‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 286 sur 1225 · BUG · texte numérisé non relu

BUG

bogie 'Jii ou boggie ’ho-ghi] n. m. Tnick à deux essieux, sur lequel porte l'avant-train d’une locomotive ou le châssis d’un wagon.

Bogisic (Iialthazar\ savant jurisconsulte dalmate, né à Caotat, près de Raguse, vers 1837, m. à Kieka en 1908.

Bogolubof (Alexis Petrovitch), peintre russe d histoire et de genre, né en 1824, m. à Paris en 1887. Ses principaux tableaux sont au l’alais d'hiver de Saint-Pétersbourg.

bogomiles ou bogarmiles n. m. pl. Hérétiques du XI' siècle, disciples de Basile, qui niaient la transsubstantiation. (Ils se maintinrent en Bulgarie pendant le moyen âge.; S. un bogomile ou bogamiile.

Bogota ou Santa-Fé-de-Bogotà, capit.

de la république de Colombie et de l'Ktat de Cundinamarca, près de la rivière de Bogota; 120.000 h. Savons, draps, toiles, cuirs. Tremblements de terre fréquents.

bogue \bo-ghe] n. f. 'provenç. hoga). Rnveloppe de la châtaigne armée de i#îquants.

Pelle dont on se sert o u r enlever les oues.

boguer [giui v.

n. Au bog, mettre un enjeu, ’v. a. Faire bunuc.

mûrir du raisin, des coings, etc., sur la paille.

boguette [ghè-té\ n, f. L’un des noms du sarrasin ou blé noir.

Boguslawski (Adalbert), auteur et artiste dramatique polonais, véritable créateur de l’art théâtral dans sa patrie (1759-1829).

Boh.aiu [bo-in], ch-1. de c. (Aisne), arr. et à 21 kil. de Saint-Quentin, sur le canal de Torrents, affl. de l’Escaut ; 6.790 h. (en 1914). Ch. de f. N. Cachemires, gazes ; tissus d'ameublement. Briqueteries. Victoire des Anglo-Américains sur les Allemands le 17 octobre 1918. — Le cant. a 14 coinm. et 21.140 h.

boé n. m. (de Bohé, montagne de la Chine). Sorte de thé noir.

bohème n. f. classe de littérateurs et d’artistes qui vivent au jour le jour : Murger a chanté la bohème. Leur genre de vie, misérable et fantaisiste : s enfoncer dans la bohème. N. Personne qui pratique la vie de bohème : un, une bohème. Adjectiv., dans le même sens ; mœurs bohèmes ; style, genre bohème. -, {Scènes de la vie de], par H. Murger

(1849). Ouvrage célèbre, où la vie de bohème de cette époque est spirituellement détaillée et sentimentalement idéalisée. Colline, Schaunard, Musette, etc., sont des types universellement connus. Théodore Barrière a tiré de cette étude amusante et triste une «miédie en cinq actes (1851), et le musicien italien Puccini un opéra en quatre actes (1896), partition gracieuse et scéniqùe. Leoncavallo a aussi écrit sui- (1897*™* nne comédie lyrique en quatre actes

Bohême, pays de l’Europe centrale, en Tchéco-Slovaquie. C est un plateau granitique, encadré de hautes montagnes (monts de Bohême, Erzgebirge, Riesengebirge, etc.), arrosé par 1 Elbe et la Moldau ; contrée fertile, industrieuse et possédant des ressources minérales et forestières considérables ; 6.319.000 h.

iBohémùms ou, auj.. Tchèques).

Capit. Prague. Conquise, au v' siècle apr. J.-C., par des Slaves sur les Germains, évangélisée au IX' siècle, la Bohème constitua jusqu'en 1545 un royaume indépendant, réuni ensuite à la monarchie autrichienne jusqu’en 1919.

Le traité de Saint-Germain a séparé 1918 la Bohème de l’Autriche-IIongrie et en a fait une partie de la Tchéco-Slovaquie.

Bohémien, enne \mi-in, é-ne], habitant ou originaire de la Bohême : les Bohémiens. Adjectiv. : l industrie bohémienne. (On dit auj. plus souvent icMques pour désigner les Slaves de la Bohême.)

Bohémiens [mi-in], nom donné en France au peuple nomade des Tziganes, parce qu’on le croyait originaire de la Bohême. {\. tziganes.) N. Vagabond, mendiant : un bohémien: une bohémienne. Quelque-fois syn. de bohème.

