‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 484 sur 1225 · GLI · texte numérisé non relu

GLI

CLO

cligner [yné] v. a. (du lat. clinare, incliner). Regarder en fermant les yeux à demi : les myopes clignent les yeux pour mieux voir. Rapprocher brusquement les paupières : cligner les yeux en signe d'assentiment. V. n. Cligner de l'œil, faire signe de l'œil à quelqu’un.

Clignot [ÿnol n. m. Passereau appelé aussi traquet, motteux, cul-blanc, tarier, vitrée.

clignotant [tan], e adj. Qui clignote : yeux clignotants.

clignotement [man] n. m.(de clignoter). Mouvement convulsif et rapide des paupières.

clignoter [t^\ v. a. et n. (de cligner). Rapprocher les paupières coup sur coup : la lumière trop vive fait clignoter les yeux,

Climaque (saint Jean). Y. Jean Climaque. climat [ma] n. m. (du gr. klima, inclinaison,. Ensemble de circonstances atmosphériques, considérées par rapport au pays dont elles sont un des caractères : le climat de la France est tempéré. Région, contrée : la raison est de tous les climats. Lieu, milieu préféré : les âmes axtssi ont leur climat.

— Encycl. La température, l’humidité, l’insolation sont les facteurs principaux du climat. Théoriquement, en raison de la position de la terre par rapport au soleil, la température de la surface du globe devrait régulièrement décroître de l’équateur aux pôles. En fait, la prédominance locale de la mer, mauvaise conductrice de la chaleur, ou de la terre, bonne conductrice et, par i conséquent, facilement échauffée ou refroidie, modifie la répartition des températures ; et le relief du sol, qui arrête ou laisse passer les vents humides venus de la mer, détermine sous une latitude identique des formes très variées de climat. On distingue généralement :

10 Le climat maritime (côtes, îles, régions très ouvertes aux vents marins). Plus ou moins chaud selon la latitude, il est caractérisé par l'égalité remarquable de la température. En Europe, le climat océanique, humide et égal, et le climat méditerranéen, beaucoup plus sec, sont des climats maritimes.

20 Le climat continental (intérieur des grandes masses terrestres, régions abritées des vents de la mer par un bourrelet montagneux qui intercepte l'humidité). Il est caractérisé par la longue durée des périodes de sécheresse, la brusquerie des variations thermométriques, allant de l’extrême chaud (Soudan) à l'extrême froid (Asie centrale). Le climat désertique (dépressions sans écoulement vers la mer), avec sa sécheresse perpétuelle et ses extraordinaires anomalies de température, est l'expression exagérée du climat continental.

3» Le climat tropical (au N. et au S. de l’équateur), caractérisé par Fégalité d'une chaleur excessive, avec une saison régulière de grandes pluies.

climatérique adj. Se dit des époques de la vie considérées comme critiques. Année climatérique, chaque septième ou chaque neuvième année de la vie, que les Anciens regardaient comme critique, surtout la soixante-troisième {la climatérique n. 1'.). 63 étant le produitde 7X9. Abusiv. Relatif audimat, considéré relativement au climat : station climatérique.

climatique adj. Météor. Qui a rapport au climat: influence climatique.

climatologie [ji] n. f. (du gr. klima, atos, climat. et logos, discours). Traité, étude des climats. V. CLIMAT.

climatologique adj. Qui concerne la climatologie : études climatologiques. Qui dépend du climat : éléments climatologiques.

Climatologiquemeut [ke-man] adv. D'une manière climatologique. (Peu us.)

climatorialj e, aux adj. Qui a rapport aux climats : régions climatoriales.

climatbtliérapie [pi] n. f. (du gr. klima, atos, climat, et therapeia, traitement). Traitement de certaines maladies par le séjour du malade sous un climat spécial.

