V. PHOTOGRAPHIE
■^Comm. Chambre de commerce. V. commerce.
— Dr. Chambre des appels de police correctionnelle. La chambre des appels de police correctionnelle, section de la cour d’appel, a mission de statuer sur l'appel des jugements rendus en premier ressort par les tribunaux correctionnels.
Chambre des mises en accusation. ha chambre des
mises en accusation, section de la cour d appel, fonctionne ; lo comme juridiction d'appel contre certaines décisions du juge d'instruction, svM’inculpé d'un crime doit être renvoyé en état d accusation devant la cour d'assises; 2» comme juridiction chargée de décider, sur le renvoi qui lui est fait par le juge d'instruction, si l'inculpé d’nn crime doit être renvoyé en état d'accusation devant la cour d'assises. Dans les affaires exceptionnellement
graves, toutes les chambres de la cour peuvent être réunies, pour délibérer sur la mise en accusation.
Chambre du conseil. La chambre du conseil est le lieu où les juges se retirent pour délibérer, à huis clos, sur les causes qui ont été plaidées à l’audience, ou que la loi a déclarées comme devant être instruites de cette manière. On désigne aussi par cette expression la réunion des magistrats qui délibèrent dans cette forme.
— Polit. Chambre des députés. V. député.
Cbambre ardente, nom sous lequel on désigna, sous l'ancien régime, certaines cours de justice établies pour juger des faits exceptionnels, particulièrement les crimes d’hérésie, ou d’empoisonnement. Elles étaient tendues de noir et éclairées, même pendant le jour, par des flambeaux. La plus fameuse est celle qui fut appelée à juger Taffaire dite des poisons, sous le règne de Louis XIV.
Cbambre introuvable ' la) , nom donné par Louis XVIII à la Chambre des députés ulb-a-royaliste qui siégea du 7 octobre 1815 au 5 octobre 1816, et qui sanctionna avec une aveugle complaisance les mesures les plus réactionnaires.
Cbambre des communes, assemblée parlementaire qui, en Angleterre, e.xerce, concun'emment avec la Chambre des lords, le pouvoir législatif. (On dit souvent, par abrév., les Communes.^
Cbambre des lords ou Cbambre haute , assemblée parlementaire anglaise , composée des pairs, grands seigneurs et hauts fonctionnaires du Royaume-Uni.
Chambres (les), de Raphaël. Série de peintures célèbres , exécutées par Raphaël sur Tordre de Jules II, dans quatre chambres ou salles du Vatican [camere ou stanze), que Nicolas V avait fait construire sur la cour du Belvédère [chambres de la Signature, d Béliodore. de l'Incendie du bourg, de Constantin). Dans ces fresques, Raphaël a résumé les conquêtes de la Renaissance, en même temps qu'rl a exalté le triomphe de l’Eglise et l'indépendance de l’Italie.
Chambre (La), ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 10 kil. de Saint-Jean-de Maurienne, sur l'.é.re., affl, de TIsère ; 700 h. Gh. de f. P.-L.-M. Ardoisières. — Le cant. a 14 comm. et 9.360 h.
chambré, e [chan] adj. Qui a des chambres, des vides : cloche chambrée ; coquille chambrée.
chambrée [chan-bré] n. f. Ensemble des ouvriers, des soldats, logeant, mangeant dans une même chambre : camarade de chambrée. Ensemble des spectateurs réunis quelque part : une belle chambrée.
Chambrelan [chan] n. m. Ouvrier en chambre,
Chambreleirt ( J ules-Françols), ingénieur français, né à Saint-Pierre (Martinique) , m. à Paris (1817-1893). Il assainit les landes de. Gascogne. Membre de l’Académie des sciences (1891).
chambrer [chan-bré] v. n. Habiter la même chambre : amis gui chambrent ensemble. V. a. Enfermer pour punir, voler, etc. : chambrer un enfant. Chambrer une bouteille de vin, la faire séjourner dans une chambre pour qu'elle en prenne la température.
Chambrette [cham-brè-te] n, f. Petite chambre.
Chambrettes (les), lieudit du dêp. de la Meuse, en plein eœur des Côtes de Meuse, sur la route de Louvemont à Ornes, au S.-E. du bois des Fosses. La ferme des Chambrettes a été prise par les Allemands le 24 février 1916, au cours de leur attaque « brusquée I) contre Verdun ; elle a été reprise le 16 décembre 1916 par les soldats du général Mangin, en même temps que la cote 378 (offensive du 13 déc. 1916 sur la rive droite de la Meuse).
Chambrier [cham-bri-é] n. m. Officier chargé de la garde du trésor auprès du roi de France : la charge dechanibrier, qui remontait, dit-on, à l'époque mérovingienne, fut supprimée par François pr [1545).
chambrière [chan] n. f.. Femme de chambre, (Vx.) Long fouet de manège. Support mobile pour tenir horizontal un véhiculé non attelé.
Chambrun (Joseph-Dominique Pineton, comte de), homme politique et philanthrope français, né à Saint-Chély-d’Apcher, m. à Nice (1821-18991. Il a contribué à la fondation du « Musée social ».
