A prêcher
Chalcidique [kal]n. m.Anliç. Portique lai'ge, aménagé devant la porte principale d’un édifice.
Chalcidique
[kal], presqu'île du royaume de Grèce, entre les golfes de Salonique et d’Orfano. Gisements métallifères.
chalcis [kalsî’ss] n. m. Genre d’hyménoptères entomophages, dont une espèce habite la France.
Chalcis [kal- chalcidique.
siss] ou Khalhis
^Kal-âtss], capit.de l'Eubée 'auj.AY,9repo7rt),etqui porte aussi les noms d’Eubée, Halicame, Èuripo ; 10.()00 h. ChalCOCite n.f. Syn. de ciulcosixe.
CHÂ
CHA
ChalCOgraphe [kal] n. m. (du gr. lihaüios, cuivi-e, et graphein, écrire). Graveur sur métaux.
ciialCOgraph.ie [hnl, fi] n. f. Art du chalcographe; gravure, atelier de gmvave ■ la chalcographie du Louvre fournit au public d'admirables reproductions des chefs-d'œuvre de la peinture.
chalcographier [kal, fi é', v. a. (de chalcographe. — Se conj. comme prier.) Graver sur cuivre.
chalcographique [kal adj. Qui se rapporte à la chalcographie.
Chalcondyle (Ilémétrius), grammairien »rec. né à Athènes, m. à Milan (1424-lôlü). Il se réfugia en Italie après la prise de Constantinople par les Turcs (U53), et fut un de ceux qui contribuèrent le plus à la renaissance des lettres grecques.
Chalcondyle (Nicolas), historien byzantin du xve siècle, né à Athènes. Il a écrit des Histoires qui vont de 1297 à 1463.
chalcophase [kal-ko-fa-ze] n. m. Genre d'oiseaux du groupe des gallinacées et de la famille des phasianidés, que l'on trouve dans les Indes anglaises, surtout dans l'Assam ; U chalcophase a des couleurs brillantes et la taille d'un dindon.
chalcopyrite [kal] n. f. Pyrite de cuivre, qui est un sulfure double naturel de cuivre et de fer.
chalcosine [kal ko-zi-ne] n. f. Pyrite ou sulfure naturel de cuivre, très fusible.
chalcotypie [A-ai, pfl n. f. (du gr. khalkos, airain, et tupos, empreinte, frappe). Procédé de gravure qui permet d’obtenir des planches de cuivre en relief, propres à l'impression typographique.
clialdaïque [kal-da-i-ke] adj. Qui a rapport aux Chaldéens : langue chaldaïgue.
Ctialdaïsme [kal-da-is-me] n. m. Locution propre aux Chaldéens.
Chaldée [kal-dé] ou Kardouniasm ou
Kaldou, nom du pays que les historiens grecs appellent Babylonie, et qui avait pour capitale Bubylone. [(llüLb. 'Chaldéens.)
— Encycl. Le sens géographique du mot Chaldée a quelque peu varié avec les temps et avec les progrès des empires fondés par les Chaldéens. On a d'abord désigné sous ce nom seulement le petit groupe des cités chaldéennes établies sur- le cours inférieur de l Euphrate et du Tigre, puis la série des royaumes chaldéens établis sur les deux rives du fleuve, dont le principal est celui de Babylone, enfin tout l'immense territoire compris entre le Tigre et l'Euphrate. Au vie siècle de notre ère, la Chaldée correspondait à la Babylonie, satrapie de l'empire de Darius.