— Encycl. De tout temps, on a utilisé les changements de climat pour la guérison des maladies ; de nos jours, on emploie de plus en plus ce mode de traitement : c'est ainsi que les climats insulaires ou marins sont indiqués dans le lymphatisme, la scrofule, que les climats continentaux et secs conviennent au traitement des affections respiratoires, et les climats de montagne à la tuberculose pulmonaire.

Climature n. f. Nature, ensemble d'un climat, circonstances climatologiques : au seuil du Sahara règne une climature favorable à une variété infinie de productions naturelles et cultivées.

climax [maks] n. m. (du gr. klimaæ, échelle).

Syn. de gradation.

clin n. m. t,de cligner). Clin d'œil, mouvement rapide des paupières, qu’on baisse et qu’on relève subitement. Loc. adv. : En un clin dœil , en un temps très court. PI. des clins dœil ou clins dyeux.

Clinamen [mèn] n. m. (m. lat.). Déclinaison des atomes, dans le système d'Epicure.

Clinantlie n. m. (du gr. klin^f, lit, et anthos. fleur). Bot. Pédoncule terminé par un plateau élargi qui porte des fleurs sessiles (par ex. le cœur ou fond de l'artichaut).

clincaille n. f., clincaillerie n. f., clincailleur ou clincailler \ka, il mil., é] n. m. Syn.anc. dequiNCAiLLE, quincaillerie, quincaillier.

^ Clincliant (Justin), général français, néà ThiaucèurtiMeurthe), m. à Paris :1820-1881). Il commanda, en 1871, l’armée de l’Est, après la bataille d’Héricourt.

clinc ou clinus [nwssj n. m. Genre de poissons acanthoptères de la famille des blenniidés, dont une espèce est connue dans la Méditerranée (tauecca de Nice).

clinfoc r/oft] n. m. (de l’allem klein fock, petit foc). Foc très léger, amuré sur un bout-dehors, poussé à l’extrémité du bout-dehors du grand foc et dit de clinfoc. V. navire.

Clill^e (La), comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Saint-Nicolas); 2.430 h.

clinicat [ka\ n. m. Ponctions de chef de clinique, clinicien rsi-m] adj. et n. m. Se dit d'un médecin qui étudie les phénomènes morbides directement sur le malade, sans préoccupation théorique.

clinique adj. (du gr. klinè, lit). Qui se fait près du lit des malades: leçons cliniques. N. f. Enseignement de la médecine, donné près des malades.

Hôpital où les étudiants se forment à la pratique de la médecine et de la chirurgie. Etablissement, gratuit ou payant, où les malades reçoivent des soins.

clinique n. m. (du gr. klinè, lit). Nom donné à des chrétiens qui, pour se rendre le salut plus facile, ne recevaient le baptême qu'au lit de mort ou au moins à un âge avancé.

clinodactylie n. f. (du gr. klincin, incliner, et daktulos, doigt). Déviation des doigts et des orteils.

Clinode n. m. Bot. Corps analogue aux basides, mais composé de cellules très petites, allongées, simples ou rameuses.

Clinomètre n. m. (du gr. klinein, être couché, et inetron, mesure).

Sorte de niveau d’eau mesurant l’inclinaison d'un plan sur l'horizon.

clinothéra-

pie n. f. (du gr.

îdiné, lit, et therapeia, traitement).

Traitement des ma- cimomôtre.

ladies et, spécialement, des maladies mentales, par le repos au lit.

clinquaille [ka, il mil., e] n. f. Pop. Argent, monnaie. Syn. cliquaille.

clinquant [kan], e adj. Qui brille d'un faux éclat.

clinquant \kan] n. m. (de l'anc. m. cliquer, faire du bruit). Lame métallique, légère et brillante, que l’on met dans les broderies, les dentelles, etc. Fig. Faux brillant, éclat trompeur : mobilier qui n'est (jue du clinquant.

Clinquanter [kan-té] v. a. Garnir de clinquant.

clinton n. m. Cépage améi’icain, hybride de riparia et labrusca, que l’on a employé comme porte-greffe.