Bohémond [mon], nom de plusieurs seigneurs n^ormands, princes de Tarente, d’Antioche et de iripoli. Bohémond 1", né entre 1052 et 1060. fils de Robert Guiscard, épousa Constance, fille de Philippe I", roi de France (m. en 1111). — Bohémond II régna a Antioche de 1126 à 1129 (1107-1129 .— Le dercette lignée, Bohémond ’VII, mourut

vlî i2o7.

(Mathieu-Marie, comte), poète italien, ?irtri Modène, m. a Rog-ffio ^1430-

H94) ; auteur du Roland amoureux (Ot' lando innamorato)^ épopée en 69 chants, dont le Roland furieux de l’Arioste est une suite .

Boieldleu

( François - Adrien) , célèbre compositeur français, né à Rouen, m. à Jarcy (17 7g- 183 V). Il vécut longtemps en Russie. Auteur de la Daine blanche, dwCalife de RaQdad,d\x Nouveau Seif/neur du village,

des Voituresversêes, Boieldieu.

etc. Boieldieu a la

distinction, la grâce, le charme, l'inspiration à la fois abondante et exquise, joints à une facture extrêmement remarquable.

(lat.Roii), ancien peuple de la Gaule établi entre l’Ailier et la Loire; capit. Gerguvic.

Boigne Benoît Leborgne, comte de), officier savoision. né à Chambéry (1751-1830). Il devint général en chef des troupes du prince mahratte Sindiah.

— Sa femme, Charlotte u’Osmoxd, née à Versailles, m. à Paris iT789-1866), a rédigé de piquants Mémoires (publié-s en 1907).

Boil6d.U. [/dj (Etienne), prévôt de Paris sous saint Louis, m. vers 1209 ; auteur du Livre des métiers, précieux recueil contenant les réglements des corporations ouvrières.

Boileau-Despréaux [dé-pré-6] (Nicolas', célèbre poète et critique français, né et m. à Paris (1636 1711); auteur des Satires, des Epitres, de l'Art poétique, du Lutrin, etc. Il fut reçu en 1684 à l'Académie française. Il passa" une bonne partie de sa vie dans sa célèbre maison d’Auteuil," qu'il tenait de la libéralité de Louis XIV. D'une grande bonté de eœur, il fut l'ami dévoué de Corneille malheureux, de Molière, de Racine et de La Fontaine.

Poète un peu froid, mais précis, spirituel et châtié, critique éminent de l'art classique, il eut le défaut de mÀ connaître notre vieille poésie nationale en ne comptant pour rien les prédécesseurs de Malherbe, mais il em- Boileau,

ploya le meilleur de son esprit fin, sensé et mordant, à enseigner aux écrivains la nécessité du travail, à combattre l'afféterie, l'emphase, l’érudition pédantesque, les fadeurs, les faux brillants, en un mot tout ce qui s’éloigne de la nature et de la raison.

boille [6o, ZI mil., e] n. f. Ane. mesure de capacité pour les liquides, encore en usage dans certaines régions et qui équivaut à peu près au sixième du muid.

Boilly ( Louis -Léopold ), peintre Jilhographe français, né à La Bassée, m. à Paris (1761-1845). Il excella dans les scènes populaires et de genre [l Arrivée de la diligence [Louvre]).

Boindln (Nicolas), érudit et auteur dramatique français, né et m. à Paris (1676-1751).

Boinvilliers-Desjardins [vi-ii-é] (Jean-

Etienne), grammairien français, né à Versailles (1764-1830).

boire V. a. (lat. bibere. — Je bois, tu bois, il boit, nous buvons, vous buvez, ils boivent. Je buvais. Je bus. Je boirai. Je boirais. Bois, buvons, buvez. Que je boive, que nous buvions. Que je busse. Buvant. Bu, zue). Avaler un liquide ; boire de l'eau. Dépenser en boisson : boire son héritage. Boire la santé, ou, plus souvent, à la santé de quelqu’un, faire des vœux pour lui en buvant. Absol. S enivrer : ceux qui boivent finis.yent maZ. Absorber ; le soleil boit la rosée. S’imbiber : l'éponge boit l'eau. Se noyer : j'ai failli boire. Donner pour boire, donner quelque chose en sus du prix convenu.(V.PODRBOiRE.) Fam. Boire sec : 1» sans mettre d’eau dans ce que l’on boit ; 2' souvent et en vidant complètement son verre. Il y a là à boire et à manger, au fig., U y a du bon et du mauvais. Il n'y a pas là d'eau pour boire, c’est une affaire peu lucrative. Le roi boit! La reine boit! exclamations que l’on pousse le jour des Rois quand boivent le roi ou la reine de la fève. Boire du lait, être très flatté, très heureux de quelque chose. Fig. et poét. Puiser, se procurer : boire Pair, la joie, la santé. Recueillir avidement : boire les paroles de quelqu'un. Contempler avec ardeur ; boire quelqu'un des yeux. Fig. Etre forcé d’endurer : boire une insulte. Boire le calice jusqu'à la lie, supporter un malheur dans toute son étendue. Prov. ; C’est, ce n’est pas la mer à boire, c'est, ce n’est pas extrêmement difficile. Il boirait la mer et les poissons, rien ne peut apaiser sa soif. Le vin est tiré, il faut le boire, on est trop avancé pour reculer. Il ne faut pas dire ; « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau, » on est parfois amené à faire ce dont on était le plus éloigné. Croyez cela et buvez de l’eau, se dit ironiquement à propos d'une chose qui ne mérite pas de croyance, a bu boira, on ne se corrige jamais d'un défaut, devenu une habitude.

