ÉPÎTRE
Coriolan (Caius Marcius), célèbre général romain du V® siècle av. J.-C. Après avoir rendu de brillants services à sa patrie, il s’attira la haine de la plèbe, qui refusa de le nommer consul. Accusé plus tard par les tribuns du peuple, il fut condamné à Texil. Il se réfugia chez les Volsques, ennemis des Romains, qu’il avait autrefois vaincus, et vint camper aux portes de Rome. Le sénat et le peuple, épouvantés , lui envoyèrent vainement plusieurs députations pour le fléchir, et il était sur le point de saccager Rome, quand il se laissa enfin toucher par les" prières et les larmes de sa mère Véturie et de sa femme Volumnie. En littérature, on fait quelquefois allusion à cette révolte de l’orgueil offensé.
Coriolan, tragédie en cinq actes, de Shakespeare, dont le sujet est emprunté à Plutarque ; mamifique peinture de l’orgueil chez Coriolan, de la fermeté romaine chez sa mère, et de la douce soumission chez sa femme (vers 1608'.
Corioli ou CoriOlGSy anc. ville d Italie (La¬
tium';. capitale des Volsques. Elle fut prise par le consul romain Caius Marcius, qui tira de cette victoire son surnom de Coriolan.
Coriolis (Gaspard-Gustave de), mathématicien français, né et m. à Paris (1792-1843) : auteur de remarquables travaux de mécanique ; il a donné son nom à un fameux théorème sur le mouvement relatif. Membre de l’Académie des sciences.
corion n. m. Anat. V. ohorion.
coris fri.ss] ou corido n. m. Bot. Genre de primulacées, renfermant une seule espèce, qui croît dans l’Europe méridionale.
Corisande {la Belle), surnom donné à Diane d’Andouins, comtesse de Gramont, née à Ilegetmau (1354-1620) ; favorite du roi de Navarre de 1683 à 1691.
corise [ri-ze] n. f. Genre d’insectes hémiptères, comprenant des punaises aquatiques allongées : les œufs de corise sont consommés au Mexique comme aliment.
Corityba. Géogr. V. Cürityba.
Cork, ville d’Irlande, ch.-l. du comté de Cork (prov. de Munster), port sur l’Océan ; 76.000 h. Toiles, cuirs, papiers. Verrerie. — Le comté a 437.000 h.
corksorew [skrou] n. m. (mot angl. signif. tire-bouchon). Lainage anglais croisé.
Corlay [lè], ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. et à 34 kil. de Loudéac, sur le Corlay, affl. du Blavet ; 1.560 h. [Corlaisiens). Ch. de f. dép. Commerce de bœufs et de chevaux. — Le cant. a 6 comm. et
eorli ou corlis [li] on corlieu n. m. Nom
vulgaire du courlis.
Cormatin (Pierre Dezoteüx, dit baron de), chef chouan, né à Paris (1753-1812). Il négocia les traités de La Jaunaie et de La Mabilais.
corme n. f. Fruit du cormier ou sorbier. Syn. sorbe.
cormé n. m. Sorte de cidre fait avec des cormes.
Cormeilles [mè, U mil., e], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 17 kil. de Pont-Audemer, sur la Galonné, affl. de la Touques ; 1.260 h. {Cormeillais). Ch. de f. Beurre, miel. — Le cant. a 12 comm. et 5.830 h.
Cormeilles-en-Parisis, comm. de seineet-Oise), arr. et à 21 kil. de Versailles, près de la Seine ; 2.830 h. {Cormeillais). 'Vins et fruits. Ch. de f. Et. Fort du camp retranché de Paris.
Cormenin (Louis de La Haye de), homme politique et publiciste français, né et m, à Paris (1788- 1868). Il se fit connaître par ses Questions de droit administratif. Ses pamphlets.
Signés Timon, dirigés contre le gouvernement de Lopis- Philippe, eurent une influence considérable sur la formation de Tespritlibéral.
Le Livre des orateurs, les Entretiens de village (1846) eurent un grand succès.
Il collabora à la rédaction de la constitution de 1848 et devint conseiller d’Etat, fonctions qu’il conserva sous l’Empire.
C'irmicy, comm. de la Marne, arr. et à 17 kil. de Reims, non loin de l’Aisne; 1.200 h. (en 1914). Carrière de sable. Détruite au cours de la Grande Guerre.
Cormeuio.
COR
COR
cormier [mî-é] n. m. Nom vulgaire du sorbier domestique ; lè boia du cormier, très dur, est em- 'ployé dans le toumaye.
cormière n. f. Dernière pièce de bois, à l’extrémité de la poupe.
Cormon (Fernand-
Anne PiBSTRE, dit), peintre français, né et m. à Paris 18^0 1924-). Membre de rAca<iémie des beauxarts Artiste vigou¬
reux etoriginal, auteur de CalHy des Vainqueurs de Salamine, Retour d'une chasse à Cours à Cage de pii’.rre etc.
Cormontaigne \tè fyn-’] (Louis de), célèbre ingénieur militaire Cormon.
français, né à Strasbourg
(1(>9.')-I7i>2). Il perfectionna le système de fortification de Vauban.
cormoran n. m. Genre d’oiseaux palmipèdes, qui se nourrissent de poissons :
l£s Chinai ont dressé les cormorans à la pèche.
cornac [nak\ n. m. (du cingal’ais kurawanayaka, chef d’écurie). Celui qui est chargé de soigner et de conduire un éléphant. Fig. et fam. Homme qui en guide un autre, ou s'en fait le prôneur.
cornacées [sé] n. f. pi- Famille de plantes dicotylédones , ayant pour type le genre cornouiller [cornus),
S. une cornaeée.
cornadis [di] n. m. Cloison verticale établie en avant Cormontai^ne. des mangeoires dans les étables à bœufs , et présentant une ouverture par laquelle l'animal peut passer la tête.
cornage n, m. (de corner). Bruit produit par la respiration du cheval, du mulet, de l’âne, dans certaines maladies. Disposition des cornes sur la tète des bovidés. Dr.féod.
Droit qui se levait sur les bêtes à cornes.
— Encyci.. Art véîér.
Le cornage accompagne certaines maladies aigiiës, comme l'angine, et disparail avec elles. Mais il existe un cornage chroniqu'\ qui ne se produit qu'au travail et est incurable.
C'est un vice rédhibitoire.
Cornaille [na, il mil., ej n. f. Râpure de cornes, employée comme engrais.
COrnailler \na, il mil., é] v. n. En parlant d'un tenon, ne pas pénétrer carrément dans la mortaise.
cornaline n. f. (de co?’7ie). Variété d’agate demi transparente, dont la couleur varie du rouge foncé au rouge chair tendre.
cornard [nar] adj, et n. m. (de corner). Atteint de cornage : jument conxarde.
cornard [na?*] adj. et n. m. (de corne]. Qui a des cornes : diable cornard. Fam. Mari dont la femme est infidèle. 3'ep/tîi. Outil de verrier, l’ecourbé, pour retirer les creusets du fourneau.
Cornaro, illustre famille patricienne de Venise, d’où sont sortis plusieurs doges et Catherine Cornaro (14-54-1310}, femme de Jacques de Lusignan, dernier roi de Chypre. (Son portrait par Paul Véronèse est à Vienne.)
corne n. f. (lat. cornu). Partie dure et conique, qui se forme sur la tête de certains ruminants : coî’ne de bœuf, de bélier. Matière des cornes, employée dans l'industrie : bouton, peigne de corne. Partie d ire du pied de certains animaux. Chausse-pied fait d’une moitié de corne. Instrument d’appel à pavillon, avec une embouchure à anche, et fait à l’origine avec
Cornes d’appel : 1. De tramway; 2, D’aulomobilo ; 3. De bicyclette; 4. A. main.
une conie d’animal : corne d'appel, de garde-barrière, d'automobile. lOn dit aussi trompe.) Ornement d’architecture saillant et recourbé. Pli d'un feuillet. Mar. Vergue s’appuyant sur le mât par une mâchoire, et dont l’autre extrémité est soulevée par la drisse de pic. Pointe fharnue sur la tête des limaçons et de quelques insectes. Eperon de certaines fleurs. Attribut que l'on donne au diable. Attribut que l’on prête par plaisanterie aux maris trompés. Chacune des branches du croissant de la lune. Pointe : chapeau à trois cornes. Corne d'abondance, v. abondance. Fig. et fam. Coup de corne, attaque méchante. Montrer les cornes, se montrer prêt à l’ai laque ou à la défense. Faire les coimes à quelqu'un, lui faii*e honte, ou lui reprocher quelque chose en avançant vers lui l’index et le mécHus ouverts et écartés, les autres doigts restant fermés. Prendre le taureau par les cornes, attaquer franchement la difficulté. Le diable et ses co7'nes, chose difficile ou très considérable.
— Encycl. Zool. Les cornes existent ordinairement par paire chez nombre de mammifères, parti¬
culièrement chez les ruminants. Ce sont des ■ formations épidermiques, consistant en longues fibresélastiques parallèlement accolées. Les formes des cornes et leur disposition (cornagC' sont très variables ; tandis que chez les bovidés (anciens cavicornes; les cornes sont en parties creusées et s’emboîtent sur une protubérance crânienne appelée cu?*nillon. elles sont pleines. chez les girafes et les antilopidés 'bois).
— Techn. Industriellement, on nomme corne les bois de cerf, de daim, de chevreuil, les sabots. les ongles et les appendices cornus des Cornes; l. Mouflon; 2. Bœuf; 3. ruminants. Les bois de
cerf, de daim et de
chevreuil sont transformés en manches de couteaux, de cuillers, etc. Les cornes de bœuf, de vache, de buffle sont employées par la tabletterie. Pour être utilisée, la corne subit plusieurs opérations : on la fait macérer dans l’eau pour la séparer du noyau osseux, puis on la ramollit dans l'eau bouillante : on la scie longitudinalement, on l'aplatit et on l’étend. Elle se dessèche ainsi, et on la divise alors en f^euilles plus ou moins épaisses. On peut la mouler en la fondant à une chaleur humide. En feuille mince, la corne est transparente ; on en fait des vitres de lanternes. Elle se teint facilement. Les déchets inutilisables servent à la fabrication du bleu de Prusse et du prussiate de potasse. Réduite en cendres, elle constitue un excellent engrais.
corne n. f. Syn. de cornouille.
corné, ée adj. De la nature de la corne. Qui a l’aspect de la corne.
Corne, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 22 kil. de Baugé, sur l’Aulhion ; 1.610 h. Ch. de f. Chanvre.
COrnéal, e, aux adj. Qui appartient, qui a rapport à la cornée : inflammation cornéale.
Corneau [no] n. m. 3/ar. Conduit des bouteilles l't de la poulaine. Chien isssu du mâtin et du chien courant. Adjectiv. : chien corneau.
COrned-beef [kornd^-hîf] n. m. (mots angl. de coimed, salé, et beef, bœuf). Conserve de viande de bœuf salée.
cornée [né] n. f. (du lat. comiea [tunica], tunique, de corne). Partie antérieure transparente de l’œil.
— Encycl. La cornee est enchâssée comme un verre de montre dans l’ouverture circulaire que présente la sclérotique à sa partie antérieure. Elle est dépourvue de vaisseaux, mais est riche en filets nerveux. Elle est le siège d’inflammations, d'irritations, de tumeurs ; elle peut être atteinte de ramollissement. de gangrène, de taies, etc.
Cornéen, enne 'né-in, è-ne] adj. Qui se rapporte à la cornée. N. f. Variété de silex.
Corneilla-la-Rivière, comm. des Pyrénées-Orientales. arr. et à 12 kil. de Pei’pignan, près de la Tét ; 1.24-0 h. Ch. de f. Midi. Vignobles.
COrneillard [né, il mil., ar] n. m. Petit de la corneille.
corneille hiè, il mil., e] n. f. (lat. comicula). Genre d'oiseaux passereaux denlirostres, voisins des corbeaux, mais plus petits. Lüc . fam. :
Comyne une covnc'ille qxii abat des noix, â 1 étourdie. V. bayer.
— Encycl. Les corneilles ont les mœurs des corbeaux. En Europe habitent la co?*neille noire ou commune et la coimeille grise ou mantelée. Ces oiseaux vivent de petits animaux, d'insectes, de fruits; comme les corbeaux, ils sont plus Corneilles : 1. Noire; 2. Mantelée. nuisibles qu’utiles .
Corneille (saint), centurion romain, qui d’après les Actes des Apôtres, fut converti et baptise par saint Pierre. Fête le. 2 février.
Corneille (saint), pape de 231 à 232, m. exilé à Centumcellæ, et honoré comme martyr, — Fête le 14 septembre.
Corneille (Michel), dit le Père, peintre français, né à Orléans (1601-1664) ; élève de Simon Vouet, un des fondateurs de l’Académie de peinture. — Son fils, Michel, dit l'Ainé, né et m. à Paris (1642-1708), peintre et graveur ; auteur de la Vocation de saint Pierre et de saint Paul.
Corneille [nè, // mil., e] (Pierre), le père de la tragédie française, né à Rouen, m. à Paris (1606- 1684). Fils d'un avocat général, il fut destiné au barreau, qu’il suivit quelque temps sans
foût. Il abandonna ientôt cette car rière, se lança dans le théâtre , d'abord avec la protection de Richelieu, et fut le véritable créateur de l'art dramaiiquc en France. Il débuta par des comédies de mœurs, fines et distinguées : M élite (i629i,pius la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante, la Place royale. Ses plus belles œuvres sont des Pierre Corneille,
tragédies : Horace,
Cinna, Polye^ctc. Rodogune : des tragi-comédies : le Cid (1636), Nicomède et von Saiiche a Aragon et une
BufQearni; 4. Bouquetin; S. Gazelle; 6. Chamois; 7. Cerf; 8. Girafe; 9. Rhioocèros»
comédie, le Menteur. Vers la fin de sa carrière, il publia : Agésilas, Sophonisbe, Héraclius, Attila, etc., auxquelles fil tort une intrigue trop compliquée et obsoui'e. il traduisit en vers l’Imitation de Jésus- Christ. Sa vie fut vouée tout entière à la culture de son art, et ses dernières années s'écoulèrent dans la gêné et dans la tristesse. Sa pension lui fut même retirée un moment, et ne lui fut rendue que sur l'intervention de Boileau. Son style a la force, la chaleur, une grandeur simple et hardie. Son originalité consiste principalement à concevoir la tragédie comme une peinture de l'âme, au lieu que jusqu'alors on avait surtout cherché l'intérêt dramatique dans les aventures.
Son théâtre est d'ailleurs essentiellement héroïque.
Dans ses vers énergiques, parfois sublimes, Corneille a peint les hommes tels qu'ils devraient être ; vertueux, vaillants, mus par les sentiments les plus élevés, doués surtout d'une remarquable force de volonté
Corneille (statue de), par David d'Angers, à Rouen ; — par Allouard, sur la place du Panthéon à Paris.
Corneille ;Thomas), frère du précédent, poète dramatique, le.\icographe et journaliste, né à Rouen (1625- 1709) ; auteur à' Ariane, de 2'imoerate, du Comte d'Essex, du Festin de Pierre. Génie médiocre, mais écrivain estimable , très goûté de ses contemporains, il collabora au« Mercure galant », et composa les ouvrages les plus variés.
corneillère [il mil.] n.
f. Agglomération de nids de corneilles dans une partie de haute futaie.
Statue de Corneille à Paris.
Thomas Corneille.
m. Petit
corneillon [né, a mil., on\, corneillard inè, il mil., ar], cornillas [ni. Il mil., al n. des corneilles, des freux et des choucas.
COrnéliane n. f. Cornaline d’un rouge clair passant au gris rougeâtre.
Cornélie [^?], fîlle de Scipion l’Africain et mère des Gracqups. Restée veuve avec douze enfants, elle ne conserva qu'une fille, qui fut mariée à Scipion E mi 1 i en , et deux fils, Tibérius etCa’ius Gracchus, fameux par leur génie, leurcourage et leur destinée tragique. Femme d’un caractère viril et d’un esprit cultivé,
Cornélie les éleva avec le plus grandsoin et leur inspira debonneheure l’amour du bien public et du peuple, la passion de la gloire et des grandes entreprises, leur demandant parfois si on l’appellerait tou- ^ jours la fille * de Scipion et jamais la mère des Gracques.
Une riche patricienne de la Campanie étalant un jour devant elle ses joyaux et ses ornements prévoir les siens, Cornélie
Cornélie et ses Qls, œuvre de Cavelicr.
cieux. et lui demandant â lui présenta ses enfants :
bijoux et 7nes ornements ».
Cornélie et ses fils.
Voilà , dit-elle, mes
groupe
(1835;, œuvre superbe ;
en marbre, de - de Clcsinger
Cavelier (1861).
cornélien, enne [H-in, è-ne\ adj. a la manière de Corneille : style cornélien.
Cornélius Nepo S. V. NÊPOS.
COR
COR
Cornélius [uss] (Pierre de), peintre allemand, né à Dusseldorf, m. à Berlin (1783-1867). 11 excella dans l'exécution de fresques immenses d'un earactère épique et philosoidiiquc, mais d'une exécution académique et froide.
cornement [man] n.m. Bourdonnement dans l'oreille.Grondement d'un tuyau de vapeur ouvert.
corne musage [sa jé\ n. m. Action de jouer de la cornemuse.
cornemuse fmuze] n. f. (de corne, et muse, musette). Instrument champêtre à vent, composé d'une outre et Cornélius,
de deux, trois ou quatre
tuyaux ; la cornemuse est l'instrument favori des berqers écossais et bretons,
COrnemUSer [mu-zé] v. n. Jouer de la cornemuse.
cornemuseur [mu-zeur] n. m. Joueur de cornemuse. On dit aussi coknemuseux
et CORNEMUSISTE.
corner [neur\ n. m. (m. angl.'.
Syndicat de spéculateurs, en vue d'accaparer une denrée et de créer une hausse de prix. Syn. ring.
corner {né\ v, n. (de corne).
Sonner de la corne. Parler dans un cornet acoustique. Faire jouer une corne d'appel, etc. Eprouver la sensation d'un bruit sourd et continu, en parlant des oreilles ; les oreilles me cornent, Fam, Les oreilles ont dû vous corner, se dit à une personne dont on a parlé en son absence.
(Si c'est l'oreille droite qui corne, c'est un ami qui dit du bien de vous ; si c'est la gauche, c'est un ennemi qui dit du mal.
Cette plaisanterie était déjà accréditée chez les Romains.) Faire entendre en respirant un bruit particulier, en parlant des animaux atteints de cornage.
Vop, Puer. 'V. a. Plier en corne : on corne Comet(i822).
une carte de visite
quand on la dépose soi-même. Publier partout, à satiété : corner une nouvelle. Frapper de la corne : boeuf qui corne les passants. Se corner v. pr. Devenir corné ; prendre 1 aspect de la corne. Se battre à coups de cornes.
Comesse, comm. de Belgique (prov.
de Liège, arr. de Verviersj ; 2.0W h.
cornet [né] n. m. (de corne). Petite trompe rustique. Instrument militaire de cuivre, en forme de petit cor. Instrument pour entendre ; cornet acoustique, v.
ACOUSTIQUE. Papier roulé en forme de corne : cornet à tabac. Encrier portatif.
Vase d'ornement, en forme de corne. Vase de cuir pour agiter les dès. Anat. Nom de papier petites lames osseuses contournées en r h ■ cornet, dans les fosses nasales. Pâtiss. Oublie. Pop. Estomac. Cornet à bouquin, instrument à vent très ancien, en bois, recouvert de cuir, qui affectait diverses formes ; le cornet à bouquin était percé de sept trous. (On donne aussi le nom de cornet à bouquin à une trompe faite d'une corne de bœuf.) Cornet à pistons, instrument de musique, en cuivre, auquel sont adaptés des pistons ; musicien qui en joue.
— Encycl. Musiq. Le cornet à pistons a été imaginé pour remplacer la trompette, parce qu'il est beaucoup plus facile à jouer et qu'il donne toutes les notes chromatiques. Il a trois pistons. Sou étendue, comme celle des saxhorns (v. ce mot), est d'un peu plus de deux octaves et demie. On emploie surtout les cornets en si bémol, mais un corps de rechange permet de les mettre en la. Cornet (Nicolas), théologien français, né à Amiens, mort à Paris (1592-1663). Il fit condamner par la faculté de théologie les propositions de Jansénius, et fut un des maîtres de Bossuet, qui prononça son oraison funèbre.
eorneter [té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette ; je cornette, il cornettera.) Appliquer des ventouses à : eorneter un cheval.
COrnetier [ti-é] n. m. Ouvrier qui prépare la corne.
cornette [né-te] n. f. (de corne). Coiffure de femme en déshabillé. Fig. et fam.
Femme : aimer les cornettes.
Coiffure de certaines religieuses :
les sœurs de charité portent la cornette. Ancien étendard de cavalerie. Long pavillon de marine, à deux pointes ou cornes.
Pop. N. et adj.Se dit d'une femme dont le mari est infldèleîfN. m.
Porte-étendard d'autrefois:
acheter une charge de cornette.
Cornettiste [né-iis-tej n. Personne qui joue du cornet à pistons : Forestier, Arban, Schlottman, furent des cornettistes célèbres.
COrnéule n. f. (dimin. de corne). Chacune des facettes ou lentilles des yeux composés, chez les insectes.
corneur, euse [eu-ze] n. Qui corne. Cheval atteint de cornage. Imposteur ; braillard.
corneux, euse [neil, eu-ze] adj. Se dit du cuir qui, par suite d'un mauvais tannage, présente des parties dures.
Cornet à pistons.
Corniche ; 1. Egfyptîenne i 2. Dorique: 3. Ionique; <. Corinthienne; S* Composite; 6. Toscane; 7. Complète avec modillons, frise et architrave; 8. Archilravée; 9. Intérieur à gorge; 10, 11, 12. Komaues; 13. 14. Renaissance.
Corneville-Sur-Risle, comm. de l’Eure, arr. et à 7 kil. de Pont-Audemer, sur la Itisle ; 84-0 h. Ch. de f. Et. Filature de coton.
CorniC-Duch.êne (Charles), célèbre corsaire français, né à Morlaix. Il se signala par ses coups d'audace contre les Anglais pendant la guerre de Sept ans (1731-1809).
COrnich.e n. f. (ital. comice). Archit. Ornement composé de moulures en saillie, qui couronne un entablement. Saillie couronnant un ouvrage quelconque. Route qui borde des précipices, des falaises escarpées.
— Encycl. Dans l’architecture antique, la corniche est la troisième partie et la terminaison de l’entablement. Dans l'ordre dorique, elle se compose de trois membres : les mutules, le larmier et la cimaise. La corniche ionique est caractérisée par la présence de denticules sous le larmier, et la corniche corinthienne est caractérisée, en général, par la présence des modillons entre la frise et le larmier. Dans l’architeeture postérieure, la corniche a revêtu de très nombreuses variétés.
COmictlD n. f. Nom vulgaire de la macre.
Corniche [route de la), magnifique route allant de Nice à Gênes, ainsi nommée parce que le chemin auquel elle a succédé (ancienne voie romaine), tracé sur la crête des rochers qui dominent la Méditerranée, était très étroit (comme une corniche) et souvent périlleux.
cornichon n. m. (dimin. de corne). Variété de concombre destiné à être confit : le cornichon est un condiment savoureu.r. Fig. et fam. Homme niais. Cocu. Arg. des écoles. Aspirant à l’école de Saint-Cyr.
— Encycl. Bot. Le cornichon, plante annuelle originaire des Indes, forme une des variétés du concombre jaune, que l'on désigne sous le nom de petit concombre vert, parce qu’il reste toujours très petit et toujours vert, même lorsqu'il est complètement mûr.
Pour conserver les cornichons, on les brosse avec soin, on les met dans une terrine, où on les laisse séjourner vingt- quatre heures après les avoir saupoudré de gros sel. On les égoutte ensuite, et on les met dans du vinaigre froid avec des oignons, de l'ail, de l'estragon, du piment, du poivre en grains, etc.
On peut commencer à les consommer quinze jours après.
Pour avoir des cornichons d un plus beau vert, on les passe deux fois au vinaigre bouillant, avant de les mettre dans le vinaigre froid.
Lessels de cuivre, et principalement le vert-de-gris qu'ils renferment parfois, proviennent de l'usage adopté par les marchands de faire bouillir les cornichons avec du vinaigre dans des vases de cuivre non élamés, afin de leur donner une belle couleur verte. Ces sels peuvent produire de ■ très sérieux accidents. Un moyen très simple permet de découvrir la présence de ces sels : on pique dans les cornichons suspects une aiguille d’acier. S'il y a du vert-degris ou un autre sel de euivre, en peu de temps cette aiguille se recouvre d'une mince couche de cuivre métallique.
COrniCUle n. f. (lat. comicula). Sorte de ventouse en forme de cornet. Anliq. rom. Signe honorifique. en forme de corne, qui surmontait le casque de certains soldats ou officiers.
eomiculé, e adj. Qui a la forme d’un cornet : pétales corniculés.
cornier [nî-é], ère adj. (de corne). Qui est à la corne ou à l'angle de quelque chose : poteau cornier.
cornière n. f. Canal, de tuiles ou de plomb, qui est à la jointure de deux pentes d'un toit, et qui en reçoit les eaux. Pièce de fer profilée à deux branehes en équerre, d'un emploi général dans la construction métallique.
Corniforme adj. En forme de cornes.
COrnlgère adj. Qui porte des cornes.
Cornil, comm. de la Corrèze, arr. et à 8 kil. de Tulle, près de la Corrèze ; 1.9Ü0 h. Ch. de f. Oii. Minoteries.
Curnichon.
Cornii.
Cornil (André-'Victor), médecin et homme politique français , né à Cusset (Allier) en 1837, m. à Menton en 1908 : auteur de travaux remarquables d'his tologie pathologique et de bactériologie.
cornillas n. m. v.
CORNEILI.ON.
Cornillet [mont), colline de la plaine champenoise, la plus occidentale du massif de M oronvilliers (dép. de la Marne, arr. et à l’E. de Reims. Enlevé aux Allemands par l’armée Anthoine le 18 avril 1917, le mont Cornillet a été perdu le 15 juillet 1918
et repris par les soldats du général Gouraud le 7 octobre suivant.
COrnillon [il mil.] n.m. Axe osseux.sur lequel est montée chacune des cornes des ruminants cavicornes.
Cornimont, comm. des Vosges, arr. et à 27 kil. de Remiremont, sur la Moselotte ; 5.46Ü h. Ch. de f. Est. Filatures, étoffes.
corniole ou corniolle [ni-o-le] n. f. Nom vulgaire de la coronille et de la macre, par allusion à la forme de leurs fruits. (On dit aussi corniotte,
CORNICULE, CORNUELLE OU CORNOUELLe'.)
comique adj. Qui appartient au pays de Cornouailles. N. m. Dialecte de Cornouailles.
corniste [nis-te] n. m. Musicien qui joue du cor. corn la'WS [Ws] n. f. pl. (en angl. lois du blé). Lois qui, régissant le commerce des céréales en Angleterre, établissaient une échelle mobile de droits variables avec les prix qui se pratiquaient sur les marchés intérieurs.
Cornouaille [a, il mil., e], anc. pays de la Bretagne (hab. Comouaillais) ; v. princ. Quimper. GoruoilârillBS* Géogr. V. Cornwall.
cornouille [nou^ il mil., e] n. f. (de corne). Fruit du cornouiller, rouge et aigrelet,
cornouiller [now, ll mil., é] n. m. Genre de plantes de la famille des cornacées, comprenant des arbres d’un bois très dur, et qui est recherché pour la fabrication des manches d’outils 1 les graines du comouxller renferment de l'huile utilisée pour l'éclairage, la fabrication du savon, etc.
cornu, e adj. Qui a des cornes : animal cornu. Fig. Raisons, visions cornues, folles, extravagantes. Argument cornu, nom que Ion donnait anciennement aux sophismes. à cause du sophisme suivant, célèbre dans les écoles : « Vous avez ce que vous n’avez pas perdu. Or, vous n’avez pas perdu des cornes. Donc, vous avez des cornes.
Cornu { Marie - Al - t fred), physicien français,
né à Orléans, m près de CoraouilUr = a. fleur. Romorantm (1841-1902).
Membre de l’Académie des sciences. On lui doit de remarquables travaux sur la lumière.
Cornu (Maxime), agronome français, né à Orléans, m. à Paris (1843-1901). On lui doit de nombreuses publications sur les cryptogames et les maladies des plantes.
Cornuaille (La), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 32 kil. d’Angers, sur le Cressel, affl. de l'Erdre ; 1.460 h. Ch. de f. d’int. loc.
cornuau [nu-d] n. m. Variété d’alose, qui se prend en mer.
cornuchet [cftè] n. m. Petit cornet, cornude n. f. Seau de bois des savo niers. cornudet [dé] n. m. Petit seau de bois.
COR
COR
cornue [nil] n. f. (de corne). Chim. Vase à col étroit et courbé, pour la distillation : cornue de verre.de grès, de platine.
Vaisseau de bois pour porter la vendange.
Cornuel (Anne- Marie Bigot, dame), femme française (160B- 1694), célèbre par son esprit, et dont le salon fut très fréquenté par les beaux esprits et les savants du xviis siècle.
Cornuet [nu-è] n. m. Fourche à deux dents. Bot. Nom vulgaire du bidens tripartita. Sorte de pâtisserie faite en Champagne.
Cornus [nu], ch.-l. de o. (Aveyron), aiT. de Saint- Affrique, sur la Sorgue du Larzao, s.-affl. du Tarn ; 1.000 h. — Le cant. a 9 comm. et 4.630 h.
CornutUS puss] (Lucius Annæus), philosophe stoïcien, né à Leptis au I'"' s. de J.-C. ; le maître et Tami de Perse et de Lucain, mis à mort par ordre de Néron.
Cornwall [ouaV] ou Cornouailles, presqu'île située au S.-O. de la Grande-Bretagne, qui forme un comté de l'Angleterre, peuplé de 323.000 h. Ch.-l. Bodmin ; v. pr. : Launceston et Falmouth.
Corn'WalliS [noua-liss] (Charles M.4NN, marquis de), général anglais (1738-1805). Il capitula à Yorktown pendant la guerre d'Amérique (1781), soumit Tippo-Saïb (1792), et réprima la rébellion de l'Irlande en 1798.
Cornwinder, corsaire dunkerquois, célèbre par ses prises sur les Anglais pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire.
eoroeore n. m. Navire caboteur malais.
Corœbos J athlète éléen. C’est de sa victoire aux jeux olympiques que date la première olympiade (776 av. J.-C.)
eorœtaUS [ré-iuss] n. m. Genre de coléoptères renfermant des buprestes répandus sur tout le globe, et dont les larves attaquent les arbres.
Corogne (La), v. d’Espagne, en Galice, ch.-l. de prov. ; 43.000 h. ; place forte, port sur l’Atlantique. Constructions navales. — La prov. a 654.000 h.
corollacé, e [sé] adj. Qui ressemble à la corolle.
corollaire [lè-re] n. m. (lat. eorollarium). Conséquence d'une vérité déjà établie. Math. Conséquence directe d'une proposition démontrée. Par ext. Conséquence nécessaire.
corollaire [lè-re] adj. Qui se rapporte à la corolle.
corollairement adv. En vertu d’un corollaire. corolle [ro-ie] n. f. (du lat. coroUa, petite couronne). Bot. Enveloppe des étamines et du pistil. (V. la planche plante.)
— Encycl. La corolle est constituée par des pétales ordinairement verticillés et diversement colorés. Cependant, chez certaines plantes, les pétales sont insérés en spirale ; chez d’autres, la couleur est verte. Quand les pétales sont séparés les uns des autres jusqu’à la base, la corolle est dite dialypétale ; si au contraire les pétales sont conorescents, la corolle est gamopétale. La partie inférieure où les pétales .sont’ concrescents est le tube de la corolle, la partie supérieure libre est le limbe ; tube et limbe sont séparés par la gorge. Quand il y a symétrie par rapport à un axe, la corolle est régulière ; elle est irrégulière si elle est symétrique par rapport à un plan.
corolle, e adj. Se dit des plantes, des fleurs munies d’une corolle : plante, fleur corollée.
corolléen, enne [lé-in, è-ne] adj. Qui appatient à la corolle.
corollifère adj. Qui porte une corolle.
Corolllfloie adj. Dont la fleur est munie d’une corolle. (On reconnaît qu’une plante est corolliflore quand, en arrachant sa corolle, on entraîne avec elle toutes les étamines.)
eorolliforme adj. Qui a la forme d’une coroUe.
corollin, e adj. Qui est de la nature de la corolle ; nectaires corroUins.
COrolllClue adj. Qui a rapport à la corolle. Corolllste \lis-te] n. et adj. Botaniste qui classe les fleurs d’après la corolle.
CorollitiCjUe adj. Arckit. Se dit d’une couronne ornée de feuillage et de fleurs, qui court en spirale autour d’un fût de colonne.
COrollule n. f. Nom donné aux plantes de la famille des composées, telles que le dahlia.
Coroinandel (côte de), côte orientale de rinde, sur le golfe du Bengale.
coron n. m. Déchets de matières textiles provenant des cordes. Extrémité d’une barre de fer dont le refroidissement a empêché d'achever l’étirage. Groupe de maisons que les compagnies houillères du Nord et de la Belgique construisent pour les ouvriers.
Coron, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 5i kil. de Saumur; 1.770 h. ; ch. de f. ; étangs, métiers à tisser.
Coron, V. de Morée ; 2.000 h. Port sur le golfe de Coron (Méditerranée). Raisins secs.
coronaeh. [nak] n. m. (mot Celt.) Chant funèbre des montagnards irlandais.
coronaire [nè-re] adj. (lat. eoronarius). Se dit des artères et des veines qui sont les vaisseaux propres du cœur.
coronal, e, aux adj. (lat. coronalis). Qui est situé à la partie antérieure du crâne : os coronal.
coronarien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui a rapport aux artères coronaires ; certaines angines de poitrine sont d'origine coronarienne.
coronarite n. f. inflammation des artères coronaires.
Coronée [né], v. de Béotie, célèbre par la victoire d’Agésilas sur les alliés grecs (394 av. J.C.). Auj. Comaria.
Coronel, petite ville industrielle et port du Chili ceniral, prov. de Conoepcion, sur la baie d'Arauco, formée par l’océan Pacifique ; 2.300 h.
Ch.-l, du dép. de Lautaro, au centre du bassin houil- 1er d’.4rauco. Au large du cap du même nom, qui sépare les deux localités de Coronel et de Lota Baja, la flotte allemande de l’amiral von Spee a battu une flotte anglaise et coulé deux croiseurs cuirassés britanniques le !«'■ novembre 1914.
coronelle [né-lé] n. f. Genre de reptiles ophidiens comprenant des couleuvres assez petites. (Répandues surtout dans l'hémisphère boréal, les eoronelles ne sont pas venimeuses. Une espèce, la coronelle bordelaise, est commune dans la Gironde.)
coroner [neur] n. m. (mot angl.). Officier de police judiciaire, en Angleterre, chargé de faire les enquêtes dans les cas de mort violente ou accidentelle, d’incendie, etc.
COronet [nèj n. m. Petite couronne qui sert d'insigne à la pairie anglaise ; porter le coronet.
Coroniforme adj. Qui est en forme de couronne.
Coronille [il mil., e] n. f.'Genre de légumineuses papllionacées, comprenant une vingtaine d’espèces de l'Europe centrale, et dont certaines sont cultivées dans les jardins comme ornementales.
COroniS [îiîss] n. m. (m. grec). Marque que l’on faisait à la fin de tout ouvrage, dans les manuscrits grecs. Signe grec analogue à l’esprit doux, et servant à marquer une crase.
Coronoïde [no-i-de] adj. (du gr. koronê, corneille, et eidos, formel. Se dit de deux apophyses offrant quelque ressemblance avec un bec de corneille.
COronule n. f. Genre de crustacés cirripèdes, qui vivent en groupes sur la peau des cétacés.
coroplaste [plas-te] n. m. (du gr. korê, jeune fille, et plastès, qui forme). Antiq. gr. Modeleur do figurines en terre cuite.
corossol [ro-sol] n. m. Nom vulgaire de l’anone muriquée ou oorossolier, et de son fruit.
— Encyol. Les corossols croissent dans les régions tropicales ; ils fournissent des fruits qui pèsent jusqu'à 4 kilogr., et qui se mangent crus, cuits ou glacés comme des marrons ; on en fait aussi des crèmes et des beignets. On emploie le bois en ébénisterie.
corossolier [ro-so-H-è] n. m. (de corossol). Nom vulgaire de l’anone muriquée.
Corot [ro] (Jean-Baptiste), célèbre peintre paysagiste français, né et m. à Paris (1796-1875). Il se distingua par la sérénité de ses ciels, le charme poétique de sa lumière voilée et de ses brouillards d'argent. Parmi ses toiles principales, citons ; Diane et ses nymphes, une Matinée,
Souvenirs d'Italie, les Plaisirs du soir, etc.
eorozo n. m. Matière blanche, dite ivoire végétal, tirée des graines de certains fruits d’Amérique, que l'on travaille au tour pour fabriquer des boutons et divers objets.
corporal n. m. (du latcorpus oris, corps [du Christ])- Linge bénit, sur lequel le prêtre pose le calice : les corporaux, qui représentent le suaire de Jésus- Christ, étaient, à l'origine, beaucoup plus grands qu aujourd'hui.
COrporaller [U-é] n. m. Boite dans laquelle on serre les corporaux) (On dit aussi bourse.) COrporallser [zé] v. a. Rendre matériel, corporalité n. f. Qualité de ce qui est corporel.
corporatif, ive adj. Qui a rapport à une corporation, à un corps : e.s'prit coryoratif.
corporation [si-on] n. f. (du lat. corpus, oris, corps). Association autorisée d'individus qui exercent la mênie profession.
— Encycl. Sous l'ancien régime, les corporations étaient des associations d’individus exerçant la même profession, dans une localité ou dans un district, et dont les membres étaient réciproquement liés par certains droits et par certains devoirs. Le caractère commun de ces institutions, supprimées par la Révolution, fut, à partir du moyen âge, de faire dépendre l’exercice d’un état quelconque de conditions plus ou moins tyranniques, et de tenir les travailleurs subalternes dans une lourde oppression. Lnpprentissage, le compagnonnage, la confection d'un chef-d’œuvre ou pièce difficile d'un métier, l'acquisition de la maîtrise, l'esprit exclusif qui animait les jurandes, Tobligation pour le maître de ne jamais faire d’autre travail que celui de son métier, constituaient autant d'entraves aux progrès de Tindustrie et à la liberté. Aujourd’hui, les ouvriers peuvent bien s’associer, mais 1rs syndicats actuels, dont les membres sont volontairement groupés, n’ont d'autre but, légal, que la défense de leur profession.
CorporatisUlÔ [ïîs-me] n. m. Doctrine sociologique favorable au groupement en corporations.
corporativement [man] adv. En formant une corporation.
COrporéité n. f. Nature de ce qui est corporel, corporel, elle [rèl, è-le] adj. Qui a un corps : Dieu n'est pas corporel. Qui a rapport au corps : peine corporelle. Ant. Spirituel, Intellectuel.
corporellement [rè-le-man] adv. D'une manière corporelle : punir corporellement.
corporifler [fi~é\ v. a. (Se conj. comme pne?'.) Donner la consistance solide à un corps fluide ; corporifier le mercure.
corps [kor\ n. m. (lat. corpusY Toute substance, organique ôu inorganique : tous les corps sont étendus et pesants. Partie matérielle d’un être animé : le corps d'un animal. Tronc, par opposition à la tête e{ aux membres. Vêtement qui couvre cette partie. Cadavre. Partie principale : le corps d'un poêle. Collection : le corps des poètes grecs. Syn. CORPUS. Régiment, portion d'armée : l'armée française comprend vingt et un corps d'armée. Corporation. Fig. Consistance, solidité : cette étoffe a du corps. Prendre du corjts, de l'embonpoint. Corps du délit, objet qui prouve l'existence du délit. Corps
céleste, astre. Corps saint, cadavre d'un saint conservé comme relique. Corps de garde, poste militaire. Corps de logis, partie de maison formant une habitation distincte. Corps et âme, entièrement, sans réserve : se donner corps et âme à une entreprise. Corps sans âme, être, objet incomplet, privé d’un élément essentiel : itne armée sans chef est un corps sans âme ; personne qui ne sait que devenir. A corps perdu, sans réflexion ou sans espoir de retour. Corps et biens, les personnes et les propriétés : ce bâtiment s'est perdu corps et biens. Corps morts, grandes ancres munies de chaînes, servant à amarrer les vaisseaux dans les ports. Avoir le diable cru corps, être d’une vivacité extrême ; être furieux. Passer sur le corps de, culbuter et fouler aux pieds. Mus. Corps de rechange, cylindres de diverses grosseurs que Ton adapte a certains instruments à vent, en cuivre, pour en élever ou en abaisser le ton. Loc. adv. : En corps, toute la corporation réunie en corps. A son corps défendant, en se défendant contre une attaque, et fig., à contre-cœur. Corps à corps, en se saisissant l’un l’autre, coips contre corps. Èoxe. Position des deux adversaires, rapprochés au point de ne plus pouvoir porter de coups. Escr. Position de deux tireurs, dont l’un est resté fendu après son attaque, l’adversaire n’ayant pas rompu. N. m. : un corps à corps. Allüs. msT : lie corps d’un ennemi mort sent toujours bon, paroles prononcées par Vitellius sur le champ de bataille de Bédriac. Dans l’application, elles caractérisent le paroxysme d’une haine féroce et satisfaite.
— Encycl. Chim. Les corps de la nature sont dits corps simples lorsqu’ils ne sont susceptibles d’aucune décomposition, quelles que soient les épreuves d’analyses auxquelles on Tes soumette ; au contraire, on appelle corps €07nposés ceux qui, à l’analyse, se décomposent en deux ou plusieurs corps simples.
Les coi’ps simples sont partagés en métalloïdes et métaux. Les premiers, en général, ne possèdent pas l’éclat dit métallique et, de plus, sont mauvais conducteurs de la chaleur et de l’électricité ; les seconds, au contraire, sont bons conducteurs de la chaleiu? et de l’électricité, et possèdent l’éclat métallique. En réalité, il est difficile de partager nettement les corps en métalloïdes et métaux. V. chimie, p. 4-40.
— Mécan. Problèmes des trois corp>. Ce problème de mécanique céleste, peut s’énoncer ainsi : « Trois points matériels de masses connues occupent à un moment donné des positions connues de l'espace; leurs vitesses en grandeur et direction sont connues, et ils se trouvent soumis deux à deux à la loi de gravitation, — déterminer leurs positions à un instant quelconque ? »
— Dr. Corps du délit. Le corps du délit est l’ensemble des éléments matériels dont se compose le délit, l’ensemble des actes extérieurs et sensibles qui s'y rattachent directement et l’ont préparé ou consommé. Dans la pratique judiciaire, on applique exclusivement la dénomination de « corps du délit >» aux traces physiques du délit, à ses vestiges visibles et, en quelque sorte, aux résidus corporels qu’il a laissés après lui : par exemple, en matière d’assassinat ou de meurtre, au cadavre de la personne homicidée ; en matière d’incendie, aux débns fumants ou calcinés de la maison incendiée.
— Polit. Corps législatif. Cette expression, qui date en France de la constitution du 3 septembre 1791 , désignait l'Assemblée législative qui succéda à la Constituante. Le Corps législatif et le roi, considérés l’un et l'autre comme représentants de la nation, étaient chargés d’exercer le pouvoir législatif. La constitution du 22 août 1795^ivisa le Corps législatif en deux sections : le cor^eil des Cinq-Cents et le conseil rfes Anciens.
Sous la constitution de l’an VIII, issue du coud d’Etat du 18-Brumaire, le Corps législatif n’eut plui. qu'une partie du pouvoir législatif ; il adoptait ou rejetait les projets de loi sans les discuter, après avoir entendu les orateurs du gouvernement et ceux du tribunat.
L'expression de « Corps législatif » disparut à partir de la charte constitutionnelle de 1814, pour ne ressusciter qu’avec la constitution du 14 janvier 1852. Sous le régime de cette constitution, le pouvoir législatif était, en fait, laissé à la discrétion de l'exécutif; le Sénat, composé par le chef de l’Etat, exerçait notamment un droit de contrôle étroit sur les délibérations du Corps législatif. Le président du Corps législatif était nommé par l’empereur, qui nommait également les vice-présidents.
Corps [kor], ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 45 kil. de Gfrenoble; 1.000 h. Pèlerinage de La Salette. Carrières de marbre noir. — Le cant. a 12 comm. et
CorpS-NudS, comm. d’Ille-et-Vilaine, arr. et à 15 kil. de Rennes, près de l’Ise, affl. de la Seiche;