‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 410 sur 1225 · h. {Céioniens). Ganteiùe · texte numérisé non relu

h. {Céioniens). Ganteiùe

cétone n.f. Clmn.Nom donné aux composés analogues à l'acétone, et caractérisés par un groupement fonctionnel particulier. cétoine

cétoniidés [dé] n. m. pl. Famille de coléoptères lamellicornes, qui vivent sur les fleurs ou dans les débris végétaux, et dont le genre cétoine est le type. S. un cétoniidé.

cétraire [trè-re] n. m. Genre de liehens, qui croissent sur la terre, et dont une espece {cétraire ou lichen d'Islande) sert à préparer une pâte pectorale.

Cette, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 26 kil. de Montpellier, port actif entre la Méditerranée et l'étang de Thau; 36.500 h.{Cettois). Ch. de f. M. Ecole navale d'hydrographie.

Grand commerce de vins.

Cette est. en même temps que le cheflieu, la seule commune du canton.

Cettigne ou Cétigné, V. de Yougo-Slavie, anc. capitale du Monténégro ; 3.000 h. Fabi’ique de cartouches.

Cettivayo, chef des Zoulous, contre lequel les Anglais eurent à lutter en

Ceuta, V. d'Afrique, au N. du Maroc ; appartient à l'Espagne; 10.000 h. Port sur la Méditerranée, en face de Gibraltar.

C6UX, celles [scil, sè-le] pron. dém. V. celui. Ce'Va, ville d'Italie (Piémont, prov. de Conij, sur le Tanaro. 5.340 h. Soie. Jadis, place forte importante. Cévade n. f. Ancien nom donné â l'avoine.

Armeâ de Celte.

lie de Ceylan.

Cévadille [il mll.,e] n.f Genre de mélanthacées, comprenant des plantes vivaces originaires du Mexique, et dont les graines pulvérisées constituent la poudre de capucin. (Très employée autrefois, â l'intérieur, contre le ténia, cette poudre ne s'emploie plus qu'à l'extérieur, contre les poux ; encore son usage est-il dangereux.)

Cévennes, montagnes du centre de la France, qui forment comme le talus oriental du massif Central français. Dans son acception propre, le nom de Cévennes n’.est donné qu'aux montagnes qui s'étendent du dèp. de l'Aude (Montagne Noire) à celui de la Loire (monts du Beaujolais et du Charolais) ; mais quelquefois on désigne à tort sous ce nom la série des montagnes qui se prolongent jusqu'au plateau de Langrcs. Les principaux sommets sont ; le Mézene (1.754 m.), le Gerbier-de-Jonc (1.551 m.), le Pilât (1.434 m.). le massif du Lozère (pic de Finiels (1.702 m.), l'Aigoual, le pic de Nore, dans la montagne Noire (1.210 m.), etc. (Hab. Cévenols.}

Cévennes {guerre des), guerre religieuse provoquée par la révocation de l'édit de Nantes (1685), et où furent commises d'affreuses cruautés. V. camisards.

Cévenol, e, habitant ou originaire des Cévennes : les Cévenols. Adjectiv. : costumes cévenols.

Cèvienne n. f. Géom. Cévienne d'un triangle, droite quelconque qui passe par un sommet du triangle.

Ceylan [sé-ianl, île au S. de ITIindoustan, dont elle est séparée par le détroit de Palk; appartient aux Anglais ; 4.110.000 h. {Cingalais ou Cinghalais). Capit. Colombo. Pierres précieuses, rubis et saphirs ; végétation tropicale, thé, épices.

CeySSac, comm. de la Haute-Loire, arr. et à 5 kil. du Puy ; 334 h. Curieuses grottes, au nombre d'une quarantaine et formant quatre à cinq étages.

céyx [sé-ifo’s] n. m. Genre d'oiseaux passereaux lévirostres, renfermant de beaux martins-pêcheurs de la région malaise.

Céyx. Myth. gr. Fils d Hespéros et époux d'Alcyone.

Ceyzériat [sé-zé-ri-a], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 8 kil. de Bourg, sur la Vallière. s. -affl. de la Saône ; 930 h. ; ch. de f. P.-L.-M. Lignite. — Le cant. a 14 comm. et 6.800 h.

