PELURE
Champmartin (Char-
les-Emile-CALLANDE de)s peintre français, né à Bourges, m.
à Paris (1797-1883) ; portraits et tableaux religieux.
Champmeslé [chan-mé- IéT) (Marie Desmares, dame).
Célèbre tragédienne française, née à Rouen, m. à Auteuil (1612-1698) ; elle brilla dans le théâtre de Racine, qui éprouva champinesié. pour elle une vive passion. La Fontaine lui dédia sa nouvelle Belphégor, et Boileau l’a immortalisée dans ses vers. — Son mari, Charles Chevillet, dit Champmeslé, né et m. à Pai'is ,1643-1701), fut un acteur distingué et un auteur dramatique d'un certain mérite.
Champneuville, comm. du dépai-t. de la Meuse, arr. et à 13 kil. de Verdun, sur le canal de l’Est, dans la partiç nord de la boucle dite de Champneui'ille, décrite par la Meuse au S. et à l'O. de la côte de Talou (hauts de Meuse) ; 334 h. Les deux hameaux qui le composent. Champ en amont et Neuville en aval, ont été eonquis par les .Allemands du kronprinz au cours de 1’ <> attaque brusquée ’> contre Verdun (24 février 1916) ; repris par les Français du général Guillaumat le 20 août 1917.
Champniers, comm. de la Charente, arr. et à 8 kil.
d’Angoulciue, sur un al'Â. de TArgence ; 2.GOO h. Ch.de f.
Chaux.
Champollion ( j e a n -
François, dit le Jeune), égyptologue fr.ançais , né à Figeac, in. à Taris ^1790-1832) ; il parvint le premier â déchifl'rer la fameuse inscription trilingue de Rosette, et les hiéroglyphes de l’ancienne Egypte. — .Son frère aîné, jA<;quE.s-JoSEPn Champollion-Figeac, né à Figeac, ni. à Fontainebleau 1778-1867). fut un archéologue de mérite.
Champollion Kugène-.Vndrc', aquafortiste français, né à Embrun, m. à Lettre! 1848-1901).
Champollion lo Jeune.
champoreau [chan-po-rd] n. m. Boisson chaude en usage chez les Européens en Afrique. Café au lait mélangé de rhum. Café noir mélangé de vin.
Champs [eftan], eh.-l. de o. (Cantal), arr. et à 38 kil. de Mauriac, sur la Tarentaiue, s.-afll. de la Dordogne ; 1.820 h. — Le cant. a 5 comm. et 4.880 h.
Champs, comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 29 kil. de Meaux; 1.790 h.
Champsac, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 24 kil. de llochechouart ; 1.360 h. Ch. de f. Orl.
Champ-Saint-Père (Le), comm. de la Vendée, arr. et à 36 kil. des Sables-d’Olonne ; 1.880 h. Ch. de f. Etat.
Champsaur !Le), ancien petit pays de France (Haut-Dauphiné) ; cap. Saint Bonnet.
Champsaur (Félicien), écrivain français, né à Digne en 1869; auteur des romans ; Binah Samuel, Poupée japonaise, la Faute des roses, l.ulii, l viste, l'ïngénae, l'Empereur des pauvres, etc., où il fait goûter l’originalité de son imagination.
Champseeret, comm. de l’Ome, arr. et à 8 kil. de Domfront; 2.300 h. Toiles.
Champtocé [chan-to-sé], comm. de Maine-et- Loire, an', et à 24 kil. d'Ançers, sur la Rome ; 1.690 h. Ch. de f. Orl. Houille, carrières.
Champtoceaux [c/ian-to-sd], ch.-l. de 0.
'Maine-et-Loire), arr. et à 47 kil. de Cholet, près de la Loire ; 1.320 h. — Le cant. a 9 comm. et 10.840 h.
chamsin ou khamsin [kam'-sin’] n. m.
(mot arabe signif, cinquante). Nom du simoun en Egypte, parce qu’il souffle pendant cinquante jours, au commencement de l’inondation du Nil.
Chanaan [ka-na-an], un des fils de Cham, maudit par Noé (Bible), à cause de l'irrévérence de son père Cham, et condamné à devenir l'esclave des esclaves de Sein et de Japhet.
Chanaan ou Canaan (terre de), ancien nom de la Palestine ou Terre promise {Bible). Suivant la Bible, ce territoire fut promis par Dieu aux Israélites, qui s’en emparèrent sous la conduite de Josué.
Chanae [nak], ch.-I. de c. (I.ozère', arr. et à 14 kil. de Marvejols, non loin du Lot; 1.270 h. Ch. de f. Eaux minérales. —
Le cant. a 6 comm. et 3.190 h.
