V. Bobr
Biebrich,
V. d’Allemagne Pi'usse), sur le Rhin ; 19.000 h. l'ille industrielle. Beau château.
Biedermaun (Frédéric-Charles), publiciste, historien et homme d'Etat allemand, né et m. à Leipzig (1812-1901). >
bief [bî-èfi ou biez [6i-é] n. m. (de l’anc. ail. bed, lit). Canal de dérivation, qui sert à conduire les eaux jusque sur la roue d’un moulin. Portion de canal comprise entre deux écluses.
Biela (Guillaume de), astronome autrichien, né àRossla, m. à Venise (1782-1856). Il observa et étudia la comète qui porte son nom.
Bielaia-Tzerkov, v. de Russie (gouv. de Kiev), sur la Ross, affl. du Dniéper ; 21.000 n. Brasseries, fabrication de machines.
Bielefeld de Prusse (Westphalie),
sur le Lutterbach ; 72.000 h. Minoteries, industries métallurgiques très actives.
Blelgorod; v. de la Russie d’Europe (gouv. de Koursk)-, sur le Donetz ; 25,000 h. Craie, chaux, savon.
Bielinsky (Vissarion Grégorievitch), écrivain russe, né à Tchmenbarsk, m. a Saint-Pétersbourg (1812-1848) ; critique et polémiste brillant.
BielitZ, V. de Haute-Silésie, sur la Biala, affl. dr. de la Vistule ; IB.OOÔ h. Draps.
Blella, V. d’Italie (prov. de Novare), sur le Cervo ; 15.000 h. Draps, papeteries.
bielle [bi-è-le] n. f. Pièce d’une machine qui sert à communiquer et à transformer le mouvement.
— Enoyod. La bielle est généralement tormée d'une barre métallique rigide, munie à ses deux extrémités de deux articulations dites têtes de bielle,
Dessin schématique du fonctionnement d’une bielle.
à l’aide desquelles elle met deux organes en communication. (V. MACHINE.) En général, elle sert à transformer un mouvement rectiligne alternatif en mouvement circulaire continu ; telle est, par exemple, la bielle AB, articulée, d’une part, à rextrémité d un piston BM, d’autre part, à la manivelle AC.
La puissance de la bielle est variable avec le bras de levier CK ; elle est maximum quand la bielle a sa direction tangente au cercle décrit par AC ; elle eât minimum aux points P et Q, appelés points morts, de sorte que, pour obtenir un mouvement régulier, il est indispensable de fixer à l’arbre et concentriquement un volant de masse suffisante pour entraîner tout le système.
Les bielles utilisées sont très diverses. Dans les locomotives, les bielles d'accouplement réunissent les roues porteuses et transmettent à ces roues de charge le mouvement circulaire continu de l'essieu moteur.
Blelo-Ozero (lac) ou lac Blanc, lac de Russie, au S.-E. du lac Onéga.
Blelostok, V. de Russie (gouv. de Grodno), sur la Biala ; 64.000 h. Soieries.
Bielsk, V. de la Russie d’Europe (gouv. de Grodno) ; 7.300 h. En 1831, victoire des Polonais sur les Russes.