Chame ou came n. m. Genre de mollusques lamellibranches, à coquille très épaisse et armée souvent à l’extérieur de longues pointes, tandis que l’intérieur présente fréquemment des couleurs très vives, qui les font rechercher pour la fabrication des camées : les chames habitent les mers chaudes. chame adj. et n. Syn. de kh.mer.
chameau [mâ] n. m. (lat. camèlus). Genre de mammifères ruminants, comprenant deux espèces ; le chameau, qui a deux bosses et le corps recouvert d'une laine grossière; le dromadaire, qui a une bosse et la peau presque nue (Asie centrale et Turkestan.) Mar.
Ponton pour soulever un navire. Pop.
Injure gros- Chame.u.
Bière à une femme. Homme méchant, rusé, cupide ; homme qui ne vaut fias grand'ciiose. Prov. : Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le ciel, sentence de saint Luc (ch. xviii, v. 23'. Poulie fond, il faut entendre que le riche ayant de nombreux devoirs et subissant de nombreuses tentations, il lui est difficile de faire son salut. Pour la fonne, il convient de remarquer que Ton donne aussi les deux traductions suivantes: i” U est plus facile à un câble..., etc. ; 2» ... il est plus facile à un chameau dépasser par la porte de l'.iiguille (porte de Jérusalem, toujours très encombrée)..., etc. Loc. prov. : Rejeter le moucheron et avaler le chameau, éviter de petites fautes et s'en permettre de grandes.
— E.ncycl. Zool. Le chameau parait originaire de l'Asie centrale. La première espece [camelus bactrianus, a été retrouvée sous sa forme sauvage dans
le désert de Gobi. C'est l’animal le plus utile pour les transports dans l’Asie centrale. Dans l'Asie méridionale, l’Asie Mineure et VAfrique, c’est le dromadaire qui le remplace (camelus dromedarius). Celui-ci, est, par excellence la monture des caravaniers. Par leur sobriété, leur endurance et leur force, les chameaux sont les animaux les plus utiles dans les régions arides. Les méhara ou dromadaires coureurs du désert africain sont fameux par leur vitesse, et servent de monture aux Touareg et aussi aux soldats français des troupes sahariennes.
chamelée [lé\ u. f. Charge de Qiai'chandise que peut transporter un chameau, chamelet [lè] n. m. Jeune chameau.
CllRIÏlolîor n. m. Celui qui soigne et
conduit les chameaux.
cll3>IX16ll6 \inè~lé\ n. f. Femelle du chameau : le lait de la chamelle est tr^s nourrissant, Clianieloil n. m. Petit du chameau.
Chamforl.
chamerops \ka-mé-ropss] n. m. Genre de palmiers de petite taille, dits aussi palmiers nains: le chamerops, commun sur le littoral méditerranéen, fournit un crin végétal estimé. (On écrit aussi cha-
MÆROPS.)
Chameyrat, comm.
de la Corrèze, arr. et à 6 kil. de Tulle; 1.570 h.
Chamfort [chan-for]
(Nicolas-Sébastien Roch , dit de), littérateur* français, né près de Clermont- Ferrand (1741-1794), membre de l'Académie française en 1781, collaborateur de Mirabeau ; poursuivi sous la Terreur, 11 se suicida à Pari.s. Dans se» Pensées, maximes et anectodes, il s'est montré un moraliste spirituel, mordant, souvent profond.
Chamillard [ll mil., ar] Michel de), contrôleur général des finances en 1699, secrétaire d'Etat de la guerre en 17Û1, né et m. à Paris (1651-17211; fort honnête homme, niais peu capable.
Chamilly (Noël Bouton, comte de), né à Chamilly, m. à Paris (1636- 1715). H se distingua dans les guerres de Portugal et de Hollande. C’est à lui qu'une religieuse portugaise, Marianna Alcaforada, écrivit des lettres qui passent pour des cliefsd'œuvre littéraires et connues sous le nom de LeHres portugaises ou Lettres de la religieuse portugaise. Cbamiilard.
Chaminade cé-
cile), compositeur et pianiste iVançaise, née à Par ris vers 1856.
ChamiSSO [cha] (Adalbert de BoNeot'RT de , littérateur et naturaliste allemand, d'origine française, né au château de Boncourt ’;Ciiampagne'.', m. â Berlin (f78'l-1838) ; auteur de Pien’t SchUmihl. diamite [ka] n. m. Descendant de Cham, chamitique [ko], ou khamitique adj. Se dit des langues des peuples de l'Afrique, qu’on a supposés issus de Cham.
Ckamlay [chan~lè] (Jules-Louis Boi.É, marquis de), homme de guerre ei administrateur français, m. à Bourbon (1650-1719).
diamois [moi] n. m. (anc. allem. gamuz). Genre d'antilopes des montagnes d'Europe : le chamois évite te chasseur en sautant de rocher en Tâcher arec une agilité merveilleuse. Sa peau préparée: gants de chamois. N. et adj. Jaune clair: le chamois est salissant; robe chamois.
