CHINE
Chine : 1. Bandeau bois sculpté. — 2. Vas^en bronze (Musée des arts décoratifs). — 3. Soucoupe en porcelaine impériale de Kien-Long. — 4. Confucius, bois sculpté et doré (musée Guimet). — 5. Eventail' peint. — 6. Théière décorée en vert, biscuit. — 7. Grès émaillé vert. — 8. Grès polychrome. — 9. Sceptre laqué. — 10. Pendeloque ivoire. — 11. Corne de rhinocéros sculptée. — 12. Statue de mandarin de la dynastie impériale des Ming, près de Pékin. — 13. Aiguière en cuivre émaillé. — 14. Etui à pinceaux en jade blanc. — 15. Plateau en laque de Fou-Tchéou. — 16. Petit vase à poudre de thé. — 17. Tabatière de porcelaine décorée en relief et en couleurs. 18. Bijou, ornement de coiffure de femme. — 19. Brûle-parfum, bronze doré. — 20. Lion à Centrée des palais. — 21. Moulin à prières. — 22. Figur# bronze représentant « Avalokitêçvara », le Kouan-Yin des Chinois, personnification de la compassion et de la charité. — 23. Portique du temple de Confucius, à 1 ekin- 24. Lo Kouo Kiao, Pont Bossu, palais d'été impérial, près de Pékin. — 25. Vase double en cristal de roche. — 26. Sabres d'exécution. — 27. Pagode à Shanghai,
e — ts
CHI
Cbimois : 1. femme eu coiffure ohiaoiee (sud de la Chine). 2. Coiffure d'enfant. — 3. et 4. Femmes et' coiffures mand¬
choues. — 5- Type mongol. — 6. Vieux lettré. — 7. Brouette pour le transport des voyageurs et des oolis. — b. Cooli portant une charge. — 9. Jeune üllo en costume ultra-modorne. — 10- Famille de la classe aisée. — 11. Femme portant son enfant. — 12. Comédien. — 13. Type de Chinois officiol (tao tai, gouverneur de {)rovince).
pyramidale, d'une ornementation riche et fastueuse, des ponts et des arcs de triomphe d’une structure hardie et gracieuse.
Cllilie (mer de), partie de l’océan Pacifique» comprise entre la Chine, l’Indochine, Sumatra, Bornéo, les Philipines et Formose.
Chine [m 'daille de), médaille commémorative de l’expédition de Chine (1860), créée en 18G1.
Ruban jaune avec deux signes chinois signifiant Pékin.
Une deuxième médaille a été instituée en 1902 pour commémore r l’expédition de 1900-1901. Le ruban est jaune, à quatre bandés verticales vertes.
L’agrafe, en argent, et la médaille portent la mention Chine (1900-1901).
clline, e adj. Qui est de plusieurs couleurs : des bas ch inés. N. m. Manière de former des dessins sur un tissu au moyen de fils teints diversement. Dessins ainsi formés.
dliner [né] v. a. (de Chine). Donner des couleurs différentes aux fils de la chaîne d’un tissu, en sorte que l’étoffe fabriquée présente certains dessins.
cililier \né] y. a. Arg. Critiquer, persifler. Pop. Travailler. Diaîect. Porter : chiner un fardeau.
Ctlineiir, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui chine les étoffes. Pop. Brocanteur, brocanteuse. Anj. Moqueur.-moqueuse. Dialect. Colporteur.
Chinfreneau [nilj n. m. Pop. Coup à la tête.
ClungaCgOOlS, personnage de plusieurs romans de Coopor, type du Peau-Rouge à- la fois héroïque, dévoué et féroce.
Ching-King ou province du Liao- Toung, prov. de la Manchourie méridionale (empire chinois), à TO. de la Corée. Capit. Moukden.
chinois [nof] n. m. Petite orange verte confite.
— Rxcycl. t^our confire les chinois, les peler, les plonger dans de l’eau fraîche, fréquemment renouvelée, pendant une semaine, les laisser sécher à l’air, puis les mettre dans un sii'op de sucre, de plus en plus lourd (2 jours à 20o, B jours à 25o, 10 jours à 35®) ; laisser sécher. — Si l'on veut les consommer à l’eau-de-vie, les mettre, déjà confits^ dans de bonne eau-de-vie.