bien \bi-in] n. m. (lat. bene). Ce qui est conforme au devoir ; discerner le bien du mal. Ce qui est agréable, avantageux ou utile : la santé, la liberté sont des biens précieux. Bienfait ; accabler de biens un ingrat. Richesse ; avoir du bien. Propriété ; bien patrimonial. Hommes, femmes, gens de bien, personnes justes et vertueuses. Le bien public, ce qui est utile à l'ensemble des citoyens. PI. Biens meubles, immeubles, les meubles, les immeubles. (V. ENCYCL.) Biens de la terre, productions du sol ; au fig., ceux dont on ne Jouit que pendant la vie de ce monde. Biens éternels, le ciel. Fig. Biens du corps, la santé, la lorce, la beauté. Biens de l'esprit, les talents. Biens de l'âme, les vertus. Souverain bien, ce qui est préférable, préféré à tout. Faire le bien, être vertueux. Faire au bien, exercer la bienfaisance, la charité, etc. Avec un nom de chose pour sujet, faire du bien signifie procurer un soulagement, des avantages, etc. : saignée qui fait du bien à un apoplectique. Dire du bien, parler avec éloge. Corps et oiens, hommes et marchandises. Adv. Conformément au devoir ; se bien conduire. Beaucoup, fort : être bien content; il pleut bien. Formellement : il est bien entendu que. Assurément, à la vérité : on peut bien plaisanter, mais non outrager. A peu près : il a bien deux ans. Marque ; 1“ avantage ; ce malade est bien mieux; 2» certain degré de perfection ; il écrit bien ; 3» consentement : je le veux bien ; 4» convenance ; je suis bien ici ; B» sagesse,
Erudence : vous ferez bien d'agir ainsi ; 6» approation : bien, très bien !... Bien de, beaucoup de : se donner bien du mal. C'est bien à vous de: {“vous
BIE
BIE
• 1 Cuve muuilloire ; 2. Germoir de l’orRe ! 3. TouraiUe à deux pl.Uaux : «. Dé^ermeur-nettoyeur; 5. Cuve-malière à enveloppe de vapeur ; 6. Chaudière à enveloppe Chaudière a
va-ueur intérieur ; 8. Rérrigérant ; 9. Réservoir à eau chaude (chauffage à vapeur) : 10. Cuve à ciygener et a refroidir, a 1 abri des germes de 1 air; II. boutirage de la e .
avez raison, vous êtes aimable de ; c'est bien à vous de visiter un pauvre reclus ; 2e vous avez tort, vous êtes ridicule ; c'est bien à vous, ignorants, de reprendre les autres ! Loc, adv Bien plus, en outre. Loc. conj. ; Bien que, quoique ; si bien que, de sorte que. Interj. Hé bien ! ou eh bien ! marque l'interrogation, l’étonnement, la concession, etc. : hé bien ! que vous en semble ? Eh bien, soit ! Prov. : €n tout bien, tout honneur, dans une intention honnête. Le mieux est l’ennemi du bien, on court risque de gâter ou de perdre ce qui est bien en voulant obtenir mieux. Nul bien sans peine, tout ce qui est avantageux donne du mal. Le bien lui vient en dormant, se dit d'une personne qui s'enrichit sans se donner de mal. Qui aime bien châtie bien, une affection véritable ne craint pas d'user de sévérité. Tout est bien qui finit bien, du moment que le résultat final est bon, peu importent les péripéties contraires qui l’ont précédé. Allüs. littér. ; Je prends mon bien où je le trouve, réponse que fit Molière à ceux de ses contemporains qui lui reprochaient d’emprunter aux uns et aux autres une idée, un caractère, une scène, etc. (Le fait est exact ; naais Molière, ou marquait de l’erupreinte de son génie ce qu'il prenait à autrui, ou, s’il conservait 1 emprunt intact, l’intercalait dans un chef-d’œuvre qui était bien son œuvre personnelle.) Ant. Mal.
— Encycl. Dr. Les biens sont meubles ou immeubles, selon qu’ils sont transportables, ou non. Une table, un livre est un meuble ( une maison, un cbamp est un immeuble. — Les biens sont immeubles ; par nature, comme les fonds de terre, les bâtiments, les récoltes non encore recueillies, les conduites d’eau; ^ardestinaîion, par exemple, les animaux attachés à une exploitation rurale par le propriétaire de cette exploitation, ou les glaces faisant corps avec la boiserie: par V objet auquel ils s'appliquent, comme les servitudes ; par détermination de la loi, comme les actions de la Banque de France immobilisées volontairement par leur propriétaire. — Le propriétaire d’un bien peut en disposer absolument.
Bien de famille, bien que tout travailleur peut se constituer et dont la possession est assurée à ses descendants par un ensemble de lois et décrets qui en régissent les caractères (impossibilité d'hypqthéquer, insaisissabilité, cession difficile, indivisicn, etc.).
Bien public [ligue du), confédération féodale, formée en 1464- contre Louis XI par les seigneurs, parmi lesquels étaient le duc de Beri-y, frère du roi, le duc de Bretagne, François II, et Charles le Téméraire. Cette ligue fut dissoute, après l'indécise bataille de Montlhéry, par les traités de Conflans et de Saint-Maur (1465). qui accordaient aux seigneurs des avantages énormes, mais Louis XI ne tarda pas à reprendre ce qu'il avait donné.
