fonction rjlyco<iinique). De belles recherches sur le système nerveux du gi-and sympathique l’ont conduit à admettre l'existence de centres nerveux agissant indépendammentdugrand centre céi’ébro-spinal. Il est le plus illustre représentant de la science expérimentale de la fin du XIX» siècle.
Bernard ( Victor i,
auteur dramatique, français, né à Béziers '1829); il a écrit des comédies, des vaudevilles et des livrets [le Grelot, le Moulin du Vert-Galant^ la Brebis égarée^ etc.),
Bernard (PaiU, dit Tristan), romancier et auteur dramatique français, né à Besançon en 1866 ; auteur de Trijilejiatte, l'Anglais tel qu'on le parle, le Petit Café, pièces d'uné amusante fantaisie.
Tristan Beruard"»
Pont du Grand-Electeur et Château, à Berlin.
Bernardine*
Bernardin de Saint-Pierre.
Bernard (Grand- et Petit-Saint-). V. Saint- Bernard.
bernardin, e [bèr] n. Religieux, religieuse de l'ordre de Saint-Benoit, réformé par saint Bernard.
— Excycl. On appela d'abord bernardins les religieux de Clairvaux. abbaye de l'ordre de Cîteaux, fondée au xii» siècle par saint Bernard, Puis ce nom s'étendit à tous les religieux cisterciens ; de même, le nom de bernardines fut donné aux religieuses cisterciennes dont le premier monastère fut fondé à Tart en 1120, par saint Pltienne.
L'habillement des religieux et des religieuses de cet ordre consiste en une robe blanche, avec scapulaire noir.
Bernardin de Saint- Pierre (Jacques - Henri) , écrivain et naturaliste français, né au Havre, m. à Eragny-sur-Oise (1737-181i). Auteur de Paul et .
Virginie, de la Chaumière indienne, des Etudes de la nature. etc. Il a fait, dans ses ouvrages, une part trop grande à la sentimentalité et au finalisme, mais il se recommande comme peintre précis, délicat et varié de la nature et comme l'intr oducteur de l’exotisme dans la littérature française.
Bernardin de Sienne (saint) , une des illustrations de l'ordre des franciscains et promoteur de la réforme des observantins, né à Sienne, m.à Aquila (1380-14W).
Fête le 20 mai.
Bernardine .