Chinois, e [nof, oi-^e], habitant ou originaire de la Chine. Adjecliv. Qui est propre à la Chine : Vart . chinois. Dans legoùt chinois : jardin chûiois. Ombres chinoises, v. ombres. N. m. Langue parlée en Chine.
Chinoiscr \zé] v. a. Rendre chinois.
chinoiserie [ze-rî] n. f. Bibelot de Chine, ou fabriqué dans le goût chinois. Par ext. Constiaiction mesquine et surchargée de détails de mauvais goût. Pam. Complication inutile, mesure incompréhensible : les chinoiseries administratives.
Chinoline n. f. Syn. de QUiNOLÉiNB.
MédaiHe de China Médaille de Oiine (1861). (1902).
Chlnon, ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire), sur la Vienne ; 5.950 h. {Chinonais)> Ch. de f. Et., à 46 kil. de Tours. Eau-dc-vie, miel, cire. Château de Charles VII, dont il ne reste que les ruines, d'une magnifique silhouette. — L'arr. a 7 cant.,
87 comm., 77.100 h. ; le cant.,
13 comm. et 13.950 h.
chlnone n. f. Chim.
Syn. de quinone.
chint [chinf] n. m. ou chinte n. f. Toile de coton des Indes, de couleur bigarrée.
Chintreuil (Antoine), paysagiste français, né à Pont-de- Vaux (Ain), m. à Septeuil (Seine-et-Oise) [1816-1873j. Il a représenté avec pénétration et poésie les aspects crépusculaires de la nature.
Armes de Chinon.
Chinure n. f. Etat d’une étoffe cliinée.
Ch.io [/fz-o],île grecque de l’Archipel, un des pays qui se disputent 1 honneur d’avoir donné le jour à Homère; 65.000 h. [Chiotes). Porphyre, antimoine. Chio fut désolée par un tremblement de terre en 1881. V. Scio.
chioccîne [ki-ok-si-ne] n. f. Substance pulvérulente, tirée du chiocoque.
chiocoque Ud-o] n. m. Genre de rubiacées, comprenant des arbustes de l’Amérique équatoriale : la racine du chiocoque est appelée caïnça ou caïnca.
Chio^g^ia [pr. it. ki-o-dja], v. de Vénétie ; 30.000 h. Port à reml)Ouchure de la Brenta, sur les lagunes de l’Adriatique.
Cllioiiailth.6 [/d-o] n. m. Genre d'oléacées, comprenant des arbres ou des arbustes de l'Asie et de l’Amérique centrales.
chionis [/ci-o-ntss] n. m. Genre d’oiseaux échassiei's, à plumage blanc. (Deux espèces vivent dans les parages du détroit de Magellan.)
ch-iot [chi-o] n. m. Jeune chien de chasse non sevré. On dit aussi cheau (pl. cheaus).
Ch.iott6S n. f. pl. Pop. Cabinets d'aisances,
chioU n. m. Mot japonais signifiant centre, et usité eu géographie.
chlourme n. f. (ital. durtna). Ensemble des rameurs d’une galère (vx) ; des forçats d'un bagne.
— Encycl. Au moyen âge, les façons de recruter la chiourme varièrent suivant les pays. Dès le xv® siècle, s’établirent trois modes de recrutement : on mettait sur les galères des hommes libres, des condamnés ou forçats enchaînés, et des esclaves. Jusqu’à la fin de la marine à i*amcs, les hommes libres ne furent qu’un appoint ; le prinoipal élément de la chiourme fut toujours fourni par les condamnés. En 1754, on gracia les derniers rameui’s galériens.
Chipage n. m. Opération qui consiste à introduire du tan entre deux peaux cousues ensemble et à les immerger dans l’eau : le chipaae ne s'emploie plus que pour les petites peaux de chèvre et de mouton.
chipeau [pô] n. m. Espèce de canard sauvage dit aussi bt'uyant et ridenne, de passage en France pendant l'hiver.
chiper \pé] v. a. Fam. Dérober un petit objet. Techn. Faire le chipage : chiper des peaux.
CHI
ehipette f;)é-îe] Pop. Ça ne vaut pas cliipetie, cela ne vaut rien.
chipeur, euse [eu-ie] n. Fatn. Qui chipe. Cb.ipie [pf] n. f. Pop. Femme acariâtre, méchante. Chtipiez (Charles), architecte français, né à Ecully (Rliône), m. à Paris (1855-1901) ; auteur avec G. Perrot d'une grande Histoire de l'art dans l'antiquité.
