h.; ch. de i
carlingue
[lin-tfhe] n. f.
Grosse pièce de bois placée à l’intérieur d’un navire dans le sens de la quille, et servant à consolider la carène. (Ses extrémités relevées se nomment marsouins.) Arg. milit. Partie de l’avion, où se placent le pilote et robsen-ateur.
Carlisl©) V. d’Angleterre, ch.-l. du comté de Cumberland, siir le Caldew ; 40.000 h. Manufactures de coton, laine et soie, brasseries.
Carlisle (George William Frederick Howard, comte), homme d’Elat et administrateur anglais. Il fut plusieurs fois vice-roi d’Irlande (1802-1864).
Carlism© [lis-me] n. m. Opinion politique des carlistes.
Carline acaule
carliste r/is-fel adj. et n. Nom donné en France aux partisans de Charles X (1830) ; en Espagne, à ceux de don Carlos (1833) et à ceux de son potit-fil.s (1873-1874): armée carliste. (Le chef du parti carliste est, depuis 1909, Jayme de Bourbon, né en 1870.
Carlitte ou Carlitt (mont), pic granitique des Pyrénées (Pyrénées-Orientales); 2.921 m.
carlock n. m. Colle de poisson, fabriquée avec la vessie de l’esturgeon.
Carloforte» v. d* Italie, dans l'ile do Saint- Pierre, proche de la Sardaigne ; 7.000 h. l’iace de guerre ; port militaire. Salines.
Carloniaily fils de Charles-Martel et frère aîné de Pépin le Bref. Il gouverna l’Austrasie de 741 à 747, et se retira au monastère du Mont-Cassiu ; m. à Vienne en 754.
Carlomail, fils puîné de Pépin le Bref et frère de Charlemagne. Il devint roi d’Austrasie, de Bourgogne et de Provence en 768 (761-771).
Carloman, second fils de Louis le Bègue, et frère de Louis III, avec lequel il régna de 879 à 882. Devenu seul roi à cette époque, il mourut deux ans après.
Carloinaïl, fils de Louis le Germanique et roi de Bavière en 876, puis d Italie (828-880).-
CarloS [^OaSs], nom de plusieurs princes espagnols, entre autres du fils de Philippe II. né à Valladolid, m. à Madrid (1545-1568); célèbre par ses tragiques démêlés avec sôn père, qui le laissa mourir mystérieusement en prison. — Carlos de Bourbon {don), deuxième fils de Charles IV, et frère de Ferdinand VII. Il essaya d’enlever la couronne à Isabelle, et fonda le parti carliste (1788-18.55). — Carlos 'don), comte de Montemolin, fils du précédent (1818-1861), abdiqua ses droits. — Carlos {don), [duc de Madrid) neveu du précédent, né à Laybach en 1848, m. à Varese en 1909; il fut prétendant à la couronne d’Espagne, et chef du parti carliste, dont la direction est assumée, depuis sa mort, par son fils Jayme de Bourbon, né en 1870.
Carlos fils de Luiz pr, roi de Portugal, et de dona Pia, fille de Victor-Emmanuel ; né en 1863,
lion Carlos.
Duc de Madrid.
Portrail de don Ballliaiar Carlos, psr Velasq*»'*!.
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Les Noces de Cana (Paul Yéronèse), v. p. 3i).
Caïn (Comon), v. p. 327.
B. Castiglione (Raphaël), v. p. 371.
Le Mariage de sainte Catherine (P. Véronèse), v. p. 374. LAR. UNIV., 2 V. — T. I
Le Calvaire (Mantegna), v. p. 334.
Les Dernières Cariouches (Aljiliousc de Neuville), v. p. 36i).
Castor et Pollux (Rubens), v. p. 372,
Beatrix Cenci (le Guide), v. p. 384,
Le Camp du Drap d’or (Debay), v. p. 337
Si
La Cène (Léonard do Vinci), v. p. 38i,
Armes de Carlsruhe.
CAR
roi de Portugal en 1883, assassiné à Lisbonne avec «on fils aine en 1908. Son second fils lui succéda. V. Manckl II.
Carlos [don], drame en cinq actes et en vers, de Schiller (1787) ; 1 action repose sur l'amour de don Carlos pour Elisabeth sa fiancée, devenue la femme de Philippe II, père de don Carlos ; — opéra en cinq actes, livret de Méry et du Locle, inspiré du drame de Schiller, musique de Verdi (1867).
Carlos (Portrait du prince Bai.thazar), chefd'œuvre de Velasquez (musée de Madrid). Le prince, fils de Philippe IV, est représenté, de grandeur naturelle, sur un petit cheval bai. Ce prince mourut dans sa dix-septième année.
CarloStadt (André Bodenstein, dit), ami de Luther, né à Carlstadt vers 1483, m. à Bâle en l.'itl. Il se sépara de Luther, après avoir embrassé un des premiers la Réforme ; il fut un des chefs du mouvement des paysans anabaptistes.
carlovinglen, enne \ji-in, è-ne] adj. et n. Syn. de carolinoien.
CarlCW, y d'Irlande, ch.-l. du comté de ce nom prov. de Leinster), sur le Barrow ; 7.000 h.
Carlowitz ou Karlcwitz, v. de Yougosia vie, sur le Danube ; 6.500 h. En 1639, un traité y fut signé entre la Turquie d'une part, et l'Autriche, la Pologne, la Russie et Venise d’autre part; la Porte aban donnait d'imporlants territoires à l'Autriche et à la Russie. Le traité de Carlowitz marque l’arrêt des conquêtes turques en Europe.