Clinton (George), né à New -York, m. à Washington (1739-1812) , vice-président des Etats- Unis en 1804.

clintonie [ni] n. f. Genre de smilacinées, renfermant des plantes à rhizome rampant, à tige simple, originaires de l'Amérique boréale.

Clio n. f. Genre de mollusques ptéropodes, caractérisés par la bouche entourée d'appendices coniques et les nageoires insérées sur les côtés du cou.

Clio, Muse de l'histoire , qu'on représentait assise ou debout, avecun rouleau de papier ou une caisse de livres.

Clion (Le),

comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 21 kil. de Paimbœuf, sur la Haute-Perche ; 2.570 h. Ch. de f. Et. Source ferrugineuse.

Clion, conim. de l’Indre, arr. et à 38 kil. de Châteauroux, sur l’Ozance; 1.970 h. Ch. de f. O, Chaux.

clipper [kli-peur] n. m voiles de fort tonnage et bon marcheur, employé pour la navigation au long cours. Canot de plaisance, de forme effilée.

Clipperton,

navigateur anglais du commencement du xviiie siècle. Il a publié une intéressante relation de son voyage à travers l’océan Pacifique.

Clipperton

(ÎLE DE), îlot situé

Clipper (canot).

dans Focéan Pacifique, au large des côtes de l'Amérique centrale. Appartient à la France.

cliquart [kar\ n. m. Géol. Mince couche de gypse. Couche de terrain des environs de Paris, d'où l’on retire d’excellentes pierres de construction.

clique [kli-ke] n. f. Fam. Société de gens méprisables qui s’unissent pour caba- 1er, pour tromper. Arg. milit.

Réunion des clairons et des tambours d’un régiment.

cliques n. f. pl. "V. claque.

cliquet r/cé] n. m. Petit le¬

vier qui a pour fonction d'arrêter le mouvement d'une roue dentée.

Cliquet.

cliquetant [tan], e adj. Qui cliquette : les os cliquetants d'un squelette.

cliqueter [ke-té\ v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : il cliquette.) Faire un bruit sec en se choquant.

cliquetis [ke-ti] n. m. Bruit produit par des corps sonores entre-cho qués : le cliquetis des épées. Fig. ; un cliquetis de mots. Syn. cliquettement. f^mf \

cliquette [kè-te] n. f. Castagnette (i|l( )

primitive, faite de deux os, de deux morceaux de bois, d’ardoise, etc. Instrument, de même genre, dans lequel les lamelles sont adaptées à un manche. Pèch. Pierre percée, qui leste un filet.

CliqUOttement [ko-te-man] n. m. Bruit sec produit par le fer-blanc,' lorsqu'on le fait ployer brusquement.

cliquotter [ko-té\ v. n. Produire le cliquottement.

Clisimètre [zf] n. m. (du gr. klisis. eds. inclinaison, et metron, mesure). Appareil sei vant à déterminer les différences' de niveau par des mesures d'inclinaison. tOn dit aussi éclimétre.)

Clissarge [kli-sa-je] n. m. Action de garnir de clisses : le clissage d'une bouteille, d'un membre fracturé.

clisse [fefi-se] n. f. (de éclisse). Claie pour égoutter les fromages. Enveloppe d'osier, de jonc, pour bouteilles. Chir. Syn. de éclisse.

CliSSé [kli-sé], e adj. Recouvert ou muni d'une clisse ; bouteille clissée.

clisser UtU-sé] v. a. Garnir de clisses, mettre une clisse : clisser une bouteille.

cliSSon [kli-son] n. m. Toile de lin blanche, qui se fabriquait à Clisson.

ClisSOn, ch.-l. de c. fLoire-Inférieure), arr. et à 24 kil. de Nantes, au confluent de la Moine et de la Sçvre Nantaise; 2.790 h. (Clissonnais). Ch. de f. Et. Filatures, papeteries. Ruines du château. — Le cant. a 7 comm. et 11.640 h.