Cllipka, bourg de Roumélie, près duquel se trouve le défilé de Chipka (Balkans), qui a été le théâtre d’une lutte acharnée entre les Russes et les Tui'cs (1877).
cMpolain [Un], ehipolin ou chippolin
[e/ii-poj n. m. Sorte de peinture à la colle.
CIlipolata n. f. (de l’ital. cippola, oignon). Ragoût à l'oignon, aux ciboules, etc. Petite saucisse courte qui, à l'origine, contenait des ciboules. Ch.ipotag(e n. m. Action de chipoter.
Ch-ipoter [té] v. n. Fam. Manger du bout des dents. Faire un travail avec lenteur. Faire des diffleuHés pour des vétilles. Marchander.
cllipoterie [rf]n. f. Tracasserie, chicane inutilechipotier [ti-é], ère n. et adj. Qui chipote. Chipotte (coi de la), col du dép. des Vosges, situé par 4-70 m. d’altitude dans le massif boisé entre Meurthe et Mortagne, à la croisée des l'outes de Rambervillcrs à Raon-l’Btape et à Etival-Senones. Avant et pendant la bataille de la Mortagne, ce col a été le théâtre de combats acharnés, qui ont duré du 25 août au 7 septembre 1914, et qui ont rendu les Allemands d'abord, puis les Français, maîtres de la position. C'est au col de la Chipotte qu'a été tué le général Battaille.
Cllippe n. f. Pop. Rognure d’étoffe.
CtLippCWayS, indiens peaux-rouges dans l’Etat de Michigan (Etats-Unis) et dans la partie du Canada touchant cet Etat. Au nombre de 15.000 environ, ils vivent sous des tentes de peaux ou dans des huttes, et se livrent à la chasse et à la pêche.
Cllique [chi-ké] n. f. Boulette, bille. (Vx.) Morceau : une chique de pain. Morceau de tabac roulé, que l’on mâche. Pop. Poser sa chique, se taire par force. Couper la chique à quelqu'un, l'interrompre brutalement ; le rendre muet d’étonnement. Avaler sa chique, mourir. Avoir sa chique, être de mauvaise humeur ; avoir un commencement d’ivresse. Cocon peu fourni ; soie de ce cocon.
chique ic/it-/ce] n. f. Nom vulgaire d’une puce originaire d’Amérique [rhynchoprion pénétrons) et mesurant un millimètre de long, qui entre dans la chair de l’homme et des animaux.
— Encycl. La femelle s'enfonce dans la peau et, par succion du sang, son abdomen peut atteindre la gi'osseur d’un petit pois. C’est surtout dans les orteils que s’installe cette puce ; on l’extrait avec une aiguille, etc-, ntais U faut avoir soin de laver ensuite la cavité avec un antiseptique. Cet animal tend à devenir cosmopolite ; il s'attaque souvent aux animaux domestiques.
ctliqué [WJ, e adj. Arn. Fait de chic, qui fait illusion. N. m. Ce qui est fait de chic. Fig, Ce qui est affecté : c'est du chiqué.
ehiquement \chi-ke-man] adv. Pop. Avec chic, chiquenaude [ke-nô-dé] n. f. Coup appliqué avec le doigt du milieu plié et raidi contre le pouce, puis détendu brusquement.
chiquenauder [ke-n6-dé] v. a. Donner des chiquenaudes.
chiquenille [ke-ni. Il mil., e] n. f. Ancienne forme de souquenili.e.
chiquer [ké] v. a. Mâcher du tabac. Pop. Manger. Arg. Battre. Chiquer des yeux, pleurer.
chiquet [W] n. m. Petite partie. Petit coupon d'étoffe, rognure. Agglomération défectueuse de poils dans le feutre. Loc. adv. : Chiquet à chiquet, petit à petit.
chiquetage [ké\ n. f. Action de ehiqueter. Chiqueter [ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je chiquette.) Mettre en menus morceaux.
chique'tte n. f. Syn. de CHIQUET.
chiqueur, euse [keur, cu-ze] n. Qui mâche du tabac. Fam. Artiste qui fait de chic, avec plus d’habileté <jue de talent. Pop. Gros mangeur.
Chiquita (mar), vaste lagune saumâtre de la république Argentine (prov. de Cordoba).