boire n. m. Ce qu’on boit : le boire. Perdre le boire et le manger, être si absorbé par quelque chose qu’on ne pense plus aux nécessités de la vie.

bois [boi] n. m. (bas lat. boscum). Substance dure et compacte des arbres : du bois lourd. Lieu planté d’arbres : un bois de grande superficie est une forêt; de peu de surface, c’est un bogxieteau. .ibsol. Le Bois, le bois de Boulogne à Paris. Bois de fer, nom donné à divers bois très compacts et très durs. Bois de Panama, écorce de quillaja saponaria, qui a des propriétés analogues a celles du savon. Objet de bois : un beau bois de lit. Hampe d'un drapeau, bâton d'une lance. Le bois d'un fusil, la monture en bois sur laquelle sont fixés le canon et le mécanisme

d’un fusil. Cornes rameuses de quelques animaux, comme le cerf, le chevreuil et le daim : bois du cerf. Homme des bois, nom vulgaire de l’orang-outan. Fam. Homme de bois, homme sans énergie, sans volonté. Bois d'ébène, les nègres. Etre du bois dont on fait les flûtes, être très accommodant. Etre du bois dont on fait..., avoir en soi les qualités requises pour devenir... Pop. Meubles : être dans ses bols. On n'est pas de bois, le sexe réclame ses droits. (V. lUiEULE.) Mus. Nom familier qu'on donne au groupe des instruments à vent, faits en bois, tels que la flûte, la clarinette, le hautbois et le basson. Prov. ; Faire flèche de tout bois, mettre tout en oeuvre pour

réussir. On verra de quel bois je me chauffe, par monace : on verra ce que je puis faire. La Gim fait sortir le loup du bois, la nécessité nous contraint à faire des choses qui ne sont pas dans nos goûts. Trouver visage de bois, trouver la porte fermée, ne trouver personne. Etre volé comme dans un bois, être la dupe de fripons. Le bois tortu fait le feu droit, il est permis de recourir à des moyens détournés pour arriver â un but honnête.

— Encycl. Bot. et chim. En botanique, le bois est le tissu vasculaire des plantes à racines ; mais, vulgairement, on n'emploie ce mot que lorsque la plante vit assez longtemps pour former des couches concentriques dont le nombre indiq^ue l'âge de la plante. Au centre existe le cœur du bois et, à la périphérie, l'aubier. Les bois sont très employés dans l’industrie ; on s’en sert aussi comme chauffage, et on retire par distillation des produits liquides ; acides, alcools et goudrons.

— Industr. On classe ordinairement les bois en bois durs (chêne, frêne, orme, érable, châtaignier, noyer, hêtre, platane, charme) ; bois blancs (saide, peuplier, aune, bouleau, tilleul, bois résineux (pin, sapin, mélèze, if, épicéa) ; bois tins (olivier, buis, sorbier, alisier, merisier, cornouiller, etc.) et bois exotiques (acajou, ébène, ga’iac, palissandre , thuya, bois de Tronc d’arbre {section Iransversalo] : m, moelrose, etc.). 1' • bp, bois prl.naire; bs, bois secondaire; On emploie rayons médullaires ; cg, couche généza.-

pour la cons- ’•

truction et la charpente : le chêne ; pour la carrosserie et le charronnage .-le frêne, l’orme, le charme, le cornouiller, le platane ; pour l'ébénisterie : le chêne, le noyer, le poirier et les bois exotiques; pour le tournage : les bois à grain dur (buis, olivier, genévrier, citronnier, vigne) ; pour la boissellerie : le bouleau blanc, le saule, le hêtre, etc. ; pour la tonnellerie : le châtaignier et le chêne; pour la vannerie : l’osier ; pour la teinture : le bois de Campêche, les bois rouges du Brésil, du Nicaragua, de Colombie, etc. ; le bois de santal ; les bois jaunes, etc. ; pour le chauffage : le chêne, le charme, le hèti'e, le frêne et l’orme.