CliSSOIl( Olivier de), connétable sous Charles VI, né au château de Clisson, m. au château de Josselin ;1336-1407). Pendant la guerre de la succession de

Statue du coouélable de Ciiseoii, d’après Frémiet.

Bretagne, il combattit d'abord dans les rangs du parti anglais ; mais, à partir de 1370, il passa au service de la France, seconda habilement Charles 'V, fut vainqueur à Rosebecque, et, sous Charles VI, devint le chef du parti des Maini-iousets. Il fut écarté du pouvoir et banni en Bretagne, après la folie du roi.

Clisthène) homme d’Etat athénien, de la famille des Alcméonides, aïeul de Périclès. Il chassa Hippias d'Athènes en SlOav. J. C., élargit les cadres de la cité en y admettant de nombreux métèques, établit le gouvernement démocratique et institua l’ostracisme.

Clitandre, personnage d’amoureux, dans l’ancienne comédie française. — Titre d’une tragicomédie de Corneille, sa seconde oeuvre (1680).

Clit£trqU6) historien grec {iv« s. av. J.-C.). Il écrivit une histoire des campagnes d’Alexandre, dont il ne reste que des fragments,

ClitOCybe n. m. Genre de champignons comestibles du groupe des agaricinées, qui croissent en automne dans les forêts de résineux. (On les appelle vulgairement petits-gris.)

Clitograpllô n. m. (du gr. klitos, incliné, et graphein, écrire). Instrument servant à trouver les pentes des terrains et les distances entre les points nivelés.

clitopile n. m. Genre de champignons comestibles du groupe des agaricinées, qui croissent dans les forêts de sapins : les clitopiles, que Z'o?i appelle aussi meuniers ou fariniers, exhalent une odeur de farine.

Clitoridien, enne è-ne] adj. Quia

rapport au clitoris.

clitoris [riss] n. m. (gr. kleîtoris). Petit organe érectile, situé à la partie supérieure de la vulve.

Clitumne, petite rivière d’Italie, baignant Spolète et se jetant dans le* Topino, affluent du Tibre.

ClituS capitaine d’Alexandre, que celui-ci

tua dans un festin parce qu'il avait critiqué indirectement le luxe du conquérant ; Alexandre témoigna ensuite un violent désespoir de son acte (328 av. J.-C.).

cli vable adj . Qui peut être clivé : cristaux clivables.

Clivag"© n. m. Action ou uianière de cliver des minéraux : le clivage de Vardoise s'opère avec une grande facilité.

Fissure à surfaces planes, dans une pierre.

Clive (Robert, lord), général anglais, né à Styche, m. à Londres (1725-1774). Il profita (le l'incapacité des successeurs de Dupleix, soumit le Bengale par la victoire de Plassey (1757) et fonda, par son habile politique, la puissance britannique dans les Indes. Coupable de concussion, mais acquitté en considération de ses services, il so donna la mort.

cliver \v€] v. a. (de l'ail, klieben, fendre). Fendre un corps minéral dans le sens naturel de ses couches.

Cloaca Maxima, le plus grand égout de Rome, qui allait de l’extrémité méridionale du Forum au Tibre. Bâti par Tarquin l'Ancien.

ClORC£il) e, 3>UX adj. Qui ai'partient au cloaque : poche cloacale.

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cloaque n. m. (lat. cloaca). Egout pour les eaux, les immondices ; te grand cloaque construit nar le roi Tarquin subsiste encore. Lieu destiné à recevoir les immondices. Masse d’eau croupie : tomber dans un cloaque. Lieu malpi-opre et inl'eci. Via. : certaines villes sont des cloaques de vices, d'impureté. Zool. Orifice commun dans lequel débouchent les voies urinaires et génitales, ainsi que l'anus, chez certains vertébrés.

