‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 353 sur 1225 · BUR · texte numérisé non relu

BUR

Burchard ^Jeanl, chroniqueur et évoque, né à Strasbourg, m. en l.ïüti ; auteur du üiarium, curieux journal sur la cour pontificale au temps d'innocent VIII et d'Alexandre VI.

Burckhardt [Aar] (Jean-Louis), explorateur suisse, né à Lausanne, m. au Caire (1784-1817). Il pénétra, le premier des Européens, dans les villes saintes de l’Arabie.

Burckhardt Jacques), historien suisse, né et m. à Bâle i'1818-1897) ; auteur de la Civilisation m Italie pendant la Renaissance et du Ciceroîie, traité, sous forme de guide, de 1 histoire de l'art en Italie.

Burckhardt (Jean-Charles), asti'onome et mathématicien, né à Leipzig, m. à Paris (1773-1823), naturalisé français (1799;. Membre de l'Académie des sciences (1804). On lui doit des travaux importants d'astronomie et de géodésie.

Burdeau fdd] (Auguste-Laurent) , philosophe et homme politique français, né à Lyon, m. à Paris (1851 1894); traducteur de Schopenhauer. Il fut président de la Chambre des députés.

burdigalien, enne [li-in, è-ne] adj. (du lat. Biirdiijala, Bordeaux). Se dit de la partie inférieure des assises miocènes. N. m. ; le burdigalien.

Burdo (Adolphe), explorateur belge, né à Liège, m. à Paris (1849-1891). Il parcourut l'Afrique centrale.

bure n. f. (lat. barra). Grosse étoffe de laine de coloration brune. Par extens. Vêtement fait de cette étoffe.

bure n. f. (flam. bonrrn\ Puits creusé dans une galerie de mine pour atteindre le niveau d'une galerie inférieure. '

Bure (Jean), orientaliste suédois, qui fut un des précepteurs de Gustave-Adolphe (1568-1653).

bureau [rd] n. m. (de bure). Sorte de grosse étoffe de laine. Table ou meuble à tiroirs ou à tablettes, pour écrire. Endroit où s'expédient les affaires : bureaux d'un ministère. Lieu ou se réunissent les commissions d’une assemblée. Etablissement public ; bureau de poste. Personnel composant les bureaux. Le président, le vice-président et les secrétaires d’une assemblée. Cabinet des comptables, des employés supérieurs d'une administration particulière. Fournitures de bureau, marchandises à l’usage des personnesqui écrivent. Bureau de placement, où Ton se charge de placer les employés, les domestiques .

Bureau de bienfaisance, in sti tution municipale d'assistance

aux indigents. Bureau de tabac, boutique pour la vente au détail des tabacs de la régie. Bureau arabe, personnel militaire français, établi en Algérie depuis 1833, pour administrer les communes indigènes des territoire.s de commandement. Payer à bureau . ouvert, payer aisément ce qu'on doit. Fig. et fam. Prendre l'air du bureau, y faire une courte apparition pour se renseigner sur ce qui se fait, se dit, etc. Bureau d'adresses, qui fournissait des adi-esses et ' des renseignements. Bureau d'esprit, réunion littéraire (presque toujours dans une intention ironique) ; riiàtel de Rambouillet, au xvii' siècle, les salons de J/me de Tencin, de la marquise du Deffand au xvin" siècle, furent des bureaux d'esprit.

— Encycl. Dr. Bureau de bienfaisance. On nomme ainsi des établissements communaux institués pour distribum; des secours aux indigents. Les bureaux de bienfaisance sont créés par décret, sur l'avis du préfet et le rapport du ministre de l’intérieur. Ils sont gérés par une commission administrative. Pour la distribution, les bureaux peuvent s'adjoindre des commissaires et dames de charité. Les secours sont annuels, temporaires (l’hiver) ou accidentels. La commission administrative établit une liste des indigents ayant droit aux secours permanents , et ceux-ci doivent avoir depuis un an dans la commune leur domicile de secours. A Paris, ne peuvent être admis à recevoir des secours annuels que les indigents inscrits sur la liste générale préparée chaque année par le bureau de bienfaisance et arrêtée par le directeur de l'Assistance publique. Les radiations en cours d'année sont opérées dans les mêmes formes que les inscriptions.