— Dès une époque relativement ancienne (plus de 3.000 ans avant .I.-C.) les habitants de la Chaldée ont cultivé le blé, travaillé les métaux, bâti des villes au moyen de briques de terre crue : Our et Sirtella sur le bas Euphrate, Sippar, Agadé. Babilon, entre Euphrate et Tigre, par exemple. Chacune de ces villes avait à la tète un roi qui était prêtre en même temps ; tel Goudéa à Tello ou Sirtella, Shargina ou Sargon à Agadé. Quelques-uns de ces rois-prêtres ont soumis les villes voisines et une plus ou moins grande partie de la Chaldée en un seul royaume. Créa, par exemple, » Roi d'Our, roi de Sumir, et d'Accad » (vers 2500 avant notre ère), et Hammourabi, qui régna à Babilon vers le xviii* siècle avant J.-C. et dont les heureuses recherches de la mission de Morgan ont fait connaître les lois. I.a Chaldée, soumise par des envahisseurs étrangers venus du pays d'Elam vers le xxiii» siècle et du Kurdistan vers le xvii» siècle, s'assimila ses vainqueurs ; mais elle n’en put faire autant pour les Assyriens, qui la conquirent définitivement vers 1050 avant l'ère chrétienne.
Chaldéen, enne [kal-dé-in. è-ne], habitant ou originaire de la Chaldée : les Chaldéens. Adjectiv. ; antiquités chalcTéennes. Art chaldéen, v. assyrien. Chale n. m. Pile de bois dans les salines. Cllâ.l6 n. m. (angl. shawl ; de l'ar. schâl). Longue pièce d'étoffe que les Orientaux portent en turban, en ceinture, sur les épaules. Grande pièce de laine, de soie, etc., que les femmes portent sur leurs épaules ; les châles de cachemire furent introduits en France au xvm® siècle.'Châle-tapis, châle de laine très fort, à dessins de formes régulières ou carrées.
— Engyci.. Les châles de l'Inde, les cachemires fabriqués dans le nord de l’Inde depuis des temps très reculés, ne furent introduits en Europe que dans la seconde moitié du xviii' siècle. Ils furent à la mode d'abord en Angleterre, puis sous le Directoire en France, où leur vogue dura plus de cinquante ans.
Les grossières imitations fabriquées en Europe contribuèrent à la faire passer.
clialef [lèf] n. m. (de l'ar. kalef, saule). Nom vulgaire des éléagnes.
Cbaleil [U, l mil.] n. m. Lampe plate, à mèche brûlant à l'air libre, qui était en usage au moyen âge, et que l’on trouve encore dans certaines campagnes.
clialemie [»nf] n. f. (rad, chalumeau). Sorte d'ancien hautbois.
chialet [ié] n. m. (mot romand). Petite maison de bois recouverte de planches, qui sert d'habitation
Chaleil.
Chalel suisse.
.aux montagnards de la Suisse. En Franche-Comté, petit batiment où se fabrique le fromage de Crruyère. Toute maison de campagne, même luxueuse, imitant
d‘Adam (1834);
Camp de Chàlons.
le chalet suisse. Chalet de nécessité, petit édicule contenant des cabinets d'aisances publics.
Chalet [/é, (/e), opéracomique en un acte, paroles de Scribe et de Mélesville, musique
oeuvre charmante, che d'œuvre du compositeur.
chaletier [ti-é], ère n. Celui, celle qui habite un chalet.
Cllâlette, comm. du Loiret, arr. et à 3 kil. de Montargis ; 3.180 h. Fonderies ; scieries.
chaleur n. f. (lat. caloi'j. Phénomène physique par lequel la température dun corps s'élève ; toute combustion dégage de la chaleur. Qualité de ce qui est chaud. Sensation que produit un corps chaud.
Température élevée, temps chaud ; les grandes chaleurs de l'été ont lieu en général pendant la canicule.
Elévation de la température du corps : la chaleur de la fièvre. Chaleur animale, température propre aux être vivants. Chaleur spécifique d'un corps, quantité de chaleur que peut absorber un kilogramme do ce corps, pour une différence de température de 1 centigr. V. calorie. Chaleur latente, quantité de chaleur qu'absorbe ou restitue un corps pendant un changement d’état : chaleur latente de fusion, de vaporisation, Fig. Ardeur des sens. Animation, passion : défendre une cause avec chaleur; la chaleur du combat, d'une discussion. Zèle, nature pressante : la chaleur d'une recommandation. Ant. Froid, froidure.
