MANTE.VU
Bossons
(glacier des) un des plus grands glaciers du versant septentrional du massif du Mon t-B 1 a n e (long. 8 km.'i.
bossu bo- .s'ui. en. etadj.
Qui a une bosse sur le dos ou sur la poitrine, par suite d’une déformation de la colonne vertébrale on du sternum. Rire comme un bossu, rire aux éclats.
Bossu [le) ou le Petit Parisien, célèbre roman de cape et d’épée, par Paul Féval, dont le héros, l'aventureux et brave Lagardère, se déguise en bossu pour châtier le criminel Philippe de Gonzague. Là figurent Cocardasse et Passepoil, soudards sympathiques, devenus légendaires (1857). — L'auteur, en collaboration avec Anicct Bourgeois, en a tiré un grand drame en cinq actes et douze tableaux (1862).
bossuer [io-sit-é] v. a. Déformer accidentellement un objet par des bosses : bossuer un casque. (On dit aussi bosseler.)
Bossoirs d’emba cation : A, A, palans; B, B, saisines.
Bossuet [bo-su-é] (Jacques-Bénigne), évêque de Condom, puis de Meaux, né à Dijon, m. àParis (1627- 1704); orateur sacré, surnommé l'Aigle de Meaux. Il prononça les célèbres Oraisons funèbres de Henriette de France, reine d’Angleterre ; de Madame, duchesse d'Orléans ; de Coudé, de Michel Le Tellier d’Anne deGonzagne, princesse palatine, etc. Dans une langue magnifique et inspirée, nourrie par la lecture des livres sacrés, il sut tirer de leur vie, comme il dit,
Il les grandes et terribles leçons >1 que Dieu donne aux rois et aux hommes. Scs Sermons sont les monuments les plus sublimes de l’éloquence de la chaire. Choisi comme précepteur du Dauphin, il écrivit pour lui son Discours sur V Histoire universelle, sa Politique tirée de l'Ecriture sainte, où 11 défeud le droit divin des rois. Dans son ouvrage sur les Variations des Eglises protestantes, il se montra historien informé, plein de mouvement et d'éclat. Ses Elévations sur les mystères et ses Méditations sur l'Evangile comptent parmi ses plus belles inspirations. En 1682, il ouvrit la célèbre assemblée du clergé de France et fit adopter la déclaration de l’indépendance du pouvoir temporel et des libertés gallicanes. Il ne semble pas être resté étranger à la révocation de l'édit de Nantes, et il combattit, à ses derniers jours, le quiétisme, dans la personne de Fénelon.
Bossuet (portrait de), tableau de Rigaud, au Louvre, un des meilleurs de l’artiste (1698-1705).
Bossut [io-su] (Charles), mathématicien français, né à Tartaras (Loii’e), m. à Paris (1730-1814). Membre de l'Académie des sciences.
Bostan ou le Jardin, célèbre poème du poète persan Sadi, recueil d’historiettes et de réflexions morales.
bostandji [ios-fnn] n. m. (mot turc). Garde du sérail.
boston bos-ton] n. m. (de Boston, n. de ville). Jeu de cartes, qui se joue à quatre et avec 52 cartes.
— E.ncycl. Jeu. Nous ne donnero/is que la règle du boston de Lorient ou de Nantes, qui est le plus répandu. La valeur des cartes décroit svlon la série suivante; as, roi, dame, valet, di.x, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois et deux. Chaque joueur possède un panier contenant dix-sept cents fiches. Chaque joueur en donnant met 60 au panier des enjeux. Ün donne 13cai-tesàchacun. Celui qui. avant de jouer, déclare avoir carte blanche, reçoit 10 de chacun des autres joueurs. Quand on fait chelem ou boston à deux, le boston se paye, ainsi que la demande et les lionneurs. Si l’on joue dans une seule couleur, les 4 honneurs sont: as, roi, dame, valet de la couleur ; si l'on joue aux quatre couleurs, les honneurs sont les 4a.s. Le payement des 3 honneurs est fixé par le tableau, les 4 honneurs se payent comme la demande. Chaque demande est rangée au tableau suivant sa force, en sorte qu’un coup enlève toujours celui qui le procède. Dans les demandes de quatre couleurs, celui qui a demandé joue le premier, sauf aux demandes simples, au piccolo etau.x misères. Celui qui a passé une fois ne peut plus que soutenir. Le joueur qui pierd paye double à celui qui a fait la demande immédiatement précédente, pourvu qu'elle soit un solo. L’indépendance enlève la demande simple. La petite misère enlève l'indépendance. La petite misère .se fait en écartant une carte et en ne faisant pas de
levée. Le piocolissimo enlève la demande pour 7 levées. Il se fait en n’écartant pas et en faisant une seule levée. La demande pour 8 levées est supérieure. La grande misère enlève la demande pour 8 levées. Pour la réussir, il ne faut pas faire de levée sans écarter. Au-dessus vient la demande de 9 levées. Puis la misère des 4 as, qui sefait sans écarter et sans faire aucune levée. Celui qui la joue a la liberté de renoncer jusqu'à la dixiéme carte inclusivement. La demande pour 10 levées enlève la misère des 4 as. La petite misère sur table enlève la demande pour 10 levées. Elle se fait comme la petite misère ordinaire, mais celui qui la joue met son jeu sur la table. La demande pour 11 levées est supéricui’e. Le piccolo des 4 as vient ensuite. Pour le réussir, il faut, ayant les 4 as, faire une seule levée. La demande pour 12 levées enlève le piccolo des 4 as. La grande misère sur table se fait en étalant son jeu, il ne faut pas faire de levée. Le boston seul consiste à faire toutes les levées ; le boston sur table à taii’e toutes les levées en montrant son jeu.
boston n. m. Sorte do valse, originaire d'Amérique, qui s'exécute sur une mesui'e à trois-quatre, dans un mouvement moderato.