ClOChage n. m. Action de mettre les plantes sous cloche ; le clochage des melons

cloche n. f. (b. lat. elocca). Instrument d'airain, creux évasé, que l'on suspend et dont on tire les sons au moyen d'un battant placé au milieu ; il est dangereux de sonner les cloches pendant un orage Fig. Ce qui produit du bruit : ce qui assourdit. Coup de cloche, annonce, avertissement ; les infirmités de l'âge sont un coup de cloche gue nous donne la mort. Déménager à la cloche de bois, clandestinement et sans payer. Vase de cuivre pour cuire les fruits Couvercle pour des mets ; cloche à fromage. Vase de verre en forme de cloche pour couvrir les plantes ; les cloches hâtent la maturation des fmits la peau. Cloche a plongeur, récipient

Cloche.

Ampoule à en forme de

Cloche à fromage.

cloche, au moyen duquel on j)eut travailler sous l'eau (V. caisson). Jupe cloche, jupe évasée dans le bas. Chim. Vase de cristal cylindrique, ouvei-t à une extrémité.

Prov. : Qui n’entend qu'une cloche n’entend qu’un son, si Ton veut être bien fixé, dans un différend, il faut entendre les deux parties. On ne peut sonner les cloches

et aller à la procès- . , , .

sion, on ne peut faire plusieurs choses a la fois.

— ’ Enoyol. Il est d’usage de faire figurer sur la cloche les noms de la cloche elle-même, des donateurs, des parrains et des marraines, et enfin différentes inscriptions, souvent tirées de l'Ecriture sainte. La bénédiction des cloches consiste en plusieurs ablutions et aspersions d'eau bénite faites sur la cloche et accompagnées d'onctions avec l'huile des catéchumènes et avec le saint chrême.

On récite des prières spéciales. La cloche est entourée de lumières et parée de fieurs et de linges précieux. Cette ceremome est réservée de droit à l'éveque

— Dr. Les sonneries de cloches, dans les édifices religieux, sont réglées parle maire, et, en cas de désaccord avec le président de l'association cultuelle, par le préfet. Une clef du clocher est déposée entre les mains du maire.

— Techn. Dans la fabrication d'une cloche, 1 e métal employé est principalement le bronze. La fonte d'une cloche comprend trois opérations : le tracé, qui détermine la forme et les proportions de la cloche

Cloche à melon.

diocésain.

Cloche à plonjçeurs.

le moulage, qui consiste dans Té-

talolissement du moule proprement dit et du noyau ou fausse cloche, séparés l'un de Vautre par un vide dans lequel pénètre le métal en fusion, et qui représente l'épaisseur que doit avoir la cloche. On distingue dans une cloche, en commençant par le bas : d'abord la patte ou partie la plus mince : puis la panse, plus épaisse et recevant les chocs du battant en fer forg;é ; la gorge, qui sépare la panse des faussures, constituant la partie médiane; enfin, surmontant le tout, le cerveau, sorte de calotte sphérique portant à 1 intérieur l'anneau du battant, qui se relie à celui-ci au moyen de lanières en cuir ou brayers.

Cloches de GorneviUe {les), opérette en trois actes, livret amusant de Clairville et Ch, Gabet, musique aimable et gaie de R. Planquette (1877). De retour, après une longue absence, le seigneur de Corneville déjoue les machinations du fermier Gaspard, qui aurait voulu s'approprier ses domaines. Les airs de la partition ( Va petit ynousse; Je regardais en Vair; Voyez par-ci, voyez par-là, etc.), sont devenus populaires.

Cloclieinent [man] n. m. Action de clocher, de boiter : wn clochement douloureux.