Ceyzérieu, comm. de l’Ain, arr. et à 11 kil. de Belley, près du Séran ; 1.260 h.

CéZRC, comm. de la Gironde, arr. et à 25 kil. de Blaye, sur un affl. du Moron; 1.410 h. Vins.

Cézallicr, chaînon montagneux, d’origine volcanique, qui relie le massif du Cantal à celui des monts Dore. Culmen, le mont Luguet, à 1.555 m. d'altitude. Pâturages.

Cézanne (Louis-Joseph-Emest), ingénieur et homme politiquè français, né à Embrun (1830-1876).

Cézanne (Paul), peintre impressionniste français, né et m. à Aix (1839-1906). Il a peint des natures mortes et des paysages de Provence.

Cèze(ia), riv. qui a sa source dans la Lozère, passe à Bagnols et se jette dans le Rhône (rive dr.) ; 100 kil.

Cf. Abrév. de l'impératif latin confier (compare .

Cg. Abrév. de centigramme.

C. G. S. Système d'unités physiques, adopté par le congrès des électriciens en 1881 et dans lequel les trois unités fondamentales sont : le Centimètre (longueur;, le Gramme (masse) et la Seconde (temps;.

ch. ou chap. Abrév. de chapitre.

Chaalis {abbaye de), ancien monastère cistercien, du XII' siècle, au S. -O. de Senlis,dont les ruines subsistent à côté d'un château légué par M“' Jacquemart-André à l'Institut et aménagé en musée.

Chabauais n.m. Pop. vacarme, scandale bruyant.

ChabaiiaiS rnéj. ch.-l. de c. (Charente), arr. et â 18 kil. de Confolens, sur la Vienne ; 2.000 h. Ch. de f. Orl. Commerce de bestiaux. Patrie de La Quintinie. — Le cant. a 12 comm. et 13.160 h.

Chabaneau (Camille), romanisant français, né et m. à Nontron (1831-1908), auteur de savants travaux sur l’ancienne littérature provençale.

cha

CHA

ChabanneS, famille du Limousin, qui produisit au xv« et au xvi' siècle des capitaines célèbres, Le plus fameux, Jacques, seigneur de La Palice (i40Ü-l,'f53), grand maître de France sous Charles VII, fut blessé mortellement à la bataille de Castillon. — Son frère cadet, Antoine, seigneur de Dammartin, se signala avec Jeanne d’Arc au siège d'Orléans ; il instruisit le procès de Jacques Cœur (lill-lWS'i.

Chabanon fPaul-Michel Guy de), littérateur français, médiocre poète, mais érudit distingué, membre de l’Académie française, né à Saint-Domingue, m. à Paris (1730-1792).

Cbabas [bass] (François-Joseph), égyptologue français, né à Briançon, m. à Versailles (1817-1882). Il a été l'un des maîtres les plus laborieux et les plus féconds de l'égyptologie.

Cbabas (Paul), peintre français, né à Nantes en 1869.

A représenté avec grâce de jeunes femmes se baignant dans l'eau et a peint d'excellents portraits ; membre de l'Académie des beaux-arts. —

Son frère, Maurice, peintre, né à Nantes en 1862, a exposé des portraits, des paysages, des compositions symboliques et des œuvres décôi-atives.

Chabatz [fcatss], v. de Fr. -J. Chabas.

Serbie, sur la Save; 12.000 h. La ville fut prise par les Austro-Hongrois, au début de la Grande Guerre, dès le 14 août 1914 et reprise par les Serbes le 24 août suivant. Reperdue par eux en novembre, au cours de 1 « expédition de châtiment » conduite par Poliorek contre les Serbes, elle ne fut définitivement reconquise qu'en 1918.

Cbabaud-Latour ( François - Henri - Ernest dei. général et homme politique français, né à Nîmes, m. à Paris (1804-1885), ministre de l'intérieur en 1874-1876.

Chabert [bèr] de Cogolin (marquis Joseph- Bernard de), amiral et astronome français, né à Toulon, m. à Paris (1724-1805).

Cbabert (Philibert), médecin vétérinaire français, né à Lyon, m. à Alfort (1737-1814) ; auteur de nombreux et importants traités sur les maladies des animaux domestiques. Membre associé de l’Académie des sciences.