Carlsbad ou Karlsbad (en tchèque Kar- Inv;/ Vanj], v. de Tchécoslovaquie (Bohême), près de l'Eger; 12.600 h. Eaux thermales sultatées sodiqiies, très fréquentées (maladies du l’oie, de l’estomac, des reins, diabète, rhumatismes).
Carlsbotirg ou Karlsburg (anc. Apuium].
V. de Roumanie (Transylvanie), sur le Maros ; 8.500 h. Belles antiquités romaines.
Carlscrona ou Karlskroua, y. et port militaire de Suède (prov. de Blékinge), sur la Baltique ; 27.000 h. Commerce de fer, goudron, bois, etc. Ville fondée en 1680 par le roi de Suède Charles XI.
Carlsruhe ou Karlsruhe, capitale du grand-duché de Bade, au pied du versant est de la Korôt-Noire ; 138.000 h. Ville régulière et triste, se développant autour d’un beau château des souverains badois,
Carlstadt, y. de Suède, sur le lac Vener ; 19.000 h. En 1905 s’y réunit une conférence suédonoryégienne, chargée détablir les clauses de la séparation des deux pays. —
La prov . de Carlstadt ou Vermland a 260.000 h.
Carlstadt ou Karl- Stadt, y. forte de Yougoslavie (Croatie) ; 6.000 h. Evêché grec.
CarludOViCOn. f. Genre de pandanées de l’Amérique tropicale, dont les feuilles donnent des fibres qui seiwent à faire des chapeaux dits « de Panama ».
Car lux i'ImIcssJ, ch.-l. de c. (Dordogne';, arr. et à 14 kil.
de Sarlat ; 910 h. (Carlueiens.)
Ch. de f. Orl. Chaux. Truffes. —
Le ctmtonal2 comm.et5.920h.
Carlyle (Thomas), historien écossais, né à Ecclefechan, m. à Londres (1795-1881) ; auteur du Sartor resartus et d’une paradoxale mais vivante Histoire de la Révolution française, du célèbre livre les Héros et le Culte des hèros.d’une Histoire d- Frédéric II. Il mêle l’idéalisme allemand au puritanisme écossais. C’est un écrivain au style heurté, bizarre, aux idées parfois obscures, mais s’exprimant dans une langue colorée et riche d’images.
Son portrait par Whistler est un des chefs-d’œuvre
de ce peintre. \\ 7
Carmagnola, V
-V.d'ItAlie (prov.de Turin], ^ ‘
près du Pô; 13.000 h. Soie.
Patrie de Carmagnola. c.rmagnoU.
Câ>riI13,g^lIol£l (Francesco Bussone, dit), condottiere italien, né à Carmagnola, m. à Venise en 1432. U fut au service de Philippe -Marie Visconti, duc de Milan, puis de la république de Venise, qui le fit décapiter.
carmagnole n. f.
t este à basques étroites, à revers et collet renver^s, et à plusieurs rangs déboutons. )Elle fut apportée en France par des ouvriers piémontais, originaires de Carmafi no la . et les fédérés marseillais l’impor- Homme vêtu de la carmagnole (A ). tèrent à Paris, où elle fut adoptée par les révolutionnaires.) Par ext. n. m. Révolutionnaire. Soldat de la première République.
Carmagnole (la), chant révolutionnaire qui date de 1 époque où Louis XVI fut enfermé au Temple, mais dont on ne connaît ni l’auteur, ni l’origine du
ThuDiaa Carlyle.
titre. Elle eut une vogue prodigieuse, et, lors de la Terreur, elle devint l’accompagnement habituel des Allegro .
Ma-dam'Ve to a vait pro-mis De taire é- gorger tout Pa-
s. Ma - dam’ Ve to a-vait pro-mis De faire é - gor •
ger tout Pa-ris. Mais son coup a man qué Grâce à nos ca-non-
-nié: Dan- sons la car-ma-gno-le, Vi-ve lè son.Vi-ve le
Carme,
son , 0^-5ons b car'ma-gno-le.Vt.ve le son du ca-non!
La Carraagnule.
exécutions. Bonaparte, premier consul, l’interdit en même temps que le Ça ira.
C&rilia,llie [ni], province de l’ancien empire des Perses, formant actuellement le territoire de l’Afghanistan. Capit. Carmana.
Ca,rilia,lltilie n. f. Nom français des justicies, Carmarthen. v. caermarthen.
Carmaux [mô], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 13 kil. d’Albi ; 10.890 h. (Carmausins). Houille, verrerie, briqueterie. Ch. de f. M. — Le cant. a 6 comm. et 16.640 h.
carme n. m. (altérai, de came ; du lat. fjuaternum, réunion de quatre choses). Au jeu de trictrac, coup qui amène les deux quatre.
carme n. m. variété de pigeon, dont la tête est ornée en arrière d’une touffe de plumes redressées en forme de coquille, (On l’appelle aussi pigeonhirondelle).
carme n. m. Religieux de l’ordre du Mont-Carmel. Carmes déchaux ou déchaussés, ceux qui vont nu-pieds : l'ordre des carmes, fondé en Palestine au xiK siècle, s'introduisit en France sous Louis IX.