— Excyol. Physiol. V. température.
— Physiq. La chaleur est perceptible à nos sens par l'action qu’exerce sur nous un corps chaud ou froid lorsqu'on le touche. Elle a la propriété de faire dilater les corps ; si l’on chauffe une barre métallique, elle s'allonge et l'augmentation de longueur est proportionnelle à l'accroissement de température. D'ailleurs, deux, corps de mêmes dimensions, mais de natures différentes, ne se dilatent pas également. Si l'on continue à chauffer un corps solide, on arrive à une température plus ou moins élevée, où il devient liquide. (V. fusion, volatilisation.) La température continuant à croître, le liquide entre en ébullition, et l’on assiste au phénomène de vaporisation. C'est en s'appuyant sur le phénomène de la dilatation des corps par la chaleur que l'on évalue les températures des corps. (V. thermomètre, pyrométre.)
La chaleur est une des formes de l’énergie; elle peut être produite par la transformation de l'énergie mécanique (le frottement de deux corps l’un sur l'autre dégage de la chaleur), ou encore de l'énergie électrique (le passage du courant dans un corps plus ou moins conducteur produit un échauffement qui peut, dans certains cas, devenir considérable [v. four électrique]), ou enfin de l'énergie chimique (par combustion, par exemple), et c'est la façon la plus courante de produire la chaleur.
La source de chaleur la plus importante est, sans contredit, le soleil : c'est la source de vie à la surface de la terre; malheureusement, les appareils qui ont été construits jusqu'ici pour capter et utiliser cette chaleur n’ont donné que peu de résultats.
La chaleur peut se transmettre par conductibilité, par convexion ou par rayonnement.
Equivalent mécanique de la chaleur. Y. équivalent.
Chaleureusemient [ae-mmi] adv. D une manière chaleureuse. Ant. Froidement.
chaleureux, euse [reû, cm-cc] adj. Qui a de la vie, de 1 animation : stylé chaleureux. Qui presse avec zèle ; recommandation chaleureuse. Asr. Froid, glacé, glacial.
Chalgrin (Jean-F'rançols), architecte français, n. et m. à Paris (1739-1811). 11 a construit l'église Saint-Philippe du Roule, le Collège de France, et donné le plan primitif de l'arc de triomphe de l'Etoile.
ChaliCOSe n. f. Affection des poumons particulière aux tailleurs de pierre et aux ouvriers des industries analogues.
châlier [ii-ê] n. m. Fabricant, marchand de châles.
Chalier [li-é] (Joseph), né à Beaulard en Dauphiné, chef du parti montagnard à Lyon, guillotiné dans cette ville (1747-1793). Son exécution fut le signal de l'insurreotion de Lyon contre la Convention.
Chaligny, famille de fondeurs en bronze, établie en Lorraine depuis le xv» siècle. — L'un de ses membres, Antoine Chaligny, servit Louis XIV. Mort en 1666.
Chalindrey, comm. de la Ilaute-Mame, arr. et à 11 kil. de Langres ; 2.040 h. Ch. de f. E. et P.-L.-M. (station Culmont-Chalindrey). Pierres à aiguiser, ateliers mécaniques.
châlit [II] n. m. (lat. pop. catalectum). Bois de lit. Charpente quelconque , sur laquelle reposent les matelas.
Challamel
(Augustin., littérateur français, né et m. à Paris (1818-1894); auteur d’ouvrages e s t i niables de vulgarisation historique.
Challans
f/an'i, ch.-l. de c. (Vendée , arr. des Sables -d’Olonne ; 6.460 h. {Challandais,. Ch. de f. Et. — Le cant. a 6 comm. et 15.220 h.
Challe (Charles-Michel-Ange), peintre français, né et m. â Paris (1718-1778). Il peignit surtout des
tableaux d'église et des plafonds. — Son frère Simon, né et m. à Paris (1719 1765), fut un sculpteur de talent.