Biens et des Maux [Traité des fins des), ouvrage philosophique de Cicéron, en forme de dialogue, sur la natui-e du souverain bien.
bien-aimé [éi-m-né-tnê], e adj. et n. Chéri tendrement : préféré à tout autre : un fils bien-aimé. Surnom de Louis XV : Louis le Bien- Aimé. Dans le langage mystique, le Bien- Aimé, Jésus-Christ.
bien-aller [biè-na-lè] n. m. Fanfare que les
piqueurs jouent sur la trompe pour indiquer que les chiens sont sur la bonne voie. PI. des bien-aller.
bien-dire n. m. Action ou faculté de s'exprimer d’une façon correcte, élégante : le bien-faire vaut mieux que le bien-dire.
bien-disant [zan], e adj. et n. Qui parle bien, avec facilité, avec élégance.
bien-être [bi-in-né-tre] n. m. Situation agréable de corps, d’esprit et de fortune : chacun cherche le bien-être. Akt. Malaise, souffrance, besoin, misère.
bienfacture [bi-in-fak]n. f.
Action de bien fabriquer. Etat d’un objet bien fabriqué.
bien-faire [bi-in-fé-re] n. m.
Action de faire du bien : le biendire ne dispense pas du bien-faire.
bienfaisance [bi-in-fe-zansel, n. f. Inclination à faire le bien. Action de faire du bien à quelqu'un. Bureau de bienfaisance, établissement de charité où les indigents reçoivent du pain, des vêtements, etc. V. bureau.
Bienfaisance [ordre de la), ordre,espagnol, fondé par la reine Isabelle II en 1856 et réorganisé par un règlement de 1857. Il est destiné à récompenser les actes de philanthropie et de dévouement. Le ruban est blanc, liséré de noir.
bienfaisatnt [bi-in-fe-zan], e adj. (de bien, et faisant). Qui aime à faire du bien : homme bienfaisant. Efficace, salutaire ; remède bienfaisant. Subst. :
Le conquérant est craint, le sajee e»t estimé ;
M.ais le bienfaisant charme, et lui seul est aimé»
VOLTAISB.
bienfait [6f-m-/è] n. m. (lat. benefactum). Bien que l'on fait : service, faveur ; combler quelqu'un de bienfaits. Avantage : les bienfaits de la civilisation. Prov. : Un bienfait n’est jamais perdu, une bonne action a toujoui's sa récompense. Rien ne vieillit plus vite qu’un bienfait, nous oublions vite le bien que l’on nous a fait.
Bienfaits [Des) ou De la Bienfaisance, traité en sept livres, de Sénèque le philosophe. L auteur, après avoir traité de la reconnaissance et de l’ingratitude, arrive à cette conclusion que le nombre des ingrats provient autant des défauts du bienfaiteur que de l’obligé.
bienfaiteur, trice \bi-in-fè] n. Qui fait du bien, bien-fondé n. m. Formule employée dans les arrêts et, par anal., dans le langage usuel : le bienfondé d'une réclamation.
bien-fonds [6i-in-/on] n. m. Immeuble (terre ou maison). PI. des biens-fonds.
bienheureux, euse [bi-in-neu-reû, eu-ze] adj. Extrêmement heureux. (Il s’écrit en deux mots, lorsque bien est adverbe : tu es bien heureux d'avoir évitées danger.) N. Celui, celle qui jouit de la béatitude éternelle. Celui, celle que l’Eglise a béatifié. V. BEATI PAUPERES.
Bien-Hoa v. de la Cochinchine française, à 25 kil. de Saigon, sur le Donnai ; 20.000 h. Sucrerie. Victoire des Français sur les Annamites en 1861.
bien- jugé n. m. Arrêt conforme à la loi et à la jurisprudence : reconnaître le bien-jugé d'une sentence.
biennal, e, aux [ên’-nol] adj. (de 6i, et du lat. annus, année). Qui dure deux ans : charge biennale. Qui s’exécute de deux en deux ans : assolements biennaux.