Chiqui'tOS, indiens de l’Améi-ique du Sud (Bolivie et Brésil).
Chirac [rak] (Pierre), premier médecin de I.ouis X'V, né à Conques (Aveyron), m. à Marly (1660-1732).
chiragre [W] n. f. (du gr. kheir. main, et agra, capture). Goutte qui attaque les mains. N. Qui a la goutte aux mains.
Chiraz, r. de Perse, capitale du Farsistan ; 32.000 h. Vins, amandes, eau de roses. Patrie des poètes Saadi et Haflz.
Chiré, riv. de l'Afrique australe, servant d’émissaire au lac Nyassa, et tributaire du Zambèze ; cours 600 kil.
chirognomonie [ki-ro-ghno-mo-nî] n. f. (du gr. kheir. kheiros, main, et gnômôn, qui connaît). Art de connaître le caractère des personnes d’après la forme de la main.
chirographaire [ki-ro-gra-fè-re] adj. (du gr. kheir, kheiros, main, et graphein, écrire). Dr. Qui est créancier en vertu d'un acte sous seing privé, par opposition au créancier hypothécaire, qui a un droit réel sur Timmeubïe hypothéqué, et non pas seulement un droit personnel contre le débiteur. Se dit aussi de la dette r dette chirographaire.
chirographairement [ki-ro, fè-re-man] adv. En qualité chirographaire.
chirographe [ki] n. m. (da gr. kheir. kheiros, main, et graphein, écrire). Acte diplomatique revêtu d’une signature autographe. Signature autographe. Acte rédigé en forme de charte-partie. Chir. Appareil pour la rééducation des doi^s d’un mutilé.
ehirographie [ki, ft] n. f. Art des chirographes.
chirographique [kî] adj. Qui concerne la ehirographie.
chirologie [kî, jî] n. f. (du gr. kheir. kheiros, main, et logos, discours). Art de s’exprimer au
cm
moyen du mouvement des doigts et de la main. (On dit aussi da-ctylologie.)
Ctlirologique [ld\ adj. Qui a rapport à la chirologie.
ClliroinanCÎe [ki, sfl n. f. (du gr. kheir, kheiroSy main, eimanteia, divination). Art prétendu de deviner, de prédire par l'inspection de la main.
— Encycl. La chiromancie était pi’aiiquée par toutes les nations de l'antiquité : Egyptiens, Chaldéens, Assyriens, Hébreux. Les philosophes grecs et latins l'étudièrent ; • elle fut en grand honneur au moyen âge. Mais sa plus grande vogue est au xvie siècle et au commencement du xviie. Au xix®, le capitaine d'Arpentigny et Desbarolles publièrent desouvrages qaitraitaienthla fois de la chiromancie et de la chirognomonie.
CV.ce mot.)L'examen duchiromancien porte d'ordinaire sur la main gauche, qui est moins déformée que la droite par le travail ; il y étudie d'abord quatre grandes lignes, qui forment une sorte de M : les lignes de vie, de tète, de cœur, de fortune ou de chance, ou ligne satuv'
nienrie ; ensuite, les monticules, qui se trouvent à la racine des doigts, et dont la plus ou moins grande proéminence indique le degré des qualités ; le mont de Jupiter indique, disent les chiromanciens, la reliion, l'ambition, la gaieté, le bonheur ; celui de atui'ne, la sagesse, la chance ; celui d'Apollon ou du Soleil, la gloire, l'intelligence, le goût du beau ; celui de Mercure, l’amour du travail, du commerce, de la science ; celui de Mars, le courage; celui de la Lune, la rêverie, la mélancolie, la chasteté ; le mont de Vénus, la charité, l'élégance, l'amour. Il faut encore tenir compte des lignes secondaires, des angles, des croix, des étoiles, etc., qu’elles forment.
chiromancien, enne [ki, si-in, é-ne] n.Personne qui exerce la chiromancie.
dliromètre [/Ctj n. m. (du gr. kheir, kheiros, main, et métron, mesure). Instrument qu'emploient les gantiers pour prendre la mesure de la main.
chiromys [ki-ro-miss] ou chéiromys [/le-i] n. m. Espèce de mammifère lémurien, dit aussi aye-aye.
Clliroil [/ci], fameux centaure d'un caractère bienfaisant, à qui fut confiée 1 éducation d’Achille ; il était considéré par les Grecs.comme l'un des in-* venteurs de la médecine.