‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 342 sur 1225 · V. BRÙI.E-TOUT · texte numérisé non relu

V. BRÙI.E-TOUT

brûlée le, n. f. Pop. Donner une brûlée, battre avec violence. tOn dit aussi donner une trempe, une frottée^.)

brûle-gueule n. m. invar. Pop. Pipe à tuyau très court.

brûlement [man] n. m. Action de brûler : le brûlement des cadavres. Incendie ; le brûlement du temple d'Ephése.

brûle-parfums n m. invar. Réchaud sur lequel on fait brûler des parfums.

brûle-pourpoint (à) loc. adv. De très près, à bout portant. (Vx., Fig. Brusquement.

brûler Ué] v. a. (b. lat. brustulare). Coip^umer par le feu : brûler ses papiers. Causer une douleur vive par le contact du feu ; ce tison m'a brûlé. Dessécher : le soleil brûle les plantes. Employer comme combustible et pour l'éclairage ; brûler du bois, de l'huile. Torréfier : brûler du café. Fig. Brûler une étape, un relai, passer sans s’arrêter. Brûler de bencens devant quelqu'un, le louer beaucoup. Brûler un agent, un esinon, etc., découvrir et divulguer .sa qualité. Brûler la pavé, courir très vite. Brûler la

cervelle à quelqu'un, lui casser la tête d’un coup de pistolet. Brûler ses vaisseaux, s’ôter volontairement tout moyen de reculer quand on est engagé dans une affaire. Brûler la politesse à quelquitn, le quitter brusquement. Brûleries planches, jouer avec beaucoup de chaleur, en parlant d'un acteur. Brûler la chandelle par les deux bouts, prodiguer follement sa santé, sa fortune, etc. Brûler une carte, la jeter de côté pour qu’elle ne serve pas. V. n. Se consumer ; la maison brûle. Avoir très chaud. Subir un feu trop vif : le rôti brûle. Fig. Eprouver une violente passion, désirer ardemment : il brûle d'être à Paris. l.es pieds lui brûlent, il est iînpatient de partir. Brûler à petit feu, se consumer dans une attente impatiente. Le rôti brûle, au flg., la circonstance est grave. Le tapis brûle, signifie, au jeu: on a oublié de miser. Le torchon brûle, se dit d’un ménage où sévit la discorde. Se brûler v. pr. Brûler soi ou à soi : se brûler les doigts. Fig. Se brûler, éprouver un dommage pour s être laissé séduire par: se brûler à de beaux yeux.

brûlerie [rî) n. f. Atelier où Ton distille du vin, pour en faire de Teau-de-vie.

Etablissement où Ton torréfie le café.

brÛle-tOUt n. m. invar.

épais. Fig. Obscurité, mélancolie, incertitude, tristesse : les brumes de la neurasthénie.

— E.NCYCL. V. BROUILLARD.

brumer \mé] v. impers. Mar. Se dit quand il y a de la brume : il brume.

brumeux, euse 'meû, eu-ze] adj. Couvert de brume: temps brumeux. Sombre ; obscur : poésie brumeuse ; esprit brumeux.

Brummell (George Bryan], célèbre dandy anglais, dit le Roi de la mode, né à Westminster, m. à Caen (1788-1840;.

Brummen, v. des Pays-Bas (prov. de Gueldrej, près de TYssel ; L800 h.

Brumoy moi] (le Père Pierre', jésuite français, né à Rouen, m. à Paris (1688-1742) ; un des rédacteurs du .Journal de Trévoux, et connu surtout par son l'héâtre des Grecs.

brun, e adj. (germ. brun). De couleur entre

Brûle-tout.

Bobèche avec pointe ou griffe, pour brûler les bouts de bougies. (On dit aussi

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