‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 551 sur 1225 · I.e rhinocéros, hnrète · texte numérisé non relu

I.e rhinocéros, hnrète

' I>c rossignol . chante.

Le sanglier. . grommelle, nasille.

iLe serpent. . . siffle.

Le taureau . . mugit.

Le tigre .... rauque, râle.

|La tourterelle, gémit, roucoule.

devise qui se mettait sur les bannières et que 1 on l'épétait dans les combats comme une excitation guerrière. Cri d'armes ou simplem. cri, devise analogue qui figure au-dessus des aimoiries de certaines familles. Fig. Mouvement intérieur : le cri de là conscience, de la nature. Plainte : le cri des opprimés. Opinion générale : le cri public. Voix ropre à chaque animal. Bruit aigre : le cri de la Ime. Bruissement de la soie. Fatn. Dernier cri, dernier genre, suprême élégance. A cor et à cri loc. adv. V. COR.

— Encycl. Dr. pén. Cris séditieux et chants. Tous cris séditieux proférés dans des lieux ou réunions publics seront punis d'un emprisonnement et d'une amende, ou de l'une de ces deux peines seulement. Les tribunaux correctionnels sont compétents lorsque les cris et chants ont pour but un acte de propagande anarchiste. V. presse.

Cri, déesse hindoue de la beauté, de la fortune et (fu bonheur, épouse du dieu Vichnou.

criage n. m. Annonce faite en criant. (Peu us.) criaillement [krUa, il mil., e-man] n. m. Cri ou bruit désagréable. Discussion.

criailler [kri-a, il mil., é] v. n. Fam. Crier beaucoup, désagréablement et mal à propos.

cric [kri] n. m. (onomat.). Machine à crémaillère

Crics: 1. D’auto, pour voitures léjfères; 2. D’auto, à crémaillère ; 3. A crémaillère et a manivelle.

et à manivelle, servant à soulever les lourds fardeaux. Arg. Eau-de-vie.

cric [krik": interj. (onomat.). Exclamation servant à exprimer le bruit d'une chose qu'on déchire ou qui se rompt. (Se joint souvent au mot crac : cric crac.'/

CRI

cricéal adj. m. Anat. Os cricéal, quatrième paire d'os auxiliaires des arcs branchiaux chez les poissons.

cricétinés n. m. pl. Tribu de mammifères rongeurs, comprenant les hamsters et les cricétodons mammifères rongeurs fossiles). S. un cricéiiné.

Cricet'US [sé-tuss] ou cricet [sè] n. m. Xoni scientifique des rongeurs du genre hamster.

Cricbna. Mgth. hind. V. Kri hna.

Criciltoil fkrik-ton’] (James), dit V Admirable Crichton, savant écossais, le Pic de La Mirandole de son pays, également remarquable dans les exercices de l'esprit et dans ceux du corps, né à Eliock (Ecosse), tué à Mantoue (1560-1583).

cricket [ftri-Aè] n. m. (mot angl.). Jeu de balle anglais, qui se joue avec des battes de bois.

— Encycl. Le cricket n'est qu’une modification du jeu français appelé crosse ou criquet. A chaque extrémité d'un terrain plat d'assez longue étendue.

on plante en terre, vis-à-vis l'un de l'autre, trois bâtons distants de quelques centimètres. Sur leur partie supérieure on place un auti'e bâton, que la moindre secousse fait choir. Le portique ainsi formé se nomme le guichet. Les joueurs, divisés en deux camps et armés chacun à leur tour d’nn long battoir, s'efforcent de loucher, avec la balle, le guichet des adversaires et de le renverser.

cricket-club n. m. Société des cricketeurs. cricketeur [kri-ke] n. m. Amateur du jeu de cricket.

crico-aryténoïdien adj. et n. m. se dit de

deux muscles du larynx, constricteurs de la glotte.

crieoide adj. et n. m. Se dit du carlilage annulaire du- larynx, situé à la partie inférieure de l'organe.

crico-tliyroïdieil adj. et n. m. L’un des muscles du lai'ynx, tendeur des cordes vocales.

crico-traclléal, e, aux adj. Qui appartient aux cartilages crico'ides.

cri-cri n. m. (onômat.). Nom vulgaire du grillon. Pl. des cri-cri.

cric-tenseur [ftri- Cno-tenseur.

tan] n. m. Instrument pour

tendre les fils de fer des clôtures. Pl. des cricstenseurs.

crid [krid'] n. m. V. ORiss.

criée [kri-é] n. f. "Vente publique aux enchères , acheter à la criee. Vente par autorité de justice.

— Encycl. Le nom de vente à la criée, appliqué. à la vente aux enchères, vient de la coutume où Ton était jadis de faire crier publiquement, par un huissier ou sergent, la vente des meubles ou immeubles faite par autorité de justice. Les ventes à la criée sont aujourd'hui faites par les commissaires-priseurs. Elles portent sur les objets mobiliers vendus soit après décès, soit par autorité de justice. Elles sont devenues importantes du jour où le goût des arts eut donné naissance à la classe si nombreuse des collectionneurs. Elles se font ordinairement dans les salles de ventes publiques, quelquefois dans la maison même où sont les meubles, par les commissaires priseurs. On fait aussi des ventes à la criée dans les monts-de-piété.

Criel-SUr-Mer, comm. de la Selne-Inférleure, arr. et à 22 kil. de Dieppe ; 1.010 h. Bains de mer.

crier [kri-é] v. n. (lat. guiritare, appeler à son secours les citoyens, quintes. — Se conj. comme prier.) Jeter un ou plusieurs cris ; crier de douleur. Parler très haut, avec chaleur : crier au secours. Se plaindre : crier à l'injustice, crier misère. Réprimander aigrement : crier contre le vice. Fig. Produire un bruit strident : l'essieu crie. Etre criant, être d'une injustice évidente. V. a. Prononcer en criant : crier adieu. Publier, annoncer en criant : crier une annonce ; crier un journal. Réclamer impérieusement ; crier vengeance. Vendre à la criée : crier des meubles. Crier une vente, proclamer les enchères.

Proclamer publiquement:

crier un ordre a son de trompe.

crierie [krt-rî] n. f.

Cris fréquents et importuns. (Peu us.)

crleur, euse [euze] n. Qui crie. Crieur publie, qui proclame quelque chose en public. Qui crie ses marchandises dans les rues. Qui annonce les enchères dans une vente à la criée.

crignar d [gnar] n. m. Nom vulgaire de L. de Crilloo.

la sarcelle commune.

Grillon [il mil.. (Louis DES BALBES de BeRTON de), né à Murs (Vaucluse), m. à Avignon (ln43'161o); eélèbre capitaine, ami et compagnon d'arme» de Henri IV, qui le proclama le premier capitaine du monde et qui, raconte Voltaire, lui écrivit ce billet fameux, après la victoire d'Arques : « Pends-toi brave Crillon, nous avons combattu à Arques, et tu ny étais pas! »

CRI

crime n.m. lat. crimen).

Toute violation très grave de la loi morale, religieuse ou civile, et spécialeni.. infraction dont la répression est du ressort de la cour d'assises et qui entrainc une peine afflictive et infamante : en matière de crime, il y a prescription au bout de dix ans en ce gui concerne l'action publique, et ait bout de vingt ans en ce gui concerne la peine.

Les criminels : poursuivre le crime. Par cxt. Personnes criminelles : le crime va tête levée.

— Encycl. Dr. Les peines en matière criminelle sont ou afflictives et infamantes, ou seulement infamantes.

Les peines afflictives et infamantes sont : 1® la mort;

2® les travaux forcés à pei'pétuité ; 3® la déportation ; 4® les travaux forcés à temps ; 5® la détention ; 6® la réclusion.

Les peines infamantes sont : 1® le bannissement;

2“ la dégradation civique.

La tentative de crimeestpunissable comme le crime même, tandis que la tentative de délit échappe à la répression.