Chabeuil, ch.-l. de c. (Drôme), ai'r. et à 11 kil. de Valence ; 3.Ü90 h. Soie, papeterie. — Le cant. a 12 comin. et 10.870 h. Ch. de f.

Cbabin n. m. Sorte de mouton à laine longue et grossière ; on a cru à tort que le chabin était un métis du boue et de la brebis.

Chablage n. m. Fonctions incombant autrefois à des employés chai'gés de veiller à ce que les bateaux ne se heurtassent pas contre quelque obstacle, aux abords des ponts.

Cbablais [blé], anc. pays de France, traversé par la Dransc ; ch.-l. 7'honon, dans la Haute-Savoie. (Hab. Chahlaisiens.) Elevage très actif.

Cbstble n. f. (de câble). Grosse corde passée dans une poulie, pour soulever des fardeaux. V. chablis.

cbableau [6W]n. m. Câble long, servant à tirer un bateau. (On dit aussi chablot, cablian.)

chabler [blé] v. a. (lat. capulare). Battre à coups de gaule : chabler des noix.

Cbabler [blé] v. a. (rad. chable). Haler un bateau avec un chable. Attacher un câble à un lardeau. Tordre des torons ensemble pour en former une corde.

chableur n. m. Ancien inspecteur de la navigation.

CbabllS [6 H] n. et adj. m. Arbre renversé ou brisé par le vent ou la neige. (On dit aussi chable.)

CbabliS [bll] n. m. Vin blanc sec, léger, capiteux, très estimé, récolté à Chablis.

CbabliS [bU], ch.-l. de e. (Yonne), arr. et à 22 kil. d’Auxerre; 2.250 h. Ch. de fer de P.-L.-M. Vins blancs renommés. — Le cant. a 14 comm. et 6.800 h.

cbablou n. m. Calibre servant au potier pour le façonnage des poteries.

Cbablot [blo] n. m. Cordage de maçon.

CbaboiSSeaU [6oi-sd] n. m. Nom vulgaire des cottes ou chabots de mer (poissons acanthoptères, de la famille des triglidés).

ChâbonS, comm. de l’Isère, arr. et à 15 kil. de La Tour-du-Pin, près de la Bourbre ; 1.730 h. Ch. de f. P.-L.-M. Soieries.

chabot )6o] n. m. (pour chevot; de chef, tête). Poisson d’eau douce, de couleur noirâtre, atteignant de 12 à 15 centimètres. Nom vulgaire du cotte.

— Encycl. Le chabot, que l'on nomme communément têtard à cause de l'énormité de sa tète, est un poisson d'aspect bizarre ; son corps est de forme presque conique ; ses nageoires sont terminées par des piquants. Il habite les eaux vives, et on le trouve en France dans presque tous les ruisseaux. Il se pèche comme le vairon ; mais on le prend aussi en soulevant les pierres sous lasqiielles il cherche un refuge, et en le piquant rapidement avec une fourchette!

Chabot.

Chabot fio] (Philippe de , favori de François l'r (1480-1543), amiral, gouverneur de Bourgogne. Sa statue, en albâtre de I.,agny, qui est au Louvre, est un des chefs-dœuvre de Jean Cousin.

Chabot ( François ), né à Saint-Geniez, m. à Paris (1759-1794). D'abord capucin, il fut évêque constitutionnel de Blois, membre de la Législative puis de la Convention, et fut décapité en même temps que les dantonistes.

Chabot (abbé Jean-Baptiste), orientaliste français, né à Vouvray en 1860, Nombreuses publications de textes syriaques. Membre de l'Académie de? inscriptions et belles-letti'es (1917).

Chabotte [bo-te] n. f. Pièce de bronze de forte dimension, qui constitue la base de l'enclume du marteau-pilon.

chabraque ou schabraque [cha-bra-ke] n. f. (ail. schabracke, dérivé du turc chaprak). Pièce de drap, ou peau de chèvre ou de mouton, que l'on mettait sur les chevaux de la cavalerie.

ChabriaS [ass], générai athénien. H lutta avec bonheur contre Agésilas et Epaminondas, et périt à Chio, pendant la guerre Sociale (357 av, J.-C.).

Chabrier [bri-é] (Emmanuel), compositeur français, né à Ambert, m. à Paris (1841-1894) ; auteur de : Gwendoline , le Boi malgré lui, Espana, etc., œuvres d'une inspiration gracieuse et originale.

