A IG
aide-major n. et adj. m. Médecin adjoint au médecin-major d'un régiment et assimilé au grade de lieirtenant ou de sous-lieutenant, suivant qu’il est de Ira ou de 2» classe. PI. des aides-majors.
aide— mémoire n. m. inv. Nom donné à tout ouvrage abrégé propre à fixer facilement dans la mémoire des faits importants, les données ou les formules principales d’un art, etc. PI. des aidemémoire.
aider [è-d£\ v. a. (lat. adjutare). Porter secours, seconder, assister : aider ses amis ; aider quelqu'un de sa bourse.y. n. Prêter son concours en prenant soi-même une partie de la peine : je lui aiderai à porter ce paquet. S’aider v. pr. Se servir : s’aider de: deux mains. S'assistej' : il faut s'aider les uns les autres. Loc. prov. ; Aide-toi, le ciel t'aidera, donne-toi du mal si tu veux réussir. Dieu aidant, le temps aidant, avec l'aide de Dieu, du temps. Ant. Nuire, gêner.
Afdin [d n']. V. de la Turquie d’Asie, au S.-E. de Smyrne, sur le Tabak-Tchaï; 80.000 h. Aux environs, nombreuses sources minérales. C’estl'antique Tralles.
aïe ! ou ahi ! [a-i] interj. qui exprime une douleur physique : aXe ! je me suis fait mal !
aïeul [a-i-eul], e n. (du lat. avus, grand-père). Le grand-père, la grand’mère. PI. des aïeuls, aïeules. N. ni. pl. Les aïewJi.Tes ancêtres. Se dit de ceux qui ont devancé les autres dans une entreprise : lienaudût a été l'aleul des journalistes.
aigaire [è-uhè-te] n. f. (de aiffue). Rigole large et profonde pour l’écoulement des eaux dans les champs : on pratique l’aiqaire dans les terrains gras. aiglat [gla] n. f. Bios. V. aiglette.
aigle \è-gli\ n. m. (lat. aquila). Un des plus forts et le ])lus' courageux des oiseaux de proie : l'aigle place son aire sur les rochers escarpés. Pupitre d’église, surmonté d'une figure d’aigle. Fil/. Esprit supérieur : l’aigln de Meaux Bossuet); l'aigle de Pathmos, saint Jean l’Evangéliste (parce qu'il composa i' Apocalypse à Pathmos). Yeux d aigle, yeux très perçants. Regards d'aigle, vues de génie. Crier comme un aigle, d'une voie aiguë, perçante. Insigne de déco ration figurant un aigle ; l'aigle noir de
Prusse. Grand aigle, format de papier (env. sur im.OG). N. f. Femelle de l’oiseau de proie. Etendard, drapeau ; les aigles romaines. Figure héral-
Aigles romaioes.
Aigles héraldiques.
Aigle impériale.
wne aÏQle. couronnée.
dique, représentant un aigle Prov. V. aquila.
— Ea'cycl. Omith. Les aigles ont généralement le plumage brun, mélangé de roux ; ils habitent les régions montagneuses ; ils vivent par couples et se
Aigle et aiglons dans leur aire.
nourrissent d'animaux. Leui’ très grande taille (jusqu'à 3 mètres d'envergure), leur vue perçante, leur vol rapide, leurs serres puissantes, les rendent dangereux pour les chèvres, les chamois, les moutons, etc. ; ou en a vu même enlever des enfants. Les principales espèces sont ; ï aigle fauve ou doré (Europe) ; l'aigle impérial (Europe et Asie); l'aigle criard (Europe, Asie et Afrique) ; etc. V. ciR-
CAKTE, PYGARGUE, CtC.
— L'aigle héraldique est le plus souvent représentée vue de face, la tête tournée à dextre ou sénestre,les ailes d'ordinaire tombantes (vol abaissé). Elle peut être becquée., ynembrée, tampassée d'un émail particulier, couronnéet essorante, bicéphale, etc. Elle apparaît comme emblème héraldique au xv« siècle, puis devient le signe du Saint-Empire ; elle figure dans les armoiries des empires de Russie, d'Allemagne, etc. Napoléon, qui avait modifié assez profondément les choses du blason, avait adopté l’aigle représentée au naturel. Napoléon III reprit cette aigle impériale.
Aigle blanc (Russie).
Aigle blanc 'ordre de V), ordre de chevalerie créé en 1325 par Ladislas IV de Pologne, rétabli en 1705 par Auguste II, et réuni plus tai'cl aux ordres russes. Une seule classe de chevaliers; grand cordon(avec plaque) bleu foncé.— Ordre serbe, fondé en 1883 par Milan 1er ; c'est le premier des ordres de chevalerie de la Serbie ; ruban rouge, liséré bleu.
Aigle d^or [ordre dcV), ancien ordre wurtembergeois, confondu aujourd'hui avec l'ordre de la couronne.