— Encycl. Appelé isard dans les P^’rénées, le chamois se trouve surtout dans les Alpes, et est encore commun dans les Balkans. Les chamois vivent par petites troupes sous la conduite d'un vieux mâle, fréquentent les endroits les plus escarpés, et sautent parmi les rocs à pic avec une. agilité sans égale. La chair du chamois est très médiocre, et sa peau n'a plus guère de valeur aujourd’hui qu’on prépare des peaux dites chamoisées avec le cuir d’on grand nombre d'animaux. On faisait autrefois, avec les peaux de chamois, des gants et aussi des poui^ioints de ville et de guerre, eic.
CtianiOisagO [za-Je] n. m. Frépai*ation qui rend les peaux d'animaux souples et moelleuses.
— Encycl. On soumet au chauioisage les peaux de mouton, chèvre, bouc, bœuf, veau, vache, cerf, élan et daim. On commence par les laver dans l’eau courante [dessaignage], puis on les reverdit en les raclant avec un couteau rond. On les met ensuite dans un lait de chaux usé i^lain vieux)., et après dans un autre qui n'a pas encore servi iplain neuf). L'enlèvement des poils ou débourrage précède l'enlèvement de l’épiderme ou effleurage, au moyeu d’un couteau concave. Les peaux sont de nouveau trempées dans l'eau courante [travail en rivière), puis raclées au couteau rond [écharnage). Ce travail terminé, on plonge les peaux dans un bain d'eau aigrie par du son [mise en confit) ; on les tord et on leur donne ihuile du côté chair en les aspergeant d'huile avec les doigts. Les peaux, réunies par quatre, sont alors portées au pilon, séchées au grand air, et remises de nouveau au pilon. En . dernier lieu, on les place dans l'étuve. Plongées dans un bain de soude, elles perdent l'huile qui avait pénétré dans les poi'es remouillage}.
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Batailles de Champagne.
Chamoiser [zrf] v. a. Préparer par chamoisage.
Chamoiserie [ze-rij n. f. Lieu où l'on prépare les peaux. Ces peaux préparées.
CUamoiseur [zeur] n. et adj. m. Qui prépare et rend les peaux en général.
diainoisito n. f. Syn. do CHAMosiTE.
Chamouix [ni] ou Chamounl, oh.-i. de c. (Haute-Savoie), arr. et à B7 kil. de Bonneville, au pied du mont Blanc; 3.480 h. [Chamoniards). Ch. de f. P.-L.-M. Superbe vallée de l’Arve, célèbre par ses glaciers. Point de départ du funiculaire du Montanvers, et de nombreuses ascensions dans la chaîne du mont Blanc. — Le cant. a 4 comm. et 5.830 h.
ChamOS ou Kêmosb, divinité sémitique des Moabites et peut-être des Ammonites.
ClianiOSite n. f. Minerai de fer composé de silice d'alumine, d’oxyde, de fer et d’eau.
CliamoUSSCt [mou-sè] (Claude-IIumbert Piar- RON de), philanthrope français, né et' m. à Paris 1717-1773). On lui doit la première idée des associations de secours mutuels.
ClianiOllX [înou], ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 23 kil. de Chambéry, sur le Gelon, affl. dé l'Isère ; 1.020 h. — Le cant. a 10 comm. et B.630 h.
Cliajup \chan] n. m. (vx fr. cant, côté ; du lat. canthus; gr. kanthos, coin). Côté d’une pièce équairie, le plus étroit dans le sens de la longueur. Partie lisse autour d'un cadre, d’une moulure. Loc. adv. : De champ, dans le sens de la longueur et sur la petite face. (On écrit aussi chant.)
champ [chan] n. m. (lat. carnés). Etendue de terre labourable : un champ de blé, de maïs. Au plur., les terres et la campagne en général : mener
Aux champs (clairon et tambour).
tes bêtes aux champs; la vie des champs. PoétUn Territoire, contrée: avLx champs africains. Les champs azurés, les airs. Les champs de Mars, de Bellone, les champs de bataille. Les champs de Neptune, d'Amphitrite. la mer. Chatnp clos, etabsolum., champ, lieu fermé de barrières, où avaient lieu les tournois, les duels judiciaires, etc. Ouvrir le champ, y faire entrer les adversaires. Espace nécessaire pour s’élancer. Prendre du champ, reculer pour avoir de l’espace libre devant soi. Champ de bataille, champ dhonneur, endroit où se livre un combat : mourir au champ d’honneur. Perspective, sujet, matière: le chanip des hypothèses est illimité ; le champ de notre activité. Champ d'une lunette, espace que Ton aperçoit quand on regarde dans cet instrument. Champ magnétique, électrique, région soumise à l'influence d’un aimant , d'un courant. (V. gacss.) Champ opératoire, région sur laquelle porte une intervention chirurgicAe. Champ de courses, hipimdrome pour courses de chevaux. Absolum. Le champ. tous les chevaux qui prennent paid, à une course. (Le joueur qui joue le champ, au pari mutuel, est
sûr de toucher le gagnant : mais il ne gagne réellement que si ce gagnant rapporte une cote supérieure à l’ensemble de toutes ses mises.) Champ de tir, terrain disposé pour que les soldats s’exercent au tir. Fond sur lequel on représente quelque chose : le champ d'une médaille, d'un écu d’armes. Champ de Mars, champ de manœuvre. Battre, sonner aux champs, batterie ou sonnerie pour rendre les honneurs. Champ de repos, cimetière. Champ d'expériences, terrain pour des essais, recherches, démonstrations agricoles. Courir les champs, la campame. Prendre la clef des champs, s’enfuir. Loc. adv. : Surle-champ, sans délai. A tou^ bout de champ, à tout propos.
