CLASSIFICATION
déliés ou systèmes. La classification botanique est d'une importance considérable ; une plante n’est connue que quand on peut la classer.
Dans la nature, il n’y a que des individus. Mais l'hoinine pour la facilité de ses connaissances et la possibilité de les enseigner a été obligé de les rapprocher par catégories hiérarchisées. Trois de ces catégories sont indispensables : l’cspcce, le genre, la famille. L’espèce est le groupement éléineniaire ; c’est l'ensemble de tous les individus ayant tous leurs caractères communs : ces individus ne sont pas absolument identique§, mais ils ont tous un air de parenté. Le genre est un ensemble d’espèces ayant plusieurs caractères communs. Un ensemble de genres constitue une famille ; et tous Tes genres d’une même famille doivent posséder au moins un caractère commun.
Le nombre des végétaux est presque infini, tellement la science en découvre et en catalogue tous les jours de nouveaux. Ainsi on évaluait à 30.000 le nombre des végétaux connus vers l’an 1800. En 1868, il était porté à 120.000. A notre époque, on estime que pour les seules plantes fleurissantes, ou phanérogames, il y a plus de 100.000 espèces ; que pour les seuls phanérogames, il y a actuellemenL'280 familles, et 9.700 genres. La simple énumération raisonnée de ces 280 familles serait déjà trop considérable pour la place réservée ici. Nous donnerons seulement : l» les principales divisions du règne végétal ; 2° les principales familles européennes de phanérogames.
Ces deux classifications sont à la fois synoptiques, c’est-à-dire sous forme de tableau, et dichotomiques, c’est-à-dire que de bifurcation en bifurcation le lecteur est conduit au but.
Du fait de la combinaison de la synopsis et de la dichotomie tout ce qui se trouve sous le paragraphe I de la dichotomie possède les caractères indiqués dans ce paragraphe I. Non seulement il en est de même du second, mais, bien mieux, pour chacun des alinéas du premier et du second il en est de même à un degré quelconque.
Ainsi tout ce qui, dans le premier tableau, vient après le terme gras « cryptogame», est en effet de l’immense groupe des ci'yptogames ; tout ce qui vient après le 2® alinéa appartient aux Cryptogames cellulaires ; tout ce qui vient après le 3® alinéa renferme les seuls protophytes. En conséquence les Cyanophycées et Bactériacées sont à la fois des protophytes, des Cryplogaines cellulaires et des Cryptogames en général. C’est à la fois l’extrême clarté et l'extrême concision.
Tableau I. — Principales divisions du règne végétal. {Les chiffres arabes coimespondent aux figures du tableau /).
Dans les tableaux ci-d<^sst:,us, au paragraphe T correspond un second alinéa î qui est par le se7is exactement opposé ; au paragraphe II, de même s'oppose un ou phisieui's autres paragraphes II ; il en est ainsi pour les paragraphes II L I V’, V’. etc. Pour se servir d'un tableau {quand on a mie plante en rue), on commence par î. Si ce paragraphe convient on passe à II. Sinon, on passe au second I qui doit forcément convenir et ainsi de suite jusqu'au but, -par une série
de choix judicieux. En i^emontant, on peut faire la preuve de son opération.