Après l’abatage, les bois sont triés sur place et classés en deux grandes catégories ; bois de chauffage et bois d'œuvre.

Les bois de chauffage, qui comportent les branches des arbres abattues, les brins mal venus, irréguiiei's, les déchets des coupes, les racines et fragments de souches, sont débités sur la coupe en bûches, quartier (bûches refendues), rondins ou moulée, et charbonnette (pour la fabrication du charbon de bois). Les menues branches et déchets servent à faire des falourdes, des fagots, cotrets. fascines et bourrées. Le bûcheron, pour débiter ces bois, utilise la hache, la scie à bûches, la seiTe et s’appuie soit sur un chevalet, soit sur. un trépied rustique. Certaines essences de nos forêts (laurier, érable, cornouiller, fusain, nerprun, bourdaine, if, sorbier, etc.), même en menus brins, sont rassemblées à part pour certaines industries. Une fois débités, les bûches sont empilées en stères (piles, rôle ou cordes).

Les bois d'œuvre ou de construction sont distingués en : 1» bois de construction ou de service, comprenant la charpente (madriers, pannes, poutres, chevrons) et les bois de menu service (traverses de chemin de fer, étais de mines, poteaux télégraphiques, perches à houblon, bois de charronnage, de carosserie, de tour) ; 2' bois d'industrie : sciage (tous les bois), tranchage (noyer, chêne, hêtre, érable, tilleul, poirier, pommier, puis, parmi les essences exotiques, acajou, palissandre, ébène, tulipier, etc.), fente (châtaignier, pin sylvestre, mélèze, érable champêtre, sapin, épicéa, coudrier, tremble, aune, frêne, etc.).

Les pièces de bois d’œuvre sont d'abord découpées en grumes de longueur déterminée, souvent équarries ou écorcées sur place ; mais le débitage s'effectue ordinairement dans des usines (scieries) actionnées mécaniquement (houille verte, houille blanche, électricité) et pourvues de scies rapides (verticales, horizontales, circulaires, à ruban, etc.].

Le sciage le plus simple, pratiqué autrefois par les scieurs de long, donne des pièces de charpente et des planches ; mais le débitage des bois utilisés par l’ébénisterie, la carrosserie, le charronnage, le placage, la fabrication des manches d’outils, etc., se fait d'après des méthodes de débitage particulières, qui attaquent les mailles du bois suivant la profondeur.

Le tranchage donne les planchettes utilisées par les industries du placage, de l’ébénisterie, de la carrosserie, fabrication de pianos, boîtes de toutes sortes.

La fente fournit la tonnellerie (de merrains, de cercles à tonneaux), la boissellerie, etc.

On empêche l'altération des bois en remplaçant au moyen d’injections les liquides intérieurs par un principe minéral insoluble, ou en les faisant macérer dans certaines dissolutions (sulfate de cuivre, créosote, etc.). Pour empêcher de se pourrir les pieux qu’on enfonce en terre, on en carbonise la pointe à la surface, qu’on enduit ensuite de goudron. On desséche les bois en les empilant sous des hangars bien ventilés, souvent après les avoir fait séjoui-ner, dépouillés de leur écorce, dans l’eau, qui remplace la sève, et s’évapore ensuite plus facilement. On réussit à empêcher le bois de travailler sous l'influence des variations atmosphériques, en ne l’employant qu'après l'avoir laissé séjourner huit jours dans une solution de sel marin à saturation.

Incombustibilité du bois. On donne d'abord au bois deux ou trois couches d’une solution faible de 1 volume de silicate de soude (verre soluble), avec 3 volumes d'eau. Le bois s’en imprègne très fortement. Cet enduit étant presque sec, on y applique une couche de lait de chaux, que l’on fixe dès quelle est à peu près sèche par une solution de" verre soluble plus concentrée ; 2 volumes de dissolution sirupeuse de silicate de soude, avec 3 volumes d’eau. Ainsi préparé, non seulement le bois résisté indéfiniment aux intempéries, mais encore il ne brûle pas lorsqu’il est soumis à l’action d'une flamme.