Champ de mai, nom des assemblées politiques, sous les rois carolingiens. C’est aussi le nom que prit l’Assemblée tenue par Napoléon ler^ le 1er mai 1815, pour proclamer les votes de plébiscite ratifiant la proclamation de TAcie additionnel aux Constitutions de l’Empire, rédigé par Benjamin Constant, pour donner au gouvernement impérial la forme parlementaire et idéale.
Champ du mensonge (lat. campus mendacii ou mentitus ; allem. Lügenfeld), dans la haute Alsace, célèbre par la trahison des fils de Louis le Pieux, qui débauchèrent son armée (833) et obligèrent leur père à se livrer à eux.
Champ de Mars, vaste plaine sur la rive gauche du Tibre, aux abords de la Rome antique, réservée, à l’origine, aux réunions des comices.
Champ de mars, nom des assemblées de guerriers francs, sous les Mérovingiens. Tous les gens de guerre étaient convoqués par le roi en un lieu désigné, et Ton y traitait des expéditions à entreprendre et aussi de questions générales. Sous les Carolingiens, ces assemblées eurent lieu au mois de mai.
Champ-de-Mars, vaste teiTain, à Paris, mesurant 1.028 mètres de longueur et occupant une superficie d’environ 42 hectares 32 centiares, situé entre la façade septentrionale de l’Ecole militaire et la rive gauche de la Seine. Le Champs-de-Slars fut destiné aux manœuvres militaires et aux revues de troupes. 11 tire son nom du champ de Mars de Rome. Le nom de cet emplacement, sur lequel ont eu lieu les grandes Expositions de 1867, 1878, 1889, 1900, est mêlé aux épisodes les plus mémorables de notre histoire. C’est là que fut célébrée la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790.
champs Élysées. Dans la mythologie çréco-roniaine, nom que Ton donne au séjour des âmes des morts qui furent vertueux pendant leur vie.
Champs-Elysées {avenue des), célèbre promenade à Paris, située entre la place de la Concorde et Tare de triomphe de l’Etoile , et qui mesure 1.880 mètres de longueur. En 1670, elle se nommait le Grand Cours. Les chevaux de Marly, par Coustou, en ornent l’entrée depuis 1794. En 1828, la 'Ville de Paris en devint propriétaire. Sous le second Empire, le baron Ilaussmann y fit tracer des parterres et des pelouses, parmi lesquelles s’élevèrent des constructions, des cafés-concerts, des cirques, des restauiTmts, etc. Le palais de l’Industrie s’y éleva de 1855 à 1898. Sur son emplacement ont été construits en 1900 le Grand et le Petit Palais, séparés par l’avenue Alexandre-IIl.
champ âge ou champ éage [chan] n. m.
Arbres à demi déti-uits par les bestiaux qui en ont mangé les bourgeons. Terres incultes sur lesquelles pomssent genêts, bruyères, aunes et bouleaux. Autref., droit féodal de pacage.
Champagnac [ynaA], connn. du Cantal, arr. et à 24 kil. de Mauriac, près de la Dordogne ; 1.990 h. Ch, de f. Orl. Forges.
Champagnac, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 17 kil. de Rochechouart, sur la Tardoire ; 1.790 h. Ch. de f. O.
Champagnac-de-Bélair [ièr], ch. i. de e.
Dordogne), arr. et à 18 kil. de Nontron) dans la vallée de la Dronne. s.-affl. de la Dordogne; 950 h. — Le cant. a 10 comm. et 6.080 h.
Champagnat, comm. de la Creuse, arr. et à 16 kil. d’Aubusson ; 1.640 h.
champagne [chan] n. m. Vin blanc mousseux, très estimé, t^ue Ton prépare en Champagne. Champagne frappe, refroidi à l’aide de rface pilée mise autour de la bouteille. N. f. Fine champagne, eaude-vie de qualité supérieure, fabriquée dans les Charentes. V. cognac.
— Encycl. Le champagne, dont la célébrité comme vin mousseux ne remonte qu’au xvii® siècle, est produit par le département de la Marne (arr. de Reims, Epernay, Châlons-sur-Marne). La région de production, divisée en rivière de Marne, cote d'Epernay,
côte d'Avize et montagne de Reims, donne des vins qui diffèrent avec chaque coteau, mais dont un mélange savamment combiné fournit les champagnes les plus appréciés.
