‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 315 sur 1225 · O DC · texte numérisé non relu

O DC

Bourrée.

bourse n. f. (du gr. in/rsa, cuir). Petit sac à argent. Fig. L'argent qu'on y met : aider quelqu'un de sa bourse. Sans bourse délier, sans donner d’argent. La bou/'se ou la vie ! formule que l'on prêle aux bandits menaçant leur victime de mort, si elle ne livre pas son argent.

Monnaie de Turquie, valantoOOpiastres. Lieu, édi f i c e où se font les opérations financières

sur les valeurs publiques, obligations, actions, etc- Marché de ces valeurs. Temps qu'il dure. (Dans ces trois derniers sens, s'écrit avec une majuscule.) Coup de Bourse, hardie spéculation ou lîuctuation inattendue, qui brusquement ruine les uns et enrichit les autres. Pension accordée par l’Etat, les départements et les communes à des enfants ou jeunes gens et qui leur permet de continuer ou de perfectionner leurs études sans frais ou avec moins de frais pour les parents : obtenir xine demi-bourse, une bourse entière. Filet pour chasser le lapin au furet. Bot. Capsule des anthères. Plur. et absol. L'enveloppe des testicules. Prov. : Loger te diable dans sa bourse, n'avoir pas le sou.

— Encycl. Bourse des valeurs. La Bourse d'effets publics ou, plus simplement, la Bourse, est le lieu où se rencontrent les spéculateurs et les agents de change, intermédiaires obligés des transactions. Constitués en compagnie fermée, les agents de change se tiennent pendant la durée de la Bourse quotidienne en un point central, un peu élevé, appelé parque^, en vue du public, dont ils sont séparés par une balustrade ; ils forment ainsi le cercle autour d'un petit espace circulaire absolument fermé, dit corbeille.

Le résultat des négociations et des transactions qui s'opèrent dans la Bourse détermine le cours du change, des marchandises, des assurances, du fret ou nolis, du prix des transports par terrre ou par eau, des effets publics et autres.

Les valeurs qui sont l'objet d'un trafic à la Bourse sont, ou non. admise à la cote officielle, c'est-àdire inscrites sur le Bulletin des cours par la chambre syndicale des agents, dans des conditions qui varient suivant qu’il s'agit de litres français ou de titres étrangers. Les valeurs cotées ne peuvent être légalement négociées, à peine de nullité, que par l’intermédiaire des agents de change ; les opérations portant sur les autres valeurs ne sont l’objet d’aucune réglementation, d'où Texistence de fait, à c Hé du marché officiel o\\ du parquet, d'un marché libre tenu par la coulisse ou tous autres intermédiaires officieux, banquiers ou changeurs.

Les opérations de Bourse se divisent en opérations au comptant et en opérations à terme, c'est-à-dire avec ou sans stipulation de délai, tant pour le payement que pour la livraison des titres.

A côté des diverses négociations à terme, qui constituent des uiarrltés fermes, il existe une catégorie d'opérations, dites marchés à prime, ou Tune des parties conserve le droit de se dégager moyennant un prix convenu appelé prime. Dans les marchés fermes, la perte de l’acheteur peut être illimitée ; il évite cette éventualité en renonçant à l'opération engagée, sous réserve du versement d’un dédit appelé « prime ». Ce droit n’appartient qu’à l’acheteur ; le vendeur ne peut en aucune façon limiter sa perte, à moins de se faire parallèlement acheteur de prime de la même valeur. Dans le langage de Bourse, une prime dont à, une prime dont 10 signifie que le marché peut se résoudre par Tabandon au vendeur de 5 ou 10 francs par titre. Une prime est d'autant plus élevée que la date de réalisation du contrat est plus éloignée.

Les opérations à terme ne sont réalisées qu’à une époque ultérieure, fixée d'avance, ('ette réalisation s'appelle liquidation. Aux échéances fixées, acheteurs et vendeurs doivent réciproquement accomplir leur obligation, ou obtenir un nouveau délai en reportant l'échéance de leur engagement à une date ultérieure ; ce nouveau délai s'obtient au moyen d'une nouvelle convention appelée report. Lorsque le prix du report est payé par Tacheteur, il conserve le nom de l'opération elle-même ; s'il est payé par le vendeur, c’est un déport. Le premier cas se présente lorsque les acheteurs ne pouvant payer les titres achetés sont plus nombreux que les vendeurs ne pouvant livrer les litres vendus ; le second, lorsque c’est l’inverse qui se produit. De la sorte, acheteurs et vendeurs se font la contrepartie pour le plus grand nombre des transactions engagées, et il ne reste qu'un solde plus ou moins restreint, pour lequel les intermédiaires s’adressent à des tiers qui s’adonnent à ce mode de placement temporaire, lequel constitue une sorte de prêt sur titres.

Les marchés à terme ont été reconnus légaux par la loi du 28 mars 1886.

Dans le but de réprimer les abus commis on matière de vente à crédit des valeurs de Bourse, la loi du 12 mars JBOü, qui a eu surtout eu vue la petite épargne, a prescrit, sous peine de nullité, l'accomplissement d’un certain nombre de formalités protectrices.