BOI

Buis de pailït. C'e^ an produit artificiel, fabriqué avec des feuilles de carton de paille réunies par un mastic imperméable à l'eau et soumises à une pression considéi'able. On peut, d’ailleurs, le scier, le clouer, le polir comme un bois dur et, de plus, il est peu combustible.

Bois sacré cher aux Muses et aux Arts (le), grande peinture décorative de Puvis de Chavannes (musée de Lyon, 1884-). (V. p. 307).

Bois sacrés. Les anciens consacraient au culte certains bois qui devenaient comme des temples en plein air : en Grèce, bois de Dodone, consacré à Jupiter : bois d’Epidaure, consacré à Esculape, etc. En Italie, bois de Vesta et bois de l'Asyle, à Rome ; aux environs, bois de Diane et d'Egérie.

Bois sacré (le), comédie en trois actes, de R. de Fiers et G. de Caillavet (1910) ; spirituelle satire des milieux littéraires et artistiques mondains.

Bois (Jules), littérateur français, né à Marseille en 1870, a consacré de nombreux ouvrages aux mystères de l'au-delà. Il a écrit pour le théâtre la Furie, etc.

Bois (Le), com.

de la Charente-Inférieure, arr. et à 22 kil. de La Rochelle, dans l’üe de Ré; l.BOO h.

boisage [za-je] n. m. Action de boiser, de garnir d'arbres. Action de revêtir de pièces de bois l’intérieur des puits et des galeries de mines. Bois employé pour cette opération. Le revêtement lui-même.

Boisard [zar] (François-Marie), fabuliste français, né à Caen (1744-1833).

Bois-Colombes, comm. de la Seine, arr. de Saint-Denis, à 9 kil. de Paris. Ch. de f. Etat ; 14.700 h. Brasseries, fabriques de parfumerie, cycles, etc.

Bois-d’ Amont, comm. du Jura, arr. et à 44 kil. de Saint-Claude, sur l’Orbe ; 1.400 h. Boîtes et caisses de sapin. Scieries.

Bois— de— Céné, comm. de la Vendée, arr. et à 61 kil. des Sables-d’Olonne ; 1.9G0 h. Ch. de f. Etat.

Boisdeffre ( Raoul Le Mouton de ), général français, né à Alençon (1839-1919) ; fut, en 1893, chef d état-major général et démissionna, en 1898, à l’occasion de l'affaire Dreyfus.

Boisdeffre (René de), compositeur français, né à Vesoul (1838-1906) ; auteur de nombreuses compositions de musique de chambre, de mélodies vocales et de pièces de genre.

BoiS-d’Haisne, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 2.950 h.

BoiS-d’Oingt [boi-doin] (Le), ch.-l. de c. (Rhône), arr. et à 14 kil. de Villefranche, près de l’Azergne, af(l. de la Saône ; 1.400 h. Ch. de f. P.-L.-M. Alcools, vinaigres. — Le cant. a 19 comm. et 13.000 h.

boisé [zé], G adj. Garni d’arbres : pays boisé.

Boise-City, v. des Etats-Unis, capit. de l’Etat d’Idaho, sur le Boise-River, sous-affl. du Columbia ; 5.000 h.

boisement [ze-man] n. m. Plantation de bois : les boisements se pratiquent par semis ou plantations. Ant. Déboisement.

boiser [zé] v. a. Garnir d’une boiserie ou d’un boisage : boiser un salon; boiser une galerie de mine. Planter d’arbres : boiser une montagne. Construire la carcasse d’un bâtiment : boiser un navire.

boiseri© [ze-rf] n. f. Menuiserie qui couvre les murs d'un appartement. (On distingue les boiseries dormantes, dont font partie les planchers ou parquets, les placards, plafonds, cloisons, etc. ; et les boiseries mobiles, desquelles dépendent tous les meubles qui se meuvent sur place.)

boisettes [zé-te] n. f. pl. Brindilles et menu bois, que les malheureux sont autorisés à ramasser.

boiSGUr [zeur] n. m. Ouvrier employé dans les mines aux travaux de boisage.

boiseux, euS6 [zeü, eu-ze] adj. Ligneux. (Peu us.)

BoisgOlin de Cucé (Raymond de', prélat français, né à Rennes, m. à Angervilliers (1732-1804). Il émigra pendant la Révolution et fut nommé, après le Concordat, archevêque de Tours, puis cardinal. 11 était membre de l'Académie française depuis 1766.