Chananéen, enne [ka-na-né-in, è-ne], habitant ou originaire de la terre de Chanaan ; les Chananéens. Adjectiv. ; légende chananéenne. La Chananéenne, nom que Ton donne, dans l’Ecriture, à une femme qui vint demander la guérison de sa fille à Jésus-Christ. — Le nom de Chananéens désigne les tribus sémitiques qu’on trouve d’abord établies sur le. golfe Persique, et qui, plus tard, émigrèrent en Syrie. Les unes, fixées dans les vallées intérieures, furent agricoles ou pastorales ; les autres, plus rapproch’ées de la côte, se livrèrent au commerce et à la navigation et formèrent la nation phénicienne.
Chananéenne {le Christ et la), scène évangélique, qui a inspiré de nombreux artistes. Nous citerons le tableau de Drouais, qui obtint le premier prix de peinture en 1784, actuellement au Louvre.
chançard [sar], e n. et adj. Pop. Qui a de la chance ; à qui les choses réussissent bien.
chance n. f. (lat. cadentla). Chute, jet des dés. (Vx.) Fig. La chance en est jetée, c’est chose faite. Nature ou résultat d’un événement : une bonne, une mauvaise chance. Bonne fortune : avoir de la chance. La chance tourne, les choses changent de face. PI. Pi'obabilités ; calculer les chances.
Chanceau [sd] ou chancel [sél] n. m. Barreau d’une grille.
chancelant ^an). e adj. Qui chancelle : vieillard chancelant. Fig. Xlal assuré : santé chancelante.
chancelariat [ri-a] n. m. Fonction de cliancelier.
chanceler [lé] v. n. (bas lat. cancellare. — Prend deux l devant une syllabe muette ; nous chancellerons.) Vaciller sur ses pieds, sa base ; cet homme, cet édifice chancelle. Fig. : chanceler dans sa résolution ; sa vertu chancelle.
chancelier [ll-i] n. m. (lat. canrellarlus). Chef suprême de la justice, sous l’ancienne monarchie ; le chancelier était inamovible. Grand chancelier de la Légion d'honneur, dignitaire placé à la tête des services de la Légion d’-honneur, et président du conseil de Tordre. Chancelier de l’Echiguier, en Angleterre, juge de la cour des finances. Employé supérieur qui a la garde du sceau dans un consulat.
— Encyol. Le chancelier était un des grands officiers de la couronne de France. H était placé à la tête des bureaux où se scellaient les diplômes royaux. Il avait la haute main sur l’administration des fonctions ecclésiastiques, de la justice, et sur les relations avec les puissances étrangères. H était inamovible, mais les sceaux pouvaient lui être retirés, et confiés alors à un garde des sceaux. L’office de chancelier, supprimé par la Révolution, rétabli par Napoléon Isr, disparut définitivement en 1848.
Mais le ministre de la justice continue d’employer Texpression ma chancellerie chancelière.
pour designer ses bureaux.
Chancelière n. f. Femme d’un chancelier. Boite ou sac fourré pour tenir les pieds chauds.
chancellement [sè-le-ma?i] n. m. Action de chanceler. (l’eu us.)
chancellerie [sé-ie-rf] n. f. Lieu où Ton scelle avec le sceau de l’Etat. Administration centrale du ministère de la justice. Bureaux, administration que dirige un chancelier. Grande chancellerie, administration chargée de tout ce qui a rapport à Tordre de la Légion d honneur.
— Encycl. Chancellerie diplomatique ou consulaire. I.a chancellerie est proprement le lieu où Ton conserve les sceaux et les registres et où Ton délivre expédition des actes reçus par nos agents à l’étranger. Le chancelier porte aujourd’hui le nom de vice-consul. Chargé de seconder le chef du poste
dans ses fonctions, il estoflicier public. H remplit les fonctions de notaire, huissier, de greffier du consul en matière judiciaire, de secrétaire de mairie lorsque le consul fait fonction d'officier de Tétat civil. Grande chancellerie. V. Légion d’uo.nnei r. Chancellor (Richard), navigateur anglais du xvi‘ siècle. H reconnut la mer Blanche, doù il se rendit par terre à Moscou; m. en 1666.
ChancellorS’Ville, localité des Etats-Unis, (Virginie) ; 2.000 h. Victoire des sudistes .‘uir les fédéraux, pendant la guerre de Sécession (186;)'.
chanceux, euse [seii, eu-ze' adj. Qui a une chance heureuse : homme chanceux. Hasardeux : affaire chanceuse.
chancl, e adj. Moisi. N. m. Fumier sur lequel a poussé du blanc de champignon.
ehancir v. n. (bas lat. canutire). Moisir, chancissure [si’-su-)'«] n. f. Moisissure, chancre n. m. (lat. cancer). Ulcère. Fig. Cause de destruction progressive. Maladie des arbres.
