‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 32 sur 1225 · ADE · texte numérisé non relu

ADE

AdeniS iJules^ littérateur et auteur dramatique français, né et m. à i’aris (1823-1900). Il a écrit des drames et des livrets d’opéra ; une lionne à tout faire; la Jolie fille de Perth; les 2'empliers. etc.

adénite n. f, (du çr. adên, glande). Inflammation des glandes et particulièrement des ganglions lymphatiques.

— K.ncycl. Pathol. L'adénite provient d'une infection située, dans le temtoire des vaisseaux lymphatiques qui aboutissent aux ganglions. Quand l'adénite est aiguë, la suppuration arrive presque toujours, et. dans ce cas, il faut évacuer le pus par une incision. Quand l'adénite est chronique, elle est, particulièrement au cou, d’origine tuberculeuse ou syphilitique. Dans ce dernier cas, il faut relever l'état général piar une alimentation fortifiante : puis pratiquer des applications de teinture diode, d'onguent mercuriel; enfin, prescrire le séjour au bord de la mer,

adénographie [fP n. f. (du gr. adên, glande, et graphê. description). Description des glandes ; ouvrage qui traite des glandes.

adénoïde adj. (du gr. adên, glande, et eidos, forme). Qui a la forme du tissu glandulaire. (V. adénome.) Végétations adénoïdes, hypertrophie des petites glandes, qui constitue l'amygdale pharyngée. (Cette hypertrophie gêne la re.spiration et entrave la croissance. Le seul traitement est l'extirpation.)

adénoïdien, enne [no-i-dî-in, é-ne] adj. Qui a rapport aux végétations adénoïdes : fades adénoïdien.

adénologle [yfj n. f. (du gr. adên, glande, et logos, discours). Partie de la médecine qui traite des gfandes.

adénome n. m. (du gr. adên, glande). Tumeur bénigne formée par le tissu des glandes et développée à leur niveau.

— E-ncycl. Cette tumeur, dure et indolente, survient souvent sans cause connue; en général, les glandes mammaires, les parotides, etc., en sont le siège. Les adénomes ne deviennent dangereux que si leur grosseur est excessive : il faudra dans ce cas pratiquer l’énucléation complète.

adénopathie Qf] n. f. (du gr. adên, glande, et pathos, douleur.. Nom générique des maladies des glandes ou ganglions lymphatiques. (Se dit surtout de l'hypertrophie.)

adénostyle [nos-ti-le] n. f. Plante de la famille des composées, herbe vivace des montagnes de l'Europe, dont on fait des infusions contre la toux et les maladies de poitrine.

adénote n. m. Antilope de l'Afrique occidentale, de la taille d’un chevreuil et à petites cornes arquées.

adent [dan] n. m. (de à, et dent). Entaille ou partie saillante exécutée sur des pièces de bois pour assurer exactement leur assemblage.

adenter [dan-t£\ v. a. joindre avec des adents.

adéphage adj. et n. (du gr. adên.

beaucoup, et phagein, manger). Se dit de tout animal vorace et carnassier.

adéphagie [jî] n. f. (de adéphage).

Voracité.

adepte [dèp-te; n (du lat. adeptus, qui a acquis). Membre dune secte, ^ d une coterie ; personne initiée aux secrets d’une doctrine, d'une science.

adéquat [kou-a], e adj.(préf. ad., etlat. égaler). Entier'; complet, d une compréhension égale : avoir une idée adéquate d'une chose ; la science, pour être complète, doit être adéquate à son objet. Synonyme, équivalent : exjjressions adéquates.

Ader fClément), ingénieur français, né à Mui'et, m. à Toulouse (1841-i62o). Il inventa, en 1878, un microphone qui fit passer dans la pratique le téléphone de Graham Bell, installa k Paris le premier réseau téléphonique (1880), imagina le théàtrophone (1881). Il s’adonna surtout au problème de la navigation aérieni'.e et réalisa, avec YEole, la preniiére machine volante (1890).

