h. ; le cant., 28 comm
et 12.445 h. Siège d iin Congrès où les Alliés, en 1814, proposèrent à Napoléon, comme conditions de paix, de laisser à la France les limites de 1789. Les négociations n'aboutirent pas.
Chàtillon-sur-Sè=
VTô , ch.-l. de c. (Deux-
Armes
de Châtiilon-sur-Seioe.
Sèvres), arr. et à 22 kil* de Bressuire, sur l'Ouin»
affl. de la Sèvre Nantaise ;
1.320 h. [Châtillonnais). Ch. de f. Et. Moutons, flanelles, mégisseries. — Le cant. a 14 comm. et i6.500h.
châtiment [man] n. m, (de châtier). Punition, correction : châtiment corporel.
Châtiments [man] [les), recueil de poésies composées au lendemain du 2-Décembre (1861) par Victor Hugo prosci'it. C’est une satire indignée, violente et souvent d'une admirable éloquence, des hommes du second Empire (1853).
Chatin (Adolphe), botaniste français, directeur de l'Ecole de pharmacie, né à TuUins (Isère), m. aux Essarts-le-Roi (1815-1901). Membre (1874), puis président (1897) de l'Académie des sciences. — Son fils, JoANNÊs, savant français, né à Paris, m. aux Es.sarts-le-Roi (1847-1912), auteur de remarquables éludes d'anatomie et de zoologie. Membre de l'Aca¬
chatoiement ou chatoîment [tot-man] n. m. Reflet brillant et changeant d'une pierre, d'une étoffe, etc.
chaton n. m. (de chat). Petit chat. Inflorescence ou épi de fleurs de certains arbres, dont les étamines et les pistils sont protégés par de simples écailles, telles que celles du noyer, du noisetier, etc. (V. la planche plante.)
chaton n. m. (de Tanc. ail. chasto, petite caisse). Partie d'une bague, dans laquelle une pierre précieuse est sertie ; cette pierre elle-même.
Châtonnay, comm. de risère, arr. et à 29 kil. de Vienne ; 1.620 h. Ch. de f. Soie.
chatonncment [to-ne-man] n. m. Action d'encastrer dans un chaton.
Chatonner [to-né] v. a. Sertir dans un chaton. V. n. Se dit d'une chatte qui a mis bas.
ChatOU, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à il kil. de Versailles, sur la Seine ; 6.530 h. {Chatousiens). Ch.de f. Et. Charmantes villas. Horticulture.
chatouillant [tou, il mil., an], e adj. Qui chatouille. Fig. Qui plaît, flatte.
chatouille [tou, il mil., e] n. f. Dans quelques provinces, action de chatouiller ; faire la chatouille (ou des chatouilles) à quelqu’un.
chatouillement [tou, il mil., e-man\ n. m. Action de chatouiller; sensation qui en résiilte ; les Chinois ont fait un supplice du chatouillement. Fig. Impression flatteuse : tes éloges nous causent un chatouillement agréable.
— Encycl. Le chatouillement est une sensation spéciale, qui résulte d'une titillation légère et superficielle de la peau, laquelle produit l'excitation des extrémités nerveuses périphériques. Cette sensation amène des réflexes comme le rire et l'éternuement,, et parfois des convulsions. Les points les plus sensibles au chatouillement sont la plante des pieds, la paume des mains, la muqueuse nasale, etc.
chatouiller [tou, il mil., é] v. a. causer, par des attouchements très légers et répétés, un tressaillement qui provoque ordinairement le rire. Fig. Flatter agréablement : les louanges chatouillent. Exciter : chatouiller la curiosité. Se chatouiller v. pr. Chatouiller soi ou à soi : se chatouiller la plante des pieds. Exercer l'un sur l'autre le chatouillement. Fig. Se procurer du plaisir. Loc. pr. : Se chatouiller pour se faire rire, s'efforcer de paraître gai.
chatouilleux, euse [tou, il mil., eü, eu-ze] adj. Sensible au chatouillement. Fig. Susceptible, qui se fâche aisément : esprit chatouilleux. Capable d'éveiller les susceptibilités : question chatouilleuse.
chatoyant [toi-ian], e adj. Qui chatoie : étoffe chatoyante.
chatoyer [toi-ié] v. n. (de chat. — Se conj. comme aboyer.) Se dit des pierres précieuses, des étoffes brillantes qui jettent des rayons changeants, comme l’œil d’un chat. Fig. Avoir un éclat varié : style qui chatoie. Avoir un attrait séducteur : les gains chatoient devant le joueur.
chat-pard [cha-par] n. m, (de chat, et du lat.
pardus, léopard). Nom vulgaire d'un serval africain.