Boisgervilly [èoi-yèr],comm. d’Ille-et-Vilaine, arr. et à 9 kil. de Montfor-t; 1.310 h.

Bois-Grenier, comm. du Nord, arr. et à IG kU. de Lille; 1.230 h.

Bols-Guillaume, comm. de la Seine-Inférieure, aiT. et à 3 kil. de Rouen ; 3.460 h. Briqueterie.

Boisguillebert.fboi-pfti, ll mil., e-bèr] (Pierre Le Pesant de), économiste français, cousin de Vauban, né et m. à Rouen (1646-1714). Esprit ouvert et libérai, il plaida la cause de la liberté du travail et de l’affranchissement du commerce ; auteur du Détail de la France et du Factum de la France.

Bois-le-Duc [boi-le-duk], en tlam. Hertogenbosch, v. forte de Hollande, ch.-l. du Brabant septentrional, au confluent de TAa et de la Dommel, affluent de la Meuse ; 31.300 h. Port de rivière actif. Fabrication de draps, chapeaux, glaces ; filatures de lin, distilleries, raffineries.

Bois-le-Roi, comm. de Seine-et-Mame, arr. et à 9 kil, de Fontainebleau, 1.43U h. Ch. de f. P.-L.-M.

Boislisle [boi-li-le] (Arthur Michel de), historien français, né à Beauvais, m. à Paris ^35-1908). On lui doit une monumentale édition des Œuvres de Saint-Simon.

Boismé, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 9 kil. de Bressuire; 1.590 h.

i» Boisage sans sole ; 2, Boisage ; 3* Demi-boisage ; 4. Boisage de puits.

Boismout [ioi-?non] (l’abbé Nicolas Thyrel de), un des meilleurs prédicateurs du xvuD siècle ; né en Normandie, m. à Paris (1715-1786).

boisqueteau [boi-ke-tS] n. m. Petit bois, bouquet de bois. (On dit aussi booubteau.)

Bois-Robert [boi-ro-bér] d'abbé François Le Métel de), poète et auteur dramatique français, né à Caen, m, à Paris (1592-1662); célèbre par son humeur enjouée, L un des premiers membres de l'Académie française, dont il passe pour avoir suggéré l'idée à son protecteur Richelieu, ce qui ne Tempôcha pas de plaisanter la docte Compagnie sur la lenteur à rédiger le fameux Dictionnaire :

Tous ensemble ils ne font rien aul vailles Depuis six mois dans l’F on travaille ;

Et le destin m’aurait fort obligé S’il m’avait dit: tu vivras jusqu'au G.

Il a composé dix-huit pièces de théâtre, dont l'une, la Belle Plaideuse (1655), passe pour avoir inspiré quelques scènes de l'Avare de Molière.

Bois-Sacré, comm. d'Algérie (dép. d’Alger, arr. de Tizi-Ouzou) ; 7.300 h.

BoiSSebot, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Malines), près de la Grande Nèthe ; 2.900 h.

boisseau [Joi-sJJ n. m. (même étym. que boîte). Ancienne mesui’e de capacité pour les matières sèches, de contenance variable suivant les pays (envii-on 13 litres) ; son contenu. Poteries s’emboîtant les unes dans les autres pour former des cheminées, des ventilateurs, etc. Fig. Mettre la lumière sous le boisseau, cacher la vérité.

boisselage [Ooi-se] n. m. Travail exécuté par le mesureur de matièros sèches.

boisselée [boi-se-lé] n. f. Contenu du boisseau ; une boisselée de haricots, de noix.

boisselier [boi-se-li-é] n. m. Qui fait des boisseaux et des ustensiles de bois.

boisselière [6oi-se] n. f. Nom vulgaire de la pie-grièche grise.

Boisselle (La), lleudlt du dép. de la Somme, sur le plateau de Picardie, au nord-est de la vallée de l’Ancre et de la ville d’Albert. Ardents combats au cours de la « première offensive » de l’année 1915. La ferme de La Boisselle a été prise par les Anglais de sir Douglas Haig le 5 juillet 1916, au début de la bataille de la Somme (juillet-novembre 1916).

boissellerie [boi-sè-le-rî] n. f. Art ou commerce du boisselier. Objets qu'il fabrique. (La boissellerie comprend la fabrication des mesures de capacité en bois, des cribles, tamis, seaux, soufflets, etc.)

boisselOU [ioi-se] n. m. Petite bêche très étroite, pour sarcler le blé.

Boisset, comm. du Cantal, air. et à 32 kil. d'Aurillac; ch. de f. Orl. ; 1.700 h.