Crime (Histoire d'un), par ■Victor Hugo ; récit éloquent et indigné d'Etat de 13St.

du coup

Crime et Châtiment, roman russe de Dostoïevski (186BI. Un étudiant pauvre et ambitieux tue une vieille usurière pour se procurer les moyens de poursuivre sa carrière ; mais, hanté par le remords, il finit par se livrer à la police. Œuvre d'un pathétique puissant et d’une grande profondeur d'analyse.

Crime d’amour (un), romande P. Bourget (1886). Un homme blasé méconnaît et perd l'amour d'une femme sincère. Pénétrante étude de psychologie.

Crime de Sylvestre Bonnard (le), roman d'Anatole France 1 1881), qui a pour héros un vieux membre de l'Institut, à la fois tendre et ironique, et une jeune fille qu'il adopte. Œuvre riche en charmants horsd'œuvre, et d'une perfection de style toute classique.

Critnée [?m;] (anc. Chersonèse Taurique], presqu'île de la Russie méridionale, sur la mer Noire, rattachée à la masse continentale par l'isthme de Pérékop, entre mer Noire et mer d'Azov ; 2.3. GOO kilom. carr., BdO.OOO h. (Criméens). La Crimée, qui faisait partie du gouv. de Tauride, a pour v. princ. Sébastopo:, Simféropol, Eupatoria et Ealakiava. Climat très doux dans la partie méridionale. La Crimée est célèbre par la lutte que la Russie y soutint contre la Turquie, la F' rance, l'Angleterre et le Piémont (1854-1855), lutte marquée par les batailles de l'Alma, le siège de Sébastopol, les batailles de Balaklava, d'Inkerraann, de Traktir ou de la Tchernaïa, la prise du Mamelon-Vert et de la tour Malakoff, et qui se termina par le traité de Paris (185G). V. Orient [question (V). En 1917, une assemblée nationale (Kouroultaî) proclama l'indépendance de la république de Crimée, qui fut reconnue par les Soviets en 1922, après avoir subi plusieurs invasions.

Crimée [médaille de), décoration décernée par la reine d'Angleterre Victoria aux militaires de tous grades qui prirent part à l'expédition de Crimée ; reconnue et acceptée par le gouvernement français en 1856. La médaile est d'argent ; le ruban est bleu, avec liséré jaune, et porte des barrettes sur lesquelles figurent les noms des batailles auxquelles le titulaire a pris part. La médaille de la Baltique (v. Baltique) fut instituée à la même époque et à propos des mêmes événements.

Grimé en, enne [mé-in, è-ne], habitant ou originaire de la Crimée : les Criméens. Adjectiv. : le steppe criméen. N. f. Sorte de longue capote en drap bleu, sans martingale, avec collet, pèlerine courte et capuchon, qui fut en usage pendant la guerre de Crimée.

criminalisable [U-za-ble'] adj. Qui peut être criminalisé ; a/Jaire criminalisable.

criminalisant [zan], e adj. Qui criminalise, criminalisation \za-si-on] n. f. Action de rendre criminel.

criminaliser [li~zé] v. a. Transformer un procès correctionnel ou civil en un procès criminel.

criminalisme [lis-me\ n. m. Système de criminalité; aspect sous lequel une affaire criminelle se présente.

criminaliste [îis-té\ n. m. Auteur qui écrit sur la criminalité : Beccària fut un grand criminaliste. criminalistique \lis~tiké\ n. f. Ensemble

des connaissances pratiques nécessaires à un magistrat procédant au criminel.

criminalité n. f. Nature de ce qui est criminel. Ensemble des faits criminels dans un milieu donné : la criminalité a progressé avec l'alcoolisme.

criminatoire adj. Qui tient de l'accusation criminelle.

criminel, elle [nèl è-le\ adj. Coupable d'un crime : honnne criminel. Qui a rapport au crime : py'océdure criminelle. Contraire aux lois naturelles ou sociales : a^ te criminel. N. Personne qui a commis un crime: punir un criminel. Dr. Matière, procédure criminelle : tant au civil qu'au criminel. Grand crimviel, i*essort de la cour d'assises ; petit criminel, ressort de la police correctionnelle.

criminellement [n^-le-man, adv. D'une manière criminelle. Devant la juridiction criminelle.

Crimmitschau, v. d' Allemagne (Saxe), sur la Pleisse ; 26.000 h. Filatures.

^ crin n. m. (lat. crinis). Poil long et rude, qui vient au cou et à la queue des chevaux et de quelques autres quadrupèdes. A tous criyis, nui a tous ses crins, et un fig., énergique, violent. Fam. Personne d'humeur désagréable, de mauvais caractère.

Médaille de Crimée.

Carte do la Crimée.

Crin végétal, fibres végétales de l'agave, du phormium tenax, etc., qui remplace parfois le crin de cheval. Crin de Florence ou simplem. florence n. f. V. FLORENCE.

— Encycl. On distinime le crin plat, qui est tel qu'il sort de la queue ou de la crinière de l'animal, et qu’on emploie dans la fabrication des tamis, des cribles, des pinceaux, des archets, des articles de pèche, et le crin crépi, qui, après avoir été cordé, est plongé dans l'eau bouillante, d'où il sort frisé ; ce dernier est employé par les tapissiers, matelassiers, bourreliers, carrossiers. Commercialement, on donne le nom de crin végétal à certains végétaux : la zostère, la tillandsie usnéoïuc, l'agave, le phormium tenax, qui peuvent remplacer le crin.

crinal, e, aux adj. IHst. nat. Semblable à un crin. Gros comme un crin.

Grincer [séj v. a. (Prend une cédille sous le e devant a et o : il crinea, nous cringons.) Cribler avec un van de crin.

crincrin n. m. (onomat.). Mauvais violon.

crinier fm'-é] n. m. Ouvrier qui travaille, apprête le crin.

crinière n, f. (de crm). Tout le crin du cou d’un cheval, d'un lion. Crins tombant du haut d'un casque par derrière. Fam. Longue chevelure.

crinifère ou crinigère adj. Qui porte une crinière.

criniflore adj. Bot. Dont les pétales sont filiformes.

criniforme adj. Qui a la forme d'un crin.

crinoïdes n. m. pl. Classe d'échinodermes renfermant les encrines, lis de mer et autres organismes ordinairement en forme de calice ou de sphéroïde polygonal, dressé sur une tige. S. un crinolde.

— Encycl. Les crinoïdes abondent dans les terrains paléozoïques ; ils ne sont plus représentés actuellement que par quelques espèces habitant surtout les grandes profondeurs des océans.

crinoline

n. f. (de crin).

Etoffe de crin.

Jupon fait de cette étoffe.

Vaste jupon bouffant, maintenu par des lames d'acier ou des baleines, et qui remplaçait les paniers ; la crinoline, à la mode sous le second Empire, disparut en 1S68.

crinolinée rnë] adj. f. Se dit d'une femme qui porte une crinoline.

crinon n. m. Nom vulgaire de plusieurs vers nématodes, qui vivent en parasites chez les animaux.

crinonisque [nis-ke] n. m. Genre de crustacés isopodes, dont l'espèce type a été découverte sur les côtes de Gascogne.

— FIncycl. Le crinoniscus eçwitans est un curieux petit parasite qui vit dans les balanes ou glands de mer (balanus perforatus) ; la femelle a la forme d'une fleur de lis, avec ses deux larges expansions latérales.

criobole n. m. (du gr. krios.

bélier, et ballein, frapper). Antiq.

Sous l'empire romain, sacrifice d'un bélier, spécialement en l'honneur de Cybèle ei d'Atis.

criocère n. m. Genre de coléoptères à couleurs vives, répandus sur tout le globe, et dont certaines espèces sont nuisibles aux « . . , . , ■ ,

plantes cultivées : le criocère de ^

l'asperge a la tète bleu joncé, le corselet rouge, et les élylres bleus marqués chacun de trois taches jaunes.

criollo n. m. Nom donné au meilleur cacao du Venezuela.

crioptiore adj. /du gr. krios. bélier, et phoros, qui porte). Surnom d'Hermès, donné à ce dieu pour avoir délivré Tanagre de la peste en portant un bélier sur ses épaules autour des murs de la ville.

Daise portant une crinolioe.