ChabriS, comm. de l’Indre, arr. et à 46 kil. d'Issoudun, sur le Cher; 2.790 h.

Ch. de f. Orl. Chaux, lingerie.

Chabrol ou ehabrot

Ibro] n. m. Mélange de bouillon et de vin. [Uiulect.)

Chabrol, famille originaire de l’Auvergne, à laquelle appartiennent le comte André-Jean Chabrol de Crousol, né à Riom, m. à Chabannes (1771-1836), qui fut ministre de l'intérieur en Chabner.

1817 et ministre de la marine en 1824, et le comte Gilbert-Joseph-Gaspard Chabrol de Volvic, né à Riom (1773-1843), qui fut préfet de la Seine en 1812 et sous la Restaui-ation.

chacal n. m. (turc sehakal). Quadrupède carnassier du genre chien, qui tient du loup par sa couleur, du renard par sa taille, et qui habite les pays chauds : le chacal habite surtout l’Âfrique. Arg. mi lit.

Zouave. PI. des chacals.

— Encycl. Les chacals sont des animaux nocturnes , qui vivent par Chacal,

troupes à proximité des

lieux habités. Ils se nourrissent d’immondices, de cadavres, et n’attaquent guère les autres animaux. — Dans la mythologie égyptienne, le chacal était considéré comme le dieu des morts ; il figure sur la plupart des objets appartenant aux momies.

chachha n. f. Nom du sabre des cosaques, qui est d’un emploi général dans toute l’armée russe.

Chacma n. m. Grande espèce de singe du genre cynocéphale, du sud de l’Afrique.

ChaCO ou Gran Chaco, région désertique de l’Amérique du Sud, au N. de la république Argentine.

N. f. Fam. Femme ou amante (ne s’emploie qu'en opposition avec chacun) : chacun avec sa chacune. \Employé par Molière.)

chacunière n. f. Par plaisant. L’habitation de chacun : s'en vont chacun a sa chacunière. iScair.)

Chaddcrton, v. d'Angleterre (Lancastre); 23.000 h. Houille, tissages.

chadouf n. m. Appareil à bascule, employé dans le midi de l'Europe, mais surtout en Tunisie, en Egj^ptc, pour tirer l'eau des puits.

Cbiaf&ud [fô] n. m. liai. pop. catafalicum). Echafaud.! Vx.)Ecliafaud sur lequel on lait sécher la morue.

cllEfa.udi6r [fô-di-é] n. in. Pêcheur qui fjiit sécher la morue sur les chafauds.

C]l£lfé6 ou Ctiaffée [cha-fé]n. f. Son qui reste après que Taniidonnier a extrait toute la farine du froment!

CllStféî (AboU'Abd-AIlah'Mohammed-ibn-Idris), né à Ghaza (Palestine) en 767, mort en 821. Il est le premier auteur musulman qui ait écrit des traités de jurisprudence civile ou religieuse.

dlSLléisme [is-mej n. m. Doctrine de Chafei. chaféite n. m. Nom du premier des rits orthodoxes de l'islam, fondé, au viiie siècle, par Chafei.

chaff [tchaf] n. m. {m. angl.). Mélange 'de foin et de paille hachés ensemble et en proportions égales.

Chaffault [fo] (comte Louis-Charles du), amiral français, né et m. à Nantes (1798-1794). A la bataille d’Ouessant, il commandait l'avant-garde de la flotte française (1778). Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, ü mourut en prison.

chafouin, e adj. et n. (de chat, et fouin, masc. de fouine; nom dialectal du putois). Fam. Maigre, de petite taille, à l’aspect sournois et rusé : mine chafouine.

ChagaS (Manoel Pinheiro), romancier, auteur dramatique et poète portugais, né à Lisbonne (1842-1893).

Chagny, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), arr. et à 17 kil. de Chalon-sur-Saône, sur la Dheune et le canal du Centre; 4.460 h. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières; chaux. — Le cant. a 10 comm. et 15.000 h.