Challemel -Lacour (Paul-Armand), philosophe, publiciste et homme politique français, né à Avranches,
m. à Paris (1827-1896). Il fut ministre des affaires étrangères (1883), président du Sénat (1893), membre de l’Académie française (1893).
challenge [tcha-lèn'f]
n, m. (m. angl.). Sport.
Epreuve dans laquelle le gagnant détient un objet jusqu'à ce qu'un concurrent, dans une épreuve annuelle ultérieure, l'en dépossède. Challemel-Lacoor.
Par ext. L’objet lui-même.
challenger [tcha-lèn-djèr] n. m. (m. angl.). Tout concurrent d'un challenge : le challenger peut être un homme, une automobile, un canot, un yacht, etc.
Challes-Ies-Eaux, comm. de la Savoie, arr. et à 5 kil. de Chambéry ; 590 h. Eaux minérales sulfureuses, bicarbonatées sodiques, employées dans le traitement des affections des voies respiratoires, du goitre, du lymphatisme, de la scrofule, des dermatoses.
Chalmazelle, comm. de la Loire, arr. et à 8 kil. de Montbrison, sur une des branches supérieures du Lignon ; 1.230 h. Fromages.
Chalmers [méTss] (George), publiciste anglais, né à Fochabers (Murray), m. à Londres (1742-1823); auteur d'ouvrages d’histoire politique.
Chalmers (Alexandre), érudit écossais, auteur d'un important Dictionnaire général de biographie ; né à Aberdeen, m. à Londres (1769-1834).
Chalmers (Thomas), économiste et prédicateur écossais, né à Ost-Anstruther (Fife), in. à Edimbourg (1780-1847). 11 fonda l'Flglise libre.
Chalmoux, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 46 kil. de Charolles ; 1.270 h. F’er, cuivre.
chaloir v. n. (du lat. calere. être chaud). Importer, intéresser. (N'est plus employé qu'inipersonnellement, et dans des phrases négatives ou interrogatives ; il ne m'e7i chaut, peu me chaut ; no7i pourtant qu'il m'en chaille. [La l-'ont.]).
Chalon n. m. Grand filet de rivière, qu’on traîne entre deux bateaux.
Chalonnais [fo-iié], anc. pays de Bourgogne ; ch.-l. Chalo7i- sur -Saône.
Châlonnais [lo-nè],
anc. pays de Champagne; ch.-l. Châlons-sur-Mame.
Chalonnes - sur - Loire, ch.-l. de o. (Maineet-Loire), arr. et à 12 kil.
d'Angers ; 4.240 h. {Chalonnais). — Le cant. a 6 comm. et 9.070 h. Ch.
de f. Et.
Châlons-sur- Mame [/on], ch.-l. du dép. de la Marne, sur la Marne; ch. de f. E., à d0Châlon8 sur-Mamo,
173 kil. de Paris ; 31.370 h.
[Châlonnais). Industrie active. Evêché. Ecole d’arts et métiers. Patrie du médecin Akakia, de Perrot d'Ablancourt, de Bayen. En 451, Attila fut vaincu près de cette ville, dans les champs Catalauniques, par Aétius, Mérovée et Théodoric . — L ' a r r . a 6 cant., 104 comm., 66.000 h,; le cant. a 16 comm. et 35.590 h.
Chàlons camp de), vaste camp établi dans le département de la Marne, à 20 kil.
au N. de Châlons-sur-Marne, et qui est un des principaux terrains de manœuvre de l'armée française (12.000 hectares).
Chalon -sur- Saône, ch.-l. d’arr.
(Saône-et-Loire), à la jonc- Arme» d» ChAlon-^ur tion de la Saône et du canal . „ r «
du Centre; 31.600 h. (Chalonnais). Ch. def. P.-L.-M., à 58 kil. de Mâcon. Vins, charbons, métallurpe. Patrie de saint Césaire, de Niepee. — j ^ U cont., 154 comm., 164.300 hab; le cTint. Nora a 10 comm. et 35. 810 hab.; le cant. Sud a 13 comm. et 11.310 hab.