PI. des chats-pards.
chàtratole adj . Qui peut être châtré.
Châtre (La), ch.-i.
d’arr. (Indre), au-dessus de l’Indre ; 4.770 h. {Castrais).
^ ^T-l à QA Vil /Ift
ChâtCRUrOUX . Fâtric (IL. Armes de Chaire. Acollas. Lainages, cuirs. —
L’aiT. a 5 cant., 59 comm., 63.100 h. ; le cant., 19 comm. et 20.330 h.
Cllâtre-Ijailglill (La), comm. de rindre, arr. et à 42 kil. du Blanc, près de l’Anglin ; 1.300 h.
cllâtrer [tré] v. a. (lat. castrar'e). Pratiquer la castration sur : on châtre souvent les chats. Fig. Mutiler un ouvrage d’esprit, en supprimer certains passages. Bot. Retrancher les rejetons superflus • châtrer des fraisiers.
cllâtreur, euse n. Personne qui châtre les bêtes : châtreur de chiens, de chats.
CliatriaU. Biogr. V. Erckmann-Chatrian.
cliat-rocllier [chi-é] n. m. Nom donné par les pêcheurs côtiers à la roussette, espèce de squale qui fréquente les creux des rochers et qu’ils appellent aussi chat de roche. PL des chats-rochiers. Cliatron n. m. Jeune bœuf castré.
CliatrouSSe (Emile), statuaire français, né et m. à Paris (1829-1896), auteur de la Rhignation (Saint-Euslache), d’une statue de Jeanne d'Arc, à Paris (boulevard Saint-Marcel), etc.
Ch.attailCOurt, comm. du dép. de la Meuse, arr. et à 13 kil. de Verdun, dans la vallée de la Meuse, au pied des côtes qui bordent le fleuve sur la rive gauche ; 321 hab. Ch. de f. Est. Le village de Chattancourt, un peu à l’E. et au N. duquel s’est arrêtée l’offensive générale allemande du 2 mars au 15 avril 1916, a été complètement détruit au cours de la bataille de Verdun.
Ctiattanooga, v. des Etats-Unis (Tennessee), sur le Tennessee ; 30.000 h. Métallurgie.
chatte [cha-te] n. f. Femelle du chat. (V. chat.) Terme affectueux que l’on adresse à un enfant, à une jeune femme.
Chatte blanche [la), conte de M“e d’Aulnoy. Un jeune prince, soumis par son père a de bizarres épreuves, rencontre une ravissante chatte blanche, qui est une princesse métamorphosée. Grâce à elle, il fait à son père des présents merveilleux, puis, ayant magiquement rendu à la jeune fille sa vraie forme, il iepouse. — De ce conte, les frères Coignard ont tiré une féerie (1852), pour laquelle différents compositeurs (Jonas, Fessy, etc.) ont écrit des airs.
Chatte^ comm. de l'Isère, arr. et à 4 kil. de Saint-Marcellin ; 1.750 h. Ch. de f. Filature de soie.
chattée [cha-té] n. f. Portée d’une chatte.
Chatt-el-Arah^ fleuve de la Turquie d’Asie, formé par la réunion du Tigre et de l'Euphrate. Il passe à Bassorah, et se jette dans le golfe Persique. Il est navigable pour les bateaux de moyen tonnage.
chattement [cha-te-man] adv. A la manière des chats, avec une câlinerie toute féline.
chattemite [cha-te] n. f. (de chatte, et du lat. mitis, doux). Fam. Personne qui affecte un faux air de douceur pour mieux tromper : faire la chattemite.
ehattemiterie [cha-te, rî] n. f. Douceur, caresses hypocrites.
chatteplouse [plou-ze], chattepelouse [Lou-ze], chattspelcUSÔ [leu-ze\ n. f. Nom vulgaire de la chenille processionnaire.
Chatter [cha-té] v. n. Faire des petits, en parlant d’une chatte.
chatterie \cha-te-TÎ\ n. f. Caresse insinuante : les chatteries à'un enfant. Friandise : aimer les chatteries. Goût pour les friandises : être d'une incroyable chatterie.
chatterton n. m. (du nom de l'inventeur). Mélange isolant composé de goudron, de colophane et de gutta-percha, employé par les électriciens, etc.
Chatterton [tcha-tèr-ton"] (Thomas), poète anglais, né à Bristol, m. à Londres (1752-1770) ; auteur (ie curieux poèmes imités du moyen âge, entre autres la Bataille d'IIastings, qu'il donna comme l’œuvre d’un moine du xv* siècle du nom de Thomas Bowley. Tombé dans la misère, il s’empoisonna.