Aigle noir [ordre de r\ ordre prussien, fondé par Frédéric pr en J701, la veille de son couronnement; c’est le premier ordre de la Prusse : une seule classe nombre de 30) portant le grand cordon avec plaque. Ruban orange.
Aigle rouge [ordre de l' ] , ordreprussien, fondé en 1705 par le prince Georges - Guillaume , margrave de Bayl'euih, et confirmé comme ordre prussien après la réunion du mar-
gia\iat à la ^ Aigle noir. 2. Aigle rouge (Prusse),
couronne. * ^
Cinq classes ; ruban blanc avec bordure orange.
Aigle blanc (Serbie).
de chevaliers (au
Aigle n. f. Astr. Constellation de l’hémisphère septentrionale, entre le Serpentaire et le Daupliin ; sa principale étoile est Allaïr.
Aigle, V. de Suisse (canton de Vaud), sur la Grande-Eau, affl. du Rhône ; 4.0UÜ h. Vins. Soieries ; parqueterie, chaussures.
aiglefin [ê] n. m. Poisson du genre gade, voisin des morues, mais plus petit, et qu’on pêche dans les mers du Nord. (On dit aussi aigrefin.)
aiglette [è-gU-te] n. f. Blas. Petite aigle. (On dit
aussi AIGL.AT.)
aiglon, onne [è-glon, o-ne] n. Petit de l'aigle. Aiglon (V), drame en six actes, en vers, d'Edmond Rostand (1900), remarquable par l'ampleur lyrique et par la virtuosité de la forme. Il a pour héros le duc de Reichstadt, tourmenté par des rêves de gloire, et impuissant à. les réaliser. Un des plus pittoresques personnages de ce drame, qui vaut surtout par les scènes épisodiques, est Flambeau, vieux grognard de la Grande Armée.
aiglure [êj n. f. Taches rousses sur le plumage d'un oiseau de proie : faucon bigarré d'aiglures.
Aiginan, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 39 kil. de Mirande; 1.220 h. — Le cant. a 13 comm. et 5.710 h.
Aignan (saint) ou Agnan, évêque d’Orléans, né à Vienne (Isère) : il défendit victorieusement Orléans contre Attila (461). Fête le 17 novembre.
Aignay-Ie-Duc, ch.-l. de c. (Côte-d’Or), arr. de Châtillon, sur la Coquille; 780 h. — Le cant. a 10 comm. et 3.610 h.
AigOUal (mont), massif des Cévennes, entre le Gard et la Lozère; le pic de CAigoual a 1.507 m. d’alt. Important observatoire météorologique.
AïgOUU, ville de la Chine (Mongolie) ; 12.000 h. aigre [c-gre] adj. (du lat. acer. âcre). Acide, piquant ; vinaigre. Fiÿ. Criard, aigu : voix aigre. Rude, désagréable : ton aigre. Revêche : femme aigre. Se dit d’un métal qui n’est pas ductile, malléable : le fer et le cuicre aigres renferment des traces de soufre et de phosphore. N. m. : ce levain sent l'aigre. Vin qui tourne à l'aigre, se dit d'un vin qui subit l’action du mycoderma aceti. (V. acescence et VINAIGRE.) Ant. Doux.
Aigre, ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 22 kil. de Rulfec, sur l’Homme ; 1..400 h. Ch. de f. Eaux-devie, vins. — Le cant. a 16 comm. et 8.850 h.
aigre-doux [dow], ce adj. Mêlé d’aigre et de doux : fruits aigres-doux. Fig. Dont l’aigreiu* se revêt d'une apparence de douceur : parole aigre-douce. Pl. aigres-doux, aigres-douces.
Aigrefeuille, ch.-l. de c. (Loire-Inf.), arr. et à 19 kil. de Nantes; 1.280 h. [Aigrefeuillais). Ch.de f. — Le cant. a 7 comm. et 13.50ü'h.
Aigrefeuille-d’Aunis, ch.-i. de c. (Charente-Inf.J, arr. et à 20 kil. de Rochefort ; 1.530 h. [Aigrefeuillais] ; ch. de f. Etat. Eaux-de-vie. — Le
aigrefin [è] n. m. nomme rusé, indélicat. Chevalier d’industrie. ZooL Syn. de aiglefin.
aigrelet, ette \è-gre-tèj è-t-e] adj. Un peu aigre : saveur aigrelette.
aigrelier [i’-gre-li-iP\ ou aigretier [ü-i/re-ïi-e]
n. m. Nom vulgaire de l'alisier des bois.
aigrement [è-gre-man] adv. D'iAie manière aigre, avec aigreur : répondre aigrement.
aigremoine [è] n. f. Genre de rosacées à fleurs jaunes, très commune dans les haies et sur le bord des chemins ; elle est employée comme astringente et vulnéraire.
aigremore [é] n. m. charbon pulvérisé de bois tendre, employé aux préparations pyrotechniques.
aigret, ette [é-grè, è-te] adj. Un peu aigre ; vin, fruit aigret.
aigrette [è-grè-te] n. f. (de aiaron, forme dialcct. de héron). Faisceau de plumes qui orne la tète do certains oiseaux.