— Encyol. Vers 1166, le croisé calabrais Berthold se retira sur le mont Carmel, et réunit autour de lui un certain nombre d’ermites. Ils reçurent leur règle definitive d’innocent IV, en 1245. Les frères carmes de l'ordre de la bienheureuse Marie du Mont- Carmel, mis au nombre des frères mendiants, se propagèi’ent rapidement. Leur règle fut adoucie par Eugène IV en 1431, ce qui provoqua la scission entre observantins et conventuels ou mitigés. La réforme accomplie en 1564 par saint Jean de la Croix sur les conseils de sainte Thérèse produisit la nouvelle observance des carmes déchaussés ou déchaux. En France, les carmes furent établis par saint Louis, en 1264. Ils s'établirent en 1309 au couvent de la place Maubert (Paris). Les carmes mitigés ou billettes avaient leur communauté rue des Archives, et les carmes déchaux rue de Vaugirard, dans l’édifice qui fut le théâtre des massacres de Septembre, et où est installé aujourd'hui l'Institut catholique.
Carmel (mont), montagne de la Syrie, qui fait partie du massif du Liban. Vaste grotte, dite l'Ecole des prophètes.
Carmel (ordre de N.-D.-du-Mont-), et, parabrév., le Carmel. Outre les carmes et les carmélites (v. ces mots), plusieurs établissements religieux portèrent ce nom : 1» la congrégation de N.-î).- du- Mont- Carmel, instituée en 1447, pour soigner les malades, instruire les enfants ; 2» les religieuses pénitentes du Mont-Carmel, fondées en 1662 ;
3“ la confrérie du Mont-Carmel tVorire des chevaliers de N.-D.-du-Mont-Carmel, fondé en 1606 par Henri IV, mais qui fut réuni à l'ordre de Saint-Lazare dès 1608.
carmeline n. f. (esp. carmelina).'Laine de vigogne. Adjectiv. : laine carmeline.
carmélite n. f. Religieuse de l’ordre du Mont-Carmel. Carmélites déchaussées, celles qui vont nu-pieds : la règle des camnélites est très sévère. Adj. invar. D’un brun pâle : des robes carmélite. Substantiv. n. m. : préférer le marron au carmélite.
— Enctct.. Fondé en 1451 par Jean Soreth, qui lui donna une règle analogue à celle des carmes mitigés, approuvé par Nicolas V, cet ordre se multiplia aux Pays-Bas et en Espagne, où sainte Thérèse, au xvi® siècle, le ramena à son austérité primitive.
Les carmélites réformées furent approuvées par Pie IV en 1562; elles sont rigoureusement cloîtrées. La réforme de sainte Thérèse fut introduite en France par M““' Acarie (Marie de l’Incarnation), avec l’aide ducardinaldeBérulle.Lcursmaisons du faubourg Saint-Jdbques, à Paris, où se retira M'h de La Vallière, et de Saint-Denis, qui reçut Louise de France, troisième fille de Louis XV, sont célèbres. Les carmélites portent une robe de bure, un voile noir et un long manteau de laine blanche.
Carmen, opéra comique en quatre Carméiu«, actes, livret de H. Meilhac et L. Ilalévy, tiré de Carmen, nouvelle de Prosper Mérimée, musique de G. Bizet (1875). Par amour pour la gitana Carmen, Don José, brigadier aux dragons, déserte et se fait contrebandier ; il finit par tuer sa maîtresse, qui l’avait abandonné pour l’amour d'un toréador. Partition belle dans toutes ses parties. Œuvre pathétique. pittoresque et puissante. Parmi les passages les plus connus, citons : la habanera, l'Amour est enfant de Bohème', la chanson bohème, les Tringles-, la chanson du toréador; la scène de séduction. Si tu m'aimais ; l’air de Micaëla ; le trio des cartes, etc.
CAR
Cat’môïl Sylva, pseudonyme de la reine Elisabeth de Roumanie. 'V. Elisabeth.
CarmBllta. Myth. rom. Nymphe des eaux d’un caractère prophétique.
Carmignano, v. d’Italie (Toscane, prov. de Florence) ; 10.900 h. Vins.
carmin n. m. (de kermès, et minium). Matière colorante d’un rouge éclatant, généralement tirée de la cochenille : mettre du carmin. La couleur tilemème. Fig. : des lèvres de carmin. Adj. invar. : des jupes carmin.
— Ency. L. Teint. On distingue divers types de carmins, employés surtout en teinture. Pour obtenir le carmin de cochenille, on traite la cochenille par l’alun ou des sels acides (peinture, teinture, confiserie) ; pour le carmin de carthame, on dissout, puis on précipite la carthamino (teinture de la soie en rouge cerise). On obtient le carmin de garance en délayant des fleurs de garance dans l’acide sulfurique, puis on verse le tout dans une grande quantité d’eau ; le carmin alors se dépose (teinture rouge brique). Pour le carmin d'indigo simple, double ou triple, on traite par le carbonate de soude en excès une dissolution sulfurique d’indigo (teinture en bleu.. Le carmin d'orseille se fait en épuisant l'orseillo par l’eau, puis on évapore à haute température. Le carmin de pourpre est dérivé de l’acide urique (teinture en rouge). Pour le carmin de naphtaline, on mélange des dissolutions de naphtaline dans l’acide acétique et d’acide chromique dans l’acide acétique (teinture rouge, soie, laine et coton).