Bienne (en allem. Biel), v. de Suisse (c. de Berne), sur les bords du lac de Bienne, qui conimunique avec le lac de Neuchâtel par la Thiele ; 23.700 h. Filatures, fabriques d’étoffes. Séjour de 3.-3. Rousseau en 1765.
biens éamment [bi-in-si-a-man\ adv. D’une manière bienséante.
bienséance [M-in] n. f. (de bienséant). Ce qui sied bien : la bienséance d'une étoffe. Convenance, retenue : observez les bienséances, les régies de la bienséance. Ant. Inconvenance, impertinence.
bienséant [bi-in-sé-an], e adj. [de bien, et séant). Ce qu’il convient de faire, de dire. Ant. Malséant.
bien-tenant [pi-in-te-nan], e n. et adj. Personne qui tient les biens d une succession ou des biens grevés d’hypothèque. (On dit mieux détenteur, TRICE.) PL des bien-tenants, antes.
bien-tenue [bi-in-te-nü] a. f. Etat, condition de bien-tenant.
bientôt Ibi-in-tô] adv. (de bien, et tôt). Sous peu. A bientôt loc. adv. Je souhaite, je compte veus revoir avant peu.
bienveillamment [ftt-iM-uè, il mil., a-man] adv. Avec bienveillance.
bienveillance [bi-in-vè, U mil.] n. f. (de bienveillant). Bonté, di.sposition favorable envers quelqu’un. Ant. Malveillant, hostile, désobligeant.
bienvenir [âf-in] v. n. N est usité que dans la locution se faire bienvenir, se faire accueillir avec plaisir.
BIE
BIL
bionvenu, e \hi-in] adj. et n. Qui est acueilU avec plaisir, qui arrive ù. propos : soyez Le bienvenu. (On écrit aussi bien venu.)
Bienvenu (Léon), dit Touchatout, journaliste et littérateur français, né et m. à Paris (1835-1911) ; surtout connu par son Histoire de France tintamarresque (1867), VHistoire tintamarresque de Napoléon III (1873) et le Trombinoscope.
bienvenue \bi-in-oe-nü] n. f. Arrivée qui fait plaisir, qui se produit à propos ; souhaiter la bienvenue à quelqu'un. Régal qu'on a l'habitude d’offrir en entrant dans un corps : payer sa bienvenue.
Bienville (Jean-Baptiste Lemoine), deuxième gouverneur français de la Louisiane, né à Montréal (Canada), mort en France (168Ü-1765).
bien-voulu, e adj. a qui l’on veut du bien. Bier (Auguste), chirurgien allemand, né à Kelsen en 1861. Il a préconisé le traitement des inflammations par l’hyperliémie.
Bierbeek, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 3.520 h. ,
bière n. f. (all. bier). Boisson fermentée, faite d'orge et de houblon ; la bière est nutritive. Fam. Ce n'est pas de la petite bière, ce n’est pas une personne ou une chose de peu de valeur.
— Encycl. Com. La bière est un liquide fermenté, à base d'orge et de houblon. Les matières premières qui servent à sa fabrieation sont ; 1» une matière sucrée ou amylacée transformable en alcool (c'est, ordinairement, l'amidon d’orge) ; 2» un principe amer (lupuline, produite par les bractées femelles du houblon) ; 3» un ferment organisé (levure), qui transforme la matière sucrée en alcool et acide carbonique ; 4° de l'eau, qui doit être pure et douce.
Les grains d'orge, nettoyés, sont mouillés ; on les • fait ensuite germer {maltage). Quand la germination a produit une radicule qui atteint les deux tiers de la longueur du grain, on procède à la dessiccation ou touraillage de l'orge. Débarrassée ensuite de ses radicules, l’orge est concassée.
11 faut alors préparer le moût ou décoction aqueuse de malt et de houblon {brassage). On pratique pour cela la trempe (soit par décoction ; Autriche, Bavière, est de la France ; soit par infusion ; Belgique et Angleterre), et la cuisson ; après addition de 250 à 1.500 gr. de houblon par hectolitre, on fait bouillir pendant 4 heures, puis on décante. (Le résidu provenant de la trempe, appelé drèche, sert à la nourriture des bestiaux.)