Aderbaïdjan, Aderbéidjan ou Azerbéidjan, v. Azerbaïdjan.

Aderer (Adolphej, littérateur français, né à La Roche-surYon en 186S; a écrit des romans (le Vœu), des pièces de théâtre et fait surtout de la ciùtique dramatique.

Aderno, v. d'Italie (prov. de Catane) -.25.00011.

Clément Ader.

adextre [dèks-trf . e adj. idu lat. ac?, et dejrfer, droit . Blas. Sè dit de toute pièce principale accompagnée, à dextre, d'une pièce secondaire : d'azur au y nlfon d'or adextré d'une étoile du même. Se dit de l'écu lui-même quand son flanc dextre est d’une couleur particulière. Ant. Sénestré.

ad gloriam loc. lat. signif. Pour la gloire. Travailh'r ad gloriam, c'est travailler pour la gloire, et, ironiquement, pour rien.

Adhémar ou Adzémar (Guiiiieim), iroubadour français du xii^ siècle, né à Marvejols. Il a laissé des pièces de vers sur différents sujets.

Adhémar Alphonse - Joseph), mathématicien français né et m. à Paris (1797-1862). Il eut le premier l’idée d’établir à Paris un chemin de fer de ceinture, et publia plusieurs ouvrages, notamment un Cours de mathématiques.

Adhémar de Chabannes, moine et chroniqueur français, né dans le Limousin en 988, m. à Jérusalem en 1034. 11 a laissé une chronique qui s’étend du roi fabuleux l'iiaramond à Tannée 1028.

Adhémar de Monteil, évêque duPuy,r rélat guerrier et brillant orateur, Tun des prédicateurs de la D® croisade au concile de Clermont; ni. de la peste à Antioche en 1098. Le Tasse le fait figurer d,ms sa Jérusalem délirrée.

Adberbal, amiral carihaginois ; vainquit Cl.nudius l’ulcher â la h.alaillc navale de Drépanc (Sicile . en 2.9 av. J.-( .

Adberbal, Cls de Miclpsa. roi de Numidie en 118. Il fut assiégé et pris à Cirta par son cousin Jugurtha. qui le fit mettre à mort (113 av. J.-C.).

adhérence [dé-rau-s ■' n. f. Union intime d'une chose à une autre : l’adhérence de deux morceaux de cire; l'adhérence des deux feuillets pleuraux est fréguente dans ia pleurésie. Fig. Attachement à une doctrine, à imparti : être soupçonné d' adhérence arec les rebelles; l'adhérence du cœur aux vérités éternelles.

adhérent [dé-ran]. e adj. Fortement attaché : branche adhérente au tronc. N. f-’j'p. Attaché à un parti, à une doctrine, etc.

adhérer [dé-ré] v. n. (préf. ad, et lat. hærere, s'attacher. — Se corij. comme accé/érer.) Tenir fortement à une chose : l'épiderme adhère à la peau. Fig. Accéder, acquiescer : adhérer à une doctrine, ci une clause. Ant. Se détacher, rejeter, refuser.

adhésif [dé-zif], ive adj. Qui marque Tadhésion, le consentement ; formule adhesive. Qui adhère, s’applique bien : emplâtre adhésif ; tentacule udhésive. N. m. Substance adhesive, dans le collage â sec des photographies.

adhésion [dé-zi-on] n. f. Union, jonction ; force d'adhésion. Fig. Consentement, approbation, acquiescement : donner, refuser son adhesion.