En céramique, on appelle carmins les couleurs roses qu’emploient les peintres sur porcelaine. On distingue : carmins tendre et dur ; pourpre carminée ; carmin cramoisi ou rubis ou pourpre riche. Ils s’extraient de l’or précipité (pourpre de Cassius).
carminatif, ive adj. (du lat. carminare, supin carminatum, carder, nettoyer). Se dit des remèdes qui ont la propriété d’expulser les vents des intestins. N. m. ; la mélisse, la sauge, l'anis, le cervi, le fenouil, la coriandre sont des carminatifs.
carmin© n. f. Matière colorante rouge de la cochenille et du kermès.
carminé^ e adj. Qui renferme du carmin : laque carminée.
earminer [ne'l v. a. Colorier ou teindre en carmin : earminer de la soie.
carminique adj. Sc dit d’un acide extrait de la cochenille.
Carmoua, v. d'Espagne (prov. de Séville) ; 17.500 h. Draps, savons. Belles ruines romaines et mauresques.
Carmontelle (Louis Carrogis, dit), peintre, graveur et auteur dramatique français, né et m. à Paris (1717-1806) ; auteur d’amusants Proverbes. Il fut vraiment le créateur de ce genre de théâtre. Ses portraits à la plume sont très spirituels.
Cartnosine, comédie en trois actes et en prose, par A. de Musset, tirée d'une nouvelle de Boccaoe (1865). La fille d’un médecin de Palerme s’est éprise du roi Pierre d’Aragon, qui. de concert avec la reine sa femme, guérit la jeune fille de sa passion, et la marie honorablement.
Carnabot [6oj n. m. Eteignoir monté à l’extrémité d’un long manche.
Carnac [nak], comm. du Morbihan (arr. de Lorient), sur la baie de Quiberon ; 3.160 h. Ch. f. Orl. Célè bres alignements mégalithiques. Station balnéaire.
Alig^nemeols de Caruac.
Carnac ou Karnak, village de la haute Egypte, qui s’élève sur les ruines de Thèbes. Beau temple d’Ammon.
carnage n. m. (liai, camag g io). Chair qui sert de pâture aux bêtes féroces, ou qu’on donne aux chiens de chasse. Massacre, tuerie : les croisés firent, à Béziers, un affreux carnage des albigeois, en 1209.
carnaire [nè-re] adj. Qui vit de la viande ou sur la viande.
carnal n. m. Mar. anc. Grand palan de la galère, aux xvi« et xvii» siècles.
camallite n. f. chlorure naturel de potassium et de magnésium.
Carnarvon. Géogr. V. Caernarvon.
carnasse [na-se\ n. f. Matière tendineuse et membraneuse, qui sert pour la fabrication de la colle forte.
carnassier [na-si-fl, ère adj. Qui se repaît généralement de cÈair crue et en est avide : le ti<^re est carnassier. N. m. pl. Ordre de mammifères à dents canines, incisives et molaires, à ongles aigus, comprenant les lions, les chiens, les chats, etc. : les carnassiers poss<)dent une molaire spéciale tranchante, dite dent carnassière.
S. un carnassier.
carnassière [na-si] n. f. Sac en filet pour mettre le gibier. (On dit
aussi GARNIER.)
carnation (si-on] n. f. (du lat.
caro, camis, chair). Teint, coloration, apparence des- chairs d'une personne tion. Peint. Coloris des chairs : le Titien excelle dans la peinture des carmations. lilas. Se dit dos parties du corps humain représentées au naturel, c’est-à* dire de couleur chair.
Caruusbiere.
belle cama-
CAR
CAR
carnaval n. m. (ital. camevale). Temps destiné aux divertissements, depuis le jour des Rois ou Epiphanie jusqu’au mercredi des Cendres. Mascarades, réjouissances qui ont lieu pendant ce temps : le carnaval de Nice est très couru. Par ext. Mannequin grotesque qui personnifie le carnaval. Pe'rsonne bizarrement accoutrée ; désordre grotesque : c'est un vrai carnaval. PI. des carnavals.
— Encyol. Issu de fêtes païennes, romaines ou gauloises, le carnaval subsista après l'avènement du christianisme, qui en fit coïncider les réjouissances avec les fêtes de Noël, du jour de l'An et de l'Epiphanie. L’influence de l’Italie mit en vogue les mascarades publiques.
Les bals masqués de l’Opéra, institués en 1713, contribuèrent à ranimer le carnaval qui, après la Révolution, reprit avec fureur dès 1799. Aujourd’hui, le carnaval a beaucoup perdu de sa vogue d'autrefois. En France, il est encore célébré à Nice avec entrain.
Carnaval de Venise ( le ), chanson vénitienne, transcrite pour violon et rendue célèbre par Paganini qui écrivit sur ce thème vingt variations.
Carnette n. f. Bord saillant du goulot des petits flacons de verre.
Carnier [jji-é] n, m. Carnassière.
CarnièreSjCh.-l. dec. (Nord), arr.etàll kil. de Cambrai, sur un affluent de l'Erelin ; 1.360 h. Ch. de f.N. Brasseries, tissages. ■ — Le cant. al6 comm. etSl.OOUh,
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carnavalesque [lés-te] adj. Qui tient du carnaval : folies carnavalesques.
Carnavalet (hôtel), situé à Paris, à l’angle des rues des Francs-Bourgeois et de Sévigné, célèbre par le séjour qu’y fit M“'= de Sévigné. Construit par Jean Goujon et par Jean Bullant, cet hôtel doit son
Musée Carnavalet, à Paris.
nom à Mrae de Kernevenoy (par corruption Carnavalet), qui l’acquit en 1578. Il reçut des agi'andissements de Du Cerceau, puis de Mansard. Sa façade est ornée de sculptures de Jean Goujon. La ville de Paris a acquis en 1866 cet hôtel, où elle a installé son musée municipal, dont le principal attrait consiste en de précieuses collections de l’époque révolutionnaire.
carne n. f. (du lat. cardo, inis, gond). Angle saillant d'une pierre, d'une table.
carne n. f. (ital. came). Pop. Mauvaise viande. Injure grossière, équivalant à charogne. Mauvais cheval.
carné, e adj. (du lat. caro, carnis, chair). Bot. Couleur de chair ; œillet carné.
