‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 421 sur 1225 · PARITÉ OR · texte numérisé non relu

PARITÉ OR

UXITÉS

Londres .

1 livre sterling.

Argentine .

100 pesos (papier).

Belgique .

100 francs.

Berlin .

100 marks.

Hollande .

100 florins.

Canada .

100 dollars.

Petrograd .

100 roubles.

Espagne .

100 pesetas.

Italie .

100 lires.

Suisse .

100 francs.

Prague .

100 couronnes.

Suède .

100 couronnes.

Vienne .

100 couronnes.

Lettre de change. Les personnes dénommées dans une lettre de change sont : le tireur ou souscripteur, qui fait la lettre ou en reçoit la valeur ; le preneur ou bénéficiaire, qui fournit cette valeur et devient ainsi propriétaire du titre ; le tiré ou payeur, ou accepteur. 'Voici un exemple de la formule de la lettre de change ;

t’aris, la 1920. B. P. F. 1.000.

Au trente et uq décembre, veuillez payer, par celte présente de change, à l’ordre do MM. Paul et Cie, la somme de mille francs, valeur reçue eu marchandises, que passerez suivant avis à M. Pierre, négociant à Lyon.

Accepté : Pisrhe. Paül et C'*.

La lettre de change est écrite sur un papier timbré ou sur papier libre avec apposition d’un timbre mobile. Ce timbre varie suivant la sonmie et doit être annulé le jour du tirage.

Change (poui au), à Paris, entre la Cité et la rive droite de la Seine. Construit sous Charles le Chauve, il fut habité par les changeurs en vertu d'un édit de Louis VII (1141). Plusieurs fois détruit et rebâti, il ne fut débarrassé qu’en 1786 des maisons qui le chargeaient. Dans son état actuel, il date de 1858.

Clia<ng^é, comm. de la Mayenne, nrr. et à 3 kil. de Laval, sur la Mayenne; 1,610 h. Ch. de f. Anthracite.

Changé ou Changé-le-Mans, comm. de la Sarthft, arr. et à 6 kil. du Mans, sur un affluent de rilui.sne; 2.250 h. Le 10 janvier ,1871, combat entre Français et Allemands.

Changeable \ja-ble] adj. Qui peut être changé.

changeant \jarC\, © adj. inconstant, vari.able : caractère changeant. Dont la nuance varie suivant le temps. l'éclairage, etc. : étoffe changeante. Ant. Constant, fixe, Immuable.

changement [man] n. m. Action de changer. Modification qui en résulte : changement de temps.

Changarnier.

Théâtr. Changement à vue, modiflraüon de décor qui a lieu sans qu on soit obligé de baisser le rideau. Autom. Changement de vitesse, mécanisme qui transmet avec des vitesses variées le mouvement du moteur aux roues. Fig. Mutation soudaine et sans transition. Prov. ; Changement de corbillon fait trouver le pain bon, la nouveauté a de l'atlrait. Ant. Stabilité, constance.

ctianger \jé] v. a. (lat. pop. cambiare.— Prend un e muet après le ^ devant a et o : je changeai, nous changeons. Prend 1 auxil. avoir ou être, selon qu'on veut exprimer 1 action ou l'état.) Céder une chose pour une autre ; changer un fusil contre une bicyclette. Remplacer une chose, la rendre autre ; changer la coupe de sa barbe. Mettre de nouveau linge, de nouveaux habits à quelqu'un ; changer un malade, un enfant. Convertir : changer les métaux en or. Loc. prov. : Changer son cheval borgne pour un aveugle, donner une chose défectueuse pour une autre plus défectueuse encore. Rien n'est changé en France, il n'y a qu’un Français de plus, paroles prAtées par Talleyrand et Beugnot, lors de la première Restauration, au comte d'Artois, depuis Charles X. (Le prince n’avait prononcé que quelques mots sans suite.) Nous avons changé tout cela. Bans le Médecin malgré lui, de Molière, c'est ce que Sganarelle réplique à une timide objection de Géronte, surpris de l'entendre placer le coeur à droite et le foie à gauche. On rappelle ironiquement ces mots à propos d'une réforme absurde. V. n. Quitter une chose pour une autre : changer de linge, de condition. Passer d'un état à un autre ; le temps va changer. Changer de visage, pâlir, rougir, perdre contenance. Allus.

LITTÉR. et HISTOR. :

L'homme absurde est celui qui ne change jamais, v. ABSURDE. Se changer v. pr. Revêtir de nouveau linge, de nouveaux habits. Ant. Maintenir, perpétuer.

changeur, euse [eu-ze] n. Qui se livre aux opérations du change.