Chagres, v. de l’Amérique centrale (république de Panama) sur la mer des Antilles et à l’embouchure du petit fleuve homonyme ; 2.500 h. Place forte.

chagrin, e adj. Triste, mélancolique. De mauvaise humeur ; les envieux ont toujours l'air chagrin. Ant. Joyeux, gai.

chagrin n. m. Affliction, souci : avoir du chagrin. Ant. Joie, ailégresse. Allus, littér. :

Le chagrin monte en croupe et galope avec lui,

vers de Boileau (Epître ’V). Les mots, en se coupant avec régularité par trois syllabes, rappellent heureusement le mouvement du galop. Ce vers se cite presque toujours par plaisanterie, en remplaçant le mot chagrin par tout autre de deux syllabes.

chagrin n. m. (turc sagri). Cuir grenu, fait de peau d'âne, de cheval, de mulet, etc., et servant à couvrir des boîtes, des livres.

chagrinant [nan], e adj. Qui chagrine. Ant. Consolant, réjouissant.

chagriné, e adj. Qui a l'apparence du chagrin.

chagrinement [man] adv. Dune manière

chagrine.

chagriner [né] v. a. Rendre chagrin, attrister. Importuner, tracasser. Ant. Réjouir, consoler.

Fragmeal de chaconue (» Castor et Pullux », opéra de Hameau).

chaconne [A:o-ne] ou chacone n. f. (esp. chacona). Danse très en vogue au xviie et au xviiie s., que l’on exécutait sur un rythme à trois-quatre {rarement à deux temps) et servant de finale aux ballets. Cet air lui-même : Gluck^

RameaUj etc., ont écrit de charmantes chaconnes.

Ctiacornac (Jean), astronome français, né à Lyon, m. à Villeurbanne (1823-1873’. Il a découvert un grand nombre de planètes secondaires.

Cliactas [c ^ a /t'- ? rt s s] ou Têtes-Plates, indiens Peauxllouges de rAmérique du Nord, cantonnés dans le territoire Indien, entre l’Arkansas et le Texas.

Chactas, un des personnages d’A tala, roman de Chateaubriand, et des Natchez du même écrivain.

ClldiCUn) e pron. ind. s. (lat.

fjuisque unus). Chaque personne ou chaque chose. Tout le monde:

chacun le dit. [Chacun ne peut se remplacer par chaque : ces livres content un franc chacun, et non chaque.) Pkov. : Chacun le sien, il est juste que chaque personne ait ce qui lui appartient. Chacunprend son plaisir où il le trouve, nous ne devons pas blâmer le plaisir que d'autres prennent à des choses qui nous déplaisent.Chacun est maître chez soi)

V. CHARBON¬ NIER. Chacun chez soi, chacun pour soi, sorte de proverbe historique atliâbué à Dupin aîné, qui l'aurait prononcé à l’occasion d'une intervention française demandée en faveur de la IMlogne (1830).

Chacun pour soi et Dieu pour tous, ne nous occupons q^ue de nous-mêmes, et lai.ssons à Dieu le soin de s occuper des autres. N. lu. Un chacun, s’est dit pour chacun. (Ne s’emploie plus que très familièrement.)

chagriner [né] v. a. Préparer une peau en façon de chagrin.

Chagrinier [ni-é] n. m. Ouvrier qui chagi'ine les peaux.

chah n. m. V. scHAH.

Chahaîgnes, comm. de la Sarthe. arr. et à 31 kil. de Saint-Calais, près du Loir; 1.310 h. Ch. de f. Orl. Chaux.

chahi ou Shâhi n. m. Petite monnaie de la Perse actuelle : -/ chahi vaut o centimes français.

Chahine (Edgar), peintre-graveur d’origine arménienne, né à Vienne en 1873. Interprète des types pai’isiens.

Châh-Nameh [le], Bibliogr. V. Schah-Namèh.

Cha-hOy rivière de Mandchourie, affluent du Taï-tsé-Ilo, lui-même tributaire du Liao-llo, entre Moukden et Liao-Yang. Sur les bords de cette rivière se livrèrent, du 9 au 21 octobre 1904, de sanglants combats entre les armées russe et japonaise.

chahut [cha-u] n. m. Fam. Tapage, scandale : faire du chahut. Danse très excentrique : danser le chahut.

chahuter 'cha-u-tè]Y. a, Fam. Bousculer, mettre en désordi’c. V. n. Faire du chahut. Danser le chahut.

chahuteur, euse [cha-u, eu-ze] n. Fam. Qui danse le chahut. Tapageur.

chai ou chais [cAe] n. m. (altér. de çruai]. Lieu où sont emmagasinés les vins et les eaux-de-vie en fuis: La température du chai doit être stable.