Chatterton, drame émouvant d'Alfred de Vigny, représenté en 1835, et qui obtint un granid succès.
C’est l’hîstoire d’un poète méconnu et découragé, qui se réfugie dans le suicide pour échapper à la misère et se venger de l’indifféi’ence des hommes.
chattertonné, e adj. Enduit de chatterton ; ruban chattertonné.
chat-tigre [dia-ti-gre] n. m. Un des noms vulgaires de Voceloî. Pl. des chats-tigres.
Chatuzange-le-Goubet, comm. de la Drôme, arr, et à 17 kil. de 'Valence ; 1.530 h. Ch.de f.
Chaubage [ch6] n. m. Action d'égrener à la main les céréales, les légumineuses, en les frappant par poignées sur un corps dur (généralement sur les parois intérieures d’un tonneau ) .
Ramollir des brins de paille pour en faire des liens.
chauber [ch6-bé] v. a.
Battre à la main.
Chaucer (Geolfrey), poète anglais, né à Londres vers 1340, m. en 1400. Il fut valet de chambre d'Edouard III, qu'il suivit sur le continent.
Il traduisit le Roman de la rose. Dans ses célèbres Contes de Canterbury , tableau animé de l’Angleterre au Chaucer.
xive siècle, il imita Tart classique et l’art italien. Chaucer est un des fondateurs de la littérature poétique de l'Angleterre.
Ctiaucliard. (Alfred), plillanthrope français, né et m. à Paris (1821-1909). Fondateur des magasins du Louvre. Il acquit une fortune considérable. Il a subventionné de nombreuses œuvres et légué au Louvre une collection de peintures qui porte son nom.
cliauche-branclie n. m. (de l’anc. fr. chaucher, fouler). Nom vulgaire de l'engoulevent. Levier de grandes dimensions. PL des chauche-branche, ou chauche-branehes.
Chauche-pOUle n. m. (de l’anc. fr. chauche.r, fouler). Nom vulgaire du milan. PL des chauchepoules.
cliaud [chô], e adj. (lat. calidus). Qui a ou donne de la chaleur ; climat chaüd, vin chaud. Qui la conserve : vêtement chaud. Fig. 'Vif, animé : une chaude, dispute. Ardent ; tête chaude. Empressé ; atni chaud. Récent : nouvelle toute chaude. Pop. Trop cher (en ce sens, s’emploie adjectiv. ou reste invariable) : les primeurs sont chaudes pour les petites bourses ; cela coûte chaud. Ardent à l'accouplement ; le bouc est très chaud. Main chaude, jeu dans lequel une personne, la tête appuyée sur les genoux d’une autre, place derrière son dos une de ses mains ouverte, et doit deviner qui frappe dedans. Fièvre chaude, fièvre ardente accompagnée de frénésie, de délire. Avoir ta main chaude, gagner plusieurs fols de suite au jeu. Pleurera chaudes larmes, pleui-er abondamment. N'avoir rien de plus chaud que de, n’avoir rien de plus pressé que de. Prov. : Il faut battre la fer quand II est chaud, il faut profiter de l'occasion. Froides mains, chaudes amours, la fraîcheur des mains annonce souvent une complexion amoureuse. N. m. Chaleur : craindre le chaud et le froid. Fig. Souffler le froid et le chaud, louer et blâmer, passer subitement d'un avis à un autre. Chaud et froid, refroidissement subit qui arrête la transpiration et cause diverses maladies : prendre un chaud et froid. Il fait chaud, se dit quand la température est élevée. Fig. Il faisait chaud à..., se dit pour exprimer la vivacité d'une brouille, d'une querelle, Tàpreté d’un combat, etc. Pop. Il fera chaud, se dit pour indiquer une époque qui ne doit jamais exister. Adverbialem. : servez chaud! Elliptiq. Chaud ! chaud! vivement, agissez, hâtez-vous! Personne zélée, ardente : c'est un chaud. Cela ne fait ni chaud ni froid, c’est indifférent. Ant. Froid.
chaude [chô-de] n. f. (de chaud). Feu vif et clair pour se chauffer promptement : faire une chaude. Action de chauffer un métal, du verre, pour le forger ou le travailler ; donner deux chaudes à un fer à cheval. Loo. adv. : A la chaude, lestement ; sur Theure.
chaudeau [chà-dô] n. m. Sorte de bouillon chaud. Boisson faite de lait bouillant sucré et aromatisé, versé sur des œufs crus.