Bureau des longitudes, société officielle de savants, qui s’occupent des questions usuelles de mathématiques et d'astronomie. Fondé en 1795 . le Bureau des longitudes publie chaque année la Connaissance des temps, les Ephémérides nautiques et un .Annuaire; scs services sont installés à Parus, dans les dépendances du palais de l’Institut.

Burea'U yô' (.lean', seigneur de Moxtgl.i.s, grand maitre de l'artillerie sous Charles VII; m. à Paris en 1169. — Son frère Gaspard, seigneur de Ville- MOMBLE. m. en 1469, fut en même temps que lui maitre de l’artillerie.

bureaucratO [rdl n. m. (de bureau, et du gr. kratos. force). Employé de bureau, d'administration (presque toujours en mauv. pai-t)..

b’U.rôaucratia [rd-Am-sf] n. f. (de bureaucrate . En mauv. part, pouvoir excessif, influence ivpondérante des bureaux, des administrations puliques dans le gouvernement.

bureaucratique wj adj. (de bureaucrate).

Qui a rappoi-t aux gens de bureau.

bureaucratiser [râ, ce] v. a. Soumettre au régime bureaucratique.

burelé, e adj. Bios. Divisé par des burelles, en nombre égal aux interstices du champ.

burelle yè-le] ou burèle n. f. Blas. Fasce diminuée de largeur et toujours employée en nombre.

(V . la planche blason.)

, Btireu (Martin van), homme politique aménoain, né à Rinderhook. m. h Lindenwald (1792-1862).

11 lut élu en 1833 président des Etats-L'nis.

burette ’rè-le'^ n. f. de buire'i. Petit vase à goulot, destiné à contenir divers liquides, principalement de l’huile ou du vinaigre.

Chacun des vases où Ton met Teau et le vin pour la messe.

Petit récipient en fer blanc, à long tube effilé, avec lequel on graisse d'huile les rouages d une machine.

Tube de verre gradué, destiné aux analyses chimiques, burg [bur]

n ni Ane for- • U A hviîle ; 2. De machine à

me de bourg, = 3. De hicyolette; l. A stof; 5. De

Burg, V. K'e.-axe-

d Allemagne .Prusse, prov. de Saxe) ; 18.000 h. Draps, imprimerie.

burgau ’ghà] n. m. Nom vulgaire d’une sorte de grosse coquille, dont on tire une nacre grossière, très employée dans les incrustations, surtout par les Japonais. Nacre qu'elle fournit.

burgaudinc [ghô] n. f. Nacre fournie par la coquille du burgau et remarquable par un éclat perlé.

Bnrgdorf (en franç. Berthoud), comm. de Suisse (cant. de Berne), sur TEmme ; 8.400 h. Ateliers mécaniques, filatures. Château intéressant.

burgeage Ja-je] n. m. Aetion de burger le verre fondu.

Burgenstock, montagne boisée et station climatique (1.134 m.), dominant la rive sud du lac des Quatre-Cantons.

burger r/e] v. n. 'Verr. Activer l’ébullition du verre fondu en y plongeant des baguettes de bois vert.

Burger [gkèr] (Geoffroy-Auguste), poète allemand, pé à Mormelswende, m. à Gœttingue (1747-1794) ; auteur de poèmes et ballades, dont la plus célèbre est celle de Lénore.

burgher [ghèr] n. m- ( mot au dialecte b o e r ) •

Nom donné, avant l’annexion des républiques s U d- africaines , aux citoyens du Transvaal et de l'Etat libre d'Orange.

B U r g h t , comm. de Belgique (Flandre -Orientale, arr. de Saint-Nicolas ) , près de l'Escaut ;

Burgien, enne,

H-in, è-tj,e] habitant ou originaire de Bourg (Ain) : les Burgiehs. Adjectiv. ; coutume burgienne.