Chaignet (Anthelme-Edouardl, helléniste français, né à Paris, ni. à Poitiers 1819-1901); auteur de YlJistoire de la psychologie des Grecs.

CHA

CHA

chail 'cha, l mil.; n. m. 'lat. calculus], Pierre, caillou. Chail aigri;, silex. Chail de moulin, pierre meulière.

Chaillac, comm. de rindre, arr. et à 35 kil. du Blanc, près de l'Anglin ; 2.4-60 h.

ChaillaC, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 9 kil. de Hocliechouart ; 1 .980 h.

Chailland [cha, il mil., an], ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 19 kil. de Laval, sur l Ernée ;

l. 660 h. Ch. de f. — Le cant. a 9 comm. et 13.4..40 h.

chaîne Icha, Il mil., e] n. f. (forme fém. de chail). Concrétion siliceuse, dans certaines couches calcaires ou mai'neuses.

Chaillé-leS-MaraiS, ch.-l. de c. fVendée), arr. et à 23 kil. de Fontenay-le-Comte ; 2.130 h. — Le cant. a 9 comm. et 9.890 h.

Chaillé-Long (Charles), explorateur de l'Afrique centrale, né à Princesse-Anne (Maryland) en 184-3. 11 découvrit le lac Ibrahim, entre les lacs Victoria et Albert.

Chaillé-sous-les-Ormeaux, comm. de la Vendée, arr. et à 11 kil. de La Roche-sui'-Yon, près de l’Yon; 1.270 h.

Chaillot, ancien village des environs immédiats de Paris, qui fut compris en 1786 dans l’enceinte de Paris. — A Chaillot! Expression fiopulaire signifiant ; laissez-moi tranquille ; vous m’ennuyez.

Chaillu (Paul Belloni du), voyageur américain d’origine française, né à La Nouvelle-Orléans,

m. à Saint-Pétersbourg (1837-1903). Il fut un des premiers explorateurs du Gabon.

CUaînage [c/tè] n. m. Argent. Action de mesurer à la chaîne. Constr. Action de relier par des barres métalliques horizontales deux murs dont on veut empêcher l'écartement.

chaînasse [chAna-se] n. f. Terre ai-gileuse, mêlée de sable quartzeux.

chaîne [chè-ne] n. f. (lat. catena). Lieu composé d’anneaux passés les uns dans les autres et servant à une foule d'usages ; les clmines d'un navire, d'un prisonnier. Objet du même genre, servant de parure, de décoration, de marque de dignité ; chaîne de montre; chaîne de la Toison d'or; chaîne d'huissier. Chaîne d’arpenteur, chaîne spéciale de dix mètres de longueur servant à mesurer les terrains. Barre métallique plate, reliant deux murs. Pile en pierres de taille, placée dans un mur pour le consolider : les chaînes d'encoignures doivent être très solides. Touage s’opérant sur les cours d’eau navigables, au moyen de chaînes noyées, et, par ext., le toueur luimême. Instrument de gêne ou de précaution, qu’on emploie pour maintenir les malfaiteurs, les animaux. Peine des galères : condamner n la chaîne. Ensemsemble des galériens. Suite d’accidents physiques, qui forment une ligne continue : chaîne de montagnes. Fils tendus longitudinalement, entre lesquels passe -transversalement la trame. Fig. Captivité, sujétion : les chaînes du mariage. Briser ses chaînes, se rendre libre. Groupement de personnes qui se passent quelque chose de main en main ; faire la chaîne dans un incendie. Série ininterrompue de faits, de pensées, etc. : la chaîne des idées, des événements. Magnét. Lien qui s’établissait entre les volontés de deux ou plusieurs personnes. Mar. Chaîne d’un port, série de radeaux ou estacade fermant un port. Figure de danse : chaîne des dames, chaîne anglaise. Enchaînement : la chaîne des idées.