Le secret de la fabrication du champagne, comme de tous les vins mousseux, réside uniquement dans ce fait que le jus de raisin est mis en bouteilles avant l’achèvement complet de la fermentation ; on accumule ainsi dans les bouteilles une quantité considérable d’acide carbonique sous pression.
Il ftiut d’atilleurs faire passer ces bouteilles par toute une série de manipulations ayant pour but de clarifier le vin, de le débarrasser du dépôt qu’il a formé, de le sucrer au goût de la clientèle, et enfin museler les bouteilles à l'aide de fil de fer et de ficelle, pour empêcher que le contenu ne s’échappe au dehors.
Cette industrie, qui occupe de nombreux ouvriers, est une des principales sources de richesse du département de la Maine.
champagne [chan] n. f. Blat. Pièce honorable qui occupe le tiera inférieur de Técu d’armes- (V. la planche blason).
CH A
CH A
Champagne, anc. prov. de France, réunie h la couronne en 1286 par le mariage de Philippe le Bel avec Jeanne de Navan-e; cap. Troyes. Elle a formé les dép. de ; l'Aube, la Haute-Marne, la Marne, les Ardennes. (Hab. Champenois). On distingue, selon la nature du pays, la Champagne poicilleuse et la Champagne humide. 'Vins mousseux célèbres. Loc. prov. :
Regarder en Picardie (ou en Gâtinais) pour voir si la Champagne brûle, loucher.
Le gouvernement de Champagne comprenait en 1789 les pays ci-après : Réthelais (Rethel), pi’incipauté de Sedan; Rétnois
Armes de Chamjjaproe.
3rie champenoise fHaute-Brie. Meaux): Brie pouilleuse on pays de Ga/iiesse (Château-Thierry ; Basse- Brie (Provins); Champagne propre (Troyes); Ber- (Vitry-le-Fi’ançoisj ; (Joinville); Bassi-
p’n?/ (Langres) ; Senonais (Sens).
Champagne [Batailles de), La section historique de l étaL-major de l'armée compte, au cours de la Grande Guerre, quatre opérations différentes auxquelles elle accolle le nom de la Champagne. Ce sont :
la « première bataille de Champagne ». qui fait partie de la « première offensive » de 1915, et qui dura de décembre 1914 à mars 1915. Entreprise pour soulager les Russes et pour interdire les transports de troupes allemandes depuis la France jusque sur le front oriental, cette bataille, dans laquelle les troupes de Tarmée de Langle de Cary s'illustrèrent, n'aboutit qu'à des gains territoriaux insignifiants ; elle iniligea du moins aux Allemands des pertes très cruelles.
Pas plus qu elle, la deuxième bataille de Champagne » ne réussit à faire la « percée ». Ce fut une bataille d’ensemble, qui dura du 25 septembre au 16 novembre 1915. Livrée au cours de la « deuxième offensive » de Tannée 1915, elle aboutit seulement à la conquête d'imporiantes positions ennemies et à de beaux suecès tactiques.
Pendant les années 1916 et 1917, il n’y eut pas d'affaires considérables en Champagne, -où, au contraire, déborda déjà la « troisième bataille de TAisne » du 27 mai au 7 juin 1918. Un peu plus tard fut livrée dans ses plaines la •< troisième bataille de Champagne », très courte (15-18 juillet), où les armées Maistre et Fayolle arrêtèrent l'offensive des armées du kronprinz et leur enlevèrent l'initiative des opérations.
A cette balaille d’ensemble, de laquelle dépendent les deux batailles de la Montagne de Reims et de Prosnes-Massiges, succède bientôt la grande « campagne offensive de Champagne et d’Argonne » où, du 26 septembre au 15 octobre. Français, Italiens, Américains agissent de concert et marchent sans arrêt jusqu'à TAisne et la lisière septentrionale de TArgonne.
diampaglie (la), nom donné à divers anciens petits pays de France (dans le Berry, en Normandie, en Saintonge, et dans les environs du Mans).
Champagne, ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 20 kil. de Belley, près du Séran ; 510 h. — Le cant.a 18 comm. et 6.440 h
Champagné ou Champagné-les-Marais, comm. de la Vendée, arr. et à 33 kil. de Fontenay-le-Comte ; 1.470 h.
Champagne-Mouton, ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 23 kil. de Confolens, sur l'Argent, affl. de la Charente; l.BOO h. Ch. de f. — Le cant. a 8 comm. et 6.420 h.
Champagné-Saint-Hilaire, comm. de la Vienne, arr. et à 28 kil. de Civray, près du Clain ; 1.700 h.
Champagney [g'nè]ch.-l. de c. (Haute-Saône), arr. et à 16 kil. de Lure, sur le Rabin, sous-affl. de la Saône ; 4.090 h. Ch. de f. E. Houille. — Le cant. a 9 comm. et 14.830 h.
champagniser [chan. gni-zé] V. a. Préparer les vins à la manière du champagne, de façon à les rendre mousseux.