Criquet,

CRI

criot [kri-o] n. m. En Bourgogne, terrain situé à flanc de. coteau.

cri part Ipar'j n. m. Nom vulgaire du grimpereau commun.

crique [kri-ke] n. f. (scandin. kriki). Uctite baie naturelle. F'ossés dont les assiégés coupent le terrain pour empêcher l’établissement de trancliécs.

Criquer \kri-ke\ v. n. (de cric). En parlant de l’acier, se fendiller en refroidissant pendant le forgeage. En parlant de la laine, devenir cassante par l’efl'et d'un apprêt desséeliant.

criquet ffr?-i-Aè] n. m. Nom vulg^aire de divers genres dinsectes orthoptères : les criquets

dévastent souvent tes cultures en Algérie. V. sauterelle. Petit cheval faible et de vil prix. Fig. Homme grêle. Pop. Piquette, mauvais petit vin.

Criaueter [ke-té] v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette ; je criquette.) Produire un léger craquement.

criquetis [ke-H] n. m. Bruit aigre que produit le burin sur une planche de cuivre.

Criquetot-l’Esneval [ke-to-lH-ne], ch.-i.

de c. (Seine-Inférieure), arr. et à 24 kil. du Havre ;

l. 370 h. Ch. de f. Etat. — Le cant. a 21 comm. et 11.9i0 h.^

criqûre [/nl-re] n. f. Crique ou fissure dans le fer ou l'acier que l'on corroie.

Cris [kriss] ou CricltS, indiens Peaux-Rouges de l'Amérique du Nord, dont il ne subsiste que de rares individus.

crise [kri-ze] n. f. (gr. krisis; de krinein, juger). Changement, ordinairement de bon augure, qui survient subitement dans le cours d'une maladie ; on observe des crises dans toutes les maladies aiguës. Crise de nerfs, attaque de nerfs, Fig. Moment périlleux, décisif d'une affaire ; crise financière. Situation fâcheuse caractérisée par une pénurie ; la crise du logement. Crise ministerielle, période qui suit la dissolution d'un ministère et pendant laquelle on cherche à constituer un nouveau cabinet.

crispant [kris-panl, e adj. Fam. Agaçant, qui donne des crispations.

crispation [/.rispa-si-on n. f. (de crisper).

Contraction qui diminue l'étendue d'un objet, et en ride la surface. Contraction des muscles .

Fam. Mouvement d'impatience : orateur qui donne des crispa' ions.

crisper \hris-pé] v.a.

(lat. crispare ; de crispvs, frisé). Causer des crispations : liqueur qui crispe l'estomac. Fig. Impatienter.

Crispi (François), homme d'Etat italien, né à Ribera ( Sicile ) , m. à Naples (1819 1901). Il participa à la plupart des insurrections et des guerres qui préparèrent l'unification de l ltalie, et notamment à l'expédition des Mille, fut l'un des plus énergiques A, crispin.

partisans de la Triplice,

et se signala par son hostilité contre la Franco.

crispiflore [Icm-pf] adj. Bot. Dont les pétales sont frisés.

crispifolié, e [*mpi] adj . Bot . Qui a ses feuilles frisées.

crispin \kris-pin] n-

m. (ital. crisjiino). Rôle de valet de comédie : jouer les crispins. Petit manteau à capuchon. Manchette de cuir qui s'ajoute aux gants de salle d'armes.

Crispin, nom d'un va let de comédie, d'origine italienne, devenu le type du valet plaisant mais effronté et très peu scrupuleux.Ilestvêtu de noir avec une fraise blanche, des bottes molles, une ceinture de buffle et unelongue rapière. Unspin.

Crispin rival de son maître, charmante comédie en un acte et en prose, de Le Sage, publiée en 1707. Crispin. valet de Valère, essaie. en se lionnani pour un gentilhomme campagnard, d'enlever à son maître sa fiancée Angélique ; mais sa ruse est découverte.

Crispus Ikris-puss], fils de Constantin, qiie celui-ci fit empoisonner en 326 sur une accusation mensongère de sa bellemère Fausta.

criss, kriss

crid

Crias et son fourredu.

\krid"\ n. m. (malais kris). Poignard des Malais, à lame ondulée en forme de flamme.

crissement [kri-se-man] n. m. Action de crisser les dents.

crisser 1 kri - së ] v . n .

( onomat . ) Produire un bruit aigre et agaçant avec les dents.

crissure [kri-su-re] n. f. Ride à la surface des lames de métal forgé.

crista-galli n. m. invar, (express. lat. signif. crête de coq). Apophyse de la face supérieure de l'os ethmoïde, sur laquelle s'insère la faux du cerveau.

cristal Ikris-tai] n.m. (gr. A»Tistaf/os). Substance minérale transparente, affectant naturollcincnt la forme d'un polyèdre régniiorou symétrique ; le cris tal de roche est de la silice pure. Verre très pur et très limpide : cristal de Baccarat. Objet fabriqué

CRI

avec ce verre : des cristaux de Bohème. Fig. Glace. Limpidité: cristal d'un ruisseau. Fig. et poét. : le cristal des eaux. Cristal liquide, liquide qui possède, comme les cristaux, la propriété d'être anisotrope, c'est-à-dire qu'il jouit de propriétés physiques différentes, suivant la direction dans laquelle il est observé.

■— Encycl. Techn. Le cristal dit aussi cristal artificiel, par opposition au cristal de roche ou cristal naturel, est un verre à base de plomb, et qui se compose de silice, de potasse et d'oxyde de plomb pur ou minium. Le cristal de gobeleterie a la composition suivante : sable pur 3, minium 2, carbonate de potasse t. On fond ces matièi'es à haute température; après quoi, on façonne par les mêmes procédés que pour le verre (v. verre), qu’il s'agisse du cueillage, du soufflage, ou du moulage. La pièce obtenue est taillée (ébauchée à l'aide d'un disque d'acier elle est ensuite doucie sur une meule de grès fin, et finalement polie sur des meules de bois ou de liège), ou gravée (à l'aide de molettes d'émeri, de grès, de sable, etc). Le cristal artificiel s'emploie pour la fabrication des lentilles d'optique. V. lentille. On fabrique encore une sorte de cristal, le strass, qui renferme les matières les plus pures, et qui imite le diamant lorsqu'il est taillé.

Cristal [Palais de), palais tout en fer et en verre, érigé à Hyde-Park, à Londres, pour l'Exposition universelle de 1851, et. transporté ensuite à Sydenham, à 14 kil. de Londres.

Cristal (montagnes de), chaîne montagneuse de l’Afrique Equatoriale française, courant du N. au S,, à certaine distance du rivage, depuis le Tunboni jusqu’au Komo, qui se jette dans l’Atlantique au fond de l'estuaire du Gabon.

cristallerie [kris-ta-le-rt] n. f. Art de fabriquer les cristaux. Lieu où on les fabrique.

Cristallier {Ims-ta-li-é] adj. et n. m. Graveur en cristaux. Armoire à cristaux.

Cristallière [kris-ta-li] n. f. Mine de cristal de roche. Machine à travailler les cristaux.

cristallifère [kris-ta-U] adj. (de cristal, et du lat. ferre, porter). Qui contient des cristaux.

cristallin [kris-ta-Hn], e adj. (lat. crystallinus). De la nature du cristal : corps cristallin. Clair et transparent comme le cristal ; eaux cristallines. Qui appartient au cristallin : lentille, humeur cristaline. N. m. Partie lenticulaire de l'œil qui amène sur la rétine l’image des objets : la courbure du cristallin se modifie selon la distance qui sépare l'ceil de l'objet considéré. N. f. Substance organique qui existe dans le cristallin de l'œil. Bot. Ficoîde glaciale.