Chaudelait [chô-dc-lè] n. m. Sorte de gâteau tait de lait, de farine et d’anis.
chaudement [chô-de-man] adv. De manière à avoir chaud : se vêtir chaudement. Fig. Avec ardeur: poursuivre chaudement une affaire. Ant. Froidement.
chaude-pisse n. f. Nom vulgaire de la blennorragie. PI. des chaudes-pisses.
chauderet [chô-de-rè] ou chaudret [chô-drè]
n. m. Cahier de baudruche, entre les feuillets duquel le batteur d’or place les minces lamelles d'or provenant des cauchers.
chauderie [chô-de-rî] n. f. Sorte de caravansérail indien.
Chaudesaigues [ch6-de-zè-gue], ch.-I. de c. (Cantal), arr. et à 30 kil. de Saint-Flour, sur le Remontalou ; 1.560 h. {Caldaguès). Eaux thermale» bicarbonatées sodiques, utilisées contre les rhumatismes, ankylosés, dermatoses. — Le cant. a 12 comm. et 5.860 h.
Chaudet [chô-dè] (Antoine-Denis), peintre et Eculpteur français, né et m. à Paris (1763-1810) ; auteur de la statue de Napoléon en costume romain, qui fut placée sur la colonne Vendôme. — Sa femme, Jeanne Gabiou (1767-1832), fut un peintre distingué.
Chaudey [chô-dè] (Gustave), magistrat et homme politique français, né à Vesoul (1817-1871)'; fusillé à Paris par les insurgés, sous la Commune.
Chaudfontaine,comm. de Belgique ;prov. de Liège); 1.900 h. Eaux thermales bicarbonatées ferrugineuses contre la dyspepsie, la gastrite, l'anémie.
chaud-froid [ch6-froi] n. m. Préparation délicate de gibier, de volaille, qui se fait à chaud, mais que Ton sert froide, entourée de gelée ou de mayonnaise : un chaud-froid de perdreau. PL des chauds-froids.
chaudière [cAd] n. f. (lat. caldaria'. Grand vaisseau métallique où Ton fait chauffer, cuire, bouillir, etc. Son contenu : une chaudière de sucre.
Chaudit're à vapeur, appareil qui produit de la vapeur : chaudière à bouilleurs ; la chaudière tubulaire fut inventée par Séijuin.
— Encycl. Mécan. Les chaudières à vapeur fournissent la vapeur nécessaire au fonctionnement des moteurs à vapeur. On les classait autrefois en chaudières à basse, moyenne ou haute pression. On les divise actuellement, suivant leur mode de chauffage, en : chaudière à chauffage extérieur (chaudière à bouilleurs), chaudière à chauffage intérieur (chaudière tubulaire), chaudière à chauffage mixte (chaudière de machine fixe). Une chaudière a à sa partie supérieure plusieurs ouvertures ; les unes hcrméti-
Chaudière à bouilleurs : A, foyer; B, bouilleur; C, corps de la chaudière ; E, niveau d'eau; I, indicateur de niveau; N, sifflet avertisseur ; S, soupape de sûreté ; T, tube d’alimentation d’eau.
quement closes (trou d’homme pour le nettoyage), les autres munies d'appareils (niveau d’eau, soupape de sûreté, manomètre, tuyau de prise de vapeur, etc.). La chaudière à bouilleur comprend un gros cvlindre horizontal, qui forme son corps, deux autres cylindres moins gros, placés au-dessous du premier et reliés avec lui, à chaque extrémité, par des tubes vci’ticaux. La chaudière tubulaire, due à l’ingénieur Séguin, se compose en principe de
enanaiere tumilaire : A, foyer; B, boîte à fumée; C, dôme de prise de vapenr ; D, soupape de sûreté ; E, tubes ; H, corps de la chaudière.
deux plaques circulaires percées de trous et situées l'une à la partie antérieure, l’autre à la partie postérieure du corps de la chaudière. Leur périphérie est rivée avec ce corps, et elles sont réunies entre elles par des tubes métalliques correspondant aux trous. Les gaz de la combustion traversent ces tubes, tandis que leurs parois extérieures sont en contact avec l'eau de la chaudière. Il existe aussi des chaudières multitubulaires (type de Naeycr;, dont les tubes inclinés communiquent deux à deux avec des sortes de boîtes en relation avec le corps de la chaudière. Les chaudières inexplosibles (type de Belleville) ne reçoivent dans les tubes que" de petites quantités successives d'eau, qui se volatilise instantanément. Enfin, il existe des chaudières au volume très restreint (type Serpollet). qui produisent très rapidement une grande quantité de vapeur à haute pression. V. générateur.