— Encycl. Sous l'ancien régime, Tune des principales attributions des changeurs était de percer ou cisailler les pièces défectueuses ou les monnaies étrangères dont le cours était interdit et de les porter aux hôtels des Monnaies. Leur fonction essentielle, comme leur nom l'indique, était de changer les monnaies les unes contre les autres, A Paris, ils se groupaient sur le pont au Change, auquel leurs petits comptoirs donnaient un aspect pittoresque. Les opérations de banque et les spéculations sur l'argent, qui étaient méprisées, leur étaient interdites.

Cha.ng-Ha.ï. Géogr, V. Shanghaï.

ChailierS, comm. de la Charente-Inférieure, arr. et à G kil. de Saintes, sur la Charente ; 2.000 h. Ch. de f. Etat. Vins, carrières.

Chanlaire [lè-re] (Pierre-Gabriel), géographe et statisticien françSs, né à Wassy, m. à Paris (1758-1817).

chanlate ou chanlatte [la-te] n. f. (de chant, et latte). Chevron refendu, qui se pose dans le même sens que les lattes. Pièce qui facilite l'écoulement des eaux d'un toit.

Channing [tcha-nin'gh'] (William Ellery), ministre protestant américaiin, né à Nevport, m, à Bennington (1780-1842) ; un des chefs de la secte des unitaires, surnommé le Fénelon du Aouveau monde. Son ouvrage sur VEsclavage eut un grand retentissement.

chanoine n. m. (du gr. kanonikos, régulier). Dignitaire ecclésiastique qui, autrefois, possédait un canonicat, et qui, aujourd'hui, fait partie du conseil d'un évêque, récite l’office public, etc. Vie de chanoine, sans fatigue et agréable. 3Iine de chanoine, teint fleuri, figure de prospérité.

— Encycl. Saint Ambroise, saint Augustin et plus tard saint Martin et d’autres évêques soumirent le clergé de leur cathédrale à une règle quasi monastique. Les clercs astreints à cette règle reçurent le nom de chanoines, et les communautés qu'ils formaient furent appelées chapitres. Avec le temps, la règle primitive s'adoucit : les biens des chapitres, d'abord indivis, furent partagés en parts qui, sous le nom de prébendes, devinrent de véritables bénéfices. L'usage s'introduisit de donner le titre de chanoine et la prébende à de simples tonsurés. Après l'établissement du Concordat, on distingua les chanoines titulaires, prébendés et honoraires.

Chanoine (Charles - Sulpice - Jules), général français, né à Dijon en 1835, m. à Baudement (Marne) en 1915. Ministre de la guerre en 1898.

Chanoinée [néj n. f. Bénéfice au titre de clianoine.

Chanoinesse [nè-se] n. f. Anirefols, religieuse qui possédait une prébende : il existe encore en A tlemagne quelques chapitres de chanoinesses. Pâtiss. Petite nonette : les chanoinesses de Dijon sont estimées.

chanoinie [nîj n. f. (de chanoine). Canonicat.

Chanonat, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 10kil.de Clermont-Ferrand; 880 h. Eaux ferrugineuses.

Chan-Si, prov. de la Chine, au S. de la Mongolie ; 10 millions d’hab. Houille.

chanson n. f. (lat. pop. cantio). Pièce de vers, souvent frivole ou satirique, divisée en couplets se terminant en général par un refrain, que Ton chante. Mettre en chanson, ridiculiser. Poésie, en général : les chansons des poètes. Chant queleonque, bruit de certains insectes, murmure : les chansons du rossignol ; la chanson des cigales, du grillon ; la chanson du vent, du ruisseau. Chanson de geste, ancien poème épique dans lequel on célébrait les exploits des chevaliers : la j^lus célèbre des chansons de geste est la Chanson de Roland. Loc. prov. : L'air ne fait pas la chanson, l'apparence n'est pas la réalité, il en a l'air et la chanson, il est réellement ce qu il paraît être. Le ton fait la chansem, la manière de dire les choses en détermine le sens. Chanter toa>jours la même chanson, redire sans cesse la sacme chose. PL Fig. Sornettes, disconr» frivole» : tamisons que tout cela ! Alld». littkr. ;

Tout Boit par de* c-bai»*oo»,

TCTS céîàbre d'un couplet chanté p«T BrHffHson» dans îc Mfrringe de FigrrrOy et qui mpactéïisc- la Tolité- attribuée au caractère- français.

— Es’CYCi.e Litt^ Chansons de geste. Contrairement à l'ancienne théorie qui considérait les clianaons de geste comme issues de chants épiques plus

CH A

CH A

anciens Bédicr a dtahli qu’elles ont été composées “n Ihonneur de fondateurs ou de protecteurs dabhaves qui se trouvaient sur les routes des grands r^lerinaees. Les chansons de geste étaient en strophes ÎIu laisse» d'un nombre indéûni de vers, sur la même assonance. Kilos étaient chantées avec l'accompagnement d'une vielle. Les oins anciennes que nous ayons conservées remontent au xi< siècle : parmi elles, se tiou''^ célèbre Chanson de Roland. A la fin du XII* siècle, on se contente de remanier h s poèmes de l’époque précédente.