ClOClie-pied [pi-é] (à) loc. adv. Sur un seul pied : sauter à cloche-pied.

clocher [ché] n. m. Tour d’une église, où sont les cloches : les pretniers clochers datent du \ii^ siècle. Paroisse. Pays natal : aller revoir son clocher. N'avoir vu que son clocher, connaître peu de monde, ne pas connaître la vie. Course au clocher, course a travers champs, dans laquelle on prend un clocher pour but. Fig. Rivalités de clocher, querelles jalouses entre gens du même pays, entre localités^ voisines. Paov. : il faut placer le clocher au milieu de la paroisseï il faut mettre à la portée de chacun ce dont tout le monde a besoin. Allus. hist. : Aigle volant de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre Dame, mots qui terminent la proclamation de Napoléon à l'armée, à son retour de lîle dElbe. On les rappelle pour présager la certitude et la rapidité du succès.

clocher [ché] v. n. (du lat. claudicare, n^me sensj. Boiter. Fig. Pécher par quelque point. Cette

Clochers : 1. Arcade; 2 Tourr 3. Flèche.

composition cloche, est défectueuse. Ce vers cloche, la mesure n'y est pas.

clocher [ché\ v. n. Tinter comme une cloche. (Peu us.) V. a. Mettre sous une cloche : clocher des melons.

clocheteur n. m. Ancien fonctionnaire qui précédait les convois funèbres en agitant une clochette. (On l'appelait aussi clocheteur des trépassés.)

clocheton n. m. Petit clocher, ou ornement pyramidal au-dessus d'un édifice, etc.

clochette [chè-te\ n. f. Petite cloche. Nom vulgaire de diverses fleurs en forme de cloche.

Cloeter \ldok-té] v. a. Tailler aux dimensions voulues les pierres meulières destinées à la fabrication des meules.

docteur [klok-teur] n. m. Tailleur de pierres meulières.

Clodia ou Claudia, sœur du démagogue Clodius, la Lesbie de Catulle. Ses mœurs n'étaient pas moins émancipées que son esprit.

Clodion le Che'velu, chef d'une tribu franque, établie à Tournai. Battu à lléléna par le Romain Aétius, en 4-30 ou 431, il conserva quand même (jusqu’à la Somme), la partie de la Gaule qu’il avait conquise ; m. vers 441. Il était le père de Mérovée.

Clodion (Claude Michel, dit), sculpteur français, né à Nancy, m. à Paris (1738-1814) ; il excella dans le genre léger et gracieux. Ses figurines de terre cuite sont très prisées.

Clodius jdi-uss] (Publius - Appius ) , démagogue romain, qui se signala par ses violences et fit bannir Cicéron ; il fut tué dans une bagarre par le tribun Milon, l'an 62 av. J.-C.

Clodoche, nom de guerre d'un danseur du second Empire (Dutilleul), coryphée d’un quadrille grotesque.

Clodomir, fils de Michel Clodlon.

Clovis et de Clotilde, roi

d'Orléans de 511 à 524. Il fut tué à Vézeronce (Isère), en combattant les Bourguignons. Deux de ses enfants furent mis à mort par leurs oncles Clotaire et Childebert. Le troisième, Clodoald, entra au monastère, et fut plus tard canonisé sous le nom de saint Cloud.

Clogher , v. d'Irlande (comté de Sligo); 11.000 h.

CloharS-Carnoet, comm. du Finistère, arr. et à 10 kil. de Quimperlé, près de l’Océan ; 4.350 h. Bains de mer (plage de sable).

cloison [zon] n. f. (du lat. clausio ; de clausus, fermé). Séparation en planches ou en maçonnerie légère ; cloison pleine ; cloison en bois. Bot. Membrane qui divise l’intérieur des fruits. Anat. Membrane qui sépare une cavité *. la cloison du nez. Mar. Cloison étanche, cloison métallique qui divise un navire en compartiments étanches.

cloisonnage [ zo-na-je ] ou cloisonnement fso-ne-man] n. m. Tout ouvrage de cloison. Dispositif en cloisons.