Burgkmair (Ilans), peintre et graveur allemand, né et m. à Augsbourg ;1473-1.531). Il subit 1 influence de Dürer et des maitres italiens. Sa ville natale a conservé presque toutes ses œuvres.

BurgOS [ÿAdss], V. d’Espagne, ch.-l. de la prov. de Burgos, anc. capit. de la Vieille-Castille, sur l’Arlanzon, s.-afll. du Douro ; 30.000 h. Magnifique cathédrale. (v. CATHÉDRALES.) Les Français s'en emparèrent en 1808. — La prov. de Buroos est peuplée de 339.000 h. •

Burgoyne (John), générai et écrivain anglais, né en 1722, m. en 1793. Il fut forcé, de signer la capitulation de Saragota, qui assurait l’indépendance des Etats-Unis. — Son fils, John Fox, feld-maréchal , stratégiste distingué, m. à Londres (1782-1871).

burgra'Ve n. m. (de Tall. burg, bourg, et graf, comte'. Nom donné, pendant le moyen âge, au commandant militaire d'une ville ou place forte en Allemagne. Fam. Depuis la représentation du drame de V. Hugo [les Burgraves), nom donné souvent aux personnes âgées, dont les idées sont arriérées.

Burgraves 'les), drame de V. Hugo, en trois actes et en vers, pris dans l’histoire de la féodalité allemande (1843). Ce drame, très sombre, souvent émouvant, est le plus lyrique de tous ceux qu'a écrits V. Hugo. Il n'eut aucun succès à la représentation, et cet échec détourna V. Hugo de la scène.

burgraifiat yi-a] n. m. Dignité de burgrave.

Burgundes [ghon-de], peuple de l'ancienne Germanie, qui envahit la Gaule en 406 et s'établit dans le bassin du Rhône. Moins barbares que les antres Germains, forgerons habiles, les Burgundes adoptèrent facilement les mœurs romaines. Clovis épousa la fille de leur roi, Gondebaud, et ses enfants soumirent définitivement la Burgundie (Bourgogne).

Buridan Jean), docteur scolastique du xiv' siècle, né à Béthune, m. après 1358. Il e.st très connu par l’argument dit de l'ane de Buridan, auquel on fait allusion pour peindre la situation d’un homme sollicité également de deux côtés à la fois et qui ne sait à quoi se résoudre. Buridan aurait émis l'hypothèse d’un âne également pressé par la soif et par la faim et qui sc trouverait placé à égale distance entre un seau d'eau et un picotin d avoine. Par où commencera l’animal pour satisfaire deux besoins qui le sollicitent avec la même énei-gie ? C’est le problème de la liberté d'indi/férence. Il est à remarquer qu'on ne trouve pas ti-ace de cet argument dans les écrits de Buridan. Une légende foi-t contestable le représente comme complice des désordres de Marguerite de Bourgogne à la tour de Nesle.

Burie rf], ch.-l. de c. (Charentè-Inférieure), arr. et à 18 kil. de Saintes ; 1.550 h. Ch. de f.

I Buriauds), Eaux-de-vie. — Le cant. a 10 comm. et 7.590 h.

burin n. m. (de Tall. bohren, percer). Ciseau d'acier pour couper les métaux. Instrument d'acier taillé en biseau, dont on se sert pour raver sur les métaux ; gravure au burin. Manière un graveur ; avoir un burin léger. Fig. : le burin de l'histoire.

buriner v. a. Travailler au burin, graver : buriner une planche de cuivre. Fig. Raconter en termes énergiques ; buriner l'histoire, .\bsol. Avoir une écriture ferme et nette. Pop. Travailler sans relâche.

burineur n. m. Ouvrier qui emploie le burin. Instrument qui remplit l'office du buiùn. Pop. Qui travaille durement, beaucoup.