— Encycl. Anat. Le cristallin a la forme d'une lentille biconvexe transparente ; sa substance devient peu à peu opaque avec l'âge, et exige parfois son énucléation. Sa structure et sa forme sont très importantes à étudier au point de vue de la vision ; suivant sa courbure ou ses modifications de réfringence, l’œil est myope, hypermétrope ou presbyte.

cristallinien, enne [kris-ta-li-niin, è-né\ adj. Anat. Qui se rapporte au cristallin. (Usité seulement dans l’expression appdréil cristallinien, qui désigne le cristallin et les organes accessoires.)

eristallinité [kris-ta-H] n. f. Qualité de ce qui est cristallin.

cristallisabilité [krü-ta-li-za] n. f. Caractère d'un corps qui peut cristalliser.

eristallisable [krU-ta-li-za-ble] adj. Susceptible de se cristalliser ; les substances cristallisables sont les plus solubles.

cristallisant [kris-ta-H-zan], B adj. Qui se cristallise. Qui détermine la cristallisation : propriétés cristallisantes.

cristallisation [kris-ta-li-za-si-on] n. f. Action de cristalliser, de se cristalliser : la cristallisation a lieu suivant des formes géométriques. Allds. LITT. Théoi'ie ingénieuse, et souvent rappelée, que Stendhal a émise dans son livre De l'amour, et suivant laquelle on attribue sans cesse à l’objet aimé de nouvelles perfections, de même que dans les mines de sel un rameau d’arbre se couvre peu à peu de cristaux brillants.

— Encycl. On trouve dans la nature un grand nombre de cristaux, que l’on peut reproduire artificiellement par diverses méthodes :

1“ Cristallisation par fusion. Le corps est fondu dans un creuset ; on laisse refroidir lentement ; la périphérie commence à se solidifier ; on enlève la croûte solide supérieure avant que le refroidissement ne soit complet, puis on décante le liquide restant ; on aperçoit alors les cristaux. Ex. : soufre, bismuth.

2“ Cristallisation par sublimation. La substance chauffée donne des vapeurs qui se condensent sur une paroi froide. Ex. : iode, arsenic.

30 Cristallisation par dissolution et évaporation. On fait dissoudre la substance, puis on évapore. Ex. : sel marin, sulfate de sodium.

40 Cristallisation par dissolution à chaud etrefroidissement. Ce procédé pourra évidemment s’appliquer à un sel plus soluble à chaud qu’à froid. Ex. : azotate de potassium.

6“ Cristallisation par les courants électriques. Dans l’électrolyse, les substances qui se déposent sur les électrodes sont souvent cristallisées.

Crista.llisé, e [Ims-ta-H zé] adj. Qui se présente sous forme de cristaux : sucre cristallisé.

cristalliser [kris-ta-li-zd\v. n. Changer en cristaux. V. n. et Se cristalliser v. pr. Se former en cristaux.

CriStalliSOir [kris-ta-li-zoir] n. m. Récipient en verre dans lequel on effectue la cristallisation des corps en dissolution.

cristallites [kris-ta-li-te] n. f. pl. Nom donné aux éléments microscopiques vitreux dont la présence a été reconnue dans les roches éruptives. S. une cristallite.

cristallitique [kris-ta-H-ti-ke] adj. Se dit des roches dont la structure comporte des cristallites.

cristallogénie [kris-ta-lo-jé-nî] n. f. Science qui traite de la formation des cristaux.

cristallogénique \kris-ta-lo-jé-nî-ké] adj. Qui appartient à la cristallogénie.

criStallographe [Icris-ta-Zo] n. m. Savant qui s'occupe de l’étude des cristaux.

cristallographie [kris-ta-lo-gra-fî] n. f. ;gr. krustallos, cristal, et graphein, décrire). Science des cristaux et des lois qui président à leur formation.

— Encycl. Les cristaux sont des solides géométriques limités par des faces planes ; ce sont les angles dièdres que font ces faces entre elles qui déterminent la forme du cristal ; ces angles se déterminent au moyen du goniomètre. La génération des

Chistallooraphie. DifTéreotes formes des cristaux: R Cube j 2. Rrisme droit à base carrée : 3. Prisme droit à hase rhombe * 4. Prisme droit hexagonal; 5. Rhomboèdre; 6. Prisme oblique à base rhomhe; 7, Prisme oblique à base parallélogramme.

cristaux et les formes cristallines elles- mêmes sont soumises à des lois déterminées par Ilaüy, et qui ont permis de rattacher tous les cristaux à un certain nombre de types bien déterminés.

Les diverses formes de cristaux se ramènent toutes à 7 types principaux. L’ensemble des formes se ramenant au même type constitue un système cristallin ; chaque forme cristalline se déduit du type correspondant, par Taddition de facettes ou troncatures qui remplacent soit les angles dièdres, soit les angles polyèdres du type primitif. Cette addition de facettes s’effectue d’après la loi de symétrie qui veut que, lorsque dans la forme 'primitive un élément géométrique se trouve modifié^ tous les autres éléments géométriquement et physiquement identiques le soient aussi et de la même manière. Lorsque les troncatures ne sont effectuées que sur la moitié seulement des éléments géométriquement et physiquement identiques, on dit que le cristal est hémièdre.

Les systèmes cristallins se distinguent par le nombre et la position de leurs axes de symétrie; ce sont:

l» Le système cubique, ayant pour type le cube (3 axes rectangulaires qui sont identiques). Dans ce système cristallisent le sel marin, les aluns, etc. ;

2» Le système quadratique, ayant pour type le prisme droit à base carrée (trois axes rectangulaires, deux seulement identiques). Dans ce système cristallise l’oxyde d'étain ;

30 Le système orthorhomhique, ayant pour type le prisme droit à base rhombe (trois axes rectangulaires différents). Dans ce système cristallise le soufre ;

40 Le système hexagonal, ayant pour type le prisme droit à base hexagonale (quatre axes, l’un perpendiculaire au plan des trois autres, ces derniers étant identiques et symétriquement distribués). Dans ce système cristallise le quartz ;

5û Le système rhomboédrique, ayant pour type le rhomboèdre (quatre axes, un perpendiculaire au plan des trois autres mais se différenciant du système précédent). Dans ce système cristallise le spath;

60 Le système clinorhomhique, ayant pour type le prisme droit à base rhombe (trois axes dont un perpendiculaire au plan des deux autres, ces deux derniers étant différents). Dans ce système cristallise le soufre ;

70 Le système triclinique, ayant pour type le prisme oblique à base parallélogramme (pas d'axe). Dans ce système cristallise le sulfate de cuivre.

D'ailleurs, certaines substances, placées dans des conditions différentes, peuvent cristalliser dans deux systèmes différents, elles sont dimorphes : ainsi, le soufre ; certaines substances peuvent même cristalliser dans plus de deux systèmes, on dit qu’elles sont polymorphes. V. isomorphisme.

cristallographique [kris-ta-io] adj. Qui a rapport à la cristallographie.

cristallographiquement [krîs-ta-lo-grafi-ke-man] adv. Suivant les lois de la cristallographie.

cristalloïde [kris-ta-lo-i-de'la.à]. Qui ressemble k un crislal : pierre cristalloïde.

cristallométrie [kris ~ ta - lo - mé- trî] n. f. Science des formes géométriques des cristaux.

cristallométrique [kris-ta-lo-mé-tri^ke] adj. Qui concerne la cristallométrie.

cristallonomie \kris-ta-lo] n. f. Science des lois de formation des cristaux.

cristallonomique [kns4a-lo] adj. Qui a rapport à la cristallonomie.

cristallotechnie [kris-ta-lo-tèk-nî] n. f. Art de la production des cristaux artificiels.

cristallotomie [kris-ta-lo-to-mî] n. f. Action de diviser, de cliver les cristaux.

d’istallotoiuique [kris-ta-lo] adj. Qui a rapport à la cristallotomie.

cristatelle [ATis-fa-fè-Ze] n. f. Genre de bryozoaires, comprenant des colonies aquatiques qui rampent sur la sole ventrale.

^C’est déjà presque un animal à un seul corps, mais avec une multitude de bouches et d'appareilsdigestifs.)

cristée, e f/inVït:" adj.

'lat. cristaU(s). Muni d’une crête ou d'un appendice analogue.

cristelle [krü-té-le] n. f. Ficelle qui' sert à fixer les lisses du métier à tisser.

criste-nia rine n. f. v. curiste-marine.