Le moût à 12o est ensemencé de levure et se refroidit à 6°. Après 8 à 16 jours, on soutire. C'est la « fermentation basse ». Le moût à 28“ est ensemencé ; la fermentation est rapide ; au bout de 2 jours, on transvase, et l’on clai-ifle par filtration ou collage. C’est la « fermentation haute ».
La bière est sujette aux altérations communes à tous les liquides fermentés (acescence, etc.). Elle est fréquemment falsifiée ; on remplace le malt par l’àmidon, la fécule de pomme de terre, le glucose, la mélasse ; et le houblon par la coloquinte, l’écorce de saule, la racine de gentiane, l’acide picrique, ete.
Sortes commerciales. Suivant les pays, les bières varient comme goût et comme composition. En France, c'est la région du Nord-Est qui est productrice de bière ; dans le Nord, on fait des bières qui rappellent les bières belges, tandis que, dans l'Est, elles rappellent les produits allemands. En Allemagne (bières noires, brunes et blondes), les centres de fabrication sont Munich, Cologne, Nuremberg, Augsbourg. etc, ; en Autriche, Vienne ; en Tchécoslovaquie, Prague, Pilsen. La Belgique fabrique des bières spéciales (lambick, faro). L'Angleterre a des bières riches en alcool, amères et parfumées : bières pâles {pale ale), bières colorées {stout).
— Dr. La bière ne peut être fabriquée que dans las usines assujetties aux formalités de l'exercice et portant obligatoirement l’enseigne de brasserie. I.e brasseur est assujetti au payement annuel de la licence ou patente spéciale des débitants, ou fabricants deboissons.
Les bières sont assujetties à un droit de fabrication, par hectolitre de moût, perçu sur le produit du volume par le degré du densimètre au-dessus de 100 (densité de l'eau) reconnu à la température de 15“.
L’emploi d’appareils clandestins et de tuyaux non déclarés est puni d’une amende de 3.000 à 10.000 fr. ; les autres contraventions sont, en général, punies d'une amende de 1.000 francs.
Sont exempts du droit, pour leur consommation familiale, les propriétaires et fermiers, à la condition de n’employer que leurs récoltes, de déclarer leurs brassins et de ne se servir que de chaudières de moins de 5 hectolitres.
Sont également exemptées du droit les bières prises en charge pour être transformées en vinaigre, bière n. f. (all. bahr ouangl. bier). Cercueil. Bierné, ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 13 kil. de Château- Gontier, sur le Béron; 877 h. — Le cant. a 10 comm. et 7.300 h.
Biert, comm. de l’Ariège, arr. et à 24 kil. de Saint-Girons, sur le Salat; 2.180 h.
Biesbeim, comm. du Haut-Rhin, arr. de Colmar ; 1.275 h. Ch. de f. ;
BiesleSj comm. de la Haute-Marne, arr. et à 13 kil. de Chaumont; 1.300 h. Fabrique de limes, enclumes.
Bieuzy, comm. du Morbihan, arr. et à 15 kil. de Pontivy ; 1.390 h.
Biévène, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignies) ; 1.700 h.
bièltre n. m. Castor. (Vx.)
Bièvre (la), petite rivière qui nait près de Saint- Cyr (Seine-et-Oise), passe près de la manufacture des Gobelins et se jette dans l’égout collecteui', à Paris ; cours 40 kil. Le quartier de la Bièvre a inspiré à Huysmans une pittoresque monographie {la Bièvre).
Bièvre (Georges-François Mareschal, marquis de), littérateur" français, né à Paris, m. à ’Triesdorf (Bavière) [1747-1789]; connu pour ses calembours, biez [6t-è] n. m. V. bief.
bifascié, e ^fa-si] adj. (de bi.etfascié).Entom.Qm a deux bandes colorées sur un fond d’une autre teinte.
bifère adj. (de bi, et dulat. /erre, porter). Se dit des plantes qui fleurissent deux fois dans la même année.
biffage [bi-fa-je] n. m. Action de biffer; son résultat. (On dit aussi biffement et biffure.) biffe n. f. Fausse pierre précieuse.
biffer [bi-fé] v. a. Rayer ce qui est écrit : biffer une clause dans un contrat,
bifÛll [hi-fin] ou bifin n. m. Arg. Chiffonnier. Soldat d’infanterie, à cause du sac qui ressemble à la hotte d'un chiffonnier.