Champagnole, ch.-l. de c. (Jura), arr. et à 23 kil. de Poligny, sur l'Ain; 3.720 h. Ch. de f. P.-L.-M. Forges. — Le cant. a 31 comm, et 11.190 h.
Champagny (Jean-Baptiste Nompère de), duc de Cadore, diplomate français, né k Roanne, m. à Paris (1736-1834). Ministre de l’intérieur de 1804 à 1807, il fut, après Talleyrand, le ministre des affaires étrangères de Napoléon l'r, de 1807 à 1811. Il se rallia au gouvernement de la Restauration. — Son fils Franz, historien et publiciste français, né à Vienne (Autriche), m. à Paris (1804-1882). Ses études sur l'empire romain lui ouvrirent les portes de l’Académie française, en 1869.
Champaigna ou Champagne (Philippe
de), un des peintres les plus distingués de l'école flamande, né à Bruxelles, m. à Paris (1602-1674). Il vécut et travailla en France ; auteur de remarquaDles portraits (Lamoignon, Louis XIII,
Richelieu, les principaux jansénistes). Dessin très pur, souci minutieux de la réalité, touche naturelle et facile, coloris moelleux et frais, quoique un peu monotone.
Ses œuvres les plus connues sont : le Christ mort, la Cène, Louis XI H couronnépar la Victoire, oie.
Champart [chan-par] n. m. (de champ, et part). Mélange de froment, de seigle, d'orge semés ensemble. Feod. Part sur les gerbes, qui revenait aux seigneurs de certains fiefs.
Champarter [chan-par-té\ v. a. Soumettre au droit de champart.
champarteresse [eftan, rè-se] adj. et n. f. Grange seigneuriale où se déposaient les champarts portables.
Champarteur [chan] n. m. Féod. Posa/sseur du droit de champart. Adjeetiv. ; seigneur champarteur.
champartier [chan, ti-é] n. m. Celui qui détenait une terre à titre de champart. Adjeetiv. : tenancier champartier.
ehampartir [rlio))) v. a. Exercer le droit de champart sur ; champariir une terre .
Champaubert Uhan-p&-bèr], comm. de la Marne, arr. et à 24 kil. d'Epernay, où Napoléon battit les Rus.ses du général Olsuflev, le 10 février 1814, et menaça Blücher sur sa ligne de retraite ; 250 h.
Champeenetz [c/ian-se-néj (le chevalier de), un des plus spirituels rédacteurs des Actes des Apôtres, journal ultra-royaliste; né à Petris, décapité dans la même ville (1760-1794).
Champ-d’Asile, colonie d'Amérique, formée en 1815 par des proscrits français, des soldats licenciés, etc., sous la direction des frères Lallemand, d’abord dans le Texas, puis dans l'Alabama. Cette tentative échoua, et les colons rentrèrent en France dès 1818.
Champdeniers [chan-de-ni-é], ch.-l. de c) (Deux-Sèvi*es), arr. et à 18 kil. de Niort: 1.410 h. Ch. de f. Etat. — Le cant. a 12 comm. et 7.780 h.
Champdivers [vèr] (Odette de), favorite de Charles VI, dont elle contribua à adoucir la folie. Elle était issue d’une famille noble de Bourgogne. Après la mort de Charles VI, dont elle avait eu une fille en 1408, elle se réfugia en Dauphiné. Morte après 1430.
Champeaux [chan-pô] n. m. pl. Prairies, prés. (Vx. et dialect.)
Champeaux Ipà] (Guillaume de), philosophe scolastique, né à Champeaux, près de Melun, m. en 1121. Il eut Abélard pour élève, fonda la célèbre école de Saint- Victor, devint évêque de Châlons-sur- Marne. Il était l'ami de saint Bernard, et défendit, dans ses ouvi’ages, le réalisme contre le nominalisme de Rosoelin.
Champeix [pèl, -ch.-l. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 13 kil. d’Issoire, sur la Couze de Chambon, affl. de l'Ailier ; 1.310 h. Vins. — Le cant. a 17 comm. et 8.620 h.
ehampelure ou champlure \chan] n. f.
(altér. de chantepleure). Accident produit par la gelée sur les arbres fruitiers.
Champenois, e [chan-pe-noi, oi-ze], habitant ou originaire de la Champagne : les Champenois. Adjeetiv. ; mœurs champenoises. Loc. prov. : Quatrevingt-dix-neuf moutons et un Champenois font cent bêtes, dicton qui, si l’on remonte à sou origine, ne donne pas du tout un brevet de sottise aux Champenois. Au moment de la conquête des Gaules, César, pour favoriser le commerce de moutons de la Champagne, exempta de la taxe les troupeaux au-dessous de cent têtes. De ce jour, les Champenois ne formèrent plus que des troupeaux de quatre-vingt-dix-neuf bêtes. César, instruit de la ruse, décida que désormais le berger compterait pour un mouton.
