‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 307 sur 1225 · ARMES · texte numérisé non relu

ARMES

bOUCOn n. m. (ital. boccone). Mets ou breuvage empoisonné. Morceau, bouchée. {'Vx. ; s’est conservé en argot.)

boudant [dan], e adj. Qui boude.

bouddha [bou-dâ] n. m. Dans ITnde, l'homme divinisé par la science et arrivé à la perfection de la béatitude.

Bouddha (le Sage) ou Çahya-mouni le

Solitaire des Çakyas), noms sous lesquels on désire habituellement le fondateur du bouddhisme, Siddharla Gautama, personnage historique, qui créa la religion nouvelle contre le formalisme des brahmanes. Siddharta Gautama, fils de Çouddhodana, roi des Çakyas, et de la reine Màyâ Dévi, naquit au milieu du vi“ siècle av. J.-C. à Kapilavastou. Jusqu'à vingt-neuf ans, il vécut dans les plaisirs ; mais, ayant rencontré un vieillard, un malade, un cadavre et un religieux, il conçut de profondes pensées sur la misère humaine, quitta furtivement son palais, alla étudier auprès des brahmanes, puis passa en .

méditation dans une forêt six ’

années, au bout desçiuelles il Bouddha,

devint Bouddha, c'est-à-dire Sage, et comprit que le mal est inséparable de l'existence et que la délivrance consiste à se détacher, par la méditation et la charité des désirs, des passions, des biens de la matière. Pendant quarantecinq ans, il prêcha sa doctrine dans toute 1 Inde, convertissant les rois et les peuples et mourut vers 478 ou 473 avant notre ère. V. bouddhisme.

bouddhique [bou-di-ke] adj. Qui a rapport au bouddhisme.

bouddhisme [bou-dis-me] n. m. Religion fondée par Bouddha iinde, Chine, Japon, Tibet, Tur- 0tC )

— Encycl. Suivant le Çakya-mouni, la douleur est inséparable de l’existence ; l’existence est produite par 1 ’ i g n orance, cause des passions, des désirs, de l'attachement aux obj ets extérieurs , qui, agissant par l’intermédiaire des sens, donnent naissance aux êtres ; l'extinction de l'ignorance détruit la puissance des sens, et il ne se produit plus de nouvelles naissances.

On arrive à cette extinction par la science, l'abstention des péchés, la pratique de Taumône.de la charité, etc.

Le pécheur renaît dans une condition inférieure, parmi les animaux ou dans les enfers. Le sage renaît dans une condition meilleure, parmi les génies, les dieux ou, mieux encore, devient bodhisattva et, enfin, bouddha parfait, délivré de l'obligation de renaître et possédant la béatitude parfaite du Nirvana.

Déchu dans Unde, le bouddhisme compte

près de ijOO millions d'adhérents en Chine, au .lapon, dans TAnnam, le Siam, la Corée, le Tibet, la Birmanie, etc.

bouddhiste bou-dis-te] n. Sectateur de la religion de Bouddha.

bouder [dé] v. n. Témoigner de la mauvaise humeur, par son silence, l'expression de sa physionomie, etc. Au jeu de dominos, ne pas jouer parce

Boudeuse.

qu'on n'a pas le dé qu'exige la pose. .Ye pas bouder, se montrer vaillant ne pas bouder ait feu. à table. Bouder contre son ventre, se priver par dépit d’un mets ou de toute autre chose qui ferait plaisir. 'V. a. Bouder quelqu'un, quelque chose, lui marquer du mécontentement : bouder le suffrage universel.

bouderie [rf] n. f. Action do bouder ; état de quelqu'un qui boude : la bouderie es^ l'arme des faibles.

boudeur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui a l'habitude de bouder : enfant boudeur. Qui marque la bouderie : mine boudeuse.

boudeuse [deiz-zej n. f. Siège double, coupé par un dossier disposé do telle façon que les personnes assises se tournent le dos.

boudin n. m.

Boyau rempli de sang et de graisse de porc assaisonnés. Mets semblable, fait avec des viandes diverses ; boudin de foie gras.

Boudin blanc, fait avec du lait et des blancs de volaille. Spirale d’acier, de fil de fer : ressort à boudin. Fam. Faire du boudin, bouder ; verser le sang, .s" en aller en eau de boudin (corrupt. de aune de boudin), échouer, aller à néant. à buudiu.

Moulure demi-cylindrique, dite aussi tore. Fusée avec laquelle on met le feu à une mine. Saillie interne de la jante des roues d’un véhicule destiné à rouler sur des rails, qui le maintient.

Boudin (Eugène-Louis), peintre français, né à Honfleur, m. à Paris (182.Ÿ-1898), intei-prète lumineux des plages de Normandie, de Bretagne, de Hollande.

boudinage n. m. Action de boudiner le fil de lin ou de laine.

boudiné n. f. Bosse des lames de verre pour les vitraux d’ornement. Verr. Nœud ou noyau au milieu d'un plateau.

boudiné, e adj. Fam. Habillé de vêtements étroits, collants. N. m. Elégant, ridicule.

boudiner [né] v. a. Tordre légèrement le fil de lin, de laine, avant de le mettre en bobine.

boudineuse [neu-ze] n. f. Métier spécial, servant à boudiner les textiles (laine, coton, lin).

boudinière n. f. Petit entonnoir pour faire du boudin et des saucisses.

boudjou n. m. Ancienne mqnnaie algérienne, qui valait i fr. 86 c, PI. des boudjous.

boudoir n. m. (de bouder). Petit salon de dame, orné avec élégance.

boudrière n. f. Nom vulgaire du seigle ergoté.

Boudroum, v. d’Asie Mineure (Turquie d'Asie), en face de File de Cos ; 12.000 h. C’est l'antique lialicarnasse.

Marat.

boue [6oA] n. f. Fange, crotte, pâte sale formée de poussière, etc., détrempée d'eau : la houe des rues. Par anal. Dépôt épais d'une matière quelconque ; la boue d'un abcès ; encrier plein de boue. Terre délayée, limon : maison construite de boue. Fig. AI> jection : la boue du vice. Traîner dans la boue, vilipender. Se traîner dans la boue, s’avilir. Tirer quelqu'un de la boue, d’un état abject. Mortier de terre. N. f. pl. Limon que déposent certaines eaux minérales. Chim. Boues activées. Boues d’égout soumises a des alternatives d’aération et de repos.

— Enoycl. Quand les rues des villes sont pavées, les boues sont un excellent engrais, ainsi que celles qui proviennent du curage des mares, des étangs et des fossés. Additionnées de chaux, les boues pi'ovenant de ces curages sont excellentes pour les terres

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