Carné (Louis, comte de), homme politique et historien français, né et m. à Quimper. (1804-1876) ; auteur d'Etudes sur les fondateurs de l'unité française.
Carnéade, philosophe grec (219-126 av. J.-C.). Il fut envoyé comme ambassadeur à Rome en 156. Il fut le chet de la Nouvelle Académie et le fondateur du probabilisme. Selon Carnéade, ni la représentation ni la raison ne peuvent nous fouimir un critérium de certitude ; le sage devra donc se borner à approuver {'probare) telle représentation qu’il jugera plus vraisemblable, carneau ou car-
nau [ndjn.m. Ouverture ménagée dans les voûtes des fours pour le passage des flammes.
carneau [ndj n. m.
Variété de pigeon domestique, à plumage brun varié de blanc, qui peuple les colombiers dans le nord de la France.
Carnegie (Andrew), manufacturier et philan- 'thrope américain, né à Dunfermline (comté de Fife, Ecosse), m. à Lenox (Massachusetts) ;I835-1919]. Ayant débuté à treize ans dans une filature aux appointements de 5 dollars par mois, il devint le Hoi du fer. Il fonda des bibliothèques, des musées, des laboratoires, des instituts, etc.
carnèle ou carnelle [nè-ié\ n. f, Bordii7e
qui entoure le cordon de la légende, dans certaines monnaies.
carnGler [ié] v. a. (Change e en é devant une syllabe muette : je carnèle, il camclera.) Orner d’une carnèle : eameler des monnaies.
Le carnaval de Venise.
Carnières, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin), sur la Haine ; 7.800 h. Houille.
Carnifleation [si-on] n. f. Transformation de ceidains tissus en une matière compacte qui rappelle le tissu musculaire.
carnifier [Æ-e] (se) v. pr. (Se conj. comme prier.) Acquérir la consistance des parties charnues.
carniforme adj. (du lat. caro, carnis, chair, et de forme). Qui a l’apparence de la chair.
Carnine n. f. Alcaloïde de l’extrait de viande.
CaTniole (en allem. Krain), province de la Yougo-Slavie ; 525.000 h. Ch.-I. Laybach. Belles grottes et lacs souterrains, en pays calcaire.
Carniques (Alpes), nom donné à une portion des Alpes orientales comprise entre l'Eisach, affl. de l’Adige, et le nœud du Triglau.
carniure n. f. Développement extraordinaire qu’en certaines circonstances prend un bourgeon de vigne.
carni'YOre adj. et n. (du lat. caro, carnis, chair, et vorare, dévorer). Qui se nourrit plus ou moins régulièrement de chair : l'homme est carnivore, mais non pas carnassier. Plantes carnivores, nom donné à certaines plantes qui peuvent capturer des insectes par une disposition spéciale de leurs organes ; la dionée est le type des plantes carnivores. N. m. pl. Syn. de carnassiers.
carnivorité n. f. Caractère distinctif des êtres carnivores, consistant en leur appétit pour la chair.
Camoët, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 40 kil. de Guingamp ; 2.380 h. Chapelle de Saint- Gildas. Plomb argentifère, cuivre, fer.
carnosité [zi-té] n. {. Mêd. anc. Excroissance charnue qui se développe sur les muqueuses, notamment sur celle de l’urètre.
Carnot [no], comm. d’Algérie (dép. d’Alger), arr. d’Orléansville, près du Chélift ; 4.00Ü h.
Carnot (Lazare), conventionnel français, né à Nolay (Côte-d'Or), m. à Magdebourg (1753-1823). Savant mathématicien, il était officier du génie en 1789, président de la Convention en 1794, et membre du comité de Salut public.
11 créa les quatorze armées de la République, et traça tous les plans de campagne ; il fut surtout l'Organisateur de la victoire.
Tenu à l'écart par Napoléon 1er en raison de ses convictions républicaines, il fut cependant, en 1814, chargé de la défense d’Anvers, oU il se couvrit de gloire. Membre de l’Académie des sciences. Exilé par la Restauration, il mourut à Magdebourg. — Lazare Carooi.
Son fils aîné, Nicolas-
Léonard-Sadi, né et m. à Paris (1796-1832), se consacra aux recherches scientifiques et étudia les lois de la chaleur. Il est le véritabl„ fondateur de la thei’modynamique. — Son second fils, Hippolyte, né à Saint-Omer, m. à Paris (1801-1888) ; homme politique français, fut membre du gouvernement provisoire de 1848. H fit de louables efforts pour organiser l’instruction gratuite.
Carnot (Marie- F ranç O i s-Sad i), fils d'Hippolyte, ingénieur et homme politique français, né à Limoges, m.
à Lyon, assassiné par Caserio, anarchiste italien (1837-1894). Il fut à plusieurs reprises ministre des finances, et se distingua par son intégrité. Elu président de la République française en 1887, il montra une sadi Carnot,
parfaite correction dans
l'accomplissement de ses devoirs constitutionnels. Son corps a été placé au Panthéon à côté de celui de son illustre aïeul Lazare Carnot. — Son frère Marie-Adolphe, né et m. à Paris (1839-1920), fut directeur des études à l'Ecole nationale des mines et membre de l'Académie des sciences.