BoiSSeZOn, comm. du Tarn, arr. et à 14 kil. de Castres; 1.910 h. Molletons et flanelles.

Boissier [boi-si-éj (Gaston), professeur et écrivain français, né à Nîmes, m. à Viroflay (1823- 1908), secrétaire perpétuel de l’Académie française. Il a écrit des études très nourries et très vivantes sur la littéi’ature et les moeurs romaines : Cicéron et ses amis, l'Opposition sous les Césars, la Religion romaine, la Fin du paganisme, etc,

Boissière (La'j,coram.

de la Vendée, arr. et à 44 kil. de La Roche-sur- Yon; 1.560 h.

Boissière (Jean-Baptiste), lexicographe français, né à Valognes, m. à Paris (1806-1885); auleur du DicHontiaire analogique. Il collabora au Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse.

boisson, [boi-son] n. f. (lat. bibitio). Tout ce qu’on boit ; boisson échaii/f'ante, rafraîchissante. Habitude de boire des liqueurs enivrantes ; être adonné à la boisson. Etre pris de boisson, être ivre. Spécialem. Eau mélangée de vin ou de vinaigre. Eau qui a passé sur du marc de misin, des fruits, etc. (On dit aussi PIQUETTE.)

— Encycl. Byg. Les boissons sei’vent à remplacer dans l’organisme l'eau éliminée par la respiration, la transpiration et l’urine. Il suffirait donc de boire de l'eau pure pour calmer la soif ; mais, pour satisfaire son goût, l’homme a fabriqué diverses boissons : boissons acides (limonades, orangeades, bichof, eau de Seltz artificielle, etc.), boissons alcooliques (vins, cidres, bières, liqueurs, etc.), boissons aromatiques (thé, café et autres infusions). Les boissons alcooliques absorbées en petite quantité n'incommodent pas l'organisme, mais l’abus détermine des maladies chroniques très graves.

Les boissons sont prises généralement froides ; il est préférable de prendre les infusions cl^audes ; mais ■il faudra toujours s’abstenir des boissons glacées.

Pour rafraîchir les boissons, on peut employer la méthode suivante ; mélanger en les pulvérisant 25 grammes de salpêtre à 26 grammes de sel ammoniac, puis verser le tout dans B litres d'eau. Plonger, dans le récipient où vient d'être opéré le mélange, les bouteilles ou carafes contenant les boissons à rafraîchir.

— Dr. Les droits sur les boissons, recouvrés par l’administration des conti’ibutions indirectes, sont perçus sur les vins, cidres, poirés et hydromels, sur les alcools, spiritueux et vins de liqueur, sur les bières. Les boissons sont soumises aux droits ci-après : Vins, cidres, poirés, hydromels. Droit de circulation. Vins de raisins secs. Droit de fabrication et droit de consommation.

Bières. Droit de fabrication.

Alcools. Droit général de consommation ; surtaxe sur les apéritifs ; di-oit d'entrée.

Vins de liqueur. Droit de consommation et droit d'entrée sur l'alcool qu’ ils contiennent, avec minimum d’imposition de 15“ porté à 16“ pour les vermouths et quinquinas.

Viras alcoolises. Droit de circulation sur le vin : double droit de consommation et d’entrée sur l'alcool de surface (au-dessus de 15“).

Les expéditions à délivrer pour le transport des vins et cidres sont : 1“ un acquit-à-caution pour les

Gaston Boissier*

BOI

envois à destination des marchands en gros ; 2“ dans tous les autres cas, un congé.

Pour obtenir, en vue du déplacement de vin de raisin frais, cidre, poiré et hydromel, un acquit-àcaution, l’expéditeur ou l’acheteur fait une déclaration à la recette buraliste; le déclarant présente une caution solvable, qui s’engage, conjointement et solidairement avec lui, à faire rendre la boisson à destination dans le délai fixé pour le transport et à rapporter un certificat de décharge délivré par la régie, dans le délai spécifié à l'acquit-à-caution. A défaut de caution, le déclarant consigne le double du droit de cioulation.

Le congé comporte le payement des droits au comptant entre les mains du receveur buraliste au moment où la déclai'ation d’expédition est souscrite et, par conséquent, avant l’enlèvement des boissons. On est donc dispensé de fournir caution.