7 — ÎS
CH A
Château de Chambord.
son, affl. de la Loire ; magnifique château bail par François Ier, et qui fut donné, en 1821, par souscription nationale, au duc de Bordeaux, comte de Chambord. Il est devenu ensuite la propriété de la maison ducale de Bourbon-Parme.
Ctiainbord (Henri, comte de) ou duc de Bordeaux, fils du duc de Berry et de Marie-Caroline de Naples, et petit-fils de Charles X, né à Paris en 1820.
Il naquit sept mois après l'assassinat de son père.
Exilé en 1830, il se retira au château de Frohsdorf (Autriche), où il mourut sans postérité en 1883. le dernier de la branche aînée des Bourbons. Les royalistes lui donnent le nom de Henri V. En 1873. le parti monarchique lui proposa d'accomplir une restauration à son profit, mais le
Comte de Chambord.
du ch.aliit : -pMie rhahttière. N. m. Pécheur qui se sert du chalut. Bateau qui traiue le chalut : on construit aujourd'hui de grands chatuiiers à vapeur.
Cbalybé, e Joi' adj. (du gr. hhalubos. acier,. Piutnn. Qui contient du fer dans sa composition.
Cbani ou Kam, comm. de Suisse (cant. de Zoug), sur le lac de Zoug ; 3.000 h. Agriculture et élève de bétail.
CbaUl (Av/»!'], deuxième fils de Noé, père de Chanaan. Il se montra irrévérencieux envers son père, qui s’était endormi dans une posture indécente, après avoir bu du vin, dont il ne connaissait pas les propriétés enivrantes. Noé ne voulut pas maudire Chain, qui avait été béni par Dieu, et fit retomber sa malédiction sur Chanaan. Les descendants de celui-ci (Chamites, sont con.sidérés comme les ancêtres de la race nègre. Bible.)
Cbam lAmédée de Noé, dit), célèbre caricaturiste français, né et m. à Paris (1819-1884.)-Ses dessins sont de petites observations superficielles mais fort drôles et comnéentées d'un mot incisif. Il collabora au « Charivari », et mérita d’être surnommé le Paul de Kock du crayon.
chamade n. f. (itai.
chiamata). Signal donné par le tambour pour annoncer que des assiégés veulent capituler ou parlementer.
Fig. Battre la chamade, capituler.
chamærops n. m.
Botan. 'V. ciiamérops.
chamaillard .ma. H mil., ar]. e adj. et n. Se dit d'une personne qui aime à chamailler.
chamaille [Ù mil., e n. f. Dispute accompagnée d'un grand bruit.
chamailler [ma, a mil., é] v. n. et a. Quereller. Se chamailler v. pr. Se quereller avec bruit, chamaillerie [nia, il mil., e-rî] n. f. Querelle, chamaillis ma, il mil., f] n. m. Fam. Mêlée, combat. Querelle bruyante. Grand bruit confus.
ChamalièreS, comm. du Puy-de-Dôme, arrêt à 1 kil. de Clermont-Ferrand et près de Royat ; 2.910 h. Ch. de. f. P.-L.-M. Sources minéi-ales, carbonatées sodiques et calciques ferrugineuses.
chaman ou chamane n. m. (pàu samann).
Prêtre sorcier des populations à peine civilisées de la Sibérie et de la Mongolie.
chamanisme [nts-me] n. m. Religion grossière des peuples de la Sibérie orientale et de l’extrême nord de l'Asie : le chamanisme a pour base le culte de la nature et des esprits qui la gouvernent.
chamaniste [nis-te] n. sectateur du chamanisme.
chamarrage [ma-ra-je] n. m. Action de chamarrer.
chamarre tma-re] n. f. (de l'ital. eimarra, simarre,. Vêtement d'homme, du genre des sayes, porté aux xv® et xvi* siècles. Passementeries, broderies.
chamarrer [ma-ré] v. a. (de chamarre). Charger de passementeries, de galons, d'ornements : uti général chamarré de décorations. (Se dit -presque toujours en mauv. part.)
chamarrure [!»n-r«-rel n. f. Manière de chamarrer. Ornements de mauvais goût.