Chaudoc, v. de la Cochinchine française, sur le bras occidental du Mé-Kong ; 5.000 h. Riz.
CtiaudOU (dom Louis-Mayeul), bénédictin de Cluny, né à 'Valen.soles (Basses-Alpes), m. à Mézin (Lot-et-Garonne) [1737-1817]; auteur d'un Dictionnaire historique, publié en collaboration avec Delandine.
Chaudordy (Alexandre Damaze, comte de), diplomate français, né à Agen, m. à Paris (1826-1899). 11 fut ministre des affaires étrangères sous le gouvernement de la Défense nationale de 1870-1871.
chaudrée [chb-dré] n. f.
Quantité de soie que l’on teint en noir à la fois.
chaudron [chà] n. m. (dimin.
de chaudière). Petite chaudière, à anse mobile, pour faire cuire les aliments, etc. : les chaudrons doi- Chaudron. vent toujours être tenus très propres. Son contenu : un chaudron de soupe. Fig. et fam. Mauvais instrument de musique : beaucoup de pianos sont des chaudrons. Partie d’une cassolette contenant les parfums. Demi-tonneau où l’on fait tremper les boyaux.
Chaudron-en-Mauges, comm. de Maineet-Loire» arr, et à 31 kil. de Choiet; 1.590 h. Minoteries, papetei'ies.
, chaudronnée [chô-dro-né] n. f. ce que contient un chaudron.
chaudronnerie ichô-dro-ne-rî] n. f. Profession, marchandise, usine' du chaudronnier.
— Encycl. La grosse chaudi’onnerie englobe le travail des tôles épaisses et du cuivre destinés à la construction des chaudières à vapeur, appareils de distillation, etc. ; la petite chaudronnerie produit des objets de faibles dimensions.
chaudronnier [ch6-dro-ni-é\, ère n. et adj. Qui fait ou vend des chaudrons, des ustensiles de cuisine: un chaudronnier ; industrie chaudronnière.
Chaudronnier [le], tableau de Franz van Mieris (Dresde) ; une des œuvres maîtresses de l’artiste.
chaufaud fcAd-/'d] n. m.Plate-forme s'avançant en mer, de manière que les pécheurs puissent y décharger leur poisson.
chauffage [cAd -fa-je] n. m. Action de ch.auffer : te chau/fage if un appartement. Manière de chauffer :
la plupart des chauffages sont malsains. Matière qui sert au chauft’age ; le bois est un chauffage coûteux. Bois de chauffage, tout bois destiné à être brûlé dans les appartements : le stère est l'unité de mesure pour le bois de chauffage. Econ. dom. Chauffage central, distribution dans tous les appartements d'une maison, d’une chaleur dérivée d'une source unique, calorifère et surtout chaudière à vapeur.
— Encyci,. Le chauffage par rayonnement est produit par les cheminées ou les brasiers ; le chauffage par contact a lieu lorsque l'air vient lécher les parois extérieures ou inférieures d'un appareil chauffé, comme dans les poêles, les calorifères et radiateurs. Les principaux modes de chauffage sont : 10 par les cheminées ; 2» par les poêles, en faïence ou en fonte ; 3» par les calorifères à air chaud, à eau chaude et à vapeur ; 4» par le gaz d'éclairage, au moyen de cheminées portatives ; B» au pétrole ; 6o électrique.
Dans le chauffage, il faut éviter la production, dans les lieux clos, de l’oxyde de carbone provenant de la combustion. Un bon appareil de chauffage doit ; 1» permettre l'aération, ou effectuer lui-même la ventilation de l'endroit chauffe ; 2» rej'eter à l’extérieur, d’une façon complète, les gaz produits par la combustion. C’est la cheminée qui réalise les meilleures conditions hygiéniques, à la condition que la température de la pièce ne dépasse pas 18“.
Chauffailles, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire)> arr. et à 31 kil. de Charolles, sur le Botoret, s.-afflde la Loire; 4.050 h. Ch. de f. P.-L.-M. Filatures et tissage de soie. — Le cant. a 10 comm. et 11.890 h.