Crielalelle.

CRO

Cristi ’kris-tï\ interj. Abréviation familière du mot sacristi.

cristiforme lÆn's-ti) adj. Bist. nat. Qui a la forme de crête : polypier cristifoi~me.

Cristofori (Bartolomeo), facteur de clavecins italien, né à Padoue, m. à Florence (1653-1731) ; un des inventeurs du piano moderne.

critérium [om’] ou critère n. m. fgr. kriterion ; de krinein, juger). Caractère décisif de la vérité ; l'évidence est le critérium de la vérité. Caractère qui permet d’apprécier, de juger : les dépenses d'un particulier ne sont pas toujours le critérium de sa fortune. Nom donné à différentes épreuves de sport. PL des critériums.

crithe n. m.

(gr./in’tùê). Orgelet.

erithme n.m.

Genre de plantes de la famille des ombellifères, à espèce unique, et qui croît communément sur les côtes françaises de l’Océan et que l'on cultive parfois dans les jardins. On en confit les sommités au vinaigre.

Syn. CURISTE-MARINE. (On l’appelle aussi fenouil marin, casse-pierre, perce-pierre.)

Critias [si-ass], le plus connu des trente tyrans établis à Athènes par les Spartiates. 11 fut tué' dans un combat, en essayant de reprendre le Pirée sur Thrasybule (450-403 av. J.-C.)

Critias (le), ou ï Atlantide, dialogue de Platon, qui semble faire suite à la Bépubtique et au Timée, et qui est resté inachevé ; Critias y fait la description de ce pays mystérieux, l' Atlantide, situé au delà des Colonnes d'Hercule (iv' s. av. J.-C.).

criticisme [sis-me] n. m. (de critique). Système philosophique de Kant, qui cherche à déterminer les limites dans lesquelles peut légitimement s'exercer l'entendement humain. 11 a été exposé principalement dans la Critique de la raison pure. 'V. néocriticisme.

Crithme, fleur et fruit.

criticiste \sis-te] adj. Qui a rapport au criticisme. N. Partisan du criticisme.

critiquable [ka-blé\ adj. Qui peut être critiqué.

critiquant [kan], e adj. Porté à critiquer, critique [!i-/ie] adj. (gr. kritikos ; de krinein, juger). Qui doit amener une crise, un changement, et, par ext., dangereux : moment critique. Age critique, époque de la suppression des menstrues chez les femmes, souvent caractérisée par des troubles organiques. Température critique, température audessus de laquelle un corps ne peut pas être liquéfié par compression. Point critique, état d'un corps qui se trouve à la limite de l’état liquide et de l’état gazeux. Qui concerne la critique : dissertation critique. Qui se plaît à censurer, habile à la critique : esprit critique. N. m. Qui porte son jugement sur des ouvrages d’art ou d esprit : Aristarque est resté le type des critiques impartiaux. Censeur : critique théâtral. N. f. Art de juger les ouvrages littéraires ou artistiques. Examen de la valeur des documents : critique historique. Restitution des textes : critique verbale. Blâme : la critique est aisée et l'art est difficile. Philos. Criticisme de Kant. Ant. Apologie.

Critique de la raison pure, ouvrage philosophique de Kant (1788). Kant y trace les limites dans lesquelles doit, selon lui, s’exercer la raison spéculafive de l'homme, incapable d'atteindre directement les vérités d’ordre métaphysique. L'expérience suppose des jugements synthétiques à priori : mais les formes de la sensibilité (espace et temps) et les catégories de l'entendement ne valent que pour le monde des phénomènes, et n'atteignent pas la chose en soi. Au point de vue de la raison pure, les idées de l'âme substance pensante, du monde conçu comme totalité des phénomènes, enfin de Dieu sont illégitimes.

Critique de la raison pratique, ouvrage philosophique de Kant (1788). C est le système de morale de cet auteur, par lequel il retrouve, sous forme de postulats, les vérités transcendentales que la raison pure ne pouvait atteindre.

Critique du jugement, le dernier des trois principaux ouvrages philosophiques de Kant. C'est un traité sur le beau et le sublime (1790).

Critique générale [Essais de), œuvre importante de Renouvier et F. Pillon, destinée à propager le néo-criticisme, et qui a exercé sur la pensée philosophique contemporaine une influence considérable (1854-1864).

critiquoment [ke-man] adv. D'une façon critique. Selon les lois de la critique.

critiquer [ti-ké] v. a. Examiner pour faire ressortir le mérite et les défauts. Par ext. Censurer.

critiqueur \ti-keur\ n. m. Qui a la manie de critiquer.

CritolaOS [ta-oss], philosophe péripatéticien du II» siècle av. J.-C., qui alla en ambassade à Rome, en 155 av. J.-C., avec Carnéade et Diogène le Babylonien.

Critolaos, général de la ligue Achéenne, qui fut défait à Scarpée par Mummius, en 146 av. J.-C. Criton, riche Athénien, disciple de Socraie. Criton (W, dialogue de Platon. C'est un entretien de Socrate avec l'un de ses disciples, Criton, qui est venu le trouver dans sa prison et lui offrir de le faire évader. Socrate refuse, et y loue le respect à la loi même injuste (iv» s. av. J.-C.).

Cri'velli (Carlo), peintre vénitien du xv» siècle, émule du Pérumn. Citons parmi ses œuvres principales : Saint Bernardin de Sienne, la Vierge et l'Enfant, etc.

croard \kro-ar] n. m. Crochet employé pour faire tomber le laitier du haut fourneau.

croassant [/fro-a-snnl, e adj. Qui croasse, croassement [kro-a-se-man] n. m. Cri du co beau et de la corneille. Critiques jalouses : les croassements des envieux.

CRO

CRO

Crochet : 1. Crochet; 2. Fourche; 3. Position des mains. — Points divers : 4, Chaînette simple; 5. Chaînette double; 6. Barrette simple; 7. Barrette double; 8. Mailles serrées; 9. Point à côtes ; 10. Point biaisé ; 11. Point de couverture ; 12. Point noué ; 13. Brides doubles ; 14. Brides croisées ; 15. Brides pour chaîne ; 16. Mailles au point de minute ; 17. Point ananas; 18. Point double; 19. Point relief avec mouches; 20. Point d’écailles; 21. Picots retombants; 22. Picots de dentelle; 23. Picots avec brides; 24. Crochet tunisien (!«' mouvement aller); 25. Crochet tunisien (2» mouvement, retour); 26. Crochet tunisien ailant en diminuant. — Dentelles au crochet, ou d’Irlande : ‘il, 28, 29. Petites dentelles pour lingerie; 30. Ronds, étoiles, motifs; 31, 32, 33, 34. Irlande française; 35. Dentelle bretonne (application de crochet sur tulle); 36. Dentelle au crochet à la fourche; 37. Crochet de laine.

croasser \kro-a-s^ v. n. Crier, en parlant du corbeau et de là corneille.

Croate, habitant ou originaire de la Croatie : les Croates. Adjectiv. ; habitudes croates.

Croatie-Slavonie [sî] (en hongr. Ilorvat- Szlavonorszac), pays de la Serbie-Croatie-Slavonie, dans les bassins de la Save et de la Drave. 11 compte, avec les Confins militaires qui y furent jadis incorporés, 2. .116.901) h. (Croates). Capit. Zagreb (Ajram). Climat rude et inégal. Grandes forêts.

crobyle n. m. (du gr. krobulos). Chez les anciens Grecs, coiffure d'homme, qui consistait à relever les Cheveux en chignon.

croc [krok’], onomatopée exprimant le bruit d’une chose qui se brise sous la dent, sous le pied.

croc fkrOj n. m. (bas lat. croccus). Sorte de grappin de suspension : suspendre de la viande à un croc.

Longue perche , armée d'une pointe et d un crochet. Sorte de pioche à deux dents, de houe à plusieurs dents : croc à

A, croc: B, croc à ciseaux; C, croc à émerillou.