— Excyci.. Techn. On distingue trois espèces de chaînes de fer : 1» les chaînes plates à mailles régu-

Cbaîoes : t, Callbrâe; 2. A étais: 3. Ue Vaucaason; 4. Torse; 6, A rouleaux: 6. D'attelage : 7. A chalut; 8. D'arpenteur : 9. De montre : 10. Sautoir : 11. De maçonuene.

lières et non soudées, flexibles seulement dans deux sens opposés, employées au lieu de courroies de machines ; 2» les chaînes ordinaires à mailles soudées, qui remplacent les cordes et les câbles ; 3» les chaînes à mailles étançonnées pour le service de la marine.

chaîné [chi-né\, e adj. Formé de parties attachées bout à bout : câble chaîné.

chaînée [chè-né', n. f. Mesure prise à la chaîne d'arpenteur.

Chaînement [ché-ne-man] n. m. Armatui'e en fer noyée dans la maçonnerie pour empêcher l'écar tement des murailles.

chaîner fcAé-ne] v. a. Mesurer avec la chaine d'aipenteur. Faire le chaînage de murs.

chaînetier [chè-ne-ti-é'i n. m. Ouvrier qui fait des agrafes et des chaînettes.

chaînette [ché-nè-te] n. f. Petite chaîne. Méean. Courbe suivant laquelle se tend un fil homogène, flexible et inextensible , suspendu par ses extrémités a deux points fixes.

Toint de chai- Poîot d« chaiînetle.

nette , genre

de point à l'aiguille pour aplatir une couture saillante, et dont la disposition ressemble à celle qu'affectent les maillons d’une chaîne. Broderie en (ou au) point de chaînette, sorte de broderie dont les points, formant son ensemble, rentrent les uns dans les autres, et ont l'aspect d’un lacet continu.

Chaîneur [cAé] n. m. Celui qui mesure avec la chaîne d’arpenteur.

Chaingy, comm. du Loiret, arr. et à 8 kil. d'Orléans, en Beauce ; 1.260 h. Vinaigres.

chaînier :ché-ni-é] ou chaîniste '.ché-nis-te] n. m. Ouvrier qui fabrique des chaînes.

chaînon [chè] n. m.

Anneau de chaine. Par anal.

Maille de filet. Partie d'une chaîne : un chaînon de montagnes peu élevé. Fig.

Chacune des personnes, chacun des objets, dont la réunion forme un ensemble.

chainse [cAin-se] n. f.

Tunique blanche de fine toile, que l'on portait au moyen âge par dessus la chemise.

ChaintrefcAin-ire] n.f.

oum. (anc. forme de cintre;.

Espace sur lequel tourne la charrue à l’extrémité de chaque raie de labour.

chair [chèr] n. f. (lat.

caro). Substance molle, sanguine et organique de l’animal : la chair du bœuf est rouge et compacte. Etre bien en chair, bien fourni de chair. Fig. En chair et en os, en personne. C'est une masse de chair, se dit d’un individu, d’un animal très gros. Cette même substance des animaux, considérée comme comestible ; il ne faut pas abuser de la chair Chaises ; t. De paille; 2. dans l'alimentation. Spécialem. Viande, chair des

quadrupèdes et des oiseaux teiTCstres, considérée, dans l'Eglise catholique, comme aliment gras, par opposition à la chair du poisson, des oiseaux aquatiques, aux légumes, etc., qui sont maigres : Vendredi, chair ne mangeras. Chair à saucisses, viande de porc hachée menu. Chair à pâté, viande coupée en petits morceaux. Fig. Chair à canon, les soldats. Vendeur de chair humaine, marchand d'esclaves ; trafiquant sur le remplacement militaire ; celui qui pratique la traite des blanches. Nature humaine, considérée au point de vue de l’entraînement des sens : la chair est faible. Corps humain ; mortifier la chair. Pulpe des fruits : la chair de melon. Chair de poule, peau humaine devenue comme granulée sous l’impression du froid ou d’une émotion. Avoir la chair de poule, frissonner. Couleur de chair ou couleur chair, d'un blanc rose. PI. Chairs d'un tableau, ce que l’on voit à nu des personnages. Prov. : Il n’est ni chair ni poisson, se dit d’un homme qui, par faiblesse ou par hypocrisie, flotte entre deux partis opposés.

chair [chèr] n. m. (motangl. signif. e/iaise). Coussinet de fonte qui fixe le rail à la traverse.

chaire [chè-ré\ n. f. (lat. cathedra). Chaise, siège. (Vx.) Tribune plus ou moins élevée, d’où un professeur, un prédicateur parlent à l'auditoire : 7nonter en chaire. Fig. Prédication religieuse ; éloquence de la chaire. Siège apostolique : la chaire de saint Piei're. Fonction de professeur : chaire de philosophie.