Cloisonnaire tzo-né-re] n. f. Zool. Genre de mollusques lamellibranches, qui vivent, dans les régions chaudes, enterrés dans le sable ou la boue, et qui atteignent parfois 1 mètre de long.

cloisonné [zo-né], e adj. Partagé en compartiments Adj, et n. m. Se dit des émaux dans lesquels les motifs sont circonscrits par de minces cloisons dressées verticalement sur la surface pour retenir la matière vitrifiée : des vases cloisonnés ; de beaux cloisonnés.

cloisonnement [zo-nc-mati] n. m. Syn. de

CLOISONNAGE.

cloisonner [zo-né] v. a. séparer par des cloisons.

cloître n. m. (du lat. claustrum, verrou, barrière). Partie d’un monastère, formée de galeries couvertes encadrant une cour ou un jardin : le cloître du Mont-Saint- Michel est d'une architecture admirable. Par ext. Monastère ; Pépin le Bref enferma dans un cloître le dernier des Mérovingiens. Au fig.,. vie qu’on mène dans un cloîtré : les austérités du cloître. Au moyen âge, enceinte de maisons où logeaient les chanoines d’une cathédrale, d'une collegiale, ou même les prêtres d’une paroisse : les cloîtres Votre-Dame, Saint Merri. ... J

— E.ncycl. Les cloîtres étaient établis a cote des é"-lises cathédrales, collégiales et monastiques. La forme des cloîtres est généralement carrée. Les abbayes en possédaient souvent deux. Parmi les plus beaux cloîtres de France, on peut citer ceux de Saint-Trophime à Arles, de Moissac, de la cathé¬

drale du Puy, du Mont-Saint-Michel, des cathédrales de Noyon, de Toul, de Langres, de Rouen, de Boi> deaux, etc.

Cloître (Le), comm. du Finistère, arr. et à 19 kil. de Chàteauliu ; 1.510 h. — Comm. de l’arr. et à 12 kil. de Morlaix; 1.370 h. Ch. do f.

cloîtré, e adj. Enfermé dans un cloître. Cottvent cloîtré, dont les religieux ne sortent jamais.

cloîtrer [tréj v. a. Enfermer dans un cloître. Enfermer en général : cloîtrer un enfant. Se clol • trer v. pr. Entrer dans un cloître. Fig. 'Vivre sans voir personne.

Cloîtrier llrl-é], ère n. et adj. Se dit d’un religieux, d’une religieuse eu résidence fixe dans un couvent.

clonique adj. (du gr. klonos, agitation). Méd. Se dit d’un mouvement convulsif dans lequel les membres sont successivement en contraction et en relâchement ; convulsions cloniques.

clonisme fnts-»ie] n. m. (gr. klonos, agitation). Méd. Mouvements convulsifs irréguliers et tumultueux.

ClonuS fnwss] n. m. (gi-. klonos, agitation). Trépidation rapide qui s'observe lorsqu’on fléchit rapidement le pied d’un malade sur la jambe.

ClootS [ftW(s’l { AnacAarsis-Jean-Baptiste du Val de Grâce, baron de Cloots, dit), révolutionnaire français, d’origine prussienne, né à Gnadcnthal (près de Trêves), m, à Paris (1756-1794), conventionnel, l'un des fondateurs du culte de la Baison ; il s’appelait lui-même l'Orateur du genre humain; il fut décapité avec les hébertistes.

Clopeur ou clopeUX [peil] n. m. Battoir du rafflneur de sucre.

clopin-clopant [pan] loc. adv." Fam. En clopinant ; arriver clopin-clopant.

clopiner [né] v. n. (anc. fr. clopin, boiteux). Marcher avec peine, en clochant un peu. w. ^ clopineux, euse [neû, eu-zé] adj.

CJui boite, clopine.

cloporte n. m. Petit crustacé, qui a un grand nombre de pattes et qui vit dans les lieux sombres et humides.