Le simple consommateur ne peut transporter des boissons que « de chez lui à chez lui » ; auti-cment, ii ferait un véritable commerce, qui le rendrait sujet à la déclaration et à la licence. Les viticulteurs doivent déclarer chaque année, après la récolle, à la mairie de leur commune, la superficie de leurs vignes en production et la quantité de vin produite. Il ne leur est délivré d’expéditions de la régie que pour la quantité déclarée.

Sont exemptés du droit de circulation : 1“ Les vins, cidres et poirés qu’un propriétaire récoltant fait ti-ansporter de son pressoir ou d’un pressoir publie à ses caves et celliers, ou de l’une à l’autre des ses caves dans l’étendue du canton où la récolte a été faite, ou des communes limitrophes de ce canton, qu’elles soient, ou non, dans le même département ;

2“ Les boissons de même espèce qu’un colon pariiaire, fermier ou preneur à bail emphytéotique à rente, remet au propriétaire ou reçoit de lui, dans les mêmes limites, en vertu de baux authentiques ou d’usages notoires.

Pour avoir droit à l’exemption, il faut que le récoltant jouisse de la cave dans laquelle il dépose d'abord ses vins et de celle où il les fait conduire ensuite ; dans ce cas, un simple laissez-passer détaché d’un registre mis par la régie à la disposition du récoltant, suffit pour accompagner la boisson.-

La fabrication industrielle, la circulation et la vente des raisins secs ou autres vins artificiels, à . l’exception des vins de liqueur et mousseux et des vins de marc et de sucre, sont exclues du régime fiscal des vins et soumises au régime de Talcool pour leur richesse alcoolique totale, acquise ou en puissance. Quant aux vins de marc et sucre, la fabrication et la circulation en vue de la vente en .sont interdites.

Il en est de même pour les cidres et poirés obtenus autrement que par la fermentation de pommes ou poires fraîches, avec ou sans sucrage.

La détention, à un titre quelconque, de ces vins, cidres et poirés, est interdite à tout négociant, entrepositaire ou débitant de liquide, à moins qu’ils ne soient pas destinés à la vente.

Boîssy d’Anglas*

La fabrication des boissons de marc, dites pit^uetes, provenant de répuisement des marcs par 1 eau»

tes, provenant de l’épuisement des marcs par l'eau» sans addition de sucre ou de matières sucrées, n'est autorisée que pour laconsommaüon familiale et jusqu’à concurrence d’un certain nombre d’hectolitres par exploitation.

Pour les eaux-de-vie et liqueurs, v. eau-de-vie.

Boissonade (Jean- François), hélléniste français, né et m. à Paris ( 1774-1857). Membre de i’ Académie des inscrip lions, il a beaucoup contribué à remettre en honneur, en France, les études grecques.

BoiSSy (Louis de), né à Vic-sur-Cère, m. à Paris (1694-1758) ; littérateur français fécond, mais médiocre, auteur de satires et de comédies (les Dehors trompeurs ou l’Homme du jour).

BoiSSy d’AnglaS [glass] (François-Antoine), membre de la Convention, né à Saint-J ean-de-Chambre (Ardèche), m. à Pa¬

ris (1786-1826). Il montra une noble fermeté d’âme en présidant la Convention, le jour de l’émeute du prairial (20 mai 1798). Le peuple de Paris avait envahi la salle ; un jeune député, nommé . Ferraud, fut tué d'un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, fut présentée à B o i s s y d'Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siège, et salua la tête de son infortuné collègue. Il devint pair de Praqoe en 1814. — L'attitude ^héroïque de Boissy d’Anglas au l'*’ prairial a plusieurs fois inspiré les artistes : esquisse d'Eugène Delacroix, palpitante de vie (1831); de Court (1831); tableau de Vinchon (1831).

Boissy-Saint-Déger, oh.-l. de c. (Selne-et- Oise), arr. et à 12 kil. de Corbeil ; 1.200 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 16 comm. et 37.800 h.

BoiSte (Claude), lexicographe français, né â Paris, m. à Ivry-sur-Seine (1765-18241 ; auteur d'un Dictionnaire général de la langue française.

looitard [lar, n. m. Carré de fonte fixé au centre de la meule girahte des anciens moulins.

Boitard (Joseph-Edouard), jurisconsulte français, né et m. à Paris (1804-1835) ; auteur des Leçons de procédure civile et des Leçons de procédure criminelle.

boite n. f. Etat du vin bon à boire. Syn. de BOISSON, dans le sens de piquette.

boîte n. f. (lat. pop. bujcta). Coffret de bois, do carton ou de métal ; son contenu ; boîte de bonbons ; botte à lait. Tabatière. Pièce de pyroteclmie. Cavité

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