ChampenoUX, eomm. du dép. de Meurtheet-Moselle, arr. et à 12 kilom. de Nancy, sur l’Aniézule ; 463 hab. en 1911. Ce village a été très éprouvé au cours des combats qui ont eu lieu en 1914 pour sa possession et pour celle de la forêt de Champenoux, qui s'étend plus à 1^. au pied du mont d'Amance et qui couvre au S. le Grand Couronné. Cette forêt que traversent dans le même sillon l'Ainézule, affluent droit de la Meurthe, la voie ferrée et la route de Nancy à Château-, Salins, a été très disputée entre Français et Allemands au début de septembre 1914, lors de l'attaque du Grand Couronné. Conquise du 4 au 6 septembre par les Allemands, qui voulaient par la trouée de TAmézule, arriver à Nancy, elle fut reprise par les Français pendant les journées des 10, 11 et 12 duTuême mois, et servit depuis lors d'abri aux troupes qui surveillaient la vallée toute proche de la Seille.
Champéon, comm, de la Mayenne, arr. et à 24 kil.
de Mayenne ; 1.180 h. Forges.
champêtre [chan] adj,
(lat.. eampestyn). Qui appartient aux champs : vie champètre.Garde champêtre, agent chargé de la garde des propriétés rurales.
Champfleury (Jules Husson, dit Fleury ou), littérateur français, né a Laon, m. à Paris (1821-1889). Il fut directeur de la manufacture de Sèvres. Ses meilleurs ro- champil^urv.
mans, qui appartiennent au genre réaliste, sont ; Chien-Caillou, les Amoureux de Sainte-Périne, les Bourgeois de Molinchart, etc. On lui doit des recherches érudites sur la céramique, la caricature, etc.
Champgenéteux, comm. de la Mayenne, arr. et à 24 kil. de Mayenne, près d'un affl. de TAron ; 1.380 h.
champi [chan] ou champis, isse ’chan-pi, i-se] adj. et n. (de champ). Enfant trouvé. (Vx.)
Champigné, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 26 kil. de Segré, sur le Piron, affl. de la Sarthe ; 1.270 h. Ardoises.
Champignelles, comm. de TYonne, arr. et à 37 kil. de Joigny, sur le Four; 1.300 h.
Cliampigneulles, comm. de Meurthe-et-Moselle. arr. et à 5 kil. de Nancy, sur la MeurUie ; 3.540 h. Ch. de f. E.
champignon [chan] n. m. (bas lat. campinio). Nom donné à des végétaux cryplogamiques , de formes diverses: les moisissures, les truffes sont des champignons. Pousser comme un champignon, grandir très vite. Support pour chapeaux, vêtements, dont Textrémilé est arrondie et qui sert à soutenir divers objets. Bouton qui se forme à une mèche qui brûle. Méd. Excroissance molle et fongueuse, qui se forme dans les plaies. Mar. Engin destiné à ancrer les bouées au fond de la mer.
— Encycl. Les champignons se distinguent par Tabsence de chlorophylle ; Tappareil végétatif ne comj^rend ni tiges ni feuilles, mais un thalle ou mycélium, composé de filaments continus ou cloisonnés, simples ou ramifiés et dont le développement est plus ou moins volumineux. Tandis que, dans les espèces microscopiques (moisissures uriclinées, etc.) cet appareil végétatif est réduit à un lacis de tubes mycéliens surmontés de minces filaments portant les organes reproducteurs, dans les grandes espèces, au
contraire, le développement du mycélium engendre une masse extérieure qui prend des formes diverses. La plus fréquente est constituée par un pédoncule [pied) surmonté d'un chapeau. Celui-ci, arrondi, bosselé ou creusé en coupe, est garni en-dessous de feuillets (agaricinées), de tubes (polyporées) ou d’a.spérités molles (hydnées) ; parfois il est réduit à unemasse spongieuse (morille). Souvent aussi le pied fait délaut, et l’expansion est une coupe (pezize), une arborescence (clavaire) ou un amas ayant la forme d'un sac pyriforme (lycoperdon) ou d’un tubercule (truffe). Ils se reproduisent par le moyen de cellules spéciales de diverses sortes, appelées* spoy'i's (basides, asques, conidies, etc.), ou bien par des œufs (réunion d'oos2)hères et d' anthéridies) ou même par des portions de thalle (champignons cultivés), qui germent lorsque le milieu est favorable (chaleur et humidité).
On divise les champignons en quatre ordres : ha^idiomycètes. dont les spores sont des basides (agaricinées, polyporées, clavariées, lycoperdinées, etc.) ; ascomycètes, dont les spores sont des asques (morilles, pézizes, truffe, levures); oomycètes (moisissures ou mucorinées, péronosporées) ; myxomycètes (plasmodiophora).