bifide adj. (lat. bifidus). Fendu en deux parties, bifilaire [U.-re] adj. (de bi, et fil). Qui est formé de deux fils. Suspension bifilaire.
bifiabellé, e \bè-lè] adj. (de bi, et du lat. flabellum, éventail). En double éventail.
bifiexe adj. (de bi, et du lat. flexus, courbé). Qui a deux courbures.
bifiore adj. (de bi, et du lat. flos, oris, fleur). Qui porte ou renferme deux fleurs.
bifolié, e adj. (de bi, et du lat, folium, feuille). Qui porte deux feuilles.
biforé, e adj. (de bi, et foré). Percé de doux trous.
biforme adj. (de bi, et forme). Qui a deux formes différentes.
bifrons \fronss] n. m. (du lat. bis, deux fois, et frons, front). Statue ou buste a deux visages, comme Janus.
Bifrost ou Asbru. Dans la mythologie Scandinave, pont qui relie le ciel à la terre.
bifteck [bif-lèk] n. m. (de l’angl. beef. bœuf, et steak, tranche). Tranche de bœuf griilée ou cuite à la poêle. PI. des biftecks.
bifurcation [si-ou] n. f. (de bifurquer). Endroit oû une chose se divise en deux : la bifurcation d'un chemin, d'une branche, d'une veine.
bifurquer [ké] v. n. (de bi.
et du lat. furca, fourche). Diviser en deux, à la façon d’une fourche : ia voie bifurque. Se bifurquer v. pr. Se diviser en deux.
fiiga ou v. de la Turquie d'Asie, sur le
Kodja-Tchaï ; 10.000 h. Non loin de la ville, Alexandre remçorta sur les Perses la victoire du Granique.
big'ame adj. et n. (préf et gr. gamos^ mariage). Marié à deux personnes en même temps.
bigamie [mî\ n. f. (de bigame). Action, état d’une personne qui a contracté un nouveau mariage avant la dissolution du premier.
— Encycl. Dr. En France, la bigamie est punie de la peine des travaux forcés à temps. L’officier public qui a prêté son ministère à ce mariage, connaissant l’existence du précédent, est condamné à la même peine. La tentative est punie comme le crime même. L'action publique se prescrivant par dix ans, le bigame ne peut plus être poursuivi au criminel après ce laps de temps, mais le procureur de la République a la faculté de requérir la nullité du mariage illégalement contracté, et il en est de même de toute personne qui y a un intérêt.
Bi^ànoS, comm. de la Gironde, arr. et à 38 kiL de Bordeaux; 2.100 h.
bigarade n. f. (prov. Ô2.9arra(io).Espèce d’orange amère, employée pour la fabrication du curaçao, bigaradier [di-é] n. m. Variété d’oranger, bigarré [gha~ré\, e adj. Qui a des couleurs ou des dessins variés : étoffe bigarrée.
bigarreau \gha-rô] n. m. Cerise rouge et blanche, à chair très rerme et sucrée.
bigarreautier [gha-rô-ti-é) n. m. variété de cerisier, qui porte des bigarreaux.
bigarremeut [gha-re-man] n. m. Etat de ce qui est bigarré.
bigarrer \gha-ré] v. a. Diversifier par des couleurs ou des dessins variés : bigarrer un mur.
bigarrure [gha-ru-re] n. f. Variété do couleurs, de dessins : la bigarrure de Vhabit d'arlequin. Fig. Mélange confus de personnes ou de choses disparates : Shakespeare présente des bigarrures de sublime et de trivial.
bigautfff/itlj
n. m. A gric.
Syn. de bigot.
Bige.
bige n. m. (lat. biga). Char romain à deux ou quatre roues, attelé de deux chevaux.
bigémillé, e adj. (de bi. et géminé). Bot. Se dit de deux feuilles dont le pétiole commun se divise en deux pétioles secondaires, ou de fleurs au nombre de quatre, portées deux par deux sur deux pédoncules Arehit. Se dit d’une baie divisée en quatre parties : fenêtre bigéminée.
bigle adj. Louche : yeux bigles. N. Personne qui louche.
(Le fém. biglesse est usité.) bigle n. m. Véner.