D’appartement (moderne
sage profond et étroit, accessible aux navires, à l’entrée d’un port ou sur les fleuves et les canaux : les chenaux sont d'ordinaire balisés, pour éviter les échouages. Courant d’eau pour un moulin. Chenaler [lé] v. n. Suivre un chenal, chenapan n. m. (de Tallem. schnapphahn; de schnappen, happer, et halm, coq). Vaurien. Chénard [nar] n. m. Chènevis.
Chénas, comm. du Rhône, arr. et à 23 kil. de Villefranche ; 660 h. Vignoble produisant Tun des meilleurs vins du Beaujolais.
cheiiavard [u«r] n. m. Feutre grossier.
Chenavard [var\ (Paul-Joseph), peintre d’histoire français, né à Lyon, m. à Paris (1808-1895). On cite, parmi ses principales œuvres, où il s’est attaché à exprimer par la peinture des idées philosophiques :
le Jugement de Louis XVI, l'Histoire de l'Humanité, etc.
chêne n. m. (mot d’orig. gauloise). Bot. Genre de dicotylédones cupiilifères, comprenant des arbres d’un bois fort dur : couper des chênes. Bois de cet arbre :
table de chêne. Fig. Homme robuste. Chèyie-îiège, variété de chfme dont Técorce est Chenavard.
connue sous le nom de liège.
(PI. des chênes-lièges.) Chêne vert, espèce de chêne de taille médiocre, à feuilles persistantes, px’opre au bassin méditerranéen.
— FIn'cycl. On connait trois cents espèces de chênes habitant les régions tempérées de l'hémisphère
boréal. Parmi les espèces indigènes, le rouvre, le chêne pubescent, le chêne chevelu, le tauzin sont les plus connues. Il faut y joindre les chênes à feuilles persistantes ou chênes verts : yeuse, chêneliège, chêne-kermès. Parmi les espèces exotiques, on peut citer : le chêne blanc de l’Amérique du Nord, le chêne de la Caroline, le chêne à la noix de galle, le vêlani, le chêne tinctorial de l’Amérique du Nord.
Le chêne occupe le premier rang parmi les arbres d’Europe, par sa longévité, ses grandes dimensions, les qualités de son bois. On en fait des semis, soit
Chirac : a, fleur mâle; b, fleur femelle ; c, rameau fleuri.
en place, soit en pépinière. L’essence est exploitée en futaie, avec une révolution de cent vingt à cent quatre-vingts ans, et quelquefois en taillis. Le chêne peut atteindre une hauteur de 20 à S.'i mètres, et un diamètre de 7 mètres. Son bois est employé pour la construction des coques de navire, la charpente, la menuiserie, la tonnellerie , le charronnage ; avec
I age, il prend une grande dureté et une teinte foncée. Le fruit du chêne, le gland, est utilisé pour l'alimentation des porcs et des dindons. Les glands de certains chênes verts sont consommés en Algérie et en Espagne ; torréfiés, ils fournissent un succédané du café. L'écorce, astringente et riche en tanin, est employée pour le tannage des peaux. L'écorce du chêne-liège est employée pour la fabrication des bouchons.
Cllêne, bourg de Suisse (cant. de Genève), non loin de la frontière française. Il comprend les deux communes de Chêne- Bougeries (2.130 h.) et Chêne- Bourg (1.200 h.) séparées par la Seimaz.
ctlélieaU [nh] n. m. Conduit de bois ou de métal, qui reçoit les eaux d'un toit et les dirige vers la gouttière ou le tuyau de descente.
cllêueau [nô] n. m. Jeune chêne. Nom vulgaire de la germandrée et de la di’yade.
Chênedollé (Charles-Jullen Lioult de), poète français, né à Vire, m. au Coisel (1769-1833); auteur du poème le Génie de l'homme et des Etudes poétiques. Disciple de Chateaubriand, il ménage la transition entre les classiques purs et les pi'emiers romantiques.