Parure de tête parfois rehausséedepieiTcsprécieu- Aigretus.
scs ou de perles, qui orne
certaines coiffures de femmes ou d'hommes. Panache d'un casque, d'un dais. Bouquet de diamants. Bot. Touffe de poils ou appendices de formes variées qui couronnent certains fruits ou accompagnent cer¬
taines graines. Ornith. Genre d'oiseaux échassiers, voisins des hérons, renfermant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe et caractérisées, chez le mâle, par des faisceaux de plumes déliées, blanches ou rousses, dont la plumasserie fait un commerce important.
aigr ett é
[è-grè-té], e adj.
Bot. Qui porte une aigrette :
gaine aigrettée.
aigreur [è]
n. f. lat. acror).
Elat de ce qui est aigre. vSensation désagréable, causée par des ali- Aigrette,
ments mal digérés. Fig. Parler avec aigreur, dire des choses désagérables, blessantes. Amertume d'un sentiment : avoir de l'aigreur contre quelqu'un.
— E.ncycl. Méd. Les aigreurs de 1 estomac proviennent généralement de l'hyperchlorhydrie. l^our les combattre, on emploie le bicarbonate de soude à la dose de 5 à 15 gr. 11 faut surtout traiter la cause et. par suite, instituer un régime approprié. V. dil.\- TATiüN stomacale.
aigriH [à] n. m. Poirier, pommier jeunes, ainsi nommés cause de l'aigreur de leurs fruits.
aigrir [é] v. a. Rendre aigre : la chaleur aigrit le vin. Fig. Irriter, mettre dans un état de mécontentement constant : le malheur aigrit le cœur. V. n. : ce vin aigrit. S’aigrir v. pr. Devenir aigre. Fig. Devenir irritable. S'aggraver : ressentiment qui s'aigrit.
aigrissement [è-gri-se-manl n. m. Action d’aigrir. Résultat de cette action.
aigu [è-ghii], ë adj. (du lat. acuîus, pointu). Terminé en pointe. Fig. Clair et perçant : voix aigup. Vif et piquant : douleur aiguë. Accent aigu, qui va de droite à gauche. (V. accent.) Angle a'igu, angle plus petit qu’un angle droit. (V. angle.)' Maladie aiguë, rapide dans sa marche et son développement. Ant. Emoussé; grave, sourd; chronique,
aiguade [è-gha-de] n. f. (vx fr. aigue; du lat. aqua, eau). Provision d'eau douce pour un navire. (Vx.^ Lieu où se fait cet approvisionnement.
aiguad er [è-gha-di-é] n. m. Employé chargé de la surveillance et de la distribution des eaux d'un, canal d’irrigation entre les riverains.
aiguag3 [è-gha-je] n. m. (même éiymol. qu’à aiguade). Droit de conduire de l'eau sur son terrain à travers le terrain d’autrui, au moyen d'un, tuyau. (On écrit aussi aigage, et on dit aiguerie n. f.)
aiguaîl ou aigail [è-gha, l mil.] n. m. (de aigue). Rosée sur les feuilles : l'aiguail ôte au chien de chasse la finesse de son flair.
aiguayer [è-ghè-ié] v. a. (Se conj. comme balayer.) Baigner, laver dans Teau : aiguayer du Linge.
aigue [è-ghe] n. f. (lat. aqua). Eau, dans le vieux français. (Ce mot est resté dans plusieurs noms de villes: Ai/ywesmortes, Aiÿwepei*se,Chaudesa4<7Me6‘,etc., et dans plusieui's mots de la langue comme a ywiere, aiguade, etc.)
Aiguebelle [è-ghe-hè-lel, Ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 34 kil. de Saint-Jean-de-Maurieime, sur l'Arcq, affl.del'Isère ; 830 h. [Aiguebellains)\ ch.de f. P.-L.-M.
— Le cant. a 12 comm. et 8.770 h.
Aiguefonde, comm. du Tarn, arr. et à 18 kil,
de Castres ; 1.550 h. Bonneterie; filature de laine.
aigue-marine [è-ghel n. f. Variété commune d'émeraude d'un vert de mer. Pl. des aigues-marines.
AigUeperse [è-ghe], ch.-l. de c. ;Puy-de-Dôme), arr. et à 17 k. de Riom ; 2.120 h. Ch. de f. l‘.-L.-M.
— Le cant. a 12 comm. et 10.750 h.
Aiguesmortes, [ch.-i. de c.
Gard), arr. et à 29 kil. de Nimes;