Carnot (cycle de). V. cycle.
Carnot (principe de), principe de thermodynamique énoncé par Carnot iNicolas-Léonard-Sadi) : H n'y a pas transformation de chaleur en travail sans l'emploi de deux sources à des températures différentes.
carnet [nè] n. m. (lat. quatemum). Petit livre de notes, de comptes : carnet d'échéances. Petite galerie de mine destinée à l’aérage.
carnotlte n. f. Minerai qui renferme 64 p. 100 d'oxyde d'uranium. (C’est un vanadate d'uranium et de potassium hydraté, dans lequel on trouve du radium.)
Carnotville, poste du Dahomey, fondé en 1895 par le gouverneur Ballot, sur une branche de l'Oiiémé.
Carnoules, comm. du Var, arr. et à 34 kil. de Toulon; 1.086 h. Huileries. Embranchement de ch. de f. P.-L.-M.
Caruutes, ancien peuple de la Gaule, au temps de J. César. Il occupait le pays de Chai-tres.
Carnyx [niA-s.s] n. f. Trompette gauloise, qui rendait un son très fort et très aigu.
Caro,
:omm. du Mor- Dihan, arr. et
comm.
bihan, arr. et à 10 kilom. de Ploërmel ; 1.570 hab. (Carotins).
Caro (Annibale), poète italien, né à Civita-Nova, m. à Rome (1507-1566). Sa Iraduction en vers de l'Enéide est célèbre. Ses Lettres familières sont un modèle de la bonne prose italienne.
Caro (Elme-Marie), philosophe spiritualiste et moraliste français, né à Poitiers, mort à Pai'is (1826- 1887). Membre de l’Académie française. On lui doit de fines études de littérature et de morale : l’Idée de Dieu et ses nouveaux critiques; le Matérialisme et la Science; le Pessimisme au xix' siècle; etc.
carobatano n. f. Ancien nom de la bombarde.
Carocha [rot'-cha) n. f. (mot espagn.). Bonnet de carton en forme de pain de sucre, et couvert de flammes et de figures diaboliques, que portaient les condamnés dans les autodafés. ^
Caro-Del'Vaille (Henri), peintre fi’ançais, né à Bayonne en 1876 ; a peint la femme dans un intérieur moderne.
CStTOgJXe [ro-gne] n. f. (forme picarde de charogne). Pop. Femme débauchée, méprisable.
Carolo n. f. Vieille danse ou ronde au moyen âge.
Caroler [Zé] v. n. Danser ou tourner en rond.
carolin, e adj. Qui a rapport à Charlemagne ou à Charles-Quint.
Caroline, nom de deux Etats de l’Amérique du Nord : Caroline du Nord et Caroline du Sud. Lie premier, ch.-l. Raleigh, a 2.206.000 h. Culture du riz, du tabac et du coton ; le second, ch.-l. Columbia, a 1.515.000 h. ; céréales, vastes forêts. (Hab. Caroliniens. )
Caroline (Mathilde), reine de Danemark, née et morte à Celle [Hanovre] (1751-1775). Sœur de George III roi d’AngleteiTC, femme de Christian VH roi de Danemark, elle gouverna, après la folie de son mari, avec son amant, l’énergique et habile Struensée ; elle fut renversée par une conjuration, et mourut en prison, apres trois ans de captivité.
Caroline (Amélie de Brunswick-'Woleenbottel), femme de George IV, née à Brunswick, m. à Londres (1768-1821) ; célèbre par ses démêlés scandaleux avec son mari.
Caroline Bonaparte, v. Bonaparte.
CarolineS (îles), archipel de l’Océanie; 39.000 h. de race malaise et polynésienne. Riches produits tropicaux. Ancienne possession espagnole, puis allemande, qui appartient au Japon depuis 1919.
carolingien, enne f;i-m, è-ne] adj. (de Carolus n., en lat., de Charlemagne). Qui appartient, ou qui est relatif à la dynastie des Carolingiens.
Carolingiens yï-mj ou Carlovingiens [ji-in], seconde race des rois de France, qui tire son nom de Charlemagne, et qui régna de Pépin le Bref à Louis V (751-987). — Un Carolingien ou Carlovingien. V. France.
Carolinien, enne Ini-in, è-ne], habitant ou originaire des Carolines. Adj. : mœurs caroliniennes.
CarolleS, comm. de la Manche, arr. et à 19 kil. d’Avranches ; 520 h. Ch. de f. Plage de sable.
Carolorégien, enne [ji-in, è-ne ], habitant ou originaire de Charleroi ; les Carolorégiens. Adjectiv. ; population carolorégienne.
carolUS [Z«s.s] n. m. Ancienne monnaie de billon alliée d'argent, émisepar Charles (Carolus) VIII, et qui continua àêtre employée comme monnaie decomptëjusqu’à la fin du xviii« siècle.
CarolUS Dura,n (Charles Durand. dit\ peintre français, portraitiste de valeur, directeur de l’Ecole française de Rome, né à Lille, m. à Paris(1837-1917). Membre de l'Académie des beauxarts en 1904*. Citons de lui:
r Assassiné., la Dame au gant, œuvres d'une exécution libre et vigoureuse.
Caromb, comm. de Vaucluse, arr. et à 9 kil.
de Carpentras; 1.930 h.
Huileries.
caron n. m. Bande de lard dont on a retiré le maigre. Mélange d’orge et de ii’oment semé dans un même champ.