— Encycl. Archit. Dans les églises primitives, il n’y avait pas de chaire à prêcher, et l’évêque parlait de sa chaire épiscopale. Celle-ci fut placée d'abord au fond de l'abside, puis dans le chœur ; elle était ordinairement de marbre décoré. Plus tard, on érigea à l'intention du lecteur ou prédicateur un lectorium ou ambon, qui fut remplacé par le jubé, puis par l’estrade mobile ou puîpilum. Ce n'est qu'aux xiii® et xive siècles qu'on vit apparaître les petites tribunes fixes qui méritent proprement le nom de chaires. Les ai'tistes se plurent à les décorer richement : il faut citer les chaires de Sienne, de Pistoie, de Pise.

cha.irm£tll n. m. (mot angl. ; de chair, fauteuil, et man, homme). En Angleteixe, celui qui préside une assemblée, une réunion.

Cha-is [chê] n. m. V. chaj.

chaise tchè-ze] n. f. de chaire). Siège à dossier, sans bi'as : chaise de jardin, de salle à manger. Chaise d'enfant, siège haut, à dossier et à bras, fermé pai’ une traverse, pour les jeunes enfants. Chaise longue, sorte de canapé qui n’a de dossier qu’à l’une de ces extrémités. Chaise percée, siège muni d'une ouverture centrale, au-dessous de laquelle on place un récipient pour les besoins naturels. Chaise curule, siège d’ivoire des hauts magistrats de l’ancienne Rome. Chaise à porteurs, siège de luxe, fermé et couvert, dans lequel on se faisait porter par deux hommes. Chaise de poste, voiture pour courir la poste. Pièce de fonte qui supporte un arbre de transmission. Mar. Sorte de nœud.

Chaise (la^, nom donné à la constellation e de Cassiopée, et quelquefois à la constellation de Cassiopée elle-même.

Chaise-Dieu (La), ch.-l. de c. (Haute- Loire), arr. et à SO kil. de Brioude ; 1.590 h.

Ch. de f. P.-L. M. Dentelles. Restes d'une abbaye fondée par saint Robert en lüi6. Remarquable église abbatiale de style gothique, construite au xiv» siècle par Hugues Morel.

Elle contient le tombeau du pape Clément VI, par Pierre Roye, et une suite de tapisseries flamandes du xvie siècle. — Le cant. a 13 comm. et 8.9U0 h.

chaise-lit [chè-ze-lï] n. f. Chaise ou fauteuil formant lit de repos. PI. des chdises-lits.

chaisier [chè-zi-é], ère n. Celui, celle qui : 10 fabrique des chaises; 2“ loue des chaises dans une église, un jai-din, ou tout autre lieu public.

Chaix d’Est-Ange (Gustave), jurisconsulte, magistrat et homme politique français, né à Reims, m. à Paris (1800-1876).

Chaize-le-’Vicomte (La), comm. du dép.

de la Vendée, arr. et à 10 kil. de La Roche-sur- Yon ; 2.530 h. Ch. de f. Etat. Y'ins ; kaolin.

Chalabre. ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 24 kil. de Limoux, sur l'Ilers, affluent de la Garonne ; 2.020 h. Ch. de f. M. Chapellerie, fonderie de cuivre. — Le cant. a 16 comm. et 7.350 h.

Chalais [lé] (Henri de Talleyrand, comte de;, favori du roi Louis XIII. Accusé de conspiration contre Richelieu, il fut arrêté à Nantes et décapité ,1599-1626).

ChuUud.

De bois; 3. Basse; Capitonnée; 5. De cuir ; 6. Chaise longue; 7. Chaise à porteurs (xvm* e.).

Chalais, ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 28 kil. de Barbezieux, sur la Viveyrone et la Tude, affl. de la Dordogne ; 970 h. ; ch. de f. Orl. — Le cant. a 16 comm. et 7.720 h.

Chalamont [mon], ch. de c. (Ain), arr. et à 35 kil. de Trévoux, dans la D O m b e s ;

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