— Encyol. .Méd. Le chancre syphilitique ou induré est la pi'Cinière manifestation de la syphilis; il apparaît de quinze à trente jours après le contact infectant, suivant les cas, sur les parties génitales ou à la face, la langue, etc. H suppure peu et guérit facilement, mais la maladie n en poursuit pas moins son cours. Le chancre mou ou non induré se caractérise surtout par les ganglions douloureux qui Taccompagnent. Les pansements antiseptiques en viennent à bout difficilement, en vingt à trente jours..
— Bot. Les chancres ont pour origine une blessure de Tarbre, sur laquelle poussent des cham|)ignons. Aussi faut-il fermer toutes les plaies par du goudron ou du mastic.
chancreux, euse (kref>. ph-zcI adj. Dc la na-
La Chauanéeauei d’après ürouais.
ture du chancre : lésion chancreuse. Attaqué par un chancre : arbre chancreux.
chancriforme adj. (de chancre, eiforme). Qui a Taspect d’un chancre.
chancroïde n. m. (de chancre, et du gr. eidos, forme). Chancre simple, non syphilitique.
chaud n. m. (abrév. de marchand). Pop. Marchand :
chand d' habits , ch and de vin.
chandail [da, l mil.] n.
m. (Ce mot est, dit-on, une abréviation do marchand d'ail, et aurait été donné d’abord à des tricots confectionnés pour les gens des Halles.) Maillot de torse, à col droit ou réversible, sans boutons ni boutonnières, que portent les cyclistes, coureurs, etc. rhandail
ehandelage n. m. Ae- cha.dau.
tion de mirer les œufs à la lumière d’une chandelle.
Chandeleur n. f. (lat. [/’estiou] candelarum). Fête de la présentation de l’enfant Jésus au Temple et de la purification de la Vierge (2 févr.) ; ainsi nommée parce qu’on y porte en procession des cierges bénits.
chandelier Hi-é] n. in.
Ustensile pour mettre la cbandelle.la bougie ; le chdTideliev à sept branches était un des principaux instruments du culte hébreu. Fam. Personnage sur lequel on s efforcé d’attirer l’attention d’un mari pour détourner s es soupçons du véritable amant. Mar. Support métallique. Fig. .Mettre la lumière sur le chandelier, ne pas cacher la vél'ité, la rendre publique.
Mettre, élever quelqu'un sur le chandelier, Télever en dignité, lui donner un rôle en vue.
chandelier \li-é], ère n. et adj. Qui fait ou vend des chandelles :
ouvrier chandelier.
Chandelier {le), proverbe en trois actes, en
Chandeliers: 1. De ctii.-liie. moderue ; Z.Style LouisXV; 3. A bobèche mobile (xv* s.).
Chandelier à eepl branchée.
prose. d’A. de Musset (186U). Le chandelier choisi par l'officier Clavaroche, amant dc Jacqueline, est Tinno-
CH A
CH A
Chajidelle
romaine.
cent et tendre Fortunio. Il montre tant de grâce, tant de tendresse touchante , qu'il supplante Clavaroche. C'est dans cette pièce que se trouvent les charmants couplets connus sous le nom de Chanson de Fortunio.
dlStudcllô [dè-le\ n. f. (lat. candela; de candere, brûler). Flambeau de suif, de résine. Nom générique des pièces verticales qui servent d’élais dans les constructions. Se dit familièrement de tout mouvement perpendiculaire : aviateur qui monte en chandelle. Au lawn-tennis, action de renvoyer la balle perpendiculairement nar-dessus la tête de l'adversaire.
Chandelle romaine, pièce d’artihee. Fam.
Aux chandelles, à la lumière. Loc. prov. :
Ses cheveux frisent comme des chandelles, sont très raides. Tenir la chandelle, favoriser, sciemment ou non, une affaire d’amour. Souffle^' sa chandelle, mourir.
Le jeu ne vaut la chandelle, la chose ne vaut pas la peine qu'on prend, les dépenses qu’on fait. Economie de bouts de chandelle, économie insignifiante, mal entendue. Briller la chandelle par les deux bouts, dépenser, gaspiller avec excès. Devoir une belle, une fière chandelle à quelqu'un , lui avoir une grande obligation.
Voir trente-six chandelles, avoir un éblouissement causé par un choc violent à la têle.
— Eîscycl. Techn. Le suif qui sert à fabriquer les chandelles provient des graisses de bœuf et de mouton. La fabrication des chandelles se fait à la baguette ou au moule.
Le premier procédé consiste à attacher autour d'un cercle honzontal plusieurs mèches de coton qu'on arrose de suif fondu, lequel se fige rapidement autour des mèches. On continue jusqu'à ce que la chandelle ait les dimensions voulues. Le second procédé, le plus usité, consiste àverserle suif fondu dans des moules en étain dont l'axe est occupé par une mèche. Le moulage et le démoulage se font à l'aide de machines spéciales.
cliandeller ie
[dè-le-rî] n. f. Fabrique, commerce de chandelles.
C handernagor,
V. et territoire français de rinde, sur l'IIougly, branche du. Gange ;