Dans le nord de la France. le goût pour ces poèmes persiste d'ailleurs jusqu ai* iiv* siècle. Mais l’épopée cessa d'être chantée pour être lue ; elle fut transposée en alexandrins rimant deux k deux, et finalement traduite en prose au xv« siècle. Les héros épiques s’avilirent et devinrent oo-

mi^^s^ chanson proprement dite est, au.

moyen âge, amoureuse ou satirique. Au XVI* siècle, Marot y excelle. Sous la Ligue et sous la Fronde, la chanson, tout en res- ^ tant alerte, devint surtout politique. Sous Louis XI V et Louis XV. elle célébra les plaisirs. Après la Révolution, le Caveau (v. ce mot) rouvre ses portes. De nombreux chansonniers jouissent d'une grande vogue: quelques-uns atteignent une célébrité. Citons au moins les noms de Désaugiers. Béranger, plus tard de Gustave Nadaud et de Pierre Dupont. De nos jours, le nombre toujours croissant des'^cafés-conccrts et des cabarets artistiques a fait prendre à la chanson un toui- nouveau ; dans les pre- ^ers les scies et les grivoiseries surtout obtiennent du 8UCP.ès ; dans les seconds, les Montmartrois », en leurs chansons rosses,» blaguent » avec esprit tous les travers ; dans ce dernier genre, Jouy, Xanrof, Ferny, Hyspa, Fursy, Dominique Bonnaud, Marcel Lcgay Mac Nab, etc., se sont distingués, et Xavier PiTvas a reçu le litre de « Prince des chansonniers ». Quelques-uns d’entre eux ont fait revivre la romance : Delmet, Bou'kay, Montoya, etc.

caianson de Roland {la), grande épopée nationale en vers français de dix syllabes ; c'est la plus ancienne des chansons de geste. Elle raconte la destruction de l'arrière-garde de l’armée de Charlemagne par les Sarrasins, dans un col des Pjiénées le défilé de Roncevaux, le 15 août 778. Composition noble et pathétique, où revit la France féodale et chrétienne du ix® siècle, rude et brutale, mais fidèle à l'empereur et à Dieu. On en a fait honneur, d'ailleurs sans preuves, àThéroulde,trouvèrenonnand du XII* siècle. Elle a été publiée en 1837 et en 1851.

Chanson des gueux {la), par Jean Richepin (1876), recueil où le poète chante ou fait chanter, en un langage très coloré, vibrant, mêlé d'argot, tous les pauvres êtres en marge de la société.

Chansonsdesruesetdesbois {les), recueil de poèmes deVictor Hugo, composé de courtes pièces, écrites en vers de. huit ou de sept pieds, et divisées en quatr.ains, d'une grande fraîcheur d'inspiration (1866).

Ctiansoiinable [so-na-blé] adj. Qui peut êü-e OU mérite d’être chausonné i l^vciiicç tout pcivuîî chansonnable.

chansonner \so-né\ v. a. Faire une chanson satirique contre quelqu’un i les Frondeurs chansonnèrenl Mazarin.

Chiansonnette [so-nè-te] n. f. Petite chanson sur un sujet léger et gracieux. Chanson burlesque, le plus souvent entrecoupée de morceaux parlés, dans le langage du peuple ou dans un fi'ançais ridicule attribué à des étrangers : chansonnette comique, des chansonnettes de café-concert.

Chansonneur n. m. celui qui chansonne.

cbansolinier fso-ni-é], ère n. Personne qui fait, qui chante des chansons : Béranger fut un chansonnier hardi. Artiste qui interprète ses propres chansons dans les cabarets artistiques : chatisonniers montmartrois. N. m. Recueil de chansons.

chant [cil an' n. m. (du lat. canthus, coin d’un objet). Côté étroit d'un objet.

Syn. de champ.

chant [cftnn] n. m. (lat. cantus)- Suite de sons modulés, émis par la voix.

Air mis sur des paixiles. Mélodie ; chant harmonieux. Chanson de style soutenu :

un chant guerrier. Toute composition en vers de style noble : les chants d'Homère, de Lamartine. Chacune des divisions d'un poème épique ou didactique : poème en dix chants Chant figuré , musique ordinaire, par opposition au plain-chant.

Chant organisé, nom ancien du chant à plusieurs parties. Chant d’Eglise. chant ambrosien , grégorien , etc . (V. plain -

Page 1