Crocs: 1. A fumier; 2. De marinier ; 3. A pommes de terre: 5. De boucherie.

fumier. Moustaches en croc, moustaches relevées et recourbées en croc. PI. Canines, longues et pointues, de certains animaux : les crocs d'un chien crocallis [fiss] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant des phalènes dont une espèce est commune en France pendant l'été dans les prairies.

croc— en-jambe [kro-kan-jan-be , même au plur.] n. m. Manière de faire tomber quelqu'un en lui passant le pied entre les jambes ; donner un croc-en-jambe. PI. des crocs-en-jambe.

Croce (Benedetlo;, critique et homme politique italien, né à Pescasseroli en 1866, auteur d'ouvra ges pénétrants : V Esthétigue comme moyen d'ej-pression. etc.

Crocé-Spinelli fJoseph-Eustache), aéronaute français, né à Montbazillac (Dordogne), tué dans une ascension qu'il fit avec Gaston Tlssaudier en ballon ; le Zénith {1843-1875).

croche adj. (de croc) Courbé, tordu : jambe croche. (Peu us.) N. f. Musiq. Note dont la queue porte un crochet et qui vaut en durée la moitié d'une

Croches Doubles Triples Quadruples

croches croches croches

noire. Double croche, qui a deux crochets et ne vaut que la moitié d'une croche; triple croche, qui a trois crochets et ne vaut que la moitié de la double croche ; quadruple croche, qui a quatre crochets et ne vaut que la moitié de la triple croche. N. f. pl. Tenailles du forgeron. !

crocher [kro-ché' v. a. (de croc). Saisir avec un croc. Courber eu forme de crochet. Egaliser, en par- I

lant des boucles d’un tricot. Crocher une note, lui faire une ou plusieurs queues.

crochet ’kro-chè] n. m. (de croc). Petit croc : crochet de chiffonnier. Fer recourbé pour ouvrir une serrure. Sorte de parenthèse : C 3. Aiguille à pointe recourbée : broder au crochet. Outil de fer à dents recourbées pour biner, prendre du fumier, etc. Boucle de cheveux collée sur les tempes. Sorte d'agrafe. Boxe. Chacune des quatre petites dents du cheval. Faire un crochet, changer subitement de direction. Clou d crochet, clou dont la tête est courbée à angle droit. Pl. Dents aiguës et perçantes de quelques animaux : les crochets de la vipère sont creur. Instrument de portefaix. Etre aux crochets de quelqu'un, vivre à ses dépens.

— Encycl. Techn. On fait au crochet divers ouvrages faciles à exécuter ; dentelles, bonneterie, tricots, etc. Les divers points de crochet sont : le point de chaînette, formé d'une bouclette d’où l’on fait sortir le fil à l’aide du crochet pour obtenir une seconde bouclette ; le point de chaînette double, qui, pour être exécuté, nécessite une manipulation double de la précédente ; le point de barrette et de demi barrette. C'est en combinant le point de chaînette et ces derniers points, et en les variant à l'infini, que Ton exécute les ouvrages au crochet ; le point de crochet tunisien, qui s’exécute pour les ouvrages de tricot, de couvertures, jupons, etc. Ce point engendre plusieurs points de fantaisie, comme ; le point d'.istrakan, le point d'étoile, etc. Le point dit crochet à la fourche se fait à l’aide d'un crochet et d'un cadre ou fourche ; il est du ressort du filet, et donne une dentelle solide et légère.

crochetable adj. Que r on peut crocheter : serrure crochetable ; yorte crochetable.

croehetage n. m. Action de crocheter une porte, une serrure; résultat de cette action.

croctiet— bascule n. m. Sorte de balance romaine. Pl. des crochets-bascules.

croebetée [té] n. f. Longueur de toile que l’ouvrier voilier peut coudre sans reprendre son crocliet. crocheter [fe] v. a.

(Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il crocheté.) Ouvrir une serrure avec un crochet.

crocheteur n. m. Portefaix. Par ext. Homme grossier, brutal. Celui qui ouvre les serrures en se servant d'un crochet.

crochetier [ti-é] n.

m. Fabricant de crochets.

crocheton n. m. Chacunc des deux branches des crochets de portefaix.

erocheu n. m. Instmment du cardier. Outil pour modifier l’inclinaison des cardes.

crochu, e adj. (de croc). Courbé en croc : nez crochu. Fig. Avoir les mains crochues, avoir du penchant au vol. Corps ou atomes crochus, atomes à qui leur disposition a permis de s'agglomérer et de former l'univers, selon Epicurc.

crocidure (.si] n. f. Genre de mammifères insectivores, comprenant plusieurs espèces de musaraignes des régions chaudes etiempèrées, et communes en Europe.

crocine n. f. Principe colorant du safran.

crocise [si-ze] n. f. Genre d’insectes hyménoptères porte-aiguillon, comprenant des formes parasites, dont quelques-unes habitent la France.

crocodile n. m. (lat. crocodilus; gr. krokodeilos). Genre de reptiles hydrosauriens, famille des crocodilidés. Contact fixe placé entre les rails d'une voie de chemin de fer, et qui fait fonctionner automatiquement un sifflet d’alarme quand le convoi a dépassé un signal d'arrêt. Fig. Larmes de crocodile, larmes hypocrites pour émouvoir et tromper.

— Encycl. Zool. Les crocodiles ou caïmans des grands fleuves d’Afrique et d’Amérique ont parfois

de 6 à 8 mètres ; ils ont pour caractères : une tête allongée deux fois plus longue que large, 38 dents en 'haut 30 en bas, les pattes de derrière palmées, la queue aplatie et propre à la natation. La plupart exhalent une odeur musquée caractéristique. Ils se meuvent difficilement sur la terre ; mais, plongés dans l'eau, ils deviennent audacieux et s'attaquent même à l'homme. Leur épaisse carapace résiste à la balle. Le crocodile était un des animaux sacrés de l'ancienne Egypte, qui l'a figuré à l'infini sur ses monuments.

crocodilidés n. m. pl. Famille de reptiles, ayant pour type les crocodiles. S. un crocodilidé.

crocodiliens ’li-in n. m. pl. Ordre de reptiles

hydrosauriens, comprenant de grands animaux robustes, à peau épaisse, coriace, revêtue de plaques osseuses, à mâchoires longues, à deux paires de pattes avec quati’e doigts plus ou moins unis jiar des membranes et terminés par des griffes puissanles. Ils habitent les régions chaudes. S. un crocodilien.

CnocBETS : 1. De carrossier; 2. A boutons; 3, t. De boites; 5. De couturière; 6. De chaîne de sûreté; 7. A blaireau ; 8. Deseau: 9. De puits, dit k araignée » ; 10* En queue de cochon ; 1t. A fumier (agriculture^ 1^* D’attelage; 13. De commissionnaire; 11. Crochet (architecture) .

CRO

CRO

Crocodilopolis {cnégy^t Pisonhou},\i\\e de l’Egypte ancienne (dans la région correspondcant au Fayoum actuelj, où s'élevait un teniple au dieu crocodile Soukou. A l'époque hellénistique, elle fut appelée Arsinoé. On a retrouvé dans scs débris de précieux papyrus d'auteurs grecs.

Crocq [/crü/cl, ch.-l. de c. (Creuse), arr. et à ■27 kil. d'Aubusson, sur la Tarder, affl. du Cher ; 240 h. (Croquants). — Le cant. a 14 comtn. et 9.800 h.

crocus [kuss] n. m. Genre d'iridacées. dont on connaît une quarantaine d’espèces.

— Encycl. Les crocus sont •des herbes à bulbes solides, à grandes fleurs de couleurs variées. Ce sont les styles du ■crocus saticus, à floraison automnale, qui constituent le safran du commerce.

Croïaou KrO' a (en turc Ak Seraîi, ville d’Albanie, cité nationale des Mirdites.

Patrie de Scander-Beg.

croire v. a. tat. credere.

— Je crois, nous croyons. Je croyais , nous croyions . Je ■crus, nous crûmes. Je croirai, nous croh'ons. Que je croie,

■que 710US croyions. Que je crusse , que nous crussio7is .