Boston, V. d'Angleterre (comté de Lincoln', sur la Witham ; 15.000 h. Fonderies, fabrication de toiles.
Boston, V. des Etats unis d'Amérique, capit. du Mas.sachusetts ; 770.000 h. (Bostoniens). Grande industrie : tissage, métallurgie, commerce très considérable de laines. Port très actif sur l’Atlantique, l’atrie de B. Franklin. C'est de Boston que partit, en 1773, le mouvement insurrectionnel qui aboutit à la déclaration de l'indépendance des Etats-Unis.
bostonner [bos-to-n€\ v. n. Jouer au boston. Danser le boston.
bostrych.© [bos-trî-chè) n. f. Geni'e de coléoptères, qui vivent dans leboismort et dont plusieurs espèces habitent la France: la bostryche typographe s'attaque à l'épicéa.
bostrychidés [bos-tri-ki-dê\ n. m. pl. Famille de coléoptères, ayant pour type le genre bostryche. S. un bostrychidé.
BoS'Wel (James), biographe anglais, né à Edimbourg en 1740, m. à Londres en 1795. Sa Vie de Johnson, pleine de vérité et d'esprit, l’a immortalisé.
bOS'Welléô [bos-vèl-lé\ n. f. Genre de térébinthacées, tribu des bursérées, renfermant des arbres de l'Inde et de l'Afrique tropicale.
BoS'WOrtbjV. d'Angleterre (Leicester), célèbre par la bataille où Richard III, meurtrier des entants d'Edouard, perdit la couronne et la vie (1485). C’est à cette bataille que se rapporte, d’après une légende dont Shakespeare s'est fait l’écho, ce cri désespéré de Richard III, qui, frappé d'une sorte de vertige et saisi de frénésie, s’écria plusieurs fois, hors de luimême ; Il Un cheval ! un cheval ! mon royaume pour un cheval ! » Dans l'application, ces mots signifient qu'on est disposé à tout sacrifier pour la possession d’une chose vivement désirée.
BÔSZÔrmény, v. de Hongrie; 21.500 h. Commei'ce actif.
bot [6o], e adj. (orig. germ.). Se dit d'une difformité du pied, de la main, causse par rétraction de certains muscles : pied 6o(; main bote. N. m. Pied bot, personne qui a un pied contrefait : certains pieds bots sont très ingambes.
botanique n.f. (gr. botanikè ; de botanê, plante'. Pai’tie de Thistoire naturelle, qui a pour objet l’étude des végétaux : Linné et Laurent de Jussieu renouvelèrent la botanique. Adjectiv. Qui a rapport à cette science : jardin botanique. V. pages 272 et 273.
— Encycl. La 'botanique s'occupe des plantes ; elle se divise en botanique générale et en botanique spéciale. La botanique générale étudie la plante dans sa forme, dans ses organes ; elle examine les états successifs que traverse celle-ci depuis son germe jusqu’à sa mort. Elle considère aussi les divers phénomènes qui s’accomplissent dans le coi^is de cette plante à ses divers âges. La botanique spéciale classe les plantes d'après la valeur des caractères qu’elles présentent. Les individus ayant même origine et même caractère constituent l’espèce. Une variation des caractères donne la variété, et les espèces qui se ressemblent constituent les genres. La collection des genres voisins est une famille ou une tribu, la réunion des familles qui se ressemblent est un ordre, puis viennent les classes, les embranchements formant le règne végétal.
Pour donner un nom aux plantes, on emploie la nomenclature binaire ou linnéenne. Tous les noms sont latins ; le premier indique le genre ; c’est un substantif, le deuxième désigne l'espèce : c'est un adjectif (rosa gallica). Les noms de familles prennent la terminaison accès (malvacées) et les noms de tribus celles de ées (malvées). Dans des sens plus particuliers, on distingue la botanique agricole, la botanique médicale, la botanique industrielle, etc.
botaniquement [ke-man] adv. Au point de vue, ou d'après les règles de la botanique.
botaniser [zé] v. n. (de botanique). Herboriser, botaniste [nis-te] n. Qui s’occupe de botanique, qui est versé dans la botanique.
Botany-Bay, bai, sur la côte de la Nouvelle- Galles du .Sud, pi’ès de Sydney L-Vustralie) ; découverte par Cookfl770). Les Anglais, en 1787, y firent leurs premiers essais de colonisation pénale.
Both (André et Jean), peintres et graveurs hollandais. nés à Utrecht vers 1609 ou 1610, m. le premier à Venise vers 1650, le second à Utrecht en 1652. Le premier fut paysagiste et se distingua dans la représentation des sites italiens ; le second fut peintre de figures.
Botba (Louis), général boer, nè à Grey- Louii lioiha.
town (Natal), m. à Pré-
toria (1862-1919'. H commanda en chef los forcés boers pendant la dernière guerre de Tlndépendance. En 1907, il devint premier r.iini.stre de TUiiion sudafricaine. Son attitude pendant la Grande Guerre fut pleine de loyalisme. Il coopéra à la conquête des--
BOTAMOUE