Chauffard (Paul-Emile), médecin français, né à Avignon, m. à Paris (1823-1879) ; membre de l’Académie de médecine et inspecteur général de l’instruction publique. — Son fils, Anatole, médecin français, né à Avignon en 1855, membre de l’Académie de médecine ; spécialiste des maladies du foie.
chauffe [chô-fe] n. f. Action de chauffer : donner une \chauffe. Lieu où se brûle le combustible dans les fourneaux de fonderie, les navires, etc. Distillation. Surface de chauffe, portion de chaudière directement exposée à l'action du feu : les tubes d'une chaudière augmentent la surface de chauffe.
chauffe -assiette n. m.
Appareil sur lequel on chauffe les assiettes dans lesquelles on mange. PL des chauffe-assiettes.
chauffe-bain n. m. Appareil pour faire chauffer l’eau d'une baignoire. PI. des chauffe-
bains. ^ Chauffe-bain.
chauffe - cire n. m. invar.
Autrefois, officier de la grande chancellerie, qui préparait la cire pour sceller les actes royaux.
chauffe-la-couche n. m. invar. Dop. Mari qui se laisse mener par sa femme.
chauffe-linge n. m. invar. Appareil pour chauffer le linge. Syn. chauffe-chemise.
chauffe - lit n. m. Appareil ( bassinoire,
Chauffe-linge j Panier et étuve.
moine, etc.) pour chauffer un lit. PI. des chauffelit ou chauffe-lits.
chauffe-mains n. m. invar. Archéol. Petite sphère creuse, contenant une bille de métal rougie, pour se chauffer les mains.
chauffe-mO'Ùt n. m. invar. Appareil dans lequel on chauffe le moût de brasserie avant la fermentation.
Chauflfepié (Jacques Georges de), pasteur et prédicateur de l’Eglise réformée, né à Leuwarden, ni. à Amsterdam (1702-1786; ; a continué le Dictionnaire de Bayle.
chauffe-pieds n. m. invar. Chaufferette.
chauffe-plat n. m. sorte de réchaud sur lequel on place les plats que l'on veut tenir au chaud. PI. des chauffe-plats.
chauffer [ch&-fé] v. a. (lat. calefacere). Rendre chaud ; chauffer un four. Mettre en activité un appareil à vapeur ; chauffer une locomotive. Fig. et fam. Presser, mener vivement : chauffer une affaire. Serrer de près : chauffer une femme. Pop. Voler : se laisser chauffer une idée, une affaire. V. n. Devenir chaud : faire chauffer de l’eau. Fig. et fam. Ce n’est pas pour vous que le four chauffe, ce qui se prépare n'est pas pour vous. C’est un bain gui chauffe, se dit quand le soleil, brillant par éclaircies dans un ciel nuageux, fait présager de la pluie. Prendre de l'animation, de la violence, de la gravité : ça va chauffer! ça chauffe! Avoir ses feux allumés, "en parlant d’une machine à vapeur. Se chauffer v. p. Se procurer de la chaleur : se chauffer au soleil. Loc. rov. : Je vous ferai voir de quel ois je me chauffe, de quoi je suis capable. (Se dit par menace.) Nous ne nous chauffons pas du même bois, nous n'avons pas les mêmes habitudes, les mêmes opinions. Ant. Refroidir, rafraîchir, glacer.
chaufferette [cha-fe-rè-te] n. f. Sorte de boite où l’on met de la braise pour se chauffer les pieds. Petit réchaud de table. Appareil servant à réchauffer.
ehaufferettier [châ-fe-rè-ti-é] n. m. Fabricant de chaufferettes.
chaufferie [chô-fe-ri] n. f. Forge où l’on réduit le fer en barres. Chambre de chauffe d'un navire, d'une usine, etc.
Chaufferette.
CHA
chauffette [c/Kl-/'é-te] n. f. Sorte de bouillotte, chauffeur Ichâ-feur] n. m. Celui qui est chargé d’entretenir le feu d'une forge, d'une machine à vapeur. N. Conducteur d'automobile : costume de
Costum.B de chauffeurs et de chauffeuses,
chauffeur. (On dit au fém. chauffeuse : une chauffeuse.) Plus spécialem., conducteur à gages. Adjeotiv. : ouvrier chauffeur.
Chauffeurs, brigands qui, pendant les troubles de la Révolution, tantôt masqués ou barbouillés de suie, tantôt sous des déguisements divers, tuaient et pillaient dans les campagnes de France. Ils étaient ainsi appelés parce qu’ils brûlaient les pieds, de leurs victimes, pour les forcer à dire où était caché leur argent. Leur chef le plus fameux fut Schinderhannes ou Jean l’Ecorcheur. Ils disparurent sous le Consulat.
chauffeuse [chô-feu-ze] n. f. Chaise basse pour s’asseoir près du feu. "v. chauffeur.
chauffoir [chô-foir] n. m. Salle où l’on se réunit pour se chauffer. Pièce de linge chaud, pour essuyer ou réchauffer un malade.