Caron ou Charon,
nocher des Enfers, qui passait, dans sa barque, sur le Styx, les âmes des morts. Il était vieux et avare, et ne consentait à porter de l'autre côté du fleuve que les morts qui avaient une obole, prix du passage. De là était venu rusage de mettre une obole dans la bouche des cadavres avant de les ensevelir. Ceux qui n’araient pas reçu les honneurs de la sépulture étaient condamnés à errer cent ans sur les bords du Styx avant d'entrer aux Enfers. {Myîh.) — A ce nom se rattachent les locutions populaires la barque de Caron et passer le Styx, par lesquelles on rappelle les fonctions du vieux nocher. On fait aussi allusion à l'obole, aux ombres qui erraient sur les bords du Styx.
Carolus Ouran.
Carolus de Charles VllI,
CAR
CAR
Caron ou Carron (François), navigateur et armateur français, né à Bruxelles, m. dans un naufrage devant Lisbonne eu 1673.
Caron (Augustin-Joseph), né en 1774, lieutenant-colonel sous le premier Empire. Il fut, en 1820. le chef de la conspiration dite de Belfort.'F\xsillé à Strasbourg en 1822.
Caron (Rose Meunier, dame), cantatrice française, née à Moncrville en 1857. Soprano remarquable, elle a chanté avec un grand succès Sirurd, Lohengrin, IsxW alrfvrie et les grands rôles „ p
du répertoire : Faust^ les
Huguenots, Don Juan, etc,. Elle a professé au Conservatoire.
caronade n. f. (angl. carronade). Canon court, en usage jadis dans la marine : les caronades étaient plus légères que le< canons, mais tiraient moins juste.
ca roneulaire \lè-re] adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à une caroncule.
caroncule n. f.
(lat. caruncula). Nom de divers organes charnus, Caronade.
de couleur rougeâtre.
CaronCUlé, e adj. Muni d’une ou plusieurs caroncules.
caronculeux, euse [leü, eu-ze] adj. Qui est We la nature de la caroncule.
Carondelet, famille bourguignonne devenue belge à la fin du xv» siècle. Un de ses membres, Jean DE Carondelet, né à Dôle, m. à Malines (1428-1502), fut désigné par Charles le Téméraire comme commissaire à la rédaction de la Coutume de Bourgogne.
Caropolitaln, e rtin, i-ne], habitant ou originaire de Charleville ; tes Caropolitains. Adjectiv. : coutumes caropolitaines.
carotide n. f. (gr. karôtis, tdos). Artères situées des deux côtés du cou et qui portent le sang du coeur à la tête et à la face : il y a de chaque côté une carotide primitive, qui se divisise en « carotide externe » et « carotide interne ». Adjectiv. : l’artère carotide.
— Encycl.
Les carotides primiti v e s naissent, celle de droite du tronc brachiocéphalique, celle degauche directement dd'aorte.Près d U cartilage thyroïde, elles se divisent chacune en carotide externe et en carotide interne, qui vont porter le sang à la face et en partie au cerveau. La section des carotides est presque toujours mortelle ; il n’y a en effet chance de salut que si l'on peut faire la ligature rapidement.
carotidien, enne [di-in, è-ne] adj. Qui appartient à la carotide.
Carotique adj. Pathol. Qui a rapport au carus ; qui est de la nature du carus.
1. Carotide primitive ; 2. Carotide interoe. {Se distribue a l’intérieur du crâne. J ; 3. Carotide externe; 4. Thyroïdienne supérieure; 5. Linguale; 6. Faciale;?. Occipitale ; 8. Auriculaire postérieure: 9. Maxillaire interne.
carottage [ro-ta-je\ n. m. Fam. Tromperie.
carotte fro-te] n. f. (lat. carota). Genre d'ombellifèrcs comestibles, d’Europe et d’Amérique. La racine de ces plantes : la carotte contient une assez
forte proportion de sucre. Feuilles de tabac roulées et tordues en corde. Fig. et pop. Artifice, ruse, petite tromperie. Carotte de longueur, histoire tout à fait mensongère pour extorquer quelque chose. Tirer une carotte a quelqu'un, lui extorquer quelque chose en le trompant. Jouer la carotte, d'une façon mesquine, en se livrant le moins possible,
— Encycl. La carotte proprement dite ou carotte sauvage, qui croit principalement dans les terrains wloaires et marneux, est regardée comme le type des variétés cultivées, qui peuvent se répartir en
quatre groupes : blanches, jaunes, rouges, violettes. Toutes les terres, pourvu qu’elles soient riches naturellement ou bien fumées, ameublies et fraîches, conviennent à la carotte. On la sème de la fin de l'hiver aux premiei-s jours do mai. Elle est lente à sortir. Les feuilles ou fanes, aromatiques, constituent un excellent fourrage, que Ton consei-ve empilé avec du sel. La carotte contient du sucre, des phosphates, des sels alcalins, une huile volatile excitante et aromatique. Le jus de carotte sert à colorer artificiellement le beurre. En médecine, la carotte, à laquelle on attribuait jadis de nombreuses propriétés, n'est presque plus utilisée actuellement.
carotter [ro-té] v. n. Pop. Jouer la carotte. 'V. a. Tromper : carotter un ami. Tirer quelque chose de quelqu'un par des mensonges, des ruses adroites : carotter de l'argent, du vin.
Carottenr, euse [ro-teur, eu-ze] n. Pop. Qui carotte. (On dit aussi carottier, ère.)
