COTE-D'OR
3ÛK.
Préfecture Sous-Préfecture Ch J. de Canton Cammime
- - - T.imite de Déji3rù\
. . diArrand^
ChpTnin de fer
Canal + Eveche
COT
COT
Les Côtes'de-Meuse ou Hauls-de-Meuse.
Bourgogne ; préf. Dijon; s.-préf. Bemme, Châtillonsur~S<nne, Semur ; 4 arr., 37 cant., 717 comm., 350.000 h. 8e région militaire j cour d’appel et évêché à Dijon. Ce département doit son nom aux collines de la côte d'Or. La Côte-d'Or produit des vins universellement réputés, des céréales, des volailles ; quelques gisements de fer, houille, etc.
cote 304te osltion célèbre des environs de Verdun, situé surTe plateau mamelonné qui domine la rive gauche de la Meuse à l’E. du bois de Malancourt et au S.-O. du Mort-Homme. Avec les cotes 287, 310 et 275, elle constitue, « de Malancourt au fort de Marre, une ligne de forteresses naturelles tenant sous leurs feux croisés, non seulement les routes d'approche, mais encore les glacis nus ou les escarpements abrupts qui les bordent immédiatement >■. Attaquée par les Allemands au cours de l'offensive générale, après la prise des bois d’Avocourt et de Malancourt, la cote 310 repoussa toutes les attaques en 1916, celle du 7 mai notamment. Elle fut prise le 28 juin 1917, mais reconquise par les Français en deux attaques, les 17 juillet et 24 août suivants.
cote 344, position des environs de Verdun, située sur les Côtes de Meuse, au-dessus de la rive droite du fleuve, à l'E. de Samogneux et dominant la route de Vaclierauville à Beaumont. Prise le 21 février 1916 par les Allemands, au cours de leur attaque brusquée contre Verdun, la cote 344 a été reprise par les Français le 22 août 1917, lors de l’offensive dirigée par le général Guillaumat; mais elle est demeurée ensuite, pendant tout un temps, le théâtre de violents combats menés par l'ennemi désireux de reconquérir à tout prix cette importante position.
côté n. m. (de côte). Partie latérale extérieure de la poitrine, chez l'homme et les animaux. Parlie latérale en général : le cùté gauche d'une rue. Partie, endroit quelconque : de tous côtés. Flanc d'un navire. Groin. Chaque ligne formant le contour d'une flgure. Fig. Face, aspect : examiner tous les côjés d'une affaire. Ligne de parenté; côté paternel. Opinion, parti : je me range de votre côté. De l'autre côté, dans la .pièce voisine. Point de côté, douleur aiguë au niveau des côtes. Etre sur le côté, être malade ou blessé, alité. Mettre les rieurs de son côté, se faire des partisans en rendant ses adversaires ridicules. Tirer de son côté, s'écarter djs
autres. Mettre de côté, en réserve ; il l’écart, en oubli ; mettre de côté ses répugnances. Laisser de côté, abandonner. Bas côté, v. bas (adj.). Loc. adv. : A côté, auprès. De côté, de biais, obliquement. D un côté, de l'autre côté, d'une part, d'autre part. Loc. prépos. ; Du côté de, dans le voisinage de. A côté de, auprès de : à coté de la mairie ; eu dehors de : à côté de la vérité; passer à côté de la questicn ; en comparaison de : ta mouche est niicroscoiiigue à côté de l'éléphant.
coté, e adj. (de coter). Dont on fait cas : être très coté. Mathéni. Géométrie cotée, géométrie descriptive, dans laquelle chaque point d'un corps est représenté par sa projection sur un plan horizontal et sa distance (cote) à ce plan de projection. Croquis coté, représentation d'un objet par sa projection sur un plan horizontal (plan), avec l'indication des dimensions et les cotes de ses points principaux, ou encore sa projection sur un plan vertical [élévation) avec l'indication des dimensions.
coteau {uV\ n. m. Versant d’une colline. Colline. Poétiq. Vignoble : coteaux mûris par le soleil.
côtelé, e adj. Qui est à côtes ; velours côtelé.
côtelé n. m. Variété de pommes à cidre.
côtelette [lè-te] n. f. côte de mouton, de veau, de porc, etc. Favoris taillés en forme de côtelette.
CÔtelettier [lé-t 'i-é( n. m. Appareil destiné à la cuisson des côtelettes, des viandes grillées.
CÔteline n. f. Petite rayure convexe dans une étoffe. Tissu à côtes, formé de colon pour la trame et de lin pour la chaîne.
Cotelle l'.Tcan), peintre français, né à Paris l'vers 1645 1708; ; il a peint plusieurs vues des jardins de Versailles.
Cotentin [tan], nom donné à la presqu’île de la basse Normandie, qui s’avance dans la Manche (dép. de la Manche;. Elevage de moutons et de bœufs.
Cotentin, e \lan], habitant ou originaire du Cotentin : les Cotentins. Adjectiv. : mœurs cotentines.
COtepaliS [fi] n. m. Etoffe légère de soie et de poil de chèvre.
coter [té\ V. a. (de cote). Marquer de lettres ou de numéros, suivant un certain ordre . Fixer le prix
ri de : coter des marchandises. Faire cas de, estimer.
Marquer des valeurs suivant le cours du jour. Indiquer par des chiffres sur un plan les hauteurs des divers points par rapport à un niveau comparatif donné. Imposer pour sa quote-part, dans la répartition d’un impôt.
coteras [ra] ou cotereaux [rô] n. m. pi. Cordages qui relient et maintiennent en place les tramails entre deux eaux.
cotereaux [rô] n. m. pl. (de coterei). Nom sous lequel on désigne les aventuriers de toute sorte, routiers et brigands, qui ravagèrent la France dans la seconde moitié du xii» siècle. S. un cotereau.
COterel [ril] n. m. Coutelas dont étaient armés les cotereaux.
COteret [rè] ou COtret [Irè] n. m. Nom donné à deux pièces principales qui portent les ensouples, dans les métiers de haute lisse.
coterie [rfj n. f. (de côtier). Dr. anc. Association de villageois tenant ensemble le bien d’un seigneur. Héritage chargé d'une redevance roturières Auj., réunion de gens intimes, de cabaleurs, etc. ; tenez-vous à l'écart des coteries. Pop. Compagnons : ohé! la coterie!
Côte-Rôtie, nom d’un excellent vignoble 'Rhône), à 26 kil. de Lyon. Par métonymie n. m. : boire un verre de côte-rôtie.
Cotes (Roger), mathématicien, physicien et astronome anglais, né à Burbach (Leicester), m. à Cambridge (1682-1716). On lui doit de belles recherches sur l’optique. C’est de lui que Newton disait ; « Si ce jeune homme eût vécu, nous saurions quelque chose. »
Côte-Saint-André (La), ch.-l. de o. (Isère), arr. et à 39 kil. de Vienne ; 3.440 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vins blancs estimés. Patrie de Berlioz. — Le cant. a 14 comm. et 10.260 h.
Côtes de fer (en angl. Ironsides), soldats de Cromwell, recrutés parmi les jeunes puritains, et qui. se distinguèrent particulièrement à la bataille de Marston-Moor.
Côtes de Meuse ou Haut de Meuse, longue chaîne de collines du dép. de la Meuse, bornant la rive droite de la Meuse depuis Commercy jusqu’à Dun. Les habitants de la Woêvre donnent le nom de Côtes de Woevre à ce véritable rempart naturel qui s’intercale entre leur pays et la vallée de la Meuse et qui domine celle-ci d'environ 100 m., tandis qu'elle domine de près de 150 m. la plaine de 'Woëvre, située- plus à l'E. De ce côté, sont les points culminants des Hauts de Meuse (promontoire de Hattonchâtel, 512 m.), que traversent de véritables passages (trouée de Spada, etc.).
Depuis 1871, ce « front de Meuse » a été,garni par l’état-major de nombreux forts, qui en font vraiment le 'I rideau défensif de la Meuse moyenne ». On l’a bien vu pendant la Grande Guerre : s ils ont cédé en un point de la fin de 1914 jusqu’aux derniers jours de 1918 (la « hernie de Saiiit-Mihiel »), les ouvrages militaires ont victorieusement résisté partout ailleurs aux attaques des Allemands. L'héroique défense du fort de Troyon et des forts de Verdun en septembre 1914 a contribué aux victoires de la Marne et do l’Ourcq ; la longue et admirable résistance des forts des Hauts de Meuse (Douauinont, Vaux, etc.) a aussi contribué à faire de la grande bataille de 'Verdun de 1916 une merveilleuse épopée.
Côtes de Moselle ou Hauts de Moselle, chaîne de hauteurs du dép. de Meurthe-et-Moselle, bordant la Moselle soit sur sa rive gauche, soit sur su rive droite, en amont, puis en aval du confluent de la Meurthe. La forêt de Haye et le Grand-Couronné font partie des Côtes de Moselle qui, avec les Côtes de Meuse, plus occidentales, constituent l'ensemble des Côtes lorraines.
Côtes-du-Nord (dép. des), dép. formé par la Bretagne ; préf. Saint-Brieuc ; s. -préf. Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac -, 6 arr., 48 cant., 390 comm., 605.500 h. 10® région militaire ; cour d'appel à Rennes ; évêché à Saint-Brieuc. Ce département doit son nom à sa position sur la Manche, qui le baigne au N. La pêche, l'agriculture (culture des primeurs dans la région de Tréguier), l'exploitation des carrières constituent les principales ressources du département.
cothurne n. m. \gr. kothornos). Chez les Anciens, brodequin qui couvrait la moitié de la jambe et se laçait par devant. Chaussure des acteurs tragiques, à très haute semelle. Fig . Genre, style tragique. Chausser le cothurne, jouer la tragédie, cothurné, e adj. Qui est chaussé de cothurnes, cotic© n. f. Blas. Bande ou barre diminuée de largeur. (V. la planche blason.)
COticé [sé], © adj. Blas. Chargé de cotices en nombre égal aux interstices du champ.
COtidSll, e, aux adj. Se dit d'une courbe passant par tous les points où la marée a lieu à la même heure.
COtler [ti-£], êr© adj. (de l’anc. fr. cote, cabane).
I Féod. Se disait des héritages censuels, non nobles, et i des terres tenues en coterie : terre côtière.
CÔti©r [ti-é], ère adj. Mar. Qui SC fait le long des côtes : la navigation côtière constitue le cabotage. B'ieuve côtier, fleuve dont la source est proche des côtes. Qui connaît les côtes : pilote côtier. N. m. Bâteau côtier. Cheval do renfort qu on attelle à une voiture pour gravir les côtes ; homme chargé de l’atteler.
côtière n. f. Coteau. (Vs.) Bloc de pierre placé de chaque côté d’un four do forge. Chacune des deux parties d’un moule à tuyaux de plomb. Bande de terre inclinée exposée au midi et ordinairement adossée à un murde jardin : leseôtières sont utilisées pour la culture des primeurs.
cotièrement [man] adv. Féod. A titre de côtier, en coterie ; tenir cotièrement un héritage.
COtignaC [gna] n. m. (du lat. cotoneum. coing). Confiture de coings, d’orange : du cotignac d'Orléans.
Cotignac [gnak], ch.-I. do c. (Var), arr. et à 20 kil. de Brignoles, près de la Cassole, affl. de l’Argens ; 1.940 h. Sériciculture ; chapellerie. — Le cant. a o comm. et 6.480 h.
COtign©!!© [gnè-le] n. f. Infusion spiritueuse de coings.
Cothu me-
COT
COT
Champ de coton en Amérique (Variété DUhn)
Gossypium Lerbaceum
Fibres de coton, grossies
Fruit formé
Fruit ouvert
Fileuse de colon Somali
Coupe de la graine
GOssypium (( barbadense
Presse à cot(mi pour mise ca balles
Nègres récoltant le coton aux États-Unis
Récolte du coton en Floride
Marchands de coton dans l'Inde
Coton ; Caractères botaniques du cotonnier; culture de l’arbuste; récolte et manipulations diverses du coton.
^Icv^hen.
ïSFesiivieBW&n^üu-,
wSySîcola,
^lescouëi:
MOWIFOj
COtiug^a n. m. Genre de passereaux dentirostres, comprenant des oiseaux des forêts de l'Amérique tropicale : les cotinyas otit un plumaye d'une remarquable richesse de couleurs.
cotir V. a. (même rad. que casser). Meurtrir, en parlant des fruits : la yrêle a coti ces pommes.
COtisable \za-ble] adj. Qui peut être soumis à une cotisation.
cotisation [aa-st-on] n. f. Action de se cotiser ; souscrire par cotisation. Quote-part de ehacun dans une dépense commune : payer sa cotisation. Imposition faite par cote. Cotisations municipales et parürulières, sommes fournies par les communes, les établissements de bienfaisance et les particuliers, pour l'acquittement de certaines dépenses d'intérêt
Qu; méprise Colin, n’estime point son roi,
El n'a, selon Colin, ni Dieu, ni foi, ni loi.
Dans l'application, ces deux derniers vers si mordants sont dirigés contre ceux qui ont la sotte prétention de mettre leur nullité à l'abri d'un nom ou d’une chose généralement respectés.
COtineaU 'no[ ou cottimo n. m. impôt prélevé par les consuls frani;ais, dans le Levant, sur les navires de leurs nations, pour les avances qu'ils leur font et pour acquitter certains droits administratifs.
commun, aux trésoriers-payeurs généraux, qui les versent aux ayants droit, au moyen de mandats sur leurs caisses délivrés par les préfets.
cotiser [zé] v. a. (rad. cote). Régler la quotepart de : cotiser quelqu'un à trente francs CVx.) Ne s'emploie guère que dans le sens pronominal] : se cotiser pour faire un achat. Se cotiser v. pr. Se réunir a d'autres pour contribuer à une dépense commune.
COtiSSeS [ti-se] n. f. pl. Entailles entre lesquelles on fait passer les fils de la chaîne des lustrines.
cotissure [ti-su-re] n. f. Meurtrissure sur un fruit : les cotissures font gâter les fruits.
coton n. m (ar. qothen). Duvet long et soyeux, qui enveloppe les graines du cotonnier : l Amérique
cotillon [Il mil.] n. m. (dimin.
de cotte). Jupe de dessous, particulièrement des paysannes. Fig. Les femmes en général : aimer, courir le cotillon.
Sorte de danse à figures, accompagnée de jeux.
— Enoycl. Chorégr. Le cotillon contemporain se compose de danses variées et de scènes mimées, par lesquelles on termine généralement un grand bal. 11 compurtait primitivement un certain nombre de figures en quelque sorte classiques, parmi lesquelles : le berceau, les cercles jumeaux, le chapeau, la chasse aux mouchoirs. la corbeille, la mer agitée, etc.
Ces figures tendent à disparaître peu à peu, pour être remplacées par des jeux avec accessoires, presqiie toujours accompagnés d'une distribution de souvenirs ; fleurs, tambourins, etc. Le cotillon est conduit par un couple ; cavalier et dame.
cotillonner [il mil., o-né] v. n.
Danser le cotillon, l am. Rechercher la société des femmes.
eotillonneur, euse ’ti, lima., o-neur, eu -e]n.
Personne qui danse le cotillon.
N. m. Fam. Qui aime la société des femmes.
cotin ou c O t i n U s
»n. ra. Bot.
(es noms vulgaires du fustet.
Cotin (l'abbé Charles), prédicateur, poète, érudit et philosophe français, Cotin.
né et m. à Paris (16üi- 16,82), Il n'était point sans mérite, mais il fut en butte aux sarcasmes de Molière, qui le joua dans Trissotin, et surtout de Boileau, Voici le ton ironique sur lequel le mordant satirique le prend à partie ;
{ Olin, d scs sermons, traînant toute la terre, Fend des flots d’auditeurs pour aller à sa chaire.
COT
COU
est le prineipal pays producteur du coton. Duvet qui recouvre les feuilles de certaines plantes. Poil follet. Fil ou étoffe fabriqués avec ce duvet. Fig. Vie molle ; élever ses enfants dans du coton. Filer un mauvais coton, avoir sa santé, ses affaires, etc., compromises. Porte-coton, valet de garde-robe, et, fiy., vil complaisant. Pop. Embarras, difficulté ; avoir du coton.
— Encycl. Techn. Le coton, au sortir des balles d'expédition, est d'abord soumis à l'action de machines dites ouvreuses, qui divisent les fibres, et les débarrassent de leurs impuretés. Ces fibres sont ensuite envoyées aux cardes, qui les transforment en une nappe continue. 'L'étirage vient ensuite : il rend ces fibres parallèles et diminue l’épaisseur et la largeur de la nappe, qui est transformée en ruban. Le coton est alors conduit à la peigneuse, qui enlève les fibres courtes et les nœuds. Le ruban passe de nouveau aux étireuses, qui régularisent son épaisseur en l'amincissant; de là, il va au métier à filer, où le fil se trouve automatiquement retordu. Ainsi formés, ces fils subissent deux à deux un nouveau retors. Il ne reste plus, dès lors, qu’à les apprêter, les gazer et les vaporiser, avant leur livraison au commerce. Autrefois, ces opérations se faisaient à la main, jusqu'à l'époque où Th. Higgs inventa la mull-jenny, en 1769. Ce métier à filer reçut de nombreux perfectionnements de Hargraves, puis de Richard Arkwright. Ce fut en 1854, que Bodmer imagina le métier à filer continu, et que Heilmann construisit la première peigneuse mécanique.
A côté de son emploi dans la confection des tissus, le coton est utilisé encore à la fabrication du papier, des explosifs [fulmicoton ou coton-poudre), du celluloïd, de la soie artificielle ; en outre, la thérapeutique en fait un emploi très important sous la forme de coton hydrophile aseptique.
Coton (le Père Pierre), jésuite français, né à Néronde, m. à Paris (1564-1626); confesseur de Henri I^V, dont il obtint la rentrée des jésuites à Paris, et de Louis XIII. On l’aconte qu’il reprochait au Béarnais de jurer souvent, et notamment de dire jamidieu (je renie Dieu). L'habile jésuite proposa au roi de remplacer cette exclamation par jarnicoton (je i-enie Coton). La variante plut à Henri, et le juron devint dès lors à la mode. Le P. Coton refusa l'arehevèché d'Arles et le chapeau de cardinal.
COtonéaS'tre [né-as-tre] n. m. Arbrisseau de la famille des rosacées, croissant dans les montagnes d’Europe et d'Asie.
Cotoniser [zé] (se) v. pr. Devenir semblable à du coton, mou, sans ressort.
cotonnade [to-na-de] n. f. Etoffe de coton.
— Encycl. La cotonnade, commercialement parlant, est l’étoffe de coton teint avant le tissage. Sa fabrication exige diverses opérations. Tout d'abord le bobinage, qui transforme les écheveaux de coton en fils enroulés sur des bobines ; vient ensuite l’oM?’dissage, qui se pratique sur un gros tambour, où sont disposés des centaines de bobines ayant des fils de coton de diverses couleurs. Ce tambour est \'ourdissoir. Le parage est destiné à réunir en une seule chaîne un certain nombre de rouleaux provenant de l'ourdissoir; T encollage ou apprêtage imprègne le fil de colle de fécule. La dernière opération constitue le tissage mécanique, qui s’exécute sur des métiers analogues à ceux qu’on utilise au tissage de la laine. V. TISSAOE.
COtOnnage [to-na-je'\ n. m. Défaut de la soie grège qui jette son coton pendant le décreusement.
COtOHnant [to-nan), e adj. Se dit d’une lame de cuivre, lorsque sa surface est tachée de points blancs de petite dimension.
cotoime [to-ne] ou cotonnette [to-nè-te] n. f. Etoile de coton commune.
cotonné [to-ni], e adj. Garni, couvert de coton. Garni d'uii léger duvet. Cheveux cotonnés, cheveux courts, frisés et crépus.
cotonner [to-néj v. a. Garnir, bourrer de coton. So cotonner v. pr. Se couvrir d'une sorte de bourre, en parlant des étoffes. Se couvrir de duvet, en parlant des fruits.
COtonilGrie \to-ne-rt\n.. f. Culture du coton. Lieu où se travaille le coton. Terrain planté de cotonniers.
cotonnette {to-nb-te] n. f. Syn. de cotonne. cotonneux, euse [to-neû, eu-ze] adj. Recouvert de duvet. Spongieux ; fruit cotonneux. Disposé en flocons : nuages cotonneux.
cotonnier \to-ni-é], ère adj. Qui a rappoi-t au coton : Vindustne cotonnière anglaise. N. Ouvrier, ouvrière des manufactures de coton.
cotonnier [to-ni-é] n. m. Arbuste de la famille des malvacées, qui produit le coton : le cotonnier est originaire de l'Inde ; les semences de cotonnier sont employées en médecine comme galactogènes.
— Encycl. Les cotonniers sont des plantes dont on cultive plusieurs espèces pour le coton que Ton retire du fruit. Ce fruit est une capsule déhiscente qui, à maturité, s’ouvre pour libérerles graines qu'elle renferme et qui sont entourées d'une masse floconneuse constituant le coton.OncueUle ces valves au moment où elles viennent de s'ouvrir et l’on procède
à Y égrenage mécanique, pour séparer la bourre des graines. Le coton est mis en balles et e.xpédié vers les centres d'utilisation. Les graines donnent une huile comestible à l’état frais, mais qui est généi'a-
Cotonnier.
lement employée dans la savonnerie et pour l'éclairage ; on en tire également de l'acide stéarique ; elle est, de plus, utilisée à la nourriture des bestiaux (tourteaux de coton). Le cotonnier est surtout cultivé dans l'Amérique du Nord, l'Egypte, le Turkestan, l'Afrique occidentale, etc.
cotonnine [to-ni-ne] ou eotonine n. f. Etoffe grossière, dont on fait des voiles.
cotonnis [to-ni] ou cotonis [ni] n. m. Etoffe des Indes, moitié soie, moitié coton.
coton-poudre ou fulmicoton n. m. Explosif obtenu en plongeant du coton cardé dans un mélange d’acide nitrique et d'acide sulfurique. PI. des cotons-poudre.
— Encycl. Le coton-poudre ou fulmicoton est insoluble dans l'eau, l'alcool et Téther; comme il n'est pas décomposé par l'eau, il- est employé pour le chargeaient des torpilles. Par son mélange avec la nitroglycérine, il fournit la dynamite-gomme, employée dans les mines grisouteuses.
Cotopaxi, terrible volcan et l'un des plus hauts sommets de la cordillère des Andes (république de l’Equateur) ; 5.960 mètres.
côtoyer [toi-ié] v. a. (Se conj. comme aboyer.) Aller tout le long de ; côtoyer une forêt, une rivière. Fig. Se rapprocher sans atteindre à ; côtoyer la cour d'assises.
cotre n. m. (angl. cutter; de eut, couper). Petit bâtiment à un mât, à formes fines et élancées, et ainsi appelé parce qu’il semble couper l’eau.
— Encycl. Les cotres sont très immergés de l'arrière. La voilure fixe consiste dans un grand mât à flèche portant une grande voile trapézoïdalemontéesur corne et une flèche en cul, enfin deux focs.
Utilisés autrefois comme navires de combat, les cotres ne servent plus que comme garde-pêche dans la marine militaire. Ils sont surtout employés dans la navigation de plaisance.
COtret [trb] n. m. Fagot de bois court et de moyenne grosseur. Chacun des bâtons qui composent un fagot. Morceau de bois qui contient l’arbre des ailes d’un moulin à vent.
COtS'WOld. n. m. Mouton anglais élevé sur les collines du comté de Gloucester.
Cotta (Caius Aurelius), orateur romain distingué, consul en 75 av. J.-C. Cicéron estimait beaucoup son talent.
cottabe [ko-ta-be] n. m. fgr. kottabos). Chez les anciens Grecs, jeu qui consistait ordinairement à jeter dans un bassin de métal les dernières gouttes d’une coupe de vin, pour tirer des présages du son produit.
cottage [ko-tè-dje] n. m. (mot angl.). En Angleterre, ferme élégante de paysan aisé. Petite maison de campagne.
cottager [ko-té-djeur] n. m. Fermier, paysan, villageois, habitant d'un cottage.
COttaîSOU \ko-té-zon\ n. f. Chacune des cuitures alternées qui se succèdent dans un même champ.
CottbUS [tiMss], V. de Prusse (Brandebourg), sur la Sprée; 46.300 h. Fabriques de draps, forges.
cotte \ko-te] n. f. (orig. ger plissée à la ceinture comme les jupes de paysannes. Pantalon de travail : cotte de mécanicien, de clicheur. Cotte d'armes, casaque riche qui se portait par-dessus la cuirasse. Cotte de mailles, sorte de chemise faite de petits anneaux de fer.
cotte n.m.Genrede poissonsde mer, voisins des blennies : le cottescorpion est commun sur nos côtes.
Cotte (Robert de), architecte français, né à Paris (1656-1735), élève et beau-frère de Mansard.
Il acheva la chapelle de 'Versailles, construisit le dôme des Invalides . Thôtel de La Vrillière (auj. Banque de France) et dessina la place Bellecour, à Lyon.
m.). Jupe courte.
CoUe de mailles.
Cotte (le Père Louis), célèbi'e météorologiste français, né à Laon. m. à Montmorency (1740-1815). Il découvrit la source sulfureuse d’Enghien. et écrivit de nombreux ouvrages agronomiques. Membre correspondant de l'Académie des sciences.
Cottereau (les frères), promoteurs de la chouannerie. Le plus célèbre est l'aiué Jean, dit Jean Chouan (1757-1794). Il fut tué par les bleus. Ses trois frères s'appelaient François, Pierre et René.
cotteron [ko-te] n. m. Petite cotte.
Cottes (Antony), officier et explorateur français, né à Agen, m. à Bamako (Afrique occid.)
[1871-1913] ; a exploré le Gabon, le Congo et le Cameroun.
Cottet (Charles), peintre français, né au Puy (1863-1925).
On lui doit des paysages bretons d’un coloris sombre, et d'une simplicité saisissante [Au Pays de ta mer, Deuil marin). Cottet
Cottiennes (Alpes), partie des Alpes occidentales, entre les Alpes maritimes au S., et les Alpes Grées au N. Le mont Viso (3.843 m.) en est le principal sommet.
COttière [ko-ti] n. f. Barre de fer plate, dont la largeur est supérieure à celle des barres ordinaires.
Cottin (Marie Risteau, dame), femme de lettres et romancière française, née à Paris, m. à Champlan, près de Palaiseau (1770-1807 ); auteur de Claire
d'Albe, Malvina, Amélie de Mansfield, Mathilde, Elisabeth, œuvres d’une mélancolie romantique et d’un réel mérite littéraire .
COttiS [ko-ti] n, m. Maladie de la vigne, qui fait jaunir et s’étioler les feuilles. (On dit
aussi CHLOROSE.)
Cottius [«ss], roi des tribus liguriennes des Alpes Cottiennes, qui tirent de lui leur nom ; il fut, au temps d'Auguste, un allié fidèle des Romains.
eotutelle [tè-le] n. f. Tutelle dont on est chargé avec une autre personne.
cotuteur, trice n. Personne chargée d’une tutelle avec une autre.
— Encycl. Dr. Le cotuteur est le second mari de la mère tutrice, lorsque celle-ci est maintenue dans la tutelle par le conseil de famille. Il est soumis à toutes les règles de la tutelle ordinaire et solidairement responsable, avec sa femme, de la gestion des biens du mineur, postérieure à son mariage.
COtyle n. f. (gr. kotulê). Antig. gr. Mesure de capacité d’environ un quart de litre. N. m. Anat. Cavité d’un os qui reçoit un autre os.
COtyléal n. m. Portion de Tos temporal, chez certains félins.
M“« Cottia.
cotylédon n. m. (du gr. kotulêdôn, cavité). Lobe charnu qui enveloppe la radicule de la graine. (V. la planche plante.) Anat. Lobe du placenta.
— Encycl. Le nombre des cotylédons fixes pour chaque espèce végétale a permis de classer les plantes en monocotylédones (graminées), n'ayant qu’un seul cotylédon, et en dicotylédones (légumineuses), ayant deux cotylédons. Quant aux acotylédones, ce sont les cryptogames. Les cotylédons servent de réserves nutritives à la plantule.
COtylédonaire [nè-re] adj. Qui se rapporte aux cotylédons ; corps cotylédonaire.
COtylédoné, e adj. Se dit des plantes pourvues de cotylédons ; plante cotylédonée.
COtylémorplie adj. (du gr. /mtolj, cotyle, et morphe, forme). Qui a la forme d’un cotyle.
COtyloïde adj. (du gr. kotulê, cotyle, et eidos, aspect). Anat. Qui ressemble ou qui a rapport aux cavités osseuses appelées cotyles.
COU ou col n. m. (lat. collum). Partie du corps qui joint la tête aux épaules : la girafe a un long cou. Par ext. Partie longue et étroite, par où Ton remplit certains récipients : col d'une bouteille. Se rompre, se casser le cou, se tuer en tombant. Couper le cou, trancher la tête. Tordre le cou, tuer. Sauter au cou, embrasser avec effusion. Jusqu'au cou, pardessus les épaules. Fig. Complètement, tout à fait : être dans les ennuis jusqu'au cou. La corde au cou, dans une situation désespérée, comme le condamné qu’on va pendre. Prendre ses jambes à son cou, s’enfuir au plus vite. Cou de cygne, robinet, tuyau en forme- de cou de cygne. PI. des cous de cygne.
couac [kou-ak] n. m. Son faux et discordant, produit par une voix ou un instrument de musique.
couac [kou-ak] ou COUaque [kou-a-ke] n. m. Farine de manioc grossière.
COUagga n. m. Espèce de zèbre aujourd'hui disparue et qui habitait le sud de l'Afrique. (On n’en possède que des spécimens empaillés.)
COUaille [kou-a, il mU., e] n. f. (de queue). Laine de qualité inférieure, coupée près de la queue. Se dit des extrémités d'un étang qui restent à sec quand les eaux sont basses.
COUaiS [kou^è] interj. Cri pour faire taire les chiens qui crient mal à propos.
COUalios [oss] n. m. Couvain de rebut des vers à soie.
Couango ou Koango, grande rivière do l’Afrique occidentale, affl. du Kassaï.
Couanza ou Quanza, fleuve côtier de l’Afrique occidentale, dans la colonie portugaise d’Angola ; cours 950 kil.
couar n. m. Corneille commune.
COUarail [ra, l mll.] n. m. (mot du patois lorrain désignant la causerie, le soir, auprès du feu, dans les villages). Sorte d’académie régionale fondée à Nancy, à la fin du xix® siècle.
couard [kou-ar], e adj. et n. (de queue). Poltron : un franc couard. Adj. Qui annonce la poltronnerie ; air couard. Bios. Se dit des animaux et en particulier du lion représenté avec la queue entre les pattes, ce qui est un signe de déchéance. N. m. Partie du bœuf qui comprend la naissance de la queue. Extrémité de la faux qui adhère au manche.
Couarde-Sur-Mer (La), comm. de la Charente-Inférieure, arr. et à 21 kil. de La Rochelle, dans Tile de Ré ; 1.060 h. Station balnéaire (plage de sable).
couardement [man] adv. D’une manière couarde. (Peu us.)
COUarder [dé] n. m. Faire le lâche.
couardise [di-ze] n. f. Lâcheté, poltronnerie.
Couat (Aiiguste-Henri), helléniste et professeur français, né à Toulouse, m. à Bordeaux (1846-1898); auteur de : la Poésie alexandrins sous les trois Ptolémées, Aristophane et l'ancienne comédie.
CoubiSOU, comm. de l’Aveyron, arr. et à 6 kil. d'Espalion, sur un affluent du Lot ; 1.290 h.
Coublanc, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 38 kil. de CharoUes, près d’un affluent de TAron ; 1.780 h.
Coutale'Vie, comm. de TIsère, arr. et à 20 kil. de Grenoble, non loin de la Morge ; 1.560 h. Aciérie, soieries.
Coubon, comm. de la Haute-Loire, arr. et à 5 kil. du Puy, sur la Loire; 2.670 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales.
Coubre (pointe de la), pointe de la Charente- Inférieure, marquant l’extrémité septentrionale de l’embouchure de la Gironde. Remarquable phare à Bonne- Anse.
COUCal n. m. Genre d’oiseaux grimpeurs comprenant des coucous d'assez grande taille, qui vivent dans les régions chaudes de T Ancien monde.
cou
COU
COUCtl [kourh'] n. m. Auget destiné à recevoir la résine des pins maritimes.
couchage n. m. .Action de coucher. Effets de literie. Sorte de marcottage. Action de mettre les grains en couche pour les faire germer.
couchant [chan\ e adj. Qui se couche. Chien couchant, qui se couche en arrêtant le gibier et, au Ag., homme qui rampe pour plaire. Soleil couchant, soleil près de disparaître à l’horizon. N. m. Occident, ouest. Vig. Vieillesse, déclin : génie à son couchant. Ant. Levant.
COUChart [char] n. m. Papei. Ouvrier qui renverse sur les feutres la forme chargée d'une feuille de papier.
couche n. f. (de coucher). Lit : être étendu sur sa couche. Par ext. Union conjugale. Linge dont on enveloppe les enfants au maillot. Enf.mtement : couche laborieuse (.s’emploie en général au plur.). Fausse couche, avortement ; exonirose. Amas parallélépipédique de matières organiques, humecté d’eau de manière à y déterminer une fermentation productrice de chaleur : semer sur couche. Arrangement par lit: couche de fruits. Substance appliquée sur une autre : couche de plâtre. Enduit de peinture. Géot. Se dit des différents lits qui composent un terrain. Fig. Région, sphère, catégorie ; les couches sociales, les nouvelles couches. Pop. En avoir une couche, être très bête. Techn. Pièce de bois posée horizontalement à terre et sur laquelle viennent s’appuyer des étais. Dans la monture d'une arme à feu, partie qui comprend la poignée et la crosse. Plaque de couche, ferrui'C qui garnit cette partie de l'arme.
— Encycl. Mort. La couche est mise en œuvre chaque fois qu’on veut assurer aux semis, boutures, greffes, aux pbantes et à leurs parties souterraines une température relativement élevée, favorable à une germination ou à un développement rapides. Les matières animales (fumiers) produisent une fermentation plus intense, mais moins durable que les matières végétales (feuilles, mousses, tan, sciure de bois). On distingue les couches ; 1» chaudes (20» à 30») ; 2» tempérées (10» à 20») ; 3» sourdes ou froides. La température ne s'obtient qu’au bout de quelques jours, et, après un coup de feu au début, se maintient de 30 à 80 jours. L’emploi des cloches ou des châssis est complémentaire de la mise eu œuvre d’une couche, couché adj. Papier couché. V. papier.
couchée [cftél n. f. Action de coucher dans un endroit. Souper et logement dans rme auberge. Lieu où l'on couche en voyage.
COUChe-poiUt n. m. Trépointe du talon d’un soulier, d’une botte. PI. des couche-points.
coucher [ché] v. a. (lat. collocare). Mettre au lit ; coucher un enfant. Etendre tout de son long à terre : coucher une échelle. Pencher ; le vent couche les blés. Mettre en enjeu ; coucher gros. Fig. Inscrire : coucher sur une liste. Coucher quelqu un sur son testament. Coucher sur le carreau, jeter à terre, mort ou blessé. Coucher en joue, viser. Incliner ; coucher son écriture. V. n. Passer la nuit : coucher dans une auberge. Se coucher v. pr. S’étendre : se coucher sur l'herbe. Se mettre au lit. Fig. Disparailre ; le soleil se couche. Milit. Couchez-vous ! Son-