— Encycl. Les cloportes sont des crus- cloporte, tacés dont le plus cominun est le cloporte des murs ou des caves, qui vit dans les maisons et se nourrit de débris organiques, de fruits, de racines, etc.

cloquage [ka-je] n. m. Bouffissure dans une couche de peinture.

cloque n. f. (forme normande de cloche). Maladie des feuilles, plus particulièrement de celles du pêcher, qui les fait jaunir et se rouler sur ellesmêmes. (Pour éviter la propagation de la cloque il faut enlever les feuilles atteintes, et les détruire par le feu.) Ampoule, bouffissure de la peau, surtout causée par une brûlure. (Pour évacuer le sérum contenu dans les cloques, ü faut les percer avec une aiguille flambée.)

cloquer [ké] v. n. Se boursoufler, en parlant des couches de peinture.

cloquet \ki\ n. m. Jonc refendu bouchant l’intervalle entre deux douves de tonneau.

Cloquet (Jules-Germain), chirurgien et anatomiste français, né et m. à Paris (1790-1883). Il a perfectionné l’outillage chirurgical. Membre de l’Académie des sciences (1855).

clore V. a. (lat. claudere. — Usité aux temps suivants : jeclos, iuclos, ilclôt, sans pl. Je clorai, etc. Je clorais, etc. Que je close, etc. Clos, e, et à tous les temps composés.) Fermer, boucher ; clore un passage. Clore les yeux, la paupière, dorniir ; mourir. Entourer : clore un champ de fossés. Fig. Terminer ; clore un compte. Contracter définitivement ; clore un marché. Absol. Pouvoir être fermé ; fenêtre qui clôt mal. Ant. Ouvrir.

Clorinde, héroïne de la Jérusalem délivrée, par le Tasse. C’est l’amazone des Sarrasins, aimée du jeune et vaillant Tancréde. Elle est restée le type de la femme courageuse, inaccessible aux craintes si naturelles à son sexe.

clos [klo] n. m. (de clos, part, passé). Terrain cultivé et fermé de murs, haies ou fossés. Se dit en particulier en parlant des vignobles : le clos 'Fougent donne d'excellents vins.

cios, e [klô, 6-zé] part. pas. et adj. (de cloref Fermé : trouver porte close. Terminé, achevé : la session est close. Champ clos, antref., terrain entouré de barrières pour les tournois, les combats singuliers ; combattre en champ clos. Nuit close, complète. Bouche close, sans prononcer une seule parole. Les yeux clos, sans regarder. Fig. A laveuglette. Lettre close, autref., ordre du roi qui était signé de son sceau et contresigné par son secrétaire d'Etat; auj., au fig., chose qu’on ne peut comprendre, dont on ne peut percer le secret : pour l'ignorant, tout reste lettre close. Clos et couvert, dans un local fermé, à l'abri de la pluie et du vent : le proprietaire est obligé de tenir son locataire clos et couvert.

closeau [sd] n. m. (de clos). Petite métairie. Petit clos. (Syn. closerie.)

closerie [ze-ri] n. f. (de clos). Propriété entourée de murs, avec une maison d’habitation.

Closerie des Genêts Ua), drame en cinq actes, de Fr. Soulié, et sa meilleure composition (1846) ; œuvre pleine d'imagination, d’esprit, de passion et de cœur. Une pure jeune fille, pour ne pas accuser sa sœur de lait qui a été séduite, se laisse elle-meme soupçonner. Mais à la fin son innocence est reconnue, tandis que sa sœur obtient réparation de son séducteur, qui l'épouse.

Closerie des Lilas, bal public fondé à Paris en 1838 (sous le nom de la Chartreuse), et qui est devenu plus tard le bal Bullier.

closet ou clozet [zé] n. m. Parc entouré de filets verticaux, et qui retient le poisson lorsque la mer se retire.

closet fsèC] n. m. Abrévation de water-closet. elosier [zi-é] n. m. Fermier d une closerie. ClOSOir [zoir] n. m. Moule de planches, pour la construction en pisé. Planche qui soutient les branches d'un ouvrage de vannerie.

clossemeilt [man] n. ni. Syn. de gloussement. Clostercamp en allem. Klostercamp), vil- [ lage de Westphalic Prusse), où l’armée française

CLO

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