Carottiue [ro-ti-ne] n. f. Matière colorante jaune des carottes, qui se trouve aussi dans les fruits, les tomates, les potirons, etc.
caroube ou carougen. f. Fruit du caroubier, caroubier [ôi-é] n. m. Genre de légumineuses césalpiniées, comprenant des arbres méditerranéens, à bois rouge et dur, employé dans la marqueterie.
— Encycl. Le caroubier croît sur tout le littoral de la Méditerranée. Il peut atteind r e 12 mètres de hauteur, et son tronc a parfois 2 mètres de circonférence.
Le fruit est une silique, qui renferme une pulpe sucrée très agréable.
On utilise les caroubes à la confection de confitures, d’une liqueur fermentée, et elles peuvent très bien entrer dans l’alimentation des boeufs et des chevaux. O n empl oie le bois sous le nom de carouge pour l’ébénisterie. caroubleur n. m.Arj.Voleuravec fausses clefs, carouge n. m. Nom vulgaire des oiseaux du genre xanthornis. Fruit du caroubier.
Carouge, v. de Suisse (cant. de Genève), sur l’Arve; 7.50Ü h. Horlogerie. Métallurgie, papeteries.
Carpaccio [pa-tchd] (Vittore), peintre vénitien, né et m. à Venise (vers 1450-vers 1825), auteur de charmants tableaux religieux : la Légende de sainte Ursule, etc. '
Carpani (Giuseppe), poète et musicographe italien, né à Villalbese, m. à Vienne (1752-1825) ; auteur d’études sur Haydn et Rossini.
CarpatheS. Géogr. v. Karpathes.
Caroubier : A, fleur mâle ; B., fleur femelle; C, fruit.
Carpe.
carpe n. f. (lat. carpa). Genre de poissons d’eau douce, famille des oypnnidés. Fig. Saut de carpe, bond à plat ventre et en se retournant sans se servir des mains. Muet, ignorant comme une carpe, gardant un silence absolu, tout à fait ignorant. L'aire des yeux de carpe pâmée, faire les yeux blancs. Bâiller comme une carpe, souvent et largement.
— Encycl. Ichtyol. et pe’cA. La carpe commune ne dépasse pas 1 mèti’e de long, ni un poids de 20 kilogrammes. C'est un poisson de fond, et qui se plaît dans la vase. Aussi, avant de la livrer à la consommation, la met-on dégorger quelque temps dans les viviers. Quoique très vorace, elle est très méfiante, et, par conséquent, difficile à pêcher. Ferrée, elle se débat furieusement ; aussi est-il nécessaire de faire usage d’une ligne à moulinet(canne forte, soie solide, florence moyenne, hameçon n“ 6 ou 8); les meilleurs appâts pour la pêcher sont la grosse fève cuite, la pâte, le blé cuit, les vers cannelés, etc. La chair de la carpe est estimée.
— Art culin. Carpe à la marinière. La carpe, vidée et écaillée, est farcie d'une farce à quenelle ; coudre l'ouverture du ventre. Piquer de lardons fins un espace carré sur le dos de la carpe dépouillé de son épiderme. Foncer ime poissonnière, dans laquelle on met la carpe et du court-bouillon au vin blanc. Avec la cuisson faire une sauce brune, que l’on fait réduire en y ajoutant du jus de champignon frais. Ivier et passer à travers un linge. Garnir la carpe de champignons, de petites pommes de terre, de laitance et d'olives blanchies. On sert aussi la carpe en matelote.
carpe n. m. (gr. karpos). Squelette du poignet. (Le carpe se compose de huit os disposés en deux rangées.)
carpeau [pu] n. m.
et carpette fpé-tc] n. f.
Petite carpe, jeune carpe.
Carpeaux [pd]
(Jean-Baptiste), s c u 1 p teiir français, né à Valenciennes, m. à Courbevoie (1827-1875). H a orné de ses oeuvres, pleines de mouvement, où l’énergie n’exclut ni la délicatesse ni la grâce, plusieurs monuments de Paris. Citons de lui ; Jeune pécheur napolitain, le fameux groupe de la Danse, à l'Opéra, la fontaine de l'avenue de l'Observatoire, le fronton du pavillon de Flore.
Carpeaux.
carpe diem, loc. lat. signif. Mets à profit le jour présent. Mots d’Horace [Odes, I, 11, 8), qui aime â rappeler que la vie est courte et qu'il faut se hâter d'en jouir.
carpellaire [pèl-a-re] ou carpellien, euue [pèl-li-in, è-me] adj. Qui se rattache au carpelle. Qui est de la nature du carpelle.
carpelle [pè-le] n. m. (du gr. karpos, fruit). Organe foliaire primitif de Tovaire d'une fleur et de son fruit.
Carpentarie [pan-ta-rî\ (golfe de), golfe de la côte septentrionale de l’Australie.
Carpenter (miss Mary), philanthrope anglaise, née à Exeter, morte à Bristol (1807-1877). Elle s'est occupée d’améliorer . le sort des femmes, ainsi que le régime pénitentiaire.
Carpentier (Jacques), philosophe français. V. Charpentier.
Carpentier (Georges), célèbre boxeur français, néàLiévin(Pas-de-Calai3) en 1894; son jeu scientifique, élégant et rapide, lui a valu des succès retentissants.
Carpentras [pan-trass], ch.-l. d’arr. (Vaucluse), sur TAuzon, s.-affl. du Rhône, et sur le canal de Carpentras;