— Excycl. L'adhésion est la force en vertu de laquelle deux corps mis en contact adhèrent Tun à Tautre. Entre deux solides, elle est d’autant plus forte que les surfaces sont plus polies et le contact plus parfait.

adhésivement [dé-zi-ve-man] adv. D'une manière adhésive ; par adhésion.

adhésilfité [dé-zi] n. f. (de adhésif). Faculté qui nous porte à nous rapprocher de nos semblables. Faculté de fixer fortement l’attention sur une idée.

ad hoc loc. lat. signif. A cela; pour cela. D'une manière directe, positive : faire une réponse ad hoc. Homme ad hoc, spécial, connaissant bien la matière dont il s’agit.

ad hominem loo. lat. signif. A l'homme, et qui ne s'emploie que dans cette expression : argument ad hominem, argument par lequel on confond un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes.

ad honores loc. lat. signif. Pour T honneur ; gratuitement. S'emploie en parlant d’un titre purement honorifique, sans rétribution ; des fonctions ad honores.

adhuc sub judice lis est loc. lat. signif. Le procès est encore devant le juge. Hémistiche d’Horâce (Art poétique, 78) examinant la question controversée de l’origine du rythme élégiaque. On emploie cette locution pour dire que la question n’est pas résolue, que l’accord n’est pas encore fait.

adiabatique adj. (du gr. adiabatos, impénétrable). Se dit de certaines substances qui s’opposent à la transmission de la chaleur. Se dit d’une transformation d'un corps qui s'effectue sans que celui-ci cède de sa chaleur, ou qu’il en reçoive du milieu ambiant ; détente adiabatique d'un corps. Se dit de ce qui se rapporte à un phénomène adiabatique : ligne adiabatique.

adiabatiquement [ke-man] adv. D’une manière adiabatique.

adiabatisme [tis-nm] n. m. (du gr. a priv., et diabainein, traverser). Etat d'un gaz qui ne communique ni ne reçoit aucune quantité de chaleur.

Adiabène ^confrée de l’Assyi’ie ancienne , soumise d'abord aux Perses, devenue ensuite un royaume tributaire des Parthes, dont Trajan fit la conquête. (Hab.

Adiabénieiis.)

adiante n.m.Geni'e de fougères.

— Excycl. La principale espèce est l'adiante capillaire, appelée aussi capillaire de Montpellier, cheveux de Vénus; elle est douée d’une odeur aromatique, d'une saveur légèrement amère. On en fait le sirop dit de capillaires, employé comme pectoral.

On la cultive aussi comme plante d'appaidement pour le gracieux aspect de son feuillage.

ad.iaplXOrèS6 \fo-rè-ze\ n. f. (du gr. a priv., et diaphoresis, transpiration) ou adiapneustie [pneus-tî] n. f. (du gr. a priv., et diapneusis, transpiration). Défaut ou suppression de la transpiration.

adi6U loc. elliptique (de à, et Dieu). Terme de civilité et d'amitié quand on se quitte : adieu, madame. Sans adieu, au revoir. Dii'e adieu à une cho^e, y renoncer. N. m. : des adieu.x touchants. Prov. : Adieu paniers, vendanges sont faites, se dit quand une chose, une occasion est perdue sans ressource.

C’est ainsi qu’en parlant je ous fais mes adieux,

vers de Thésée, opéra de Quinault (acte V, sc. vi). Se dit (souvent par plaisanterie), pour exprimer une dernière vengeance, la plus terrible.

Adieux de Napoléon à la Garde impériale (Les), tableau d’Horace 'Vernet, dont une copie de Montfort se trouve au musée de Versailles. La scène se passe au chateaii de Fontainebleau, le 20 avril 1814. Napoléon vient d'abdiquer et part pour l'ilc d'Elbe. Il embrasse le général Petit, commandant de la garde. Tableau fameux, d'une composition un peu théâtrale. (V. p. 17.)

à-DiôU-Va. ! loc. interj. 3/ar. Commandement our mettre la barre dessous dans un virement de ord vent devant, manœuvre dangereuse.

Adige, fleuve d'Italie, qui naît dans les Alpes Rhétiques, arrose Vérone, Legnano, et se jette dans la mer Adriatique ; 37o kil.

Adimonis [Jïf] n. f. Genre de coléoptères phytophages, renfermant des gaîéruques de l'hémV splière noi'd, de grande taille et de couleur noire ou brune, qui vivent à la fin de rélé sur les plantes basses.

Adiukerke, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale. arr. de Fumes,; 1.400 h.

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