Certaines espèces de champignons sont bonnes à manger, et les autres vénéneuses, quelques-unes même mortelles. La plupart des accidents occasionnés par les champignons résultent de préjugés populaires sur la manière de déceler la toxicité de tel ou tel champignon. Aweun de ces procédés n'est sûr et le seul conseil pratique que Ton puisse donner c'est de s'abstenir de tout champignon dont on ne connaît pas absolument la nature et le caractère comestible. Les confusions entre espèces vénéneuses et espèces comestibles sont fréquentes, et, lorsqu’on cueille des champignons il ne faut pas hésiter à rejeter tout exemplaire qui paraît douteux, avarié ou vieux. En cas d'empoisonnement par les champignons, il faut,, en attendant le médecin, et lorsqu on s’est aperçu assez l’apidement que les champignons consommés étaient vénéneux, provoquer les vomissements (chatouillement de la luette, absorption d’un vomitif, par exemple 1 gr. d'ipéca en poudre dans un peu d'eau tiède). Dans le cas où les symptômes d'empoisonnement n’apparaissent que plusieurs heures (parfois 10 à 12) après Tingestion des champignons, c’est alors Tintestin qu’il faut débarrasser par un purgatif salin (30 à 40 gr. de sulfate de soude ou de magnésie, ou deux verres d’eau purgative), ou bien encore, si les douleurs intestinales sont vives, par un purgatif doux (30 gr. huile de ricin) en même temps qu’on administre un lavement huileux laudanisé (deux cuillerées d'huile d'olive battue avec un jaune d’œuf et quatre ou cinq cuillerées de lait ou d'eau tiède, 12 gouttes de laudanum).
S il y a du délire, on emploiera les calmants (bromure de potassium) ; si, au contraire il y a syncope, faire appel aux stimulants (frictions sèches, flagellation, café ou thé forts, éther).
— Culture. Le chamjiignon de couche ou agaric champêtre est surtout cultivé en grand dans les carrières des environs de Paris. On emploie du fumier de cheval, qu’on dispose en meules dans les carrières souterraines, sur des kilomètres de longueur. On introduit dans ces meules deux ou trois rangs de mises ou lardons, plaques de fumier sec, contenant du blanc de champignon. Trois ou quatre semaines après cette opération {lardage), le blanc a envahi toute la meule, et Ton recouvre celle-ci d’une terre très calcaire, de plâtras ; c'est le gobetage. Un mois après, les champignons apparaissent, çt on les récolie pendant deux mois environ. Le blanc est souvent atteint de maladies variées, mais on peut se procurer le blanc pur à TInsütut Pasteur.
— Art culin. Les bonnes espèces de champignons sont un aliment sain, agréable, de saveur exquise, mais, toutefois, un peu indigeste. Parmi les espèces comestibles on peut citer, outre le champignon de couche, les cèpes, morilles, chanterelles, clavaires.
Les champignons servent do garniture dans beaucoup de mets. Lorsqu’ils sont destinés à cet usage, les faire sauter dans du jus de citron mêlé à de Tenu ; quand ils sont tournés, ajouter du sel et du beurre, et laisser sur un feu modéré cinq minutes.
Cèpes à la bordelaise. Mettre dans une poêle quantités égales de beurre et d'huile ; frire* les cèpes épluchés, jusqu’à ce qu'ils aient rendu leur eau: ajouter au creux de chaque cèpe un hachis de persil, d'échalote, d'ail et de champignon ; laisser sur le feu quelques minutes ; on peut ajouter très peu de bouillon.
Cèpes à la provençale. Passer à Thuile dans la poêle des aulx et des échalotes hachés, ajouter les cèpes épluchés, sel. poivre, muscade, fines herbes. •
On peut conserver les champignons au vinaigre (comme les cornichons), dans le sel, dans de la graisse fondue, ou découpés en lamelles, que Ton fait sécher lentement. Desséchés au four et réduits en poudre, que Ton consei've en flacons bien bouchés, ils peuvent servir sous cette forme pour aromatiser des sauces.
champignonneux, euse [chan, gno-neû, eu-ze] adj. Garni de champignons, de moisissures.
champignonnière [Chayn-pi-gno-ni] n. f.
Endroit, presque toujours souterrain, où Ton cultive les champignons de couche : les carrières des environs de Pa7'is ont été transformées avec profit en champignonnières. Couche de terreau et de fumier pour cultiver les champignons.
— Encycl. Champignonnière pratique. Dans une caisse de bois blanc d'environ 50 centimètres de profondeur et 1 mètre carré de surface, on place une épaisseur de 8 à 12 centimètres de bouse de vache séchée et mélangée avec un quart de terre légère. On répand ensuite du blanc de champignon dans une seconde couche de terre superposée à la première et mélangée à de la bouse, sur une hauteur de 4 à 5 centimètres. Le tout se tasse légèrement et se recouvre de 20 centimètres de terre entretenue humide par de fins arrosages. Quelques semaines après (six à huit), apparaîtront à la surface les champignons, qu'on pourra cueillir, et cela pendant de longs mois, à la seule condition d'entretenir Thiimidité, La caisse doit se placer de préférence dans un endroit sombre.
Champignonniste [chan-pi-gno-nh-te] ou champignonnier \chart-pi-gno~ni-éj u. m. Maraîcher qui cultive des champignons.
Champigny, comm. de TYonne, arr. et à 25 kil. de Sens, près de TYonne : 1.130 h. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières.