V. a. ( rad. joint
Joindre bout à bout :
ajointer deux planches.
ajonc [/on]n.m.
Genre de légumineuses papilionaoées , renfermant des ar- . . , .
bustes épineux a Ajax (pierre graves).
fleurs jaune d'or, qui croissent dans les endroits arides.
— Encycl. Les ajoncs ou genêts épineux se rencontrent dans les terres pauvres de l'Europe. On peut les employer comme foui'rage quand les pousses sont jeunes et tendres et après broyage ou se servir de leur cendre comme engrais.
ajoupa n. m. Hutte de sauvages, de nègres. ajoUTn. m. Ce qui est à jour, dans une sculpture, ajouré, Cadj. Se dit de ce qui est percé d ouvertures, de vides, de ce imi est à jours : étoffe ajourée ; balustrade ajourée. Dlas. Se dit principalement des édifices dont les fenêtres sont d'un émail différent et des pièces qui, percées à jour, laissent voir ainsi le champ de l’écu.
ajourer [«] v. a. Pratiquer des jours dans : ajourer une balustrade. Eclairer, donner du jour, de la lumière ; ajourer une mansarde.
ajourné n. et adj. m. Se dit d'un conscrit qui a bénéficié d'un ajournement (v. ce mot) ou d'un candidat renvoyé à une autre session.
ajournement [man'] n. m. Remise d’une affaire à un autre jour. Assignation, par huissier, à compai'aître à jour fixe devant un tribunal. Décision du conseil de révision, par laquelle un conscrit débile est renvoyé à un nouvel examen du conseil.
ajourner [né] v. a. Renvoyer à un autre jour, à une autre session : ajourner une visite, un candidat. En parlant du conseil de révision, renvoyer un conscrit faible de constitution à un nouvel examen du conseil, ordinairement aune année plus tard. Procéd. civ. Assignerktitre fixe: ajourner undébiteurauSmai. ajoutable adj. Qui peut, qui doit être ajouté, ajoutage n. m. chose ajoutée à une autre.
(Peu us.) "V. AJUSTAGE.
ajouté n. m. Addition que Ton fait à un écrit, ajouter [té] v. a. (du lat. ad, à, et juxta, auprès). Joindre, augmenter : la mode tie ajoute au mérite. Ajouter foi. croire. Ant. Retrancher, ôter, dsduire, défalquer, supprimer.
ajoutoir ou ajutoir n. m. v. ajutage.
ajuga n. f. Genre de plantes de la famille des labiées, vulgairement appelées bugles, et dont une espèce est employée comme vulnéraire.
ajust ou ajut [ju] n. m. Nœud, appelé aussi nœud de vache, servant aux marins à joindre deux cordages,
ajustage ijus-
ta-je] n. m. Action Nœud d’ajuat.
de donner aux mon- ■
naies le poids légal. Action de finir, polir, etc., pour les fixer dans la place qu'elles doivent occuper, les différentes pièces d’une machine, d’un instrument. Joint.
ajustement [jus-te-inan] n. m. Action d’ajuster: l'ajustement d'une balance. Conciliation, accommodement : chercher un ajustement à un différend. Parure : être recherché dans son ajustement.
ajuster [jus-té] v. a. (de à, et juste). Rendre juste : ajuster une mesure. Adapter ; ajuster un couvercle à une boîte. Mettre en état de fonctionner : ajuster une machine. Viser : ajuster u:i lièvre. Habiller, parer : ajuster une actrice. Donner le poids légal à une monnaie.
ajusteur [ju'-teur] n. et adj. m. Ouvrier qui ajuste. Ajusteur-monteur, ou simplem. monteur, ouvrier chargé de l'assemblage des pièces d'une machine. préalablement ajustées.
ajustoir [jus-toir] n. m. Petite balance qui sert à mettre les monnaies au poids voulu.
ajusture \jus-tu-re] n. f. Concavité ménagée au fer à cheval pour qu'il s'adapte facilement au pied, ajut 'ju] n. m. V. AJUST.
ajutage n. m. (rad. ajouter). Petit tuyau soudé à l'extrémité d'un tube d'écoulement pour en régulariser le débit. (On dit quelquef. ajutoir et ajoutoir.)
Akabah (golfe d’). golfe très étroit et allongé, formé par une branche de la mer Rouge, entre la p ninsule 3inaïtique et la côte nord-ouest de l'Arabie.
Akakia (Martin), lecteur au Collège de France, médecin de François 1^, dont le vrai nom. qu’il traduisit en grec, était Sans-Malice, né à Châlons-sur-Marne ; in. en 1561. — Son petit-fils Jean, m, en 1630. fut le médecin de Louis XIII.
Akakia (c’est-à-dire sans malice), nom sous lequel Voltaire a couvert de ridicule le géomètre Maupertuis dans sa Diatribe du doctewr Akakia, médecin du pape, que Frédéric II fit brûler par le bourreau.
Akbar, empereur mogol de TInde, de la i-ace de Tamerlan, né à Amarkot (1642- AKuar.
1605). Il agrandit et organisa son empire, avec l'aide de son ministre Aboul-Fazl ; de l'année de son avène¬
ment (1636) date la grande ère orientale ou ère d'A kbar.
AkbOU, ch.-l. de c. (Algérie, dép. de Constantine), arr. et à 77 kilom. de Bougie; 2.300 h.
akébie [6f] n. f. (mot japon.;. Genre de plantes renfermant des lianes chinoises et japonaises, à feuilles palmées, à grappes de fleurs roses ou lilas, a Kempis [^:m-pz.ss]..V. Kempis.
akène ou achaine [kè-ne] n. m. (du gr. a priv., et khainein, ouvrir). Bot. Fruit sec, dont le péricarpe n'est pas soudé avec la graine.
Akenside (Marc), médecin et poète anglais, né à Ncwcastle-upon-Tyne, m. à Londres (1721-1770), auteur des Plaisirs de l'imagination, trad. en franç. par d'Holbach, poème en 3 chants, plus remarquable par l'élévation des idées et la pureté du style que par l'originalité.
Akhal-Tekké, oasis du Turkestan russe fprov. Transcaspienne), au pied du Kopet-Dagh, et sur l'Atrek. Les Russes s’en sont emparés en 1881 Akkal-zikllé, v. de Géorgie (gouv. de Tiflis), sur le Poskhov-Tchaï, affluent du Kour; 16.000 h.
Ak-Hissar, v. de la Turquie d’Asie (prov. de Smyrne) ; 92.000 h.
akis [fa'ss] n. m. Genre de coléoptères hétéromères noirs, répandus dans les terrains arides.
AkkadS, nom donné à l’une des populations primitives de la Basse - Chaldée , d'origine touranienne ou sémitique, et dont la langue subsista comme langue savante jusqu’à Alexandre.
Akkas, peuple nain, nègre, de l'Afrique centrale, habitant la zone torride, sur les bords du Nil Blanc.
Akkerman [a-kér-man'], V. forte de Roumanie (Bessarabie), port sur l’estuaire du Dniester; 45.000 h.
Akmolinsk, v. de la Sibérie, ch.-l. de prov., sur Tlchine; 7.000 h. Commerce important; fourrures.
Akra ou Accra, v. de la Guinée septentrionale, sur la Côte de l’Or ; 10.000 h. Aux Anglais.
Akron, v. des Etats-Unis (Ohio) ; 28.000 h. Commerce important de céréales.
Aksakov (Ivan), littérateur et publiciste russe, né à Nadeshmo (gouv. d’Oufa), m. à Moscou (1823- 1886), ardent défenseur de l'idée panslaviste. Il fut l'instigateur de la guerre russo-turque. H fonda plusieurs journaux, entre autres la Rouss, « la Russie ».
AkSOU, V. du Turkestan chinois, sur la rivière homonyme, affl. du Tarym, et au milieu d'une riche oasis ; 51.000 h.
al OU el, article arabe {le), qui entre dans la composition de plusieurs mots dérivés de l'arabe : alcool, algèbre, etc.
Al, symbole chimique de l'aluminium.
Alabama, fl. des Etats-Unis; passe à Montgomery et se jette dans le golfe du Mexique; 1.400 kil.
Alabama, un des Etats de l'Union américaine; 1.828.700 h.; cap. Montgomery. Grande production de coton et de tabae.
alabandine n. f. Variété de grenat d’un rouge foncé. Sulfure de manganèse naturel, qui doit son nom à la ville d’Alaéanaa (Carie), où on le rencontre.
alabastrite [bas-tri-te] n. f. Variété de gyp.se, très blanche, qui se trouve en Toscane et est employée à faire des vases, des statuettes, etc.
alabastron n. m. Antiq. Vase à parfums qu’on trouve surtout dans les tombeaux.
Alacoque (sainte Marguerite-Marie), religieuse de la Visitation de Paray-le-Monial, née à Lauthecotir, comm. de Verosvres (diocèse d'Autun) [1647- IGOff), célèbre par ses austérités et son mysticisme, béatifiée en 1864 et canonisée en 1920. C'est elle qui institua la dévotion au Sacré-Cœur.
alacrité n. f. (lat. alacritas). Enjouement, gaieté d'humeur.
AlaâiU ou Ala-ed-DiH, un des princes qui commandèrent aux hachichins (par corruption as sassins), et plus connu sous le nom de Vieux de la Montagne (xiip s.).
Aladin ou la Lampe merveilleuse, titre d'un conte charmant des Mille et une Nuits. Le jeune Aladin, fils d’un failleur nommé Mustapha, rencontre un sor cier qui le charge d'aller chercher au centre de la terre une lampe aux propriétés merveilleuses. Devenu possesseur de cette lampe magique, Aladin réalise la plus brillante fortune. Les écrivains font souvent allusion à la lampe d' Aladin pour désigner le moyen secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs.
Alagnon, riv. de France, née au massif du Cantal. affl. de l'Ailier (r. g.) ; cours 80 ki.Très pittoresque.
AlagoaS [ç/io-ass], un des Etats du Brésil; 786.000 h. Ch.-l. Maceio.
Alai, un des hauts plateaux du Turkestan russe, près de la passe de Sari-Kol (3.000 m. environ'.
Alaigne, ch.-l. de c.' (Aude); arr. de Limous; 5GÜ h. — Le cant. a 27 comm. et 7.500 h.
Alain de Lille, professeur de Ihéolo^ie à l'université v1e Paris, poète latin, surnommé ïe Docteur imiversel. né à Lille, m. à Cîteaux (1114-1202/.
Alains [Jiii'. barbares originaires de la région entre la mer d’Azov et le Caucase. Poussés par les Huns, ils pénétrèrent par fractions dans l'empire romain, et envahirent la Gaule en 406. Ils furent anéantis en Espagne par les Wisigoths. — Un Alain.
alairô [lè-rêl adj. (du lat. o/a, aile). Relatif aux ailes des oiseaux, d’un moulin, etc.
alaire n. f. Algue de la famille des phéosporées, très commune sur les côtes de la Grande-Bretagne, et recherchée comme aliment, à cause de son goût légèrement sucré.
alais [/é] n. m. Fauconn.
Nom donné à un oiseau de la famille des faucons, très propre à la chasse aux perdrix.
Alais [/éj, ch.-l. d'arr.
(Gard), sur \cGardon d' Alais.
Ch. d.f. P.-L.-M., à 42 kil. de Nîmes; 36.450 h. [Alaisiens'^.
Verreries ; forges. Aux environs , importantes mines de fer et de houille, parmi lesquelles on remarque celles de la Grand’Coinbe. Ecole de mineurs. Patrie
Armes d’Alais.