Croyant. Cru, e.) Tenir pour vrai : croire un conte. S'imaginer, juger : croire habile.

Absol. Faire acte de foi. Faire croire, persuader. V. n. Ajouter foi : croire à l'asirnloyie. Avoir la foi : croire en Dieu. {Croire que ^eul le subjonctif lorsqu'il est accompagné d une négation ou d'une interrogation vraie : je ne crois pas. croyez -vous qu'il vienne.) An T. Douter, contester.

croisade \za-de] n. f. (de croiser). Expédition ■en Terre sainte : partir pour la croisade. FUj. Vive

Croisas siècles).

KKvmpagne menée pour une réforme, contre un abus, etc. : la croisade antialcoolique.

— En’cyoi. . Les croisades sont les expéditions entreprises du xi' siècle au xiii' siècle par l'Eui-ope ehrétienne contre l'Orient musulman. Après avoir repoussé les Sarrasins, les nations occidentales, trop

à l'éti-oit chez elles, redoutant de nouveUes tentatives de la part des infidèles, et désireuses d'enlever à ces derniers la propriété des lieux saints, prirent à leur tour l'offensive lorsqu’elles virent les musulmans les menacer au xi® siècle en Espagne, en Italie, à Constantinople. Loin d'être une explosion de fanatisme, les Croisades, à l'origine du moins, furent la revanche d'une civilisation sur une autre, et se trouvèrent favorisées en outre par les goûts belliqueux et aventureux des seigneurs qui les entreprirent. Des milliers d’hommes se levèrent de toute, part au cri de Dieu le veut ! et prirent pour signe de ralliement et pour marque d'engagement irrévocable une croix d'étoffe sur leurs vêtements : de là, le nom de croisés, croisades. Au point de vue militaire et conquérant ces expéditions échouèrent, puisque le tombeau du Christ demeura au pouvoir des infidèles, mais elles furent, par ailleurs, souvent fécondes en résultats sociaux. Elles mirent en contact pendant deux siècles les Européens et les Asiatiques, qui, se connaissant mieux, apprirent à moins se ha’ir ; elles donnèrent aux relations commerciales l’impulsion qui leur faisait défaut depuis les invasions barbares ; elles débarrassèrent l'Europe d'une foule d'aventuriers ; elles forcèrent les seigneurs, obligés de se procurer des ressources pour d’aussi lointaines expéditions, à vendre leurs fiefs ou à les mettre en gage, à octroyer à leurs vassaux ou à leurs villes des franchises, et à favoriser ainsi indirectement l'affaiblissement du servage, l’émancipation des communes, l'accroissement du pouvoir royal, l’imité politique de la France ; enfin, elles exercèrent sur les arts, les sciences et les lettres une influence à laquelle nous devons les deux premiei's en date de nos ouvrages historiques ; ceux de Yillehardouin et de Joinville.

Les croisades sont au nombre de huit :

Ire Croisade (10y()-lü99b qui fut surtout l'effet de la ferveur religieuse et l'œuvre de la papauté toute puissante. Elle fut prèchée par Pierre l’Ermite et décidée au concile de Clermont, où le pape Urbain II alla exhorter les fidèles à conquérir le saint sépulcre (1095). Elle fut l’objet de deux expedilions distinctes ; la Ire, entreprise par des bandes de misérables, sans armes et sans ressources, dirigée par Pierre l’Ermite et par Gautier Sans Avoir, arriva décimée en Syrie, où le sultan de Nicée l’extermina ; la seconde, à laquelle prirent part les armées féodales, puissamment organisée, s'empara de Nicée, de Tarse, d’Antioche et, enfin, de Jérusalem, dont Godefroy de Bouillon fut proclamé roi.

2i> Croisade (1147-1 U91, prèchée par saint Bernard; fut entreprise à la suite des conquêtes des Turcs, qui avaient pris et détruit Edesse. Conrad III et Louis VII, le Jeune, qui la conduisirent, virent leur armée fondre en route : ils mirent inutilemeut le siège devant Damas, et durent revenir en Europe.

3' Croisade (1189-1 192i, prèchée par Guillaume, archevêque de Tyr, et motivée par la prise de Jérusalem par Saladin. Elle eut pour chefs Frédéric Barberousse d’une part, et d’autre part Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. Le premier se noya en Cilicie, après avoir pris Iconinm ; les seconds prirent Saint-Jean-d'Acre, se brouillèrent, et firent la paix avec Saladin.

.4» Croisade (12(12-1204), prèchée par Foulques de Neuilly, et entreprise par Baudouin IX. Elle devait être le couronnement du pontificat d'innocent III. Le comte de Flandre, arrivé à Venise, se préparait à partir pour l'Asie, lorsqu’il fut détourné de sa route par les Vénitiens, qui lui imposèrent la conquête de Zara. puis appelé à Constantinople au secours d'Isaac l'Ange, empereur d’Orient, détrôné par son frère Alexis III. et que les croisés rétablirent sur le tronc. L'empereur étant mort sur ces entrefaites, les croisés élurent à sa place Baudouin, après avoir dévasté la ville et détruit un grand nombre de merveilles artistiques. Plusieurs d’entre eux, notamment Villehardouin, reçurent des fiefs en Orient fen Bulgarie, eu Roumanie et en Grèce). Mais les chefs latins usèrent

inutilement leurs forces, et Michel Paléologue, en s'emparant de Constantinople, rétablit l’empire byzantin. L’empire latin de Constantinople dura 57 ans 1204-1261..

50 Croisade (1219-1221), motivée par 1 accroissement de puissance des sultans d'Egypte, et accornplie par Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et André II, roi de Hongrie, qui, n’ayant pas prévu la crue du Nil, firent en Egypte une incursion sans résultat contre les Sarrasins.

6' Croisade (12-28-1229), conduite par Frédéric II, qui se proposait de revendiquer l’héritage de Jean de Brienue au trône de Jérusalem. Cet empereur obtint pacifiquement du sultan d’Egypte un traité lui livrant la ville sainte pour dix ans.

7= Croisade (1248-1262), dirigée par Louis IX, en exécution d’un vœu. Le roi de France s’empara d’abord de Damiette, en Egypte ; après la défaite de la Mansourah, où il fut pris avec ses chevaliers, il dut payer une forte rançon et abandonner Damiette pour recouvrer sa liberté.

8' Croisade (1270), conduite par Louis IX, qui voulait venger l'échec de la précédent", croisade. Mais le roi eut le tort de détourner, sur les conseils de son frère, Charles d’Anjou, l'expédition de son véritable but, qui était Jérusalem. 11 attaqua Tunis, mais vit son armée décimée par la peste devant cette ville, et mourut lui-même du fléau, pendant que les villes de Palestine retombaient les unes après les autres au pouvoir des Sarrasins. — La chute de Ptolémaïs, en 1291, marqua la fin des croisades.

— Le seul ouvrage d’ensemble que nous possédions sur les croisades, Y Histoire des Croisades, de Michaud, est une narration élégante, mais dont l'érudition contemporaine a dépassé les résultats sur bien des points de détail. L’Académie des inscriptions a entreiii'is la publication de toutes les chroniques latines, franques, arabes, arméniennes, relatives à cette importante période.

croisé [kroi-zé\ n. m. Qui s’engageait dans une croisade. Etoffe croisée.

croisé, e [kroi-zé] adj. En croix: bâtons croisés. Etoiïe croisée, à fils très serrés, et fabriquée avec plusieurs couples de marches. Eeu croise, qui bat l’ennemi de plusieurs côtés. Rimes croisées, alternées *.

Il faut, aataût qu’on peut, obliger tout le moude;

Ou a souvent besoin d’un plus petit que soi.

Reçoit-on un bienfait, qu’un bienfait y réponde !

Il se faut entr'aider, c’est la commune loi.