Chama'V'eS, un des peuples germaniques qui formaient la confédération des Francs.
chambard ou chambart [chan-bar] n. m.
Pop. Vacarme. Renversement.
chambardement [chan, man' n, m. Pop.
Action de chambarder.
chambarder 'chan-bar-dé] v. a. Pop. Renverser. bouleverser de fond en comble ; saccager.
Chambas ou Chaamba,
tribu berbère du Sahara septentrional, soumise par la France en 1873.
chambellage [chan -bel la-je'' n. m. Droit féodal exigé par les chambellans des vassaux qui venaient rendre leur hommage. (On dit aussi chambel-
LENAGE.)
chambellan [chan-bél-lan] n. m.'lgcvm. chamarlhic). Officier chargé de tout ce qui concerne le service intérieur de la chambre d’un prince : les derniers chambellans figurèrent à la cour de Napoléon III. Grand chambellan, le plus élevé en dignité des chambellans.
— Excycl. Les chambellans des rois de France de la race capétienne procédaient des cubicularii des rois mérovingiens et carolingiens. Ils gardaient la chambre à coucher du roi ; il ne faut pas les confondre avec le chambrier, chargé de la garde de la chambre du trésor et des archives. Les chambellans furent à l'origine des personnages de médiocre importance ; mais, vivant toujours en contact avec le roi, ils accrurent peu à peu leurs .attributions. Au xin» siècle, fut créée la charge de grand chambellan. Cet officier avait une juridiction sur les corporations qui s’occupaient du vêtement, entre autres les merciers. Supprimée par la Révolution, rétablie par Napoléon, supprimée de nouveau par Louis-Philippe, rétablie de nouveau par Napoléon III, Indignité de chambellan a été supprimée définitivement par la troisième République.
chambellane [chan-bèl-la-nel n. f. Femme du chambellan.
chambellanie chan bèl-la-ni. n. f. Dignité de chambellan.
Chamberet, comm. de la Corrèze, arr. et à 38 kil. de Tulle ; 3.420 h.
Chamberlain bér-lin doseph , homme d'Etat anglais, né et m. à Londres (1836-1914 . 11 fut chef du parti unioniste opposé au home rule de l’Irlande, et
l’un dea promoteurs de la guerre du Transvaal et du mouvement impérialiste. — Son fils Aiisten, né en 1863, a été plusieurs fois chancelier de l’Echiquier.
Chamberland (Charles-Edouard), savant français, né à Chilly le -Vignoble (Jura), m. à Paris (1851-1908); collaborateur actif de Pasteur, inventeur d’un filtre hygiénique.
Chambers ÿr. angl.
tchém'-bèrss] (Ephraim). écrivain anglais , né à Kendol .(Westmoreland), m. à Islington [vers 1680-1740] j auteur d’un Encyclopédie estimée, qui parut en 1728.
chambeftin [chan- j. chamb..-u,...
bèr-tin] n. m. Vm rouge très
estimé, produit par le cru du même nom : boire du chambertin.
Chambertin, vignoble de la Côte-d'Or, dans la comm. de Gevrey-Chambertin, renommé pour ses vins.
Chambéry, anc. capit. de la Savoie, ch.-l. du dép. de la Savoie, sur la Leysse et l’Albane, affl. du lac du Bourget ; 22.960 h. [Chambériens). Ch. de f. P.-L.-M., à |
596 kil. de Paris : archevêché, université, cour d’appel ; tanneries, soieries, gazes, velours. Patrie de Saint Réal, de Soigne, de Joseph et Xavier de Maistre. —
L’arr. a 15 cant., 164 comm.,