Chauffeur (Bois), bois du dép. de la 'Meuse, situé sur la rive droite de la Meuse, en plein cœur des hauts de Meuse, un peu au N.-O. de Douaumont et au N. de la route menant de Bras à Douaumont à travers le bois d’Haudromont. Pris par les Allemands le 25 février 1916 au cours de leur « attaque brusquée » sur la rive droite de la Meuse ; repris par les soldats du général Mangin le 15 décembre 1916.
Chauffure \chô-fu-re’\ n. f. Défaut du fer ou de l’acier qui s’écaille après avoir été trop chauffé.
ChaufouT [chô] n. m. (de chaux, et four). Four à chaux. Magasin où l’on serre le bois, la chaux, etc.
Chaufourage [chô, jé\ n. m. Syn. de chaulage.
chaufournerie {chà,rt] n. f. industrie de la fabrication de la chaux.
chaufournier [ch6-four-ni-£\ n. m. Ouvrier attaché à un four à chaux.
chaulage [cùô] n. m. Action d’employer la chaux, l'eau de chaux, pour protéger ou améliorer le blé, les arbres, un terrain : des chaulages intelligents ont transformé le sol stérile de la Sologne.
— Encycl. Le chaulage se pratique sur la terre pour l'amender, sur les graines pour éviter le développement des maladies oryptogamiques, et enfin sur les arbres fruitiers pour en éloigner les insectes, végétations parasites, etc.
Le chaulage des terres, combiné souvent avec des apports de phosphates, a pour but de fournir à la plante le carbonate de chaux qui lui est indispensable et de favoriser des réactions chimiques (humification) qui permettent l’assimilation des engrais minéraux.
Le chaulage des arbres a pour but de les protéger contre les parasites animaux ou végétaux. On gratte d'abord le tronc et les gi’osses branches avec une raclette ou une brosse métallique ; puis on applique un lait de chaux, soit à l’aide d'un gros pinceau, soit à l'aide d’un pulvérisateur. Le chaulage doit être exécuté à la fin de l’automne ou en hiver.
Quant au chaulage des graines pratiqué pour détruire les germes du charbon et de la carie des céréales, il est remplacé aujourd'hui par le sulfatage, qui est d’un effet plus certain.
chauler [châ-lé) v. a. Amender avec de la chaux (un terrain).
Chaulgues, comm. de la Nièvre, arr. et à 38 kil. de Cosne; 1.230 h.
Chauliac (Guy de), chirurgien français, né à Chauléao au xiv» siècle. Sa Grande Chirurgie a contribué à faire de la chirurgie un art méthodique.
Chaulier [ehô-li-é\ n. m. Celui qui exploite un four à chaux.
Chaulieu f Guillaume Amfrye, abbé de), poète français du genre gracieux et léger, né à Fontenay (Vexin normand), m. à Paris 11639-1720). Ses vers ont de la gi'âee, du naturel et de l'enjouement. On l’avait surnommé l’ Anacréon du Temple.
chauliode [cM] n. m. Genre de poissons çhysostomes, renfermant des formes de petite taille, mais à tête très développée. (On en connaît deux espèces, dont l’une, vulgairement appelée masca, est commune dans la Méditerranée.)
Chaulnes [chô-ne\, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 18 kil. de Péronne ; 1.310 h. (Chaulnois). Ch. de f. N. Tissus, corderies, sucreries. Patrie de Lhomond. — Le canton a 23 comm. et 8.590 h. Transformée dès 1914 par les Allemands en une solide place forte, Chaulnes, attaquée par les Français dès le début de septembre 1916, demeura au pouvoir des envahisseurs jusqu’en mars 1917 ; alors (18 mars), grâce au recul des Allemands sur la « ligne Hindenburg «, les Anglais y entrèrent presque sans combat. Reprise un an plus tard (mars 1918), lors de la deuxième bataille de Picardie, par les Allemands, qui s’y maintinrent jusqu’au 28 août. Chaulnes est aujourd'hui rasée.
Aux environs de Chaulnes se trouvent les bois du même nom, aux abords desquels les troupes françaises ont livré de violents combats en 1918-1916.
Chaulnes [ch6-ne\ (Honoré d’Albert, seigneur DF, Cadenet, duc dej, maréchal de France, gouverneur de la Picardie, frère du connétable de Luynes, né à Momas (Vaucluse), m. à Paris il581-1649).
Chaulnes > Michel-Ferdinand d'Albert d’Au-ly» duc de), pair de France et lieutenant général, dis-
CH A
itingué par son goût pour les sciences, m. à Paris — Son fils, Marie-Josbimi, physicien et «himiste français, découvrit les carbonates alcalins -(1741-1793).
diaumag'e [chô] n. m. S’est employé comme synonyme de déchaumage.
Chaumard [chà-mar] n. m. Mar. Bloc de bois ■percé de trous pouf le logement des réas sur lesquels passent les manœuvi'es courantes.
Cliauniard, comm. de la Nièvre, arr. et à 13 kil. de Château-Chinon ; 1.170 h.
chaume [chû-me] n. m. (lat. calamus). Tige des graminées. Partie de la tige des blés qui reste dans les champs quand on les a coupés ; le cham]) lui-même quand le chaume est encore sur pied : tes cailles, les perdrix se réunissent dans les chaumes. Paille longue dont on a enlevé le grain, et qui sert à recouvrir les habitations pauvres dans les campagnes. Fig. Chaumière : Sixte-Quint naquit sous le chaume.
— Encyol. Le chaume des graminées renferme ■de la silice, ce qui lui procure une grande résistance et une plus longue durée. Il sert à couvrir les habitations rustiques [chaumières], ti faire des litières pour les animaux ; on l'utilise aussi comme fourrage. Le chaume du riz et de quelques variétés de froment sert aussi à garnir les chaises fines, à faire les chapeaux de paille d'Italie (v. paille). La meilleure utilisation des chaumes (partie restante, .après la moisson) est de les enterrer par un labour d'automne (déchaumage) : ils se transforment «n humus.
Chaume (La), écart de la comm. des Sablesd’Olonne (Vendée); 1.500 h.
Chaumelx (Abraham-Joseph dé), critique, né à Chanteau (Loiret) vers 1730, mort à Moscou en 1790 ; •connu par ses attaques contre les Encyclopédistes ■et contre Voltaire.
chaumer [chà-mé] v. a, et n. Arracher le chaume. (On dit plus ordinairem. déchaumer.) Chaumer les arbres, allumer par malveillance du feu à leur pied pour les faire périr.
Chaumeret [chô-me-rè] n. m. Nom vulgaire du bruant.
Chaumergy [châ-mèr-ji], ch.-l. de‘cr(Ju'râ)’, arr. et à 30 kil. de Dole, sur la Breime, s.-affl. de la SaOne ; 530 h. Ch. de f. P.-L.-M. Volailles. — Le cant. a 16 comm. et 4.690 h.
Chaumes ou Chaumes-en-Brie, comm.
de Seine-et-Marne, arr. et à 30 kil. de Melun, sur l'Yères ; 2.020 h. Ch. de f. E. Carrières.
chaumet [chô-mè] ou chaumon n. m. Sorte de faux dont ori se sert pour couper les chaumes.
Chaumette [mè-te] (Pierre-Gaspard), procureur syndic de la commune de Paris en 1792, né à Nevers, m. à Paris (1763-1794). Il fut un des fondateurs du culte de la Raison; décapité avec les hébertistes.
Chaumié (Joseph), homme politique français, né à Agen, m. à Clermont-Dessous (près d'Agen) [1849- 1919). Il fut ministre de l'instruction publique en 1902, et ministre de la justice en 1905.
Chaumier [chô-mi-é\ n. m. Ouvrier qui coupe ou arrache le chaume. Ouvrier qui couvre de chaume les habitations. Tas de chaume ou de paille.
chaumière [chS] n. f. Petite maison rustique, le plus souvent couverte de chaume.
Chaumière (la Grande), ancien bal public de Paris [quartier Montparnasse] (1787-18oS).
Chaumière indienne [la), conte philosophique de Bernardin de Saint-Pierre, qui oppose à l’agitation des villes le bonheur paisible d'un paria de rinde. Chénier l’appelait « le plus moral et le plus court des romans « (1791).
chaumiue [c/ié] n. f. Petite chaumière ; U7ie chaumine de bûcheron.
Chaumont [chô-inon], ch.-l. du dép. de la Haute-Marne, au confluent de la Marne et de la Suize ; ch. de f. E.. à262 kil.
S.-E. de Paris ; 14.880 h.
[Chaimiontois ou Chaumont ai s). C outellerie, toiles ; carrières. Patrie de Bouchardon , Damrémont .
Un traité y fut conclu le l'r mars 1814 entre les Alliés, pour réduire la France aux limites de 1789. — L'arr.
a 10 cant., 195 comm.,