Burke (Edmond), orateur et écrivain anglais, né à Dublin, m. à Beaconsfield ,1728 ou 1730-1797). Il lutta contre Pitt, fit condamner Warren Hastings et se rendit célèbre par ses attaques contre la Révolution française ; atitcur des Réflexions sur la Révolution en France. Penseur pénétrant, il a exercé une action puissante.

Burlamaqui lAr]

(Jean-Jacques), philosophe, publiciste et moraliste genevois, né et m. à Genève (1694-1748) ; auteur des Principes du droit de la nature et des gens.

BurlatS, comm. du Tarn, arr. et à 8 kil. de Castres ; 1.590 h. Filature.

burle n. f. Plaisanterie. (Vx.)

Burne Jones*

D’une

Eug. Burnouf.

mystique et senti-

burlesque [Fs-Ae] adj. (ital. burlesco; du lat. burla, farce). D'un comique outré , souvent trivial ; poème , figure burlesque .

N. m. Le genre burlesque.

— Encycl. Le burlesque, en littérature, est caractérisé par le rapetissement jusqu’au vulgaire des choses belles ou des personnages nobles : par là il s'oppose au genre héroï-comique, qui consiste à grandir choses et gens d'une manière démesurée. Le burlesque se manifesta d'abord en Italie, puis fit fortune en France sous Louis XIII, avec Sarrazin, Scarron, d’Assoucy.

burlesquement [Us-ke-man ] adv.

manière burlesque, burlingue [Un-ghe]

n. m. Arg. Bureau.

Burmann (Pierre), savant philologue hollandais, né à Utrecht, m.

à Leyde (1668-1741).

Burnand (Eugène), peintre et graveur suisse^ né à Moudon, m. à Paris (1850-1921), peintre de scènes alpestres, historiques ou religieuses.

Burne- Jonas

( Edouard ), célèbre peintre anglais de Técole préraphaélite, né à Birmingham, m. à Londres (1833- 1898), d'un talent symbolique, mental. Les Sept journées de la création sont son chef-d'œuvre.

Burnes (Alexandre), officier anglais, qui voyagea en Asie centrale ; nè à Montrose, assassiné à Caboul (1805-1841).

Burnet [nèV] (Gilbert), historien écossais , né à Edimbourg, m. à Salisbury (1643-1715) ; évéque de Salisbury, auteur d’une Histoire de la Réformation en Angleterre, hostile au catholicisme.

Burney (François- Eugène), graveur français, néàMailIey (Haute-Saône), m. à Paris (1845-1907).

Burnley [lé). v. d’Angleterre (comté de Lancastre) ; 99.500 h. Houille, ardoise, tissus de coton.

Burnouf .nouf] (Jean Louis), philologue français, né à Ui-ville (Manche), m. à Paris .1773-1844) ; auteur d’une Grammaire grecque et d'une remarquable traduction de Tacite. — Son fils Eugène, né et m. à Paris (1801-1832), savant orientaliste, l’econstitua la langue zende, traduisit le Lotus de la bonne loi et publia l'Introduction à l'histoire du bouddhisme.

— Son cousin Emile-Louis, littéi-ateur et orientaliste français, né à Valognes, m.

à Paris (1821-1907).

burnous [woim.,] n. m.

(ar. boumous). Grand manteau en laine, à capuchon, que portent les Arabes. Vêtement analogue d’homme, de dame.

Burns (John), socialiste anglais, né à Londres

député ouvrier qui soit devenu ministre en" AngleteiTe.

Burnous*

Robert Burng.

en 1858. le premier

HurnS [ôewrnss] (Robert), le plus grand poêle écossais, né à Alloway, m. à Dumfries (17.59-1796), d’une g:rande originalité ; auteur de Chants laires écossais^ pleins de tendresse et d'imagination.

buron n. m. Hutte de bei'ger. Fromagerie : U$ burons sont les chalets de V Auvenjne..

BUT

BÜR

buronuier [ro-ni-é ^ n. m. Celui qui fait les ■fromages sur place, dans son buron.

burot ou beurot [ro] n. m. Yilic. Syn. de

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