Blas. Se dit d'un globe et du panonceau de l'agneau pascal quand la croix est d’un émail particulier.

croisée [kroi-zé] n. f. Châssis vitré.' servant .à fermer la fenêtre ; par ext., fenêtre. Point où deux choses se croisent : la croisée de deux chemins. Transept d'une église. Bâtons croisés en haut d’une ruche. Dans les anciennes épées, croix formée par les quillons avec la fusée et la lame. Ouverture des pattes d'une ancre. Grande envergure des voiles. Pièces fixées en croix dans Taxe d'un dévidoir.

croisement [ze-man] n. m. Action de disposer en forme de croix. Endroit où (leux voies se rencontrent. Mélange de deux races d’animaux ; le croisement.de l'âne et ducheval donne le mw/et. Disposition des fils dont Tcnirelaccment forme un tissu.

— Encvcl. Zootechn. Le croisement n'est possible qu'entre des formes très voisines, et les produits ne sont féconds [métis que si les parents appartiennent à la même espèce, l-es produits de croisement sont en général intermédiaires aux parents ; mais, aux

lU — 2(3

CRO

CRO

Fénérations suivanles, il y a peu à peu retour vers une des deux foriacs primitives. L'exemple le plus connu de ce retour est celui donné par le croisement de deux canards domestiques de race distinctei dont les métis ressemblent au canard sauvage. (Darwin.) Le croisement de première génération entre mâle d'une race perfectionnée (comme le cheval de course, le clicval arabe) et femelle d'une race locale donnent des demi-sang ; ces croisements sont pratiqués fréquemment pour l'amélioration des races de chevaux et de bêtes de boucherie. Dans le croiaement continu tenté, en zootechnie, pour substituer une race à une autre, les raceurs choisis (mâles de la race à introduire) interviennent à chaque génération, et ainsi les métis arrivent très près du type de substitution (chevaux anglo-normands, boeufs durham-nianccaux, moutons mérinos français).

croiser [kroi-zé] v. a. Disposer en croix : croiser les jambes ; croiser tes épées. En parlant d'un vêtement, placer une partie de façon à recouvrir l'autre : croiser son veston. Croiser la baïonnette, en présenter la pointe. Rayer, effacer ; croiser un alinéa.

Couper en travers : sentier gui croise la route. Mêler par l'accouplement des races d'animaux. Croiser (ou se croiser) les bras, rester inactif. 'V. n. Mar. Aller et venir dans un mémo parage pour surveiller la navigation. Avoir assez d’ampleur pour être croisé :

habit qui croise bien. Se croiser v. pr. Aller dans des directions opposées qui se rencontrent à un Alfred Croiset.

certain moment. Au moyen

âge, prendre part à une croisade. Ant. Décroiser.

croiser!© [ze-rî] n. f. Ouvrage de vannerie en brins d'osier croisés.

Croiset [zè] (Alfred), professeur et helléniste français, né et m. à Paris (184-0-1923). Doyen de la faculté des lettres de l’université de Paris(l 898-1919).

Il a publié, avec son frère Maurice, né à Paris en 184-6, professeur au Collège de France, une Histoire de lalittératuregrecque, aussi remarquable par la solidité de l’érudition que par l’agrémentde l'exposition. Ils sont devenus, l’un et l’autre, membres de l'Académie des inscriptions (1886

croiseté, e [kroi-ze] adj. Bios. Syn. de croisé.

(Se dit aussi de toute pièce chargée de croisettes.)

croisette [kroi-zé-te] n. f. Petite croix. Bios. Petite croix alaisée, qui accompagne une pièce principale. Fleuret à garde en forme de croix. Barre de perroquet. Cheville qui lie la hampe du pavillon au mât. Bot. Nom vulgaire de la gentiane à feuilles en croix. Min. 'V. staurotide.

Maurice Croiset»

Croisette fzè-tej (cap), cap des Bouches-du- Rhône. au S.-E. de Marseille et à l'entrée de la baie.

croiseur [kroi-zeur] n. m. Navire rapide, destiné à éclairer les escadres : un croiseur-cuirassé. Min. Filon qui en coupe un autre. Nom vulgaire de l’hirondelle de mer et de la mouette.

— Encycl. Mar. Les croiseurs sont à proprement parler les bâtiments destinés aux croisières. La protection y est quelque peu sacrifiée à la vitesse et au rayon d’action. On distingue, selon leur tonnage et leur valeur militaire, les croiseurs de troisième, de deuxième et de première classe ; ceux-ci peuvent atteindre ou même dépasser 12.000 tonnes. A un autre point de rue, on distingue les croiseurs protégés, où les parties essentielles du navire sont seules couvertes par un revêtement d'acier, et les croiseurs- cuirassés, où la protection est effective et continue, et qui tendent de plus en plus à se rapprocher du type des cuirassés. V. cuirassé, marine.

croiseur-compteur n. m. Machine employée pour dévider la soie des cocons. PI. des croiseurs-compteurs.

Croisic [zik] (Le), ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), arr. et à 28 kil. de Saint-Nazaire ; 2.460 h. {Croisicais). Port sur l'Océan: ch. de f. Et. Salines, bains de mer, pêcheries. Ecole d'hydrographie. — Le cant. a

Croisic (pointe du), promontoire de la Loire- Inférieure, au N. de l’embouchure de la Loire.

Croisier ou croisie [zi-éj n. m. Nom donné à des religieux établis au xiii» siècle et qui observaient la règle de saint Augustin. (Outre les croisiers de Portugal, il existait encore les croisiers d'Italie [crociferi], les croisiers franco-belges et les croisiers de Bohême [kizovnici] ; la plupart étaient des hospitaliers.)

croisière [zi-è-re] n. f. (de croiser). Mar. Surveillance exercée par les vaisseaux qui croisent ; Napoléon, au retour de Vile d'Elbe, trompa les croisières anglaises. Ensemble des navires qui croisent. Séjour, exploration maritime dans une zone déterminée ; tes croisières du « Talisman » ont été fécondes en résultats scientifiques. Etat de deux voies ferrées qui se croisent à niveau.

— Encycl. La croisière a pour but de surveiller l’ennemi, de surprendre les bâtiments de guerre ou de commerce. Elle embrasse une superficie de mer beaucoup plus grande que le blocus et peut être opérée même par un seul navire. La croisière est plus ou moins longue, plus ou moins pénible, et le nom de croiseur a été donné aux navires destinés à opérer dans les mers lointaines et à faire ces croisières, dont quelques-unes, comme celle de l'amiral Duperré en 1805 et celle de l'amiral Ilamelin en 1827, ont été de très brillantes manœuvres.

croisille [zi. il mll., e] n. f. Petite pièce de bois portant les molettes du rouet d'un fileurde corde et qui fait partie de ce rouet.

Croisille (La), comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 32 kil. de Limoges, près de la Briantc naissante : 2.330 h.

Croisilles 'zi. n mll., e], ch.-l. de c. (Pas-de- Calais.i, arr. et à 13 kil. d Arras, sur la Sensée, afil. de l'Escaut : 1.360 h. (en 1914). Ch. de f. N. Détruit au cours de la Grande Guerre. — Le cant. a 27 comm.

croisillon [zi, il mil., on. n. m. Traverse d'une croix, d'une croisée. Pièces de charpente en bois ou

en fer, pour main-

tenir des poutres, etc. Branches de fer qui se croisent dans le cœur d'un arbre tournant, pour l'empêcher de se fendre.

Croisillon.

Croismare, comm. do Meurthe-ct-Moselle, arr. et à 7 kil. de Lunéville, sur la Vesouze ; 1.160 h. (en 1914). Verrerie. Partiellement détruite au cours de la Grande Guerre.

croissance Ikroi-san-se'] n. f. Développement progressif d'un corps organisé : une croissance trop rapide fatigue les enfants. Ant. Décroissance.

— Encycl. Biol. La croissance est la conséquence de l’assimilation. Elle s’arrête quand il y a équilibre entre les entrées alimentaires et les excreta, c'està-dire quand l’éfn! «ditife est obtenu. Chez l'homme, la croissance esttrès rapidedans le jeune âge, et elle diminue progressivement d'intensité. Vers vingt- cinq ans, l'homme atteint généralement le maximumde sataille, et de quarante à cinquante ans son poids le plus lourd.

Le tableau suivant donne, d’après l'âge, la taille et le poids moyens de l'homme et de la femme.

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