— Bourse de commerce. Le (‘ode de cuumiorce définit la Bourse de commerce •< la réunion, sous Tautorité du gouvernement, des commerçants, capitaines de navires, agents de change et courtiers g. Au gouverneinent seul appartient le droit d'établir de« Bourses là où le développement du commerce les rend utiles, de les supprimer et d'exercer à leur égard un droit de police confié : à Paris, au préfet de police ; en province, aux municipalités. Les Bourses sont, en principe, ouvertes à tous les citoyens, mi''me aux étrangers, mais pas aux faillis non réhabilités, ni aux femmes.

Les opérations qui s’effectuent, dans les Bourses de commei'ce sont des plus variées, savoir : 1® ventes de matières métalliques ; 2® ventes de toutes sortes de marchandises ; 3® assurances maritimes : 4® affrètement des navires ; .6® négociations des effets publics et de tous ceux dont le cours 'est susceptible d’être coté. Ces diverses négociations peuvent se diviser en deux grandes catégories . les négociations sur les marchandises et les négociations sur les effets publics. Il convient donc de distinguer les Bourses de marchandises et les Bourses d'effets publics.

Dans les Bourses de marchandises, les intermédiaires qui servent à la conclusion des opérations sont les courtiers, qui jouent un rôle analogue à celui des agents de change, mais n’agissent pas pour le compte et au nom de leurs clients, se bornant à prêter leur entremise. Le rapprochement opéré, les courtiers disparaissent. Les résultats des opérations faites dans la Bourse déterminent le cours des marchandises,

-- Bourse du travail. On appelle ainsi une institution dont l’objet est de faciliter les transactions relatives à la main-d’œuvre ouvrière et de concourir à l’éducation technique des syndicats ouvriers. La Bourse du travail de Paris compte de nombreux syndicats, unions et groupes corporatifs, fédérations de métiers, d'ouvriers et d’employés. Chaque syndicat ou groupe possède une permanence et un bureau de placement gratuit pour ses adhérents. Il existe des institutions de ce genre dans la plupart des grandes villes.

— Bourse d' enseignement. Des bourses d instruction sont accordées à des jeunes gens que leur intel ligence, la faiblesse de leurs ressources pécuniaires, les semees rendus par leurs parents signalent à la bienveillance des pouvoirs puolics. L’enseignement supérieur comporte : 1® des bourses de licence l'ès lettres ou ès sciences), attribuées au concours iconcoui^s qui est le même que pour l'admission à TEcole normale supérieure) pour un an ou deux ans ; 2® des bourses en vue des diplômes d’études supérieures, pour un an : 3® des bourses d’agrégation pour un an, avec prolongation (ces deux dex’nières catégories de bourses sont attribuées sur la proposition de la faculté) ; 4® des bourses de doctorat dans les facultés de médecine, données pour un an au concours ou en justifiant de certaines notes ; 5® des bourses dans les Ecoles supérieures de pharmacie, au concours, pour un an ; 6® des bourses d’études près le Muséum d'histoire naturelle de Paris (bourses de doctorat et. bourses d’agrégation) ; 7® les bourses dans les grau des écoles ; 8® les bourses de voyage. L'enseignement secondaire comporte des bourses d'internat, di* demi-pensionnat, d’extemat simple ou surveillé, dans les lycées et collèges de garçons et de jeunes filles, entretenues par TEtat, les départements et Tes com munes, données au concours, à titre provisoire ou définitif,, et pouvant être fractionnées. L’enseignement primaire, étant gratuit, ne comporte que des bourses familiales d’internat, accordées àcertains élèves des écoles primaii*es supérieures et des bourses de séjour à l’étranger, accordées à certains professeurs.

Bourse (palais de i,a\ monument construit à Paris par Brongniart et Labarre (1808-1827) ; belle colonnade. Aux quatre angles du soubassement sont des statues colossales en pierre : la Justice, par Cortot ; la Fortune, par Pradier ; Y Abondance, par Petitot ; la Prudence, par Roman ; à l’intérieur, belles grisailles d’Abel de Pujol. Elle a été agrandie latéralement de 1902 à 1906.

bourse-à-pasteur n. f. Bot. Nom vulgaire de la capselle, dite aussi boursette. PI. des bourses-àpasteur.

Bourseul, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 20 kil. de Dinan ; 1.S30 h.

Bourseul (Charles ) savant français, inventeur du téléphone, né à Bruxelles, m. à Saint Géré (LoG [1829-1912].

boursicot [ko' ou boursicaut Ad' n. m.

l.e palais ii« la Bourse, à Paris.

Petite bourse. Petite somme amassée avec économie et mise en réserve.

boursicoter He'j v. n. (de boursicot). Faire de petites économies. Faire de petites opérations à la Bourse.

boursicotier [ti-é], ère ou boursicoteur, euse [eu-ze] n. Personne qui boursicote. Adj. : 7}ianie boursicotière.

boursier [si-êj, ère n. Spéculateur qui fié quente la Bourse. Personne qui fabrique des bourses. Elève qui jouit d'une bourse dans un établissement

BOU

BÜU

d'instruction publique. Adjectiv. : un éléve boursier. Qui concerne la Bourse : tru>isactio7ii boursières.

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