Cllêuée, eomm. de Belgique (prov. de Liège), sur rOurthe ; 8.900 h. Forges, métallurgie du zinc.
Cllénérailles [ra.Zimll., e), ch. -l.de c. (Creuse), arr. et à 19 kil. d'Aubusson; 1.200 h. — Le cant. a
II coinm. et 12.200 h.
chenet [nè] n. m. (de chien). Pièce métallique et
Chenets.
mobile, placée de chaque côté du foyer d'une cheminée, pour supporter le bois.
chêneteau [tô] n. m. Petit chêne. (Vx.) chênette \nè-te] n. f. Nom vulgaire de la germandrée. On dit aussi ouêheau.
chèneveau [t>i3J n. m. Sorte de filet de pèche, en forme de tramail.
chènevière n. f. Champ où croît le chanvre. Chene'vière (Jean-Jacques-Caton), théologien et pasteur protestant, né et m. à Genève (1783-1871).
Chenevière (Adolphe), littérateur suisse, né à Genève, m. à Bellerive (1855-1917). On lui doit des travaux de linguistique, des contes et des traductions d'Ibsen.
' chènevis [ni] n. m. (de chanvre). Graine du chanvre.
chènevotte [vo-te] n. f. Partie ligneuse du chanvre, qui subsiste après qu’on a enlevé la filasse.
chènevotter [vo-té] v. n. Pousser du bois faible comme les chènevottes, en parlant de la vigne.
Cheng [chang'] n. m. Instrument de musique chinois, qui, suivant la légende, daterait de 2.700 ans av. J.-C.
— Encycl. Le cheng est une sorte d'orgue portatif rudimentaire, formé de dix-sept tuyaux de bambous de différentes grandeurs et pourvus d'anches libres qui plongent dans une partie de calebasse servant de réservoir, laquelle s'alimente d'air par un petit tuyau d’insufflation, i-ecourbé parfois en col de cygne.
Chênier [ni-é\ n. m. Champignon du chêne. Chénier [ni-é\ (André del, poète français, né h Constantinople, m. à l'aris (1762-179.'f, ; auteur d'élégies et d'idylles antiques (la Jeune Captive, l'Aveugle. le Jeune Aialade, etc.), d'ïambes et de fragments comme ceux de V Hermès, sorte de poème philosophique. Mêlé d'abord au mouvement révolutionnaire, il protesta ensuite contre les excès de la Terreur, et
Chenff.
CHË
André Chénier.
M.'J. Chéaier
cm- l’échafaud, le même jour que le poète Koueher. Ses poésies n'ont été publiées qu en 181'J. La nureté de son stj’le délicat et raffiné, ses innovations Inardies et 1 originalitéqu'il apporta dans Ion imitation des Anciens , particuliérement des élégiaques grecs, le mettent au rang des meilleurs poètes Irançais.
i>ar ses idées, il est bien du xviii* siècle : il est matérialiste, athée, et n a de foi qu'en la raison humaine. Mais, par certains cotés de son art, il se rattache aux poètes humanistes du xvie siecle, comme Ronsard, et prélude en même temps a la , . rv« i «
•évolution qui allait s'opérer dans la poesie. On 1 a anoelé « le dernier des classiqties et le ptemier des romantiques. ■■ Sa devise littéraire parait etre contenue dans ce vers :
Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.
On rannelle le mot qu’il prononça, en se frappant le front, sur la charrette qui le conduisait au supplice : U J'avais pourtant quel¬
que chose là
Chéniei’ (Marie-Joseph de), frère du précédent, poète dramatique, né à Constantinople, m.
à Paris (1764-1811); auteur de satires, de tragédies estimables, souvent inspirées par le souffle révolutionnaire, notamment son Tibère, et Charles IX. On lui doit les paroles du Chant du départ.
Cheniers, comm.
de la Creuse, arr. et à 21 kil